GLU
dcroliofi particolière à la glorieuse vierge Marie, «jtDiissi mis en considération que dans (ouïes luri terres et seigneuries de Gerbéviller, Romont et mu circonvoisins, se trouve peu de gens d'églMpoor instruire et enseigner leurs sujets et lit» loisios..., portés d'ailleurs de piété cl détàu mers les religieux de la congrégation de aitlElie, ordre de Notre-Dame du MomVCarmel, iffat» Carmes déchaussés..., ils ont donné au LP. Bernard de Saint-Joseph, provincial, député * léaéral de la congrégation..., l'église de la nlt de fierbéviller, appelée communément léfbt dnchileao, avec les maisons joignantes, les prdiis de la poterne, etc., pour y construire et ♦iiSer ni monastère, dortoir et autres coromoflfc* nécessaires à loger nombre de religieux ritatlpoer célébrer à perpétuité le saint ofet promis lesdits seigneur et dames dona- *wi de faire tous les bâtiments nécessaires à aapn frais et dépens, comme aussi les ornements fljke... n lis donnent, en outre, aux religieux, •i ; !Kuie de 2,540 francs de rente annuelle et taeile sur les revenus de leurs terres de et Romont..., promettent défaire unir pwseole fondation la chapelle du Sainl-Sacrc- «rçée en l'église dont il vient d'élre parlé,
i u pièce suivante , intitulée : Mémoire pour •*r t H. Collot, avocat, dans l'a (Ta ire des R.
P»€vao déchaussés de Gerbéviller contre M. fcftuue, • contient des détails assez intéresaoo seulement pour l'histoire de ces reli- IW, mais encore pour celle de la ville où ils tant établis :
'Us Carmes étant entrés a Gerbéviller et mis aP<MeKÎon dn couvent cl de l'église bàlic par ^ de M. le comte de Toroiellc et de M™ la ■waoe de Hanssonville, ils y ont vécu selon Rahju'oo de leur fondateur, jusqu'au temps des Ifcros, dans toute l'observance régulière elpcrtew qoe demandait leur état, étant un nombre Wwasidérable de religieux qui faisaient lesertedma, chantaient au chœur, prêchaient, con- *»m et instruisaient le peuple à la plus grande de Dieu, satisfaction des seigneurs et édi- •■"«•deionl le monde.
■ ^ misères des guerres les ayant contraints ictie u moindre nombre, cl les seigneurs ne *r douant plus de quoi soutenir une grande ils n'ont pas laissé de continuer le
service divin selon leur pouvoir, d'assister et édU fier le peuple par la bonne odeur de leur vertu....
n Ils ont eu tant de respect cl d'amour pour leur fondateur cl ses enfants, qu'ils ont mieux aimé souffrir la dernière nécessité, que de les presser par les voies de justice ou autrement à leur payer la rente portée par leur fondation, se contentant du peu qui leur était donné et se résolvant à quêter cl mendier leur pain, nonobstant le droit qu'ils ont, pour ne pas les incommoder...
n Quant au peuple, il est presque incroyable quel grand service les religieux ont rendu à la ville et h tout le marquisat ; c'est une chose constante et avérée de tout le monde , que Gerbéviller doit sa conservation au seul couvent des pères Carmes; que sans les religieux qui y étaient, elle aurait été plusieurs fois brûlée, pillée, saccagée, violée, etc.
n Lorsque Cliquol se relira et que Rose passa devant Moyen, les deux armées passant par Gerbéviller, et les dernières étant irritées de ce qu'on avait laisse passer les premières, les soldats furieux ayant mis le feu aux quatre coins de la ville, le seul père Félix, avec quelques religieux du couvent, s'exposa parmi tant de monde pour l'extinclion du feu, et afin d'apaiser la rage de ceux qui en étaient les auteurs, leur donna tout ce qu'il y avait a la maison de pain, de vin, de bière, cidre, blé, avoine et fruits ; ce qu'on n'a pas fait une seule fois, mais plusieurs, jusque là même que pour avoir tout donné pour la conservation de la ville, les religieux furent contraints d'engager leurs calice et ornements de sacristie.
m 11 n'est pas moins véritable que devant et pendant le siège de Moyen, la garnison française ayant été égorgée dans Gerbéviller, cl y ayant eu ordre du grand eonseil, en vengeance de cela, de brûler et détruire la ville, le R. P. Vincent, qui était alors prieur, s'intéressa tellement daps celte affaire, qu'étant allé plusieurs fois h Nancy, à Toul et ailleurs, il obtint enfin la muderatiou de ces" ordres rigoureux par la connaissance qu'il avait en M. de Viljarceau, intendant, de qui il était parent.
m Lesdils religieux ont fait cent voyages pour retirer des mains des soldats les meubles et bestiaux des gens, qu'ils avaient enlevés, et pour les décharger de leur garnison ; le R. P. Jean de Jér sus Maria alla jusqu'en Allemagne vers M. de Turcnnc pour obtenir de lui que ses soldais, ouf
gkr
GKR
faisaient à Gcrbévillcr de très-grands dégâts, on sorlisscnt; ce qu'il obtint pour la ville.
♦» Il obtint pareillement qu'on n'en emportât les cloebes, sur lesquelles les soldats donnaient déjà de grands coups de marteau pour les casser.
n Dans toutes les occasions ils n'ont point épargné ni leur bien, ni leur peine, ni même leur vie ; ils ont été longtemps, tous les dimanches cl jours de fête, aux villages de Landécourt, Haudonville et autres, pour y dire la messe au défaut de curés qui n'osaient paraître, passant parmi les Suédois et autres moins chrétiens, au grand péril de leur vie et souvcnlcs fois à la perte de leurs chevaux.
•i Pendant la peste, ils se sont exposés avec un courage incroyable, de sorte qu'il y a eu trois religieux de ce couveut morts dans cet art de charité.
n Enfin, l'on peut dire que la maison de Gcrbévillcr des Carmes déchaussés a été i'asilo et le refuge de tons les misérables, des pauvres et des désolés, et on ne pent pas dire quelles grandes aumônes et charités les religieux ont faites à tout le peuple, qu'ils ont nourri de leurs travaux, retiré dans leur maison, consolé de leurs exhortations et avis.
'» Ajoutons encore que cent fois les soldats et les armées ont voulu détruire ce bel ouvrage de M. le comte de Torniclle, qui est son jardin, abattre les arbres, briser les figures et démolir la grotte, et que lesdils religieux les en ont empêchés en leur baillant ce qu'ils pouvaient avoir ou Remployant auprès des capitaines el des géuéraux.»
Vers la fin du siècle dernier, la commuuauté des Carmes de Gcrbévillcr se composait de sept à Unit religieux.
La maison conventuelle des Carmes fui vendue comme propriété nationale le 29 septembre 1796.
Religieuses de la Congrégation. — Par son testament, daté du M décembre 1637, Gabricllc de Stainvillc, dame de Fresnel, veuve de René de Saint-Vincent, seigneur d'Aulnoy, Vcrluzey, etc., fonde, lègue et donne une somme de huit mille francs, monnaie de Lorraine, dont 2,090 seront employés à l'achat d'une maison el les autres 6,000 a celui d'un gagoage pour le logement et entretien de quatre «Iles dévotes, non mariées, qui s'emploieront h l'instruction et enseignement gratuits des pauvres filles, leur apprendront à façonner les dentelles et à faire toutes et semblables fonctions qu'ont accoutumé faire aucunes fdles qui étaient
ou son! h Matalncourt, Bulgnévillc, Pot> ^ autres lieux, à charge de s'arrêter et demear«ti la ville de Gcrbévillcr en la conduite des ptoj Carmes dudil lieu ou, à leur refus, da cnrili donatrice pria le comte cl la comtesse de nielle d'agréer sa fondation él nomma, poçr*. cuper les quatre places dans sa maison, Aaei Catherine Thiéry de Gerbéviller, Nicolle Rofca, du même lien, el sœur Marguerite de Pi proche Mirecourt, laquelle serait dautc sur les autres. II fut stipulé que, dans!* de mariage ou de décès de l'une de ces ûJla, marquis de Gcrbévillcr en nommerait une i h l'assis lance des pères Carmes ou do cure; ces quatre filles il pourrait en être ajouté en apportant chacune 2,000 francs de dot.
En {672, M. le marquis de Gerbéviller dans le cas où les dames de la Congregaliti Chàtel-sur-MosclIc voudraient s'établir à Gedté villcr, de les substituer a Anne et à Cad Thiéry, après leur mort, pour s'acquitter dotions auxquelles celles-ci étaient atténua | fondation de la dame de Stainvillc, et de vendre pour ccnl pistoles d'or les au bout de la halle.
Le dernier octobre de la même année, ligicuscs vinrent s'établir à Gerbéviller, et le de Torniclle leur donna deux arpents de prendre dans ses taillis. Plusieurs antre lions, que je crois inutile de rappeler ta, furent encore faites dans la suite.
Ces religieuses, au nombre de quatre, se rent d'abord dans une maison qu'elles loi mais, quelques années après, elles se vireU, leurs épargnes, leur travail manuel et i aumônes , en état de se faire construire 'nae dfe pelle el de petites chambres ou cellules poudji religieuses. La première pierre de ces bitins fut posée el bénite, le Ai avril 1677, par Dominique Fénal, curé de Haudonville. La pelle, dont le plan avait été donné par frère ges, carme déchaussé, u architecte, » êuit minée en 4679, et le 2«î juin de celle année, vèque de Toul commit l'abbé de Bclehamp en faire la bénédiction. L'autel fut fait par i nommé Huclmant, sculpteur à LuncvilM^ coré par Dron, peintre et doreur en la mèaeulw (Religieuses de Gcrbévillcr.)
Eu 1768, le souvent de la Congrégatio» Wr fermait 18 religieuses. (P.)
GER - 411
Leur maison conventuelle avec ses dépendances fui rcodoe comme propriété nationale le 23 mai
Gerbévillcr possédait aussi un hospice, desservi par trois soeurs hospitalières.
Outre ces maisons religieuses, il existait, près le Gerbéviller, une léproserie, appelée les Bot te, et l'ermitage ou la chapelle de Grandrupt lu Grand-Rue, qui avait été fondé, le 5 juillet 1503, par Thierry Huet, curé de Gcrhéviller ; ftn revenu était de 110 écus ; le seigneur en fuit collaleur. (P.) En 1740, M. Nicolas Henri, jruyer et substitut au marquisat, fonda douze liesses basses qui devaient se dire a la chapelle le Grandrupt pour le repos de son àme cl de ses leux épouses défuntes. Â celte chapelle avait été joie celle de Sainl-Michcl de Ramhervillcr.
u II y avait encore, dit le Pouillc de 1768, les •bpelles de Saint-Barthélémy, de Saint-Adrien, fc Saint-Nicolas et du Saint-Sacrement ; mais ille* sont tombées et ne sont plus que des desserts on fondations. »?
''LcPonillé ne dit pas si ces chapelles étaient bas Fégli*e paroissiale, et il ne parle pas de celle le Saint- Antoine, qui y avait été foudéc, le 21 ktobre 1512, en l'honneur de la sainte Trinité, fcla vierge Marie , u et principalement sous le ion de Monsieur saint Antoine, •» par messire Inioifte Jobin, curé du lieu. Dominique Paillard, ^évôt de Gerbévillcr, mort en 1032, y avail été abîmé ; elle fut unie nu couvent des Carmes par jbteDce de l'Officialilé de Toul, du 31 décembre te Mlle année. ^Carmes de Gerbévillcr.) Il y avait ftssi aoe confrérie de Saint-Anloine, celle du laiDl-Sacrement et celle du Saiul-Rosaire, des ironisa nls et des Morts.
[ L'église de Gerbévillcr, qui date, dit-on, d'une jpoque fort éloignée, possède encore, Uni h l'iuilriear qu'à l'extérieur, plusieurs inscriptions lunotaires, parmi lesquelles celle d'Anne Chapelier «nte en secondes noces de Nicolas Flory, chirurgien u à fut Son Altesse el de Monscigeur le ftt deMaytfe, >* morte eu 1011 ; celle de Francis de Ss'iQy dit Leclerc, médecin a Gerbévillcr, «cédé en 1713; celle de messire Claude-Nicolas »Dgin, mort en 1717, a l'âge de 81 ans, après ' ivoir administré la paroisse pendant fiO anuées ; tftiÎD, celle de Nicolas Chapelier, prévôt de Gcr- Uvil'cr au XVIe siècle ; celte dernière épitapho «tassez curieuse pour mériter d'être rejiroduile :
GEK
IE -Q V I - <; I - DESSO VS -REPO!>E LE-PROYOST-NICOLAS-CUAPELIR
A-TOCS-VIVAÎÏS-IE-PROPOSE, S01T-NOBIE-MARCBAIST-OV-AVTRE Q.VIL-FAVIT-SVIVRE-LE-SENTIER DE-MORT-AF1N-DE-PARVENIR A-IESUS-LA-VRAIE-VERITÉ, LE-SEVL-CQEMIN-QVIL-FAULT-TEMn POVR-SALVT-ET-FEUCITÉ.
BOX-SERVITEVR-IE-SVIS-ESTÈ PAR-SOIXANTE-ANS-EN-CE-LIEV-CI ; ET-TEL-QYE-MONT-COGNIV-ESTRE MES-TROIS-SEIGNEVRS-DES-QVELS-ORR1 DV-CUATELLET-DERNIR-MAISTHE A-COMMANDÉ-ICI-ME-METTnE BT-IOISSANT-DES-BIENS-TRES-IIAVLT 6A-PART1 E-ET-HA-M A ITRESSE ISSVE-DV-TROVQ-nE-gPEAULX POVR-MA-VERTV-ET-ADRBSSE KE-VEVLT-QVE-MON RBÎSON-CESSE.
Gerbévillcr a été érigé en église paroissiale en 1802, avec Haudonville pour annexe ; il y a un vicariat autorisé.
Patrons, saints Pierre et saint Sylvestre. GERMINY. Uue charte de Henri de Lorraine, évêquo de Toul, (1127-1108), coufirmative des biens de l'abbaye de Clairlieu, mentionne la donation qui avail été faite à celte abbaye, par Olry de Germiny, d'un alleu silué dans la paroisse de ce nom : Confinnamus vobix alodiutn de Ianc (ou Johanc) infra parrochiam de Gchenneio situm, quod dederunt vobis Oldericus de Gehenneio.».
En 1197, Eudes, évéque de Tout, donne à la même abbaye la moitié du moulin de Gcrmiuy (de Ger mines). Ensuite d'une transaction passée, celte année, cotre les religieux de Clairlieu ci Hugues, comte de Vaudémont, co dernier cède auxdils religieux la moitié de l'élaBg de Ferrières et la moitié du moulin de Germiny, qu'il s'oblige à entretenir et à y fournir l'eau du ruisseau de Xeuilley (de Chewulci).
Eu 1272, Ebalus d'Acraignes, confirme la donation faite aux mêmes religieux, par Waulhier d'Epinal, des deux fours banaux de Germiny (de duobus furnis banaus de Germeni).
Henri, comte de Vaudémont, fait, en IWS, avec ces religieux, un accord par lequel, afin de les indemniser des dommages qu'il leur a cansés u corn dou molin de Gemenel, » que, sans doute,
ger , - i\i -
il avait pris ou ruiné, il demie a leur égli;e le four banal de Chaliguy.
En 1285, Béalrix*, damd d'Acraigoes, et Gérard, son fils, ratifient le don fait a l'abbaye de Clairtieu, par Ebalus, dit le Gros, d'Epiual, d'un moulin situé sous Germiny {tubtus Genneney)t entre ce village et celui de Crépey.
En 4123, les seigneurs de Germiny permettent aux habitant* du même lieu de construire des fours particuliers dans leurs maisons, à charge d'une redevance annuelle de 5 gros par ménage et la veuve moitié. (Abb. de Ctairlieu.)
Des contestations s'étant élevées, en 1496, en- Ire les habitants de Germiny et ceux de Govillcr, au sujet de la jouissance des pâturages situes entre ces deux villages, le duc René rendit, le 14 mai de cette même année, une sentence portant : u Que des la bonne (borne) du prey Auberl jusques à In bonne de Saincl Hemy boix liuguanl a la bonne du Boollc, les parties ponr Pudvenir y pourront k lousjourmais paslurer leurs besles après ce que le foiug sera levé cl wydé hors des preys estant entre les bonnes dessusdites sans débat ni reprehencion quelconque , et de»quelx preys d'entre icclles bonues, les habitans de Gcrmeny averont desmaintenant et pour lousjourmais la garde, c'est assavoir qu'ilz y cotnmectront par chacun an les aucuns d'eux pour gardes et messiers jurez et serine niez..., et ne se meclera pour I "advenir d'embanye. Si lesdils de Govillers ou aucuns d'eulx sout trouvez pareschapper en plaine saison esdib preys d'colre lesdites bonnes, ilz payeront ausdits de Gcrmcny, pour chascunes besles qui y seroient trouvés meffuisans, ung deuier ; et si lesdils de Germeny sont trouvez mcITaisans ez antres, ilz payeront, pour chacune repriusc, l'ancieunc pargie... El demeureront toujours tous abonuemens, baus et la propriété de l'eritaige en leur eslat, nature et condicion ainsi que par avant ont esté d'ancienneté... »» (L. 1>. 1493-00.)
Le Mi septembre 15 PJ, le duc Antoine donna les lettres patentes suivante* : u Antoine, etc.. Savoir faisons que les seigneurs de Germiny nous ont fait exposer... qu'il est tout notoire que ladite seigneurie de Germiny est une belle, grande et ancienne seigneurie en laquelle U g a trois beaux et fort* châteaux et un grand et gros village..., laquelle seigneurie e»l située et assise •*! lieu fertile et où il liante et afflue plusieurs
GER
marchmds. A celle cause, afin que ladite*, gneurie et village 9e puisse augmenter et n»ti peupler, et pour la décoration d'icelle setpr.rie, iccux suppliants nous ont fait reqnttir 17* notre bon plaisir soit vouloir créer et établir», dit lieu de Germiny une foire l'an et ui la semaine... Nous... établissons en iecJlt *>. gneurie et village une foire chaque année le >•« de Saint-LanrenI, el on marché la seButae, 1^ jour de mercrodi..., pour y être troqué, cfoa^ permuté, acheté, délivré cl distribué tout» res de denrées et marchandises licites et ncles, a tels et semblables droits étante toulicu, d'annage, mesurage, privilèges, libers et franchises qu'ont accoutumé d'avoir icsiio^ foires el marchés qui oc sont francs, éublts i* nos villes el villages de la prévôté de Focg....i (L. P. 1510-L4.)
Les trois n beaux cl forts châteaux » dont p> lent les lettres patentes qui précèdent, foraati ebacuu une seigneurie séparée. Ces chàlaci, devaient avoir une origiue ancienne, emp laienl leur nom à leur situation dans levillç; on les appelait châteaux d'En haut, E.
ou du Milieu, el d'En bas.
Le premier appartenait à la famille de Ru court, dont un des membres figure, ea qualiir seigneur de Germiny, dans l'acte de 1496, pelé plus haut. Le 20 octobre 1494, uads bres de celle famille, Pcrrin de Haraucuort, ses reprises pour Euveziu, Germiny, elc. T. La Chaussée l2.)
Le 15 septembre 1551, uu autre Perrin d*^ raucourl, seigneur de Chambley, Germiov, * reconnaît tenir en foi et hommage du daedtU raine u le chasteau hault de GermiaeyamJ fossez, n etc. Pareille reconnaissance collrt.1 12 décembre 1574, de la part deLouisdeSdnm zembourg, héritier de Catherine de Ilar*oa>it Le 3 octobre 1585, Jean de Warspcrg, «cm de Rcincck, Wiuckranges et Freistroff en fnttj fait ses reprises pour ce qu'il possède a Gers* a lui obvenu à cause d'Ursule de Sdmvaij bourg, sa femme, héritière de son père, Leiul Schwartzcmbourg, seigneur de Wanqitrg, & i Catherine de Haraucourt, en son vivaatdaaji Germiny, ce qu'il possède consistant en toUïi* de haute, moyenne, busse et foncière jœli* A hommes, femmes, rte, « le quart en uk dus* forte, à moy cl à Lambert Faust (à cause dt M
(,Rt
GEtt
liocbes de Wilsperg, sa femme K douairière de Jeta Je Ilaraucourl) appartenant, venant de Ca- HwitttdeHaraucourt, avec ses dépendances, sise uiu. Genuiny, proche et au devant du chastcau appartenant au sieur Jean de Ilaraucourl...; a Uaaelle seigneurie y a ung signe patibulaire a lies dit sur le Uault, vers Crepey... n (CarL
LtUniai 1025, Gabrielle d'Ardre , venve de jlkd« deliaraucourt, fait ses reprises pour les fKipwries de Cbainbley, Germiuy el Dombasle .* peur «qu'elle possède à Ochey el Selaincourt. P. 1625-26.)
\ Le château du Milieu était la propriété de la ^ailede Domatartin : le i novembre 153i, Jeau- #nsç«ts de Dommartin, seigneur dudit lieu et de jfcnaiay en partie, donne son dénombrement, à aate d'Aoae de Gcrminy, sa femme, fille de feu Inde Gcrniny, bailli de Nancy, pour ce qu'il 4M fa la seigneurie de ce nom : u Et premier, ^achasteau el fort maison appelé le chaslel lAwy. ■ (Cari. La Chaussée.) \ bc semblables dénombrements furent encore ^unés par Nicolas (1er septembre 1U40) el par Trahis de Dommartin (4 mai 1577).
* Es 1063, Olioapc de Chcriscy, dame do Gcrjfcwy ni partie, fait également ses reprises pour A aipenric dudit lieu, •« dile l'ancienne sei-
Jtouie... Et premier, le chastcau el maison forlc ffrk* le ehasleau Emmy...> (Cari. Foug fiefs.) - le 3 aovembre 1625, Aune, duchesse de PoaxiJDie,ia nom el comme tutrice du prince ^aat-Bogislas de Croy, son fils, reprend du j*c «t Lorraine u le ehasleau et maison forle màt le diastcau Emmy , en basse court , $aa, gruges, jardins... eslans a l'enlour d'icelle la haullc justice, moyenne et basse.,» clc. ■ Cria, le château d'En bas appartenait aux iWdbwirjr, qui le vendirent au* d'Ourdies, sur b do XY1,! siècle. Cette acquisition, coufirmée Ckarfe* Ht le 10 mai 1572, fui faite par Dii'Ouclu, seigneur de Cercueil, maître d'hôtel Wiuire du duc, bailli d'Epinal, cl Anne de Bim femme ; il est dit, dans l'acte de reprises ^ Didier, que celui-ci avail acquis depuis peu de Lutzcibourg, veuve de Hollet Robert de j*"»*, ce qu'elle avail au château d'Eu bas de j^miuy, ojLoiitaiii tn du cinquième dudit chacl ce qu'elle |H>uvait avoir en la seigneurie *^iw»-cu Uaye. (L. l\ 1571-72.)
Didier d'Ourches donna de uouveltcs lettres de reprises de sa portion en la seigneurie de Gcrminy, le 15 juin 1872 (Cari. Foug fiefs) et le 20 mai 1574. (T. C. La Mothe el Foog.)
Le 6 mai 1615/Ctaude d'Ourches, seigneur de Germiuy eu partie , capitaine do chevaux-légers entretenus pour le service du roi de France, reconnaît tenir en fief et hommage dn duc de Lorraine « h grande tour à main gauche de l'entrée du chasteau d'embeu de Gcrminy, ajnsy qu'elle se contient et coosisle en bastiment de hault en hault avec rentrée en la muraille de front dedans la court par une porte qui y est jusques à la muraille de front tirant à la courtine du derrier vers le jardin, w les deux cinquièmes es pressoirs dudit château d'eu bas, etc., etc.
Le 6 avril 162<t, Vian Pislor Le Bègue, coueiller d'Elat du duc de Lorraine, reconnaît tenir en fief, foi et hommage de ce priuce trois cinquièmes en la totalité du château bas cl maison forle de Gcrminy, lesquels irois cinquièmes il possède, l'un par droit successif, l'autre d'acquêt fait sur Paul 'de Sculis cl Claude de Lisseras, et le troisième aussi d'acquêt fait sur Gabrielle d'Ardres, veuve de Charles de Ilaraucourl ; u lesdils trois cinquièmes dudit chastcau bas consistais en un grand corps de logis silué du coslé du village de Germiny el en une porterie faisant hache au bout dudit corps de logis joindanl la porte de l'entrée dudit ehasleau, « clc. Suit l'énuméraliou des redevances seigneuriales el des corvées dues par les habitants : Chaque laboureur sujet de la seigneurie du château d'en bas, ayant charme de chevaux, doit trois corvées de charrues, savoir : un jour à verser, un a semer les blés el un autre à semer les avoines. Ceux qui ont charrue de bœufs seulement ou de chevaux el bœufs mêlés, doivent deux jours à chaque saisou, et la demicharrue trois jours. Les sujets de ladite seigneurie doivent faner el assembler le foin du pré dit la Fourière et de celui des Mouches, et en faire le charroi à raisou de deux charrées par chacun des sujets ayant char ou charrette. Sout tenus de vendanger les vignes el de mener les raisins au château, etc., etc.
Les deux autres cinquièmes du château d'En bas de (ierminy appartenaient, en 164M, a Charles d'Ourches, qui eu fil ses reprises le 21 juin de celle année. (T. C. La Mothe et Foug.)
On lit, enlio, dans l'Eut du temporel des pa-
<;eu
il* -
roisses (1700) : u Germiny csl anc annexe de Crepey ; il y a uu vicaire résident commis par M. l'évêque, et payé, même logé audjt lien de Gcrminy par le curé de Crépcy.
m M. Le Bègue de Chanjerenne, conseiller secrétaire d'Etat de S. A. R., est seigneur haut justicier, moyen et bas avec M. le"comte de^Bonzey. Us ont chacun leurs officiers pardevant lesquels sont portées toutes les causes en première instance, dont les appellations rassortissent au bailliage de Saiut-Hihiel et en dernier ressort à la Cour Souveraine, Gcrminy étant Barrois non mouvant. (Par suite de l'érection de Germiny en comté (8 février 1724) en faveur de M. Joseph Le Bègue, comte du saint Empire, conseiller d'Etat et garde des sceaux du duc Léopold, il y eut à Germiny une prévôté composée d'un prévôt chef de police et gruyer, d'un procureur d'office, d'un greffier, de deux sergents et d'un tabellion. Celle prévôté connaissait, eu première instance de toutes actions civiles, criminelles et gruriales, sauf l'appel aux bailliages de Saint-Mibiel et du comté de Vaudétnont.)
n La communauté est composée de lfO habix tanls (en 1768 il y avait 170 feux et £00 communiants).
» Il y a, dans l'église, une chapelle de Saiut- Jacqucs, fondée par les seigneurs, à laquelle on doit dire 50 nasses par an. « M. de Rémont, chanoine de Reims, en élail^litiilaire en 1708. Le Touillé rédigé à celte dernière époque, mentionne aussi une chapelle de Saint-Christophe, dont la collation appartenait au seigneur.
M. le curé de Germiny possède on petit volume (le Promptuaire de tout ce qui est advenu de plus digne de mémoire depuis la création du monde jnsques à présent ; Paris 1579) qui s'csl transmis de père en fils dans une famille du village, cl sur lequel les différents membres de celle famille onl consigné les événements dont ils avaient été les témoins, ou qui s'étaient passés, soit de leur temps, soit auparavant ; voici quelques-unes des notes qui s'y trouvent :
u 2i Mai. L'an 11)95 furent fondues les trois cloches de Germiny, et ont coulé dans les moules, h une heure après-midi, et onl en pour parrain M. Evrard d'IIaraucourt el pour marraine M™5 Anne de Cuslincs, son épouse, seigueur dudit lieu ; cl a donné pour mémoire de lui le choeur -«le l'église dudit lieu et la plaee du cimetière, t»
ncoolranl au-dessus de wroi^ sur le clocher de l'église, toi les toiles; il y i eouwd^ *& blessées, oarmi lesaotita M.
u L'an 1729 (28 août) arriva une grêle tp vantablc qui dura environ une benre, qui péri; bien des villages à l'entour de Germiny. *
u Ccjourd'hui 7* juin 1734, sur le soir, »rmi une nuée épouvantable , qui dnra eariroi nin demi-heure, et qui a bien fait du dommige i Gifminy et à d'autres endroits, avec une d'eau non pareille, n
u L'an après la Nativité de Jésus 4753 (S décembre), fondation de la pieuse coutame de Goa grégalion à Germiny ; le fondateur est le ïitfaj Claude Didon, vicaire dudit lieu, n
». L'an 1804 (27 septembre) on a rettkti b oti au bout du village de Germiny ; la parois» yl été en procession* pour la béuir. »
n Le 11 mai de l'an 485*, k six benresdo^r, jour de dimanche, on élail à la prière, ks^t trois orages se rencontrant au-dessus de Geroi^, la foudre tomba sur elle enleva toutes
zainc de personnes blessées, parmi lesqi le curé, dont tous les vêtements onl eu* briils h hachés par petits morceaux ; toutes les tilts ih l'église ont été brisées. "
L'église de Germiny, dont le chœur et l'iu* chœur sont l'ancienne chapelle caslrale,qM'îifJî gneurs abandonnèrent aux habitants, sur U fit* XVIe siècle, pour eu faire l'église paroissial ?'* sente une particularité assez curieuse: élit t coustroilc comme sur un plan incliné, et c"fc>; partir de la porte d'eulrée jusqu'à l'abside , v pente très-sensible.
Une rue du village s'appelle rue des OmA" fils Aimond, dont l'image peinte se Yoytiiv^ fois sur la façade de la maison de ferme ries >3j gneurs. Un chemin, qu'on croit être une ancicinl chaussée romaine allant de Toul à Yaodcm^ porte le nom de chemin de la Blanche-^ Aucuue tradition locale n'explique Icçw'hf de ce nom.
Quant aux différents château que itaf«f ce village , ils onl à peu près compléta*1,1 J y] paru ; toutefois, il reste quelques parties dn <■"'■■ jon de celui d'En haut ; ce donjon, qui eUil * J beau, renferme encore de vastes cheffliwtf moriées.
Germiny possédait autrefois unmonl'n jU qui était s'ittsé lieudit sur le Mont, et ir^*lins h eau, dont un seul, dit de fcuU-NJV subsiste encore.
geh
U paroisse compte, parmi ses bienfaiteurs, M. k Saiol-Beaussanl, mort en 1852, après èlre entre dans Tordre des Dominicains, et M. de Gérant roeevear général à Rouen, qui a été pendu* {atlque temps ministre des tinanecs ; il descesrfdes anciens seigneurs du lieu.
Geraùny a été érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Epvre.
GEBMONVILLE. Le 20 décembre 4393, Jean ItMoirthoreux-ic-See, chevalier, reprend de Thié« de Neufchalel ce qu'il tient de lui à Germon- «iCe. (Cari. Cbàtel.)
Eo 1623, François PEscamousier donne son lêiortbrenieot pour la seigneurie de Germon ville fcwui en fief du duc de Lorraine à cause de fcBtt de Charmes. (T. C. Charmes.)
Le 30 mars 1700, Charles Belair, curé de Tintrj, Jean Belair, son frère, curé de Bezangc, Fmeois de ITscamousier et Marguerite Fagotin, •we ée Louis de Bockcnhcira, fout leurs foi et tamagepour u la moitié de la maison seigneuw'i et gaguage de Levault, appelé la seigneurie HLenalt, et moitié en la seigneurie foncière
GermonTillc. •»
U 30 décembre 1771, Marie-Thérèse de Mai- «lûeave, douairière de Claude-Ignace de Sarab», eo mo vivant conseiller à la Cour Souvenue, fit ses reprises pour les seigneuries palri- **ial« de Gôrmonvillc, Bralleville, La Vaux cl kllncy, lesquelles terres et seigneuries lui ap- Prt-uieat comme héritière de MM. Thibaut et •wo, ses oades. Elle déclare avoir le quart et luu rfaas deux chapons affectés sur une maison îptl« enlevant le Vieux Château...; la maiw sipeuriale de La Vaux, située près du villaquelle est fief des plus anciens de Lor- » Cette maison avait ci-devant le droit de rfrjt pendant six semaines, sans que personne, ' même la justice, pût y arrêter quiconque avant il temps écoulé...
1 Tous les habitants de La Vaux et Gcrmon- L"' ait doivent, le 11 novembre de chacune antft teu poules, un demi-resal d'avoine et 6 •^im d'argent... Les femmes qui sont accou- ^ aa moment de la levée de ces rentes, ainsi la veuves, n'en doivent que moitié. M'ap- '^«Jl le droit d'enlever les portes des maisous • c«as qoï font refus de payer, ou du moins de ■■*■ ilffeodri-, et ne peuvent les remcttri' tant
qu'ils n'ont satisfait lesdites rentes, sinon ils sont mulctablcs d'une somme de 60 sols... »
Outre cetle ancienne seigneurie de La Vaux, dont une famille porte encore aujourd'hui le nom, Germonville en renfermait plusieurs autres :
u Le hameau de Germonville, dit l'Etat du temporel des paroisses (1709), est divisé en trois seigneuries dont les sujets sont distingués par les habitations : l'une est la seigneurie de Bayon en toute haute justice, moyenne et basse ; l'autre est celle de La Vaux, qui a même justice, mais sous le toit seulement ; la troisième est celle de la Poirière, dépendant de Marainvillc, de même que celle de La Vaux. Celle de Bayon a la justice sur ses sujets et sur tout le ban et fiuagc, excepté sur les bois de la seigneurie de La Vaux, qui a toute juridiclion sur ses bois. Les causes civiles et criminelles de chaque seigneurie sont portées pardevant les ofûcicrs de ladite juridiction et ressortisau bailliage de Vosge.
m La communauté est composée de 28 habitants, compris les veuves. «
On lit dans la Déclaration fournie, en 1700, par les habitants de Germonville : u Les habitants dudit lieu possèdent en commun et par ascenscment des mains des seigneurs de La Vaux lès Germonville, la quantité de 31 jours, autrefois en nature de bois et présentement mis en nature de terre labourable par lesdils habilanls , pour quoi ils paient auxdils seigneurs, par chaque année, au jour de Saint-Etienne, 8 resaux d'avoine, mesure de Charmes, tant pour lesdils 31 jours que pour un paquis donné auxdils seigneurs pour contrabout, comme il consle par les lettres d'ascensemenl en faites le 30 juin 1669.
» Ladite communauté possède, en propriété et sans redevance, la quantité de 26 arpents de bois taillis, appelé le bois de la Chèvre ; un autre bois appelé le Coiguol de Vaux. Elle a droit d'usage sur un bois taillis appelé bois de Suny Bouchot, contenant 22 jours ; auquel bois les habitants de Bralleville prennent avec ceux de Germonville pour leur affouage, quoiqu'ils n'y aient aucun droit.
n Possède ladite communauté, avec celle de Bralleville, un autre bois dit la Noire Poivre, contenant 27 jours une homméc.
» La même communauté a droit d'usage pour son affouage sur un bois appelé le Haut de Grèchamps, contenant j'1 jours 10 verges. Elle pos-
GER
GER
sède aossi on autre bois appelé la Petite Voivre, contenant 19 jours, auquel lesdils de Bralleville prétendent encore droit et y prennent leur affouage.
« Les sujets de la seigneurie de La Vaux, audit Germonvillc, ont droit d'usage au bois Le Loup, contenant 40 jours 3 nommées 21 verges, appartenant nuement aux sujets de ladite seigneurie, par donation du seigneur de La Vaux...
.» La communauté a droit d'aller vainpàturer sur les finages de Bralleville et Hcrgugney, et réciproquement les habitants desdils lieux ont droit de vainpàturer sur le finage de Gcrmonville. •»
Gcrmonville a été érigé en succursale en 1802, avec Bralleville pour annexe.
Patron, la Présentation de la sainte Vierge.
GEROLDZECK (ou GUEROLDZECK). Cest le nom d'une ancienne seigneurie et d'un château dont on voit encore les ruines sur le territoire de Nidcrstinzcl. Suivant Dom Calmct, le château de Geroldzcck était situé sur une montagne au-dessus de la ville de Savcrne. L'opinion du savant Bénédictin ne détruit en rien l'opinion de ceux qui placent un château de ce nom près d'un villoge de notre département, car plusieurs titres déposés aux Archives, font mention des deux GcroldzccK. Toutefois, je dois ajouter qu'aucun de ces documents n'indique où étaient situés ces châteaux, dont l'un appartenait encore, dans la première moitié du XVIIe siècle, aux seigneurs de Fénélrange.
GEZONCOCRT. On ne possède d'autres documents, sur le village de Gezoncourl, que des actes de reprises on des dénombrements donnés aux comtes de Bar, puis anx ducs de Lorraioc, par les différents possesseurs de cette terre ; je crois devoir me borner a donner leurs noms, avec la date des actes émanés d'eux :
Jcau. dit de Fontco, écuyer (février 1304) ; — Jenn, sire de Sainl-Sccnne et de Saillegnay (mercredi après laToussaint 1Ô35? ; — Colarldc Puis, érnyer (10 mars 1440) ; — Clande des Travaux, écuyer (12 février 1575) ; — Nicolas de Gcnnes, seigneur de Plilin (16 mars 1587) ; — Jean des Porcelets, seigneur de Mailliannc, chambellan dit duc Charles III, à qui ce prince engagea (1589) les terres et seigneuries de Jezainville cl Gezoncourl ; — Balthazard Reguaull, receveur du domaine de Ponl-à-Mousson (1er février 1CI0) ; — Claude de Fresucau, dame de Serres, veuve de
t cote fe
Jean de Lcooneourt (28 juillet 4620 et 20 u« 4627) ; le duc Henri lui avait cédé, le 2 tm 1620, le village de Gezoncourl, contre les ; de retenue qu'elle avait dans les terres de ri. vanlgarde, Préoy cl Rosières. (L. P. «20.)-, Enfin, Mathieu Mengio, contrôleur en h po» de Pont-à-Mousson (28 janvier 4626), {Cm. Pont-à-Mousson, cl T. C. Pont Cefs.)
On lit dans la Déclaration fournie, en I700,p la communauté de Gezoncourl : u Les tubiauj possèdent en commun on droit d'usage éanîn? bois situé en deux endroits joignant le 6aap^ Marlincourl sous Pierrefort, de l'éleodae de il)' arpents. Ils possèdent en commun on droit fi^ sage sur un petit naquis situé sous la cote Vignes. n
u La paroisse de Gezoncourl, que nonce aussi qucIqucfois^Gifoncotirf, dit FEuiJi temporel des paroisses (4708), est composât village de ce nom, où est la mèr^-égUse, et è celui de Griscourt, qui est l'annexe.
w La communauté est composée de dix lus-, tanls, outre nn admodialcur.
« La seigneurie en toute haute justice, ci, 14 qu'on croit, moitié de la moyenne et basse, «ai fil. le marquis d'IIendicourl, dont le» sujets sut dépendants de la juridiction de Pierrefort. L'iUi moitié appartient au prévôt de Dieulouard, no mé Margadel, à MM. de Gezoneoort cl <TAm* ville et M. de Saint-Ignon de Villers-le-Pradta me, lesquels ont un maire qui juge jonjulii francs cl au-de.ssous verbalement, et dont le» pcls rcssorlissenl par appel au bailliage dePoot* à-Mousson, en dernier ressort à la Cour Sontraine.
n Le patronage de la cure thédralc de Metz. «
En 4768, Gezoncourl comptait 42 feex et 18 communiants. (P.)
Cette commune a été érigée en succurak 4 1802, avec Griscourt pour annexe.
Patron, saint Lambert.
GIBEAUMEIX. On lit dans ITIisloiredf TW, que l'évèque Garihalde, qui occupa le siège éjàcopal de celte ville de 707 à 733, donai » » église tout ce qu'il avait à Tranqneville, Umfftet Gibcaumcix (apud Gihodivillam).
C'est peut-être aussi de ce village qa'il « parlé, sous le nom de Gibbonis mansum, éxa un diplôme (963) du roi Othon pour l'abbaye h
GIM
«iMbtso;, et dans une cnnrle (982) de saint «nn& Ivèque de Tonl, confirmative de» biens kfctahae abbave. m. T. et II. L.) 11? avril HIO, Robert, duc de Bar, et le fctH de la cathédrale de Toul, font un échange r*ppd le doc donne audit cbapilre tout ce etftaov dlaes cl au village de Gibomeix, et
■ ewlrt«baDge, le chapitre lui cède si* muids ^fr«at de rente annuelle à prendre a Gcnifbi (T. C. Gondrccourt.)
?■ 1187, Jeanne la Rousseloltc, veuve d'HupÉ d'Orges, donne son dénombrement, tant en HiMKp'ea celui de Jean "Jacquarl, son preëtmtri, pour les chàlel , pourpris, place cl Éfa» forte de Gibeaumeix, appartenances et ^"•■jiioees, qu'elle reconnaît tenir do duc de I"r;iieà cause de la prévôté de Foug, et en- ÇM* qa'clle a à Domgerraain cl aux dîmes nWe. (T. C. Foog.)
^•firlcurce patentes du i octobre 1527, le duc Ufciu confirme les acquisitions faites , par % " oy de Foug, écuyer, seigneur de Maxeysur pe, J'uù b corps de maison situé cl assis on de Gibommcl, » de la haute, moyenne jaiiec de ce lieu, etc., sur*Alexandre do , seigneur dellrcchaiuville ; demoiselles Gombcrvaux cl Barbe de Gombcrvaux, feBifcix de Rcance. (L. P. 1527-28.) • (8 veplcoibre 1529, le même duc ratifie en-
■ iiÏÏîreeis acquêts faits par Simon de Dom- £fc scipenr en partie de Gibommcy. (L. P.
fjlJM , Bernardin de Dombasle reprend de 9&fa de Daucmark cl de îiicolas de Lorh «Mate de Vaudémoot, loleurs de Charles flia^ihkat en fief à Domgermain, Gibomcy, C. Foug.)
fiterde 1374, on trouve beaucoup d'actes de de la terre de Gibcaumcix, laquelle était «tre plusieurs seigneurs, dont voici les , avec la date des actes émanés d'eux : de Brexey, écuyer, el Claude de Vert ttigaear d'Amancy ; Michel Siuellol , ïauri de Bcatrix de Brexey, et Jacquet de itrigneur de Pargney-sur-Mcusc (£ ocio- Vincent Calbotiu el Antoine Dully ' «Jfcrc imy, — Pierre cl Nicolas de Voir- ^tHenrs de Brechainville, Vannes, Saulxu- ÉltfUS75> ; — François de Brexey, si-ilotïinville (4 avril 157G) ; — Charles
de Bcrthelcvillo, soigneur de Brcchainville el de Gibeaumeix en partie, à cause d'Anne de Voiruay, sa femme, héritière de Renée de Mirccourl, son aïeule (dernier avril 1012); — André des Bordes, gouverneur des ville cl chàleau de Sierck (15 octobre 1018) ; enOn, Louis, des Armoises, seigneur de Commercy, Sainl-Baslemonl, etc. (2S janvier 1603).
Le 7 juillet 1051, un orage terrible, accompagné de grêle, ayant ravagé le territoire de Gibcaumcix, les habitants adressèrent au duc de Lorraine une requête à l'effet d'obtenir exemption de garnison cl de contribution pour subvenir aux geus de guerre. Celle requête, dont on ne connaît pas le résultat, fut renvoyée a la Chambre des Comptes, dont les commissaires rédigèrent uu rapport qui atteste combien furent grands les dégâts arrivés sur le ban de Gibeaumeix.
Un passage de la Déclaration fournie, en 1758, par les habitants de ce village, porte qu'ils ont perdu les litres de propriété de leurs bois, par suite de l'incendie du chàleau, arrivé il y a environ 50 ans.
u La communauté, y est-il dit, est obligée de faucher annuellement, pour le seigneur, 40 fauchées de pré et de fauciller 30 jours de blé. Chaque habitant est dans l'usage de délivrer au seigneur deux poules par année et de payer 0 gros pour une realc appelée le conduit. Ils paient aussi chacun un gros pour le guel du chàleau de n
En 1768, le village de Gibcaumcix comptait 50 feux cl 102 communiants ; M. le comlc de Raigecourl en était seigneur.
Gibeaumeix a été érigé en succursale en 1802. Patron, saint Jean-Baptiste.
G1MEGS (les). Celte censé, située sur le territoire de Scxey-aux-Forges, était une -Jes possessions de l'abbaye de Clairlieu : une charte de Gérard, comte de Voudémonl, rappelle la donation qui avait été faite par ses ancêtres à Widric, premier abbé de Clairlieu (1K»9) d'un désert, ou de terres incultes aux Gimées. Une bulle de Lucius M (1185) et une charte de Pierre de Brixey, eveque de Toul, de 1 181, confirment le don fail à celle abbaye par Mathieu, comte de Toul, cl Béatrix, sa femme, de leur grange des Gimées el de ses dépendances [grnnyiam de Gemmes eum appemlifiis suis). Fn 1190, Fades, aussi évè- I que de Toul, doune au\ religieux de Clairlieu
Foug.
GIM
linéiques terres près de la grange des Gimées {sectu grangiam cui vocabulum est Gimes)* Enfin, par une transaction en date de Tannée 1664, la communauté de Scxey-aux-Forges reconnaît n'avoir aucune juridiction sur les résidents en la censé des Gimels, qui est un ban à part et séparé. (Abb. de Clairlieu.)
La Société des Sciences, Lettres et Arts de Nancy, ayant été consultée, en 4825, par M. le Préfet, sur les marbres des Gimées, dont le propriétaire, M. Collin, lui avait soumis des échantillons, chargea MM. Lamoureux aîné et Soyer-Villenict d'aller reconnaître l'état des carrières et de lui eo rendre compte. Voici on extrait de leur rapport: u Les marbres qu'on trouve aux Gimées sont de deux sortes : l'un est pris dans la formation oolilique et coquillière du calcaire jurassique, qui est susceptible de recevoir un beau poli, et dont les bancs puissants et solides, peuvent donner des masses très-considérables. Sa teinte est d'un blanc-jaunâtre, et sa pâte est composée d'ooliles, de coquilles, de médnses et de parties cristallines, dont le mélange forme des dessins variés et agréables k l'œil, sans altérer la compacité du marbre. L'autre espèce est une brèche superbe, qui égale et surpasse même tout ce qu'on connaît en ce genre. Elle est agréablement mélangée de taches jaunes, rouges et d'un vert foncé, sur un fond du plus beau rose. Celte brèche repose, en tables plus ou moins épaisses, au-dessus d'une partie de la formation jurassique dont nous venons de parler ; mais comme la position de ces tables n'est qu'accidentelle, on ne peut rien préjuger sur la plus ou moins grande abondance de ce marbre précieux, n
J'ai rendu compte, dans le supplément a la Statistique (t. II, p. 657), des découvertes qni ont été .faites aux environs de la censé des Gimées, et desquelles il semble résulter que l'origine du nom de ceUe localité remonterait a une haute antiquité.
Plusieurs litres de l'abbaye de tlaulc-Seille font mention d'une grange qui était située sur le territoire de Frémonville, et qui paraît avoir eu à peu près le même nom que la précédente : par un traité d'accord fait, de 1450 à 11 58, Albéron, abbé de Lunévillc, dégage l'abbaye de Hautc-
Seille de toutes les dîmes que celle-ci lui devait pour deux granges, dont l'une s'appelle Gresson et l'autre Géminy ou peut-être Gimées {quorum
una vocatur Gracuns et altéra Gcmenoct};,^ sant partie du ban de Frémonville, et, en l'abbaye de Heutc-Seille s'engagea celle de Lunéville 6 deniers la Sainl-Remy de chaque année.
En 1186, Henri, comte de Salm, dédaignés, comtesse de Langstein, ainsi qoesot et son oncle, qui ont fondé Pabbave 4e Seilte, ont donné à cette abbaye nae foi bois qui s'étend depuis le chemin qui Geminy jusque vers Cirey, lequel bob g'n Andrebocht. (Abb. de Haulc-Seillc.)
G1R1V1LLER. Suivant quelques aatif (Archéologie de la Lorraine, par M.
H), il aurait existé, à environ 200 mètres eetle commune, un viens romain, dont os t reconnaître l'emplacement par uoe légère i lion du sol. L'étendue de ce vicus était sm peu considérable ; il recouvrait eo partie k nevières aboulissanl à la fontaine du le nom de maix de la voûte, que porte eet placement, indique assez qu'à ancienne, il y avait encore là-quelque put* construction voûtée. Les habitant* de Gtriv ainsi qu'on le fait généralement en Lorrain tous les édifices dont l'origine est tribuent celle construction nombreux fragments de briques et de Uihi ma mes h rebords recouvrent le sol et nu l'emplacement de ce vicus.
En 1840, on ouvrier, faisanfun dans cet endroit, trouva, à environ 4 profondeur, des murs en pierres de ui reillées avec beaucoup de soin* Après iwif levé les décombres dont ils étaient recouvert put reconnaître qu'ils avaient servi à forcw chambre de 3 mètres 50 centimètres ea orri 2 mètres de hauteur; l'aire était en poli. Parmi les débris qui en furent recueillit de nombreux fragments de pottrit mainc, et une douzaine de monnaies eD{ bronze, que Poxidalion avait rendues pr entièrement, frustes. Sur quelques-unes ot] vait encore apercevoir l'effigie de jeune et de Septimc Sévère. Deux !
représentant le dieu Mercure, étaient cm dons l'une des parois des murailles de «tic m ils sont en grès rouge, provenant des des Vosges.
Le premier a de hauteur 1 mètre 20 1
•rib étaient exposés à la vénération da peuple las le (emple ou édicule dont ils faisaient l'orne- «t.
.Les Archives ne renferment qu'an seul titre pncernul lo village de Giriviller : c'est un acte 4ié da mois de janvier 4524, par lequel Philip— ■ de Remenoville et Gérard, son frère, reprenant ligemeut du duc de Lorraine, comme hom- ■ts-iiges de lui après Erord de Bar, leur pre- ■fer seigneur, tout ce qu'ils onlti Bemeuovitlc, et Giriviller. (Cari. Fiefs de Naucy.)
«es, de largeur 90 centimètres, et sur les rebords 20 cfltu'nèlres. Il représente Mercure sans le pétise, sorte de bonnet ailé qu'il porte le plus ,im>ent. Sa tète est surmontée de deux ailerons qui ressemblent aux oreilles d'un animal. La figure* été brisée, mais le reste du corps est d'une mrbite conservation. Une espèce de mantean, plus petit que la chlamyde, le palliolum, est jeté ior ses épaules et le laisse à demi-no. Les reins Mt entourés d'une ceinture plate et mince, que o garants Bénédictins, auteurs de l'Antiquité apliqucc et de la Religion des Gaulois, croient m»ir été destinée à voiler ou plutôt à remplacer « organes sexuels. Ses pieds ne sont point garib de talonnièrcs comme cela se voit souvent, tare les jambes on remarque un lièvre dont les veilles sont dressées. Le sculpteur a voulu sans bâte symboliser ici la rapidité avec laquelle le Ses remplit ses fonctions sur la terre et dans le fcl.
Le second bas-relief a 1 mètre ô!> centimètres e baslear ; les autres dimensions sont les mêles que celles du précédent. Ses formes mieux presées etla régularité de l'ensemble le rendent, iis le rapport de l'art, supérieur au premier. Le trp est entièrement nu, à l'exception du bras auchequi soutient un petit manteau, sans doute Mon le pnlliulum. Le rebord supérieur ayant i« qaclque peu brisé, on n'aperçoit plus qu'un &eroa sur on des côtés do la Jèle. Le personçe lient aussi de la main droite une bourse esliaée, selon toute probabilité, à renfermer lo rodait de son industrie et de ses larcins. Celle Ourse repose sur une tète de bouc, animal con- Mercure.
Jf. l'abbé Klein, qui a décrit ces deux baslliefs (Bulletins de la Société d'Archéologie, t. b lesquels sont déposés au Musée lorrain, pense ■"ils apparlienneul à l'époque gallo-romaine cl
<;iu
Ce village flt, dans la suite, partie du marquisat de Gerbévillcr, dont il fut détaché, en 1691, par Gaston de Toroielle, qui vendit la part qu'il y avait au sieur Laurent Pancheron, seigneur des Haule et Basse Ferrières. (Not. sur Gcrbéviller.) Celle portion de seigneurie, à laquelle étaient attachés les droits de haute, moyenne et basse justice, comprenait, en 1710, 13 maisons et plusieurs masures. Le reste de la seigneurie, renfermant 7 maisons, y compris celle du curé, appartenait au chapitre de Saint-Dié. Chaque seigneur avait ses offleiers pour connaître des causes en première instance ; les appels de la seigneurie laïque se portaient au bailliage de Nancy, et ceux de la justice du chapitre au bailliage de Lunéville. (E. T.)
On lit dans la Déclaration fournie, en 1738, par la communauté de Giriviller, qu'elle jouit, sans titre, mais par une possession immémoriale, d'un bois de 70 arpents, ascensé moyennant un petit bichet d'avoine par chaque habitant ; d'un autre bois de 800 arpents, où elle a son affouage, maronage, grasse et vaine pâture ; d'un autre bois de 200 arpents, appartenant nûment aux sujets du chapitre de Sainl-Dié ; plus différents naquis.
Le patronage de la cure de Giriviller appartenait à l'abbé de Saint-Epvre de Toul. Il y avait, dans l'église, une chapelle de l'Annonciation de la sainte Vierge, el, dans le cimetière, celle des Saints-Anges, de Saiol-Jean et de Saint-Nicolas. Celte deruière, qui existait déjà en 1006, était ruinée au commencement du siècle dernier. (E. T.) Giriviller a été érigé en succursale en 1802. Patron, saint Pierre es-liens.
GIRO VILLE ou Giroxyillb. On appelait ainsi le faubourg de Blfcmont, dans lequel était construite l'église paroissiale ; il est fail mention do ce faubourg et de celle église dans quelques titres de l'abbaye de llanle-Scille : une charte de Jérémic, abbé <'c Hugoncourl (Hugonis curie), de l'an 12U, porte que son couvent a vendu à celui de Haule-Seille, pour 120 marcs d'argent, sa cour de Gironville {curiu nostra de Gywerovilla) avec ses dépendances, pour le rachat de la terre de Lysccstat.
Une bulle du pape Nicolas porte que les revenus de l'abbaye de Haule-Scille ayant été tellement diminués par les guerres qu'ils nesufOsaien l plus à la nourriture des religieux qui l'habitaient, Conrad Piobus, êvèqucde Toul (de 1272 à 1297)
f.lV
leur donna l'église de Gironville, située dans le faubourg de Blnmonl (ecvlesiam de Girovilla in tuburbio Albi Montit poritam), avec tous ecs fruits, rentes et revenus ; de laquelle église, dît la bulle de Nicolas, le droit de patronage appartenait depuis longtemps {à longi» rétro temporibus) a leur abbaye.
L'église de Giroovilic fut brûlée durant les guerres du XVII° siècle] ainsi que l'atteste une note des comptes du receveur de Blàmont, que j'ai rapportée à l'article de cette ville.
GIVICOimT. On lit dans la Chronique du monastère de Moyenmoulier, écrite par Jean de Hayon cl imprimée dans les preuves de l'Histoire de Lorraine, qu'un nommé Yaulhier de Lorey fit don h Berlricc, obbéde Moyenmoulicr (i07C), de deux quarts d'un alleu à Givicourt (apud Givicurteni). Une note de D. Calmet, placée en regard de ce passage, porte : u Givicourt, autrefois église paroissiale de Parroy, a présent ermitage près de là. n
GIVRICOURT. Voici le texte des lettres patentes du cardinal de Givry, ensuite desquelles eut lieu la fondation du village de Givricourt :
* Anne Descare, par la grâce de Dieu et du Sainct Siège apposlolicque , cardinal de Givry, evesqoe de Metz, prince du sainct Empire, etc. A tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Sçavoir faisons qu'après nous eslrc exactement informes du peu de commodité qui se peut retirer du bois de Jlampatte, 6cis en nostre cbnsleltenic d'Albeslroff , en Testât qu'il est à présent ; et d'ailleurs ayant reconnu par les yisi— talions et rapports qui s'en sont cy devant faicls par les gens de nostre conseil et officiers de nostre grurye a ce commis, tanl par nos 1res chers et bien amés confrères, les sieurs primicier, doyen, chanoines cl chapitre de nostre église de Metz, lors de leur administration, que par nous depuis nostre ndvcneineot au dicl evesché, que si ledict bois estoil réduict en nature de terre labourable, il rapporteroit ung notable profict et commodité à nostre dicl evesché ; nous aurions essayé de trouver personnes qui voulussent entendre à telle entreprise et faire (a eoudition de nostre dicl evesché meilleure ; et ue s'rslanl présenté autres qui nycul faict offre plus ndventageux que le sieur Jean de Kurcs, escuyer, sieur de Ville sur Saut , habitant à Metz, Didier Fassenct, dicl le capitaine La Nowc, demeurant à Tctiugen ; Jean Bouvier,
GIV
demeurant à la bergerie de Crehanges ; l>m.r Nicolas et Thiébauld NicqueJ, laboureurs deo^ rant à Guesscllingen, et Jean Corneille de cei, desirans s'habiter au dict lieu deHam^. et y vivre soubz nos loix et de nostre dict enxk, » Nous, pour ces causes, avons aosdiu deb res et consors, baillé et délaissé, baillons « 4. laissons , à tillrcde cens annuel et perpétuel, maintenant cl pour tousjours , lo dicl fois & Hampalle, ainsy qu'il se comporte clsitntti toutes parts joindans le Milwaldt, Pestai* J Guidweyer d'une part cl le bois des siew fc] Fcnestranges, Willcrsbourg et d'Amangenriuin, contenant onze cents cinqnante quaifo irçqfe cinq verges deux cents soixante et quatre pth, suivant l'arpentage qui en a esté faict pir orfci nance desdits sieurs administrateurs ; poar dtk dicte pièce de bois jouyr et user par les dieu p neurs, leurs hoirs et ayans cause , aux dtorpi conditions qui sensuivent, asçavoir : Qie de| dicte pièce de bois ils seront tenus en toiswa nature de bois la quantité de trois cents irpei pour leur servir de chauffage, marnage, {iîaàg et pasturage ; et quant au surplus d'ieeHe seront tenus l'essarter et rendre en boaoeutj de terre labourable et prairie, ainsy qnlbiraj ronl mieux estre, dans trois ans, fort et nr pi! la quantité de soixante arpens que 0005 M avons limités et destinés pour l'erefUoi i ! j village et construction des édifices, nuage A dinages et aisances nécessaires, qu'ils sercalttl y baslir dans quatre ans ; que pour la so^nJ de tout ledict bois, à la réserve des die m cents arpents destinés comme dessus, icen m neurs seront tenus nous payer la somme Je ■ mille cinq cents francs barrais, payables à ym payements égaux, le premier desquels wba d'aujourd'hui en un an prochainement >tu i 4 ainsy continuant jusque* en fin du piyeaeili| dicts dix mille cinq cents francs ; de laçoeUeM perficie les dicts preneurs seront tenus ftem tout le bois qu'il leur faudra pour la «ranifl| érection du dicl village, sans diminution debij somme, et sans qu'ils puissent pour cetoaclwl la dicte pièce réservée de trois ecnUarpeab; M pour le ceus et reconnaissance du fonds de II M pièce, au regard des dicts soixaulc journauié» tinés à l'érection du dict village, il nowseta jftrfj par chacun an, pour chacun couditid, b nmâ de six gros, monnoyc de Lorraine, me 4
GIV
rîiiippon el une poulie. El au regard du surplus de la dicte pièce qui sera réduite en nature de terre labourable ou prairie, seront les dicta pre- Dcors, leurs hoirs et ayans cause solidairement et l'ong pour l'autre tenus de nous payer, aussi par dueun an, la somme de cent quarante francs deux [m moonoye de Lorraine, et la quantité de quarante quartes do blé et quarante quartes d'avoine, boni grains loyaux et marchands, mesure d'Al- J>t>lroff. Toutes les dictes renies, tant en argent, grains que {Molles et chappons rendues et payées et livrées en nostre chaleau dn dict Albeslroff, au jour de Sainct Martin d'hyver, dont le premier payement pour la première année sera et eschera nu jonr de Sainct Martin d'hyver mil six cent treize cl ainsy continuant d'an en an au dict jour rt à toujours perpétuellement. Outre lesquelles rcdebvances, seront encore tenus iceux preneurs, leurs dicts hoirs ou ayans cause nous payer toutes diunes tant grosses qae menues, de tous grains, (mils, animaux et autres choses, aiosi et à la mesme raisou qu'elles se payent au dict lieu d'AIkstroff.
» El d'autant que nons voulons et entendons qae les dicts preneurs, leurs hoirs et ayans cause, ensemble leurs femmes, familles et autres qui se puorroienl retirer an dict lien pour y habiter, vivent tous et chacun catholiequement et selon les loix et institutions delà saincte Eglise catholicité, appostolicque et romaine, et que pour ce frire, ils auront besoin d'un curé on prebtro qui leur administra les saincts sacrements et antres ministères de l'Eglise, ils seront, à celle occasion, levas se ranger sous l'une des paroisses voisines : telle qu'ils adviseroot, pour y faire tous exercices de tons el Gdels cbrcsliens, ou bien avoir un ■prebtre par nous approuvé pour desservir in ditinis en une église qu'ils dcbvront à ceste fin ^construire cl baslir dans leur village, avec ung ♦cimetière et maison presbitcrallc ; pour l'entrctc- /«ement duquel prebtre qui les desservira, ils serrent lenus de bailler cl assigner la quantité de •trcûtc arpents de lerre labourable et cinq arpents de prêts, et mesme suppléer h la provision et aourrilwrc dudil prebtre s'il y esche t.
« El d'autant que ledicl village venant h croiiro à nombre d'habitants, il pourroit arriver que les dicles terres essartées ne pourraient pas leur sofiirc, nous avons, au dict cas, permis el permec- Ioûs aux dicts preneurs, leurs hoirs et ayans couse
GIV
et habitans, d'essarter de la dicte pièce de trois cents arpents, telle quantité qu'il leur sera nécessaire, si tant est qu'ils se trouvent en avoir be— soin, sans que pour les essarts qu'ils en feront, ils soient tenus à antre chose que ce que dessus, fors qu'à la dixme. Et en ce cas advenant le dict essart, ils ne pourront neanlmoios prétendre aucun droicl de chauffage, marnage ou glandage es autres bois 'de nostre chaslellenie d'Àlbeslroff, ains seront tenus s'en pourveoir par devers nos officiers de grurye. El où les dicts preneurs, leurs hoirs et ayans cause et habitants dudicl village, seraient desfai liants par trois ans entiers et consequtifs de nous payer les dicts cens et redcbvonces tant en argent, grains que poulies el chappons, il nous sera, et à nos successeurs evesques du dict Metz, loisiblo de les expulser du présent ascencement et en faire el disposer autrement et en telle sorte que bon nous semblera, sans forme ni figure de procès, et neantmoins seront conlraincls au payement de ce qu'ils n'auront salisfaicl el à tous despens, dommages et inlércsts par toutes voyes dues el accoustumées. El moyennant ce que dessus, pourront les dicts preneurs, leurs hoirs et ayans cause et habitans du dict village, jouyr cl user du droicl de vainc pasluro sur les bans voisins où parcours a lieu, -avec droicl de faire embanies dedans leur finage.
tt Et parce qu'il est totalement nécessaire que toute communauté de personne soit réglée par justice, et qu'il serait fort incommode aux dicts preneurs, leurs hoirs et ayans cause et habitans du dict village d'aller rechercher la justice au dict Albeslroff et autres lieux, pour la distance d'iceux, nous avons, par ces présentes, érigé et establi, érigeons et cslablissous une justice composée de maire, maislrc eschevin, eschevin et doyen, desquels la création et institution nous appartiendra et a nos successeurs evesques du dict Metz cl lesquels auront et jouyront de tels el semblables droicls, privilèges et exemptions que les autres de pareille qualité es autres villages de nostre dicte chaslellenie d'Albeslroff, demeurans au surplus les dicls habitans el leur dicl village nos subjects en toute justice haute, moyenne el basse el de souveraineté regalieuuc et droicls y appartenant, tout ainsy que les autres terres cl villages de noslrc dicl evesebé à nous plaincmcnl cl nuement subjets. El rassortiront les appellations de la dicte jnslicc au bailliage de noslrc dict eveschc.
GIV
« Leur sera aussi loisible d'avoir banwars, messiers, porteurs de paulx, desquels U création et jurande leur appartiendra...
n Donné à Vie, le vingt et unième jour d'octobre mi! six cent neof... n
Par acte daté du 24 novembre 4609, et passé devant le tabellion de la cour et chàtellenie de
GLO
Vie, u lesdils Fassenel et consors, George Tbomas Nicquel, demeurant à Crehanges, comme associé audit ascencement par ledicl Jean Bouvier pour ung quart et nng sixième, confessent cl advouent tenir audict liltre d'assencement ladicte contrée de bois, promcctanls par leur foid, donnée es nlains dtidict tabellion, de bien payer par chacun an lesdiclcs reules.... n
En ICI 9, Didier Fassenel était maire de la uouvclle communauté.
On voit, par un litre du 44 juin de celte année, que les babilanls de Givricourt, ne se conformant pas à l'ordonnance du cardinal de Givry, par lequel, le temps de leur franchise expiré, ils devaient cire soumis aux corvées comme les autres habitants de la chàtellenie d'Albestroff, il fut ordonné au châtelain de ce dernier lieu de les y contraindre.
Il parait qu'à peine construit, le village de Givricourt fut dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle: en 4C57, dil un mémoire rédigé par le châtelain d'Albestroff, u il n'y réside personne, le village élanl abandonné, el ne sait-on s'il y a encore quelques-uns des sujets d'illcc vivants. »
On lit, au même sojel, dans une pièce écrite vers 4735' : u II y a environ 30 ou 40 ans que l'on commençait à rétablir Givricourt, dit la Hampatle, ensemble le ban, auparavant ayant élé totalement abandonné par rapport aux guerres.... Les prédécesseurs de Monseigneur (l'évèquc de Metz), pendant quelques années, voyant que le ban de Givricourt était totalement abimé, ne produisant alors que des ronces et des épines, ils aaraient par charité quitté aux habitants le cens de leurs terre*.... tt i
Une aulrc pièce, du 3 septembre 4756, porle : u Dans ce village, qui a de largeur environ 30 ou 35 toises, il y a différents arbres fruitiers ; le milieu de tout ee village a plus l'air d'un verger qu'au lie ment, par celle grande quautilé d'arbres.»
Givricourt a élé auoexé à Wibersviller par ordonnance royale du 1 novembre 1834.
Patron, l'Assomption «le la sainte Vierge.
GLONVILLE. Le Baptiste 4368 , Geoffroy de Fonteooy eapp . Henry de Lanoy, pour eue somme de cent Sortis, tout ce qu'il a à Dillonville près de Dtoeur du consentement da comte de lilùmunt dont il el seigneur. (T. C. Blâmont fief».)
Le 2 août 4707, Marie-Françoise de Hfedo. baronne de Magnières, veuve de Gaspard diPiuc, comte d'Anglure, vend à Pierre-ilaberi Puni, supérieur de la maison des Jésuites de SwkN colas, la terre et seigneurie de Gloarille et Uèpeadancui, moyennant 3,G0O francs. Le • aoit it l'année suivante, le P. Pariant échangea, «« l« duc Léopold, la terre de Glonville «être la haute, moyenne et basse justices de li aauea franche de Marnovel, sise an bas d'Aanite avec le 9e da revenu des moulins et baltub k ce dernier lieu. (T. C. Lunéville 4.)
On lit dans la Déclaration fournie, eniîflO, la communauté de Glonville et par les sojets la mairie des seigneurs de Magaièm au »« lieu : m Dans ce village, les habilaots oui droite se contremander, quand bon leur semble, itd* sous la seigneurie du duc de Lorraine ou fa** gneurs de Magnières... Us ont droit (fwee, *| temps immémorial, dans un bois aooaé U lun; de Scllery et dans un antre bois aomac U U*rar,i où les babilanls de la mairie de Magnièro <M Glonville ont aussi droit de chauffage. U» WH lanls de Glonville ont pareil droit d'usage Jun bois dil le Haut Fcy ; ceuz Magnières y ont droit de bois et de vainpàlnrage en tout rouges, et pour les porcs Saint- André.
n Lesdils habitants, tant de la prévôté de ville que de la mairie, ont en commua, depoii temps immémorial, un droit de péeae d»
rivière de Meurthe trois jours la semai*, k » credi, le vendredi et le samedi, comoeiufcip dant tout le carême, aux Qualrc-Temp» eiT'r11 les ; droit de vendre du poisson pendaol ew w femmes sont en couche ; et de pécher à h W ble, à la ligne volanle et à la main... *
En 1740, la communauté de Glonville se Reposait de 00 babilanls (en 1768, il j ««ait M a et 360 communiants). Ce village apparie* u toute ha u le, moyenne cl basse justice an & Lorraine. Les causes se porlaicat e* FrcH"' instance à la prévoté d'Azc.railles, cl pu ty* j:
GON
GON
titliafi de Lnnéville. Il y avait an lieutenant de ttok, ({ai n'était chargé qne du maintien de la «*« et de la réeepUon des ordres do prince.
la tare, dont le patronage appartenait à l'abb)e de Moyeomoutier, comprenait Glonville, Ri, Viibhnénil, partie de Badménil et la censé k Vome. (E. T.)
Uonrlllc a été érigé en succursale en 1802.
Patrons, saint Georges et saint Maurice.
CLOBIETTE (la), ceose, territoire de Marlio- «rt, composée d'une maison.
GOGNEY. Ea 1293, Henri, seigneur de Blà- Rcot, hit ses reprises dUenri, comte de Bar, fow b tille de Goigney et dépendances et pour Kfi'ii a tamis sur le comte de la Petite-Pierre. T. C. Ibndres.)
ftr lettres patentes du 12 mars 1720, le duc Uopgld cède au siew de Narcy, sous-lieutenant éa eVevm-iégers ne sa garde, tous les droits bwriflfnes de la haute justice dans les hans et htfo de BUmont et Gogncy. (Ent. 1720.)
Oi ht dans les comptes du domaine de Blà- ■M, i la date de 1593 : « Est de condiUon que I» bMtaats de Gogney, Halloville , Verdeoal, QMttHeij Iirncy, Ibigny doivent par chacun an, pw diacnn choral tirant à la charrue, 2 gros, ttle btof tinol en icellc un gros ; ils doivent des ■dem et bneors, la scille deux fols l'année
■ ?i?Mgc de S. A. sis à Blamont ; des guets au •*e«q dfldit lien, si leurs enfants ne sont clercs " h métiers ; doivent pour la rente dite le cens
■ RèriHe, chacun conduit 5 gros ; doivent la Mit Ssint-Reoiv, graisse et couvrechef au bon B*«4eS. A. Les nouveaux entrants audit lieu Wat i francs à S. A. et à la commune par
Uhibibnts disent, dans la Déclaration four- * pir eax en 170O, qu'ils possèdent en commun *i«ridepaqnis et 250 arpents de bois ou suirce.
fojwy a été érigé en succursale en 1802, WfRenrô pour annexe ; celle commune en dé- *4e&torc aujourd'hui.
^"no, saint Barthélémy.
JWD8EV1LLE. Le bourg de Gondreville est * ^ruinçDient l'une des plus anciennes locata notre pays : des documeuts authentiques ' rt&t consignés dans tous nos historiens, atlos- » l'ufcwee de celte localité dès le VU' siècle, ' '*timm qu'il y avait un palais où résidèrent
plusieurs rois Francis, notamment Théodoric ou Thierry III , Louis-lc-Débonnaire , Charles-le- Chauve et Charles-lc-Gros.
Ludclme, qui fat évèqne de Tool de 893 à 907, acquit du roi Aroou l'église de Gondreville {nactus est à rege Arnulpho aeclesiam.de Gondulfi villa). Saint Gauzclin (022-963) obtint du roi Henri tout ce que celui-ci possédait à Gondreville (impelravil ab Hcnrico rege quidquid ipse rex possidebat in Gondulfi villa). (II. L.)
Gondreville était ainsi devenu une des possessions de l'église de Toul : le duc Mathieu s'en empara et y fil construire un château forL ce qui lui attira une double excommunication, de la part d'Henri de Lorraine, évoque de Toul, cl du pape Adrien III (H5i) : Henricus.... curavit et axcommunicandum ducem Lotharingiœ Matheum propter Gondulphi villœ occupât io^ nem. — Matheus dux Lotharingiœ est ab Hadriano III pontifice excommunicatvs co quod castellum Gondulphi villœ ante civitatem erexisset.
Un litre des archives de Sainl-Gengoult, cité, comme les précédents, par Viguier, porte que l'évéque Heori de Lorraine conGrme aux chanoines de cetle église la donation que le duc Mathieu el Berthc, son épouse, leur avaient faite de 20 sons sur les revenus de Gondreville, payables chaque année, le jour de la Sainl-Gengoult, par le prévôt de cet endroit.
Des lellies de Giles de Sorcy, évèque de Toul, du mois d'août 1265, portent qu'en sa présence, Nemraeris, chevalier de Toul, a reconnu que ses hoirs doivent au duc de Lorraine le quart d'une année de garde h Gondreville. (T. C. Gondreville.)
Au mois de mai 128G, Gérardin de Coudé, écuyer, déclare être homme-lige de tous hommes, après l'évéque de Mclz , de Ferry, duc de Lorraine, moyennant HO livres de toulois k lui données, h charge de faire six mois de garde chaque année au château de Gondreville. (Cart. Fiefs de Nancv et Vosges.)
, 'Lc vendredi après la Sainl-Grégoire 1369, Geoffroy de Naucy, bailli du duché de Lorraine, donne des lettres portant que le duc Jeau lui a donné l'usage en uue lour située dans les murs de Gondreville, proche de sa maison, à charge de l'entretenir, clc. (T. C. Gondreville.) >"Le 20 avril J 423, "Albert d'Ourcbcs donne son dénombrement au duc Charles II pour ce qu'il
GON
GON
lienl en fief à Gondreville et Sexey, a cause de Jeanne de Fontenoy, sa femme. (Cart. Fiefs de, Nancy et Vosges.)
Pendant la guerre du duc de Bourgogne contre la Lorraine, René II, pour se venger de la mort de son maître d'hôtel Chiffron, que Charles-lcféméraire avait fait mourir à son camp devant Nancy , ordonna qu'on pendit, le long de la roule, tous les Bourguignons détenus prisonniers à Gondreville, et qu'on attachât après chacun d'eux un écriteau portant que c'était en expiation de la mort de Chiffron.
Le duc René acquit, en 1495 et 1497, de Pierre do Magiron et de Nicolas de Ludrcs, pour la somme de 1,800 fr., u les passages a nef sur la rivière de Moselle à Gondreville cl Villcy-Ic-Scc, « dont chacun de ces seigneurs possédait la moitié. En 4495, ce prince avait acheté du procureur des Cordeliers de Toul, une maison située à Gondreville, laquelle était chargée de 12 gros de cens envers les dames Prèchcresscs de Nancy et d'une quarte d'huile envers l'église de Gondreville. (Cari. Nancy domaiues.)
Le 15 janvier 1522, Jean Wautbicr, maître maçon des ouvrages (architecte) du bailliage de Saint-Mibicl, vend au duc Antoine et à Renée de Bourbon, sa femme, un gagnage ou métairie séant à Gondreville, avec ses dépendances, lequel avait ci-devant appartenu à Georges de Souliers, en son vivant écuyer d'écurie de la duchesse de Lorraine.
L'année suivante, Renée de Bourbon permet à Jean de Libramont, archer des gardes du duc, de faire bâtir un moulin h vent « en et dedans la seigneurie de Gondreville, sur le haut chemin entre les villes de Colombier et Baigneul, tirant de la cité de Toul au Ncufchàteau, avec une maisonnette joindante pour loger le meunier, t» (T. C. Gondreville.)
En 15'5G, un nommé Nicolas Chaureti, notaire à Toul, d'une naissance illégitime, demanda que, nouobslant sa bâtardise, les enfants qu'il avait eus depuis son mariage, fussent aptes a lui succéder; ce qui lui fut accordé, à charge, par ces derniers, de payer une redevance annuelle de 12 gros eu reconnaissance de cette autorisation. En 1584, deux autres individus, issus d'un prêtre et d'une veuve, obtinrent aussi des lettres de réhabilitation qui les déclaraient capables de posséder biens meubles et immeubles cl d'en disposer en faveur
de qui bon leur semblerait, eu pav&at, par scoonaissance, une redevance de 8 frasa. ;fcn. Nancy domaine.)
Par lettres patentes du 1er mars 1560, il fui permis à Christophe Lebrun de faire ériger m colombier près de la ville de Goodrevilli (L P. 1558-61.)
Un litre daté de l'an 1563, porte <i«lantio<i des maisons et héritages du gai-nage de h X™sagerie de Gondreville, appartenant u «lut it Lorraine. (T. C. Gondreville.)
Le 14 mars 1593, le duc Charles ffl rad i Didier Philbcrt, son médecin ordinaire, b bergeries et bâtiments qui lui appartenaient, siwo hors et près des murs de GondreWUe, jtoer 1; somme de 6,000 francs. (T. C. Gondreville.)
Par lettres patentes du 15 novembre IBW, 't même prince établit une opitrise pour les bcachers de Gondreville ; ces lettres porkol :
•» A l'advenir les maislrcs cl comparai* tachiers dudit Gondreville s'assembleront à chaque jour de feslc Sai net Barthélémy pour etfre*n? maislre qui aura plaine puissance eliacAwiie de congnoistre el juger, avec les pins d saine partie desdils eompaignons, les fait» r>' abus concernans leurs mestiers et ea W« l'amande à ceulx qui les auront coamAe,^' que sera dicte cy après. Et preste» à «* k serment, entre les mains du prevostdcG^"' ville, de bien et duement s'y comporter; o«n et establira ung sergent pour faire to«s oplj* requis et nécessaires à l'administration de lice, et fuy fera, au mesme jour, de bien s'en acquicler.
» Celuy qui sera trouvé avoir tué et v«J» chair mauvaise, corrompue et nontauVi amandable pour la première fois de 30 «h, f** la deuxième do 40, pour la troisième ft la quatrième de suspension de meslier pour a? an et d'une amande arbitraire selon rerigw^1 cas, le tout applicable moinié à nous et »^if à la compaignic desdits bouchers; et sertW* chair ainsy trouvée mauvaise, ostéc prompte»*"1 de la boucherie pour en cslre faicl ce q« maistre et eouipaignous jugeront estre minable eu esgard à la qualité dïceJle; d*^ convient Iraîner aux champs, ce sera m pens de celuy qui l'aura ainsy tocc et e*F*tr vente.
» Nul n'csgorçcra uuc beslc qa"«' ue '
Ipimt