‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 190 sur 292 · GIN · texte numérisé non relu

GIN

Deux individus de Guinzeling, Zcuelle, veuve d'André, et Thomas Hardier, avaient été brûlés comme sorcier», la première en 1 894 el le second en 4601.

Ce village, qui comptait déjà 27 ménages en 1621, avaii, de même que les localités voisines, beaucoup souffert de la peste el du passage des gens de guerre. Uue noie, insérée dans les comptes du domaine de Dieuzc, pour l'année 16.13, porte : u Los amendes et pargées de Guinzeling ont été laissées à la communauté dudit lieu pour la somme de, 32 francs par an , laquelle n'a pu cire ouïe, à cause de la conlagion qui règne audit lieu, i»

En 1660, Guinzeling était désert ainsi que Zommangc, Haute-Liudrc, Loudrefiug, Gnébestroff, Bisping et Ilélimer.

Eu 1663, on ne peut faire aucune recelte du droit de sauvegarde du chapitre à prendre sur le (limage de Guinzeling, u d'autant que ledil village est ruiné, désert et abandonné depuis l'arrivée de l'armée de Galas, n

Les rôles de cotisation, pour les années suivantes, font connaître l'étal auquel étaient réduits Guinzeling et les villages environnants :

1664. Loudreling, 3 conduits (ou ménages) ; Vahl, 3 ; Ncufvillage, 3 , Nébing, 11; prévôté d'Insming, 38 ; Léniog, 2; Virming, 8; Los- IrofT, li ; Torcheville, 2.

1667. Guinzeling, désert ; Loudrefiug, ?i babilauls ; Vahl, 6 ; Neufvillage, 2 ; Nébing, 9 el une veuve ; prévôté d'Insming, 20 ; Virmiug, 6 et une veuve ; Torcheville, 1.

1660. Guinzeling, désert ; Loudrcfing, 2 habitants ; Vahl cl Neufvillage, 6 ; Nébing, 11 cl 2 veuves ; prévoté d'Insming, 34 et <4 veuves ; Lé-

uiii:

2 en la pari du duc de Lorraine ; Virming, 6 ; Torcheville, 2 ; Marimont, 8.

Il parait que, dans le siècle suivant, la population de Guinzeling se rétablit, car, en 1763, on fut obligé de reconstruire à neuf l'église qui était devenue insuffisante pour les habitants de ce village et de celui de Molring. (Chapitre de Vie.)

Guinzeling a été érigé en succursale en 1802, avec Molriug pour annexe.

Patron, sainl Eliennc.

GUNTZV1LLEU. Je dois a l'obligeance de M. l'abbé Vitmaon, curé de Gunlzvillcr, les détails suivants sur la paroisse que ce vénérable ecclésiastique admiuislrc depuis irenle années :

u Le village actuel de Guntzviller n'a aa. mencé qu'en 1701, ainsi qn'on le verra pln$ |0.k Il en avait existé un autre portant le même bob la tradition et les archives de la comnooe a fournissent des preuves irréfragables. I/maa Guntzviller existait déjà en 1381, sans que r« puisse préciser l'époque de son ctablissemenl. v Pigeon, interprète à la Cour Souveraine de Lorraine, chargé par la commune de GQnlniNerfc faire des recherches sur cel ancien vilbjfc dut les archives de celle cour, adressa au nuitt 4* Guntzviller la lettre qui suit, sous la datediH septembre 1775 : u Je vous donne avis par m préscutes qu'un vieux bail de Guntzviller et rltsicurs autres villages qui appartenaient aux sÉeiin comtes de Lulzclbourg, a été trouvé; ce Md \ de 1581, le jour après la Saiul-Valeotia. n

n La commune ayant, en 1733, un prom i soutenir contre celles de Réding, Eich et Ba* marliug, M. Brulliot, avocat à Lnnétille, dnfjj. do défendre les intérêts des habitants de Gbiik viller, présenta, à cet efTel, le 5 février 1735, r la régcnle, veuve de Léopold, une supplique im laquelle, après avoir parlé de 60 masom enV lantes qui composaient l'ancien Goottriiler, 1 ajoule : u C'est sous la bonne foi des ordonnaces du feu duc Léopold, que les soppIUta tt rétabli l'ancien village de Guntzviller, et de k permission de leur seigneur, à la vérité asp] au-dessous de ces anciennes ruines, et cela parti commodité des eaux qui leur élaicol nécessaires.^ Un peu plus loin, eu parlant du nouveau Gtaï' viller, il dit : u Ce village est même à prisais cuusidérable, que H. l'évéque de Metz, iprèi visiles faites des maisons de l'ancien et de l'ancienne église, où l'on a trouvé des baptismaux el autres marques de mère église roissiale, n'a fuit aucune difficulté d'y ériger cure, n (Uue partie des fonts baplismaax il est ici parlé, se trouve encore aujoard"hni prêïj du clocher de Guntzviller, du côté vers le

ti Le même M. Brulliot, dans une autre pliqoe du 14 mai 1734, adressée aussi i ia n> génie, dit encore : u Le duc Léopold ayant, p* dani la douceur el la tranquillité de son rtfii, ordonné le rétablissement dis villages que lat malheurs des temps cl des guerres avaient delrowJ celui de Gunlzvillcr fut de ce nombre; quelf»] verriers étrangers commencèrent à s') établir lit faveur dcsdiles ordonnances et y relevèrent tu

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*tmrie ancienne et ruinée comme l'avaient été bkubiuiions... Peu à peu ce village de Gunlz- Mliffs'esl repeuplé, el élasil parvenu ù un point <pTil n'y en a guère à présent de semblable dans ta timons, suivant qu'il est justifié par l'ordonlute «Je M. l évèque de Metz lors de l'élablisseaau qu'il y a fait d'un curé en 4721. n

i M. Beurard, dans une supplique adressée aux ttipeori de la Cour Souveraine, sous la date du 9 novembre 1739, parle aussi de l'ancien Guntz- 'ûfr: « Il exisloit anciennement, dit-il, un vilt^e appelé Guntxweillcr ; les vestiges de GO maures el d oue église matrice font voir qu'il éloit rcniidérable.

« Tout le ban ancien de ce village et de son œetiate même étoieot,vers l'année 1700 percrus ta lois.

» Cet ancien village s'étant rétably en vertu des ofauDees du duc Léopold et du consentement ■ ami justicier, il a essuyé plusieurs difficultés $ (ti étaient suscitées par les habitants voisins «Wnkils de se resserrer daus les anciennes limi*

» Les suppliants sont les habitants de ce vilkft, rétabli, non pas sur les ruines de l'ancien, «ais dau on continent plus commode h cause des *u nécessaires, n

•Par l'article 5 du bail du 9 octobre 1700, le «■te de Lalzelbourg permet au fermier de prenne et d'employer à ses constructions toutes les ifan* des anciennes maisons de Guntzviller.

" Des particuliers de Guntzviller, propriétaires •itaotoD appelé le Vieux Guntzviller, en fonil- J:l «l cultivant les terres dudil canton, y ont kNvé, il n'y a pas 60 ans, des outils de labour, fa toobereaux, un puits, etc.

'l'ancien Guntzviller, dont l'existence est bien fol détruit par les Suédois, de 1634 à W6» Voici maintenant ce qui concerne le village hbrl de Gnntzviller. On lit dans un bail coo- **è Jui archives de ia commune :

■ A toas ceux qui les présentes verront, savoir ■*»» qu'en vertu du présent acte, en date du 9 "rtûarede l'an 1700 de Jésus-Christ, notre Sau- W «t Seigneur, pardevant nous, notaire de la *fl»wiede Sarraltroff, demeurant a Sarrebourg, *tta présence des témoins soussignés, a comparu * Walter de Lu tzel bourg (M. le baron de Klin- Jtfopriélaire de la verrerie de Valerysibal, paria mère, des comtes de Lulzclbourg),

chevalier, haut justicier de Sarraltroff, de Hommarlin, Héming, Bébing, Guntzweillcr et d'une partie de Brouderdorff, capitaine d'une compagnie de cavalerie du régiment de Furlemberg au service du roi de France ; lequel, de son plein gré, a déclaré authenliquement et publiquement qu'il a donné el qu'il donne à ferme, par le présent bail el contrat d'admodiation, à Jacqb Krummenacker (Jacob Krommenackcr, originaire de la Suisse, du canton d'Argovie, ainsi que sa femme, est décédé le 1er août 1721, à l'âge de 67 ans j une très-grande parlie des habitants de Guntzviller descendent de lui el portent son nom), citoyen demeurant au village d'Arscheviller, el à sa femme Agalhe Fougfolk (Agathe Fougfolk, morte le 15 octobre 174-4-, âgée de 93 ans), et à tous ses héritiers el descendants, une place dans la forêt dudit M. de Lu tzel bourg, dite forêt de Guntzweillcr, pour y établir une verrerie, conformément aux dispositions suivantes. (Suivent les articles, dont le 15e porte que le présent bail doit commencer au jour de la Saint-Georges ou le 23 avril 1701.) Celte verrerie, à laquelle le nouveau Guntzviller doit son existence, a été établie, mais on ne dit pas combien de temps elle a subsisté ; la place où elle était située porte encore le nom de fourneau à verres.

n L'église de Guntzviller a été construite, en 1726, par dix habitants, ou dix chefs de famille, qui formaient alors loule la communauté. La tour a été bâtie en 1785. La verrerie ou le village de Guntzviller fut annexée à la paroisse de Hommartin depuis 1701 jusqu'en 1721, et de 1721 à 1727 à celle de Heuridorff. En 1 727, il y fut nommé un administrateur. En 1753, M&r l'évéque de Metz y a nommé un curé. Eu 1829, l'église a élé entièrement réparée el agrandie par les dons volontaires des habitants.

n II existe, dans la paroisse, une chapelle dédiée â saint Vincenl-dc-Paul : elle a élé construite par M. Georges Gasl et son épouse, Marie- Anne Sciler, de Savcme (Bas-Rhin), en 1833 ; elle est située à l'entrée de la foret dite Wackeoberg, qui leur appartenait. Il s'y trouve une relique authentique de saint Vincent-de-l'aul. Les pieux fondateurs de cette chapelle, la jugeant trop petite, vu le grand nombre de personnes qui la fréquentaient, surtout les pères et mères en y amenant leurs cnfanls pour les recommander au patron du lieu, la firent agrandir en 1847.

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n Depuis son érection, la paroisse de Gunlzviller a été administrée par cinq curés : MM. Pétrcmenl (1735-1 7r>8) ; Hiïttingcr (1739-1760); Matton, émigré et mort h Cologne (17G1-1792) ; Krommenacker, décédé a Guntzviller (1803-1823), enfin, M. Wiltmann, curé actuel, depuis 1823. v

Je me bornerai à ajouter aux intéressants renseignements qui précèdent, qu'à la fin du siècle dernier, la seigneurie de Guntzviller appartenait aux comtes de Custine. (Voir l'article Gucrmange.)

Guntzviller a été érigé en succursale en 1802.

Patron, l'Assomption de la sainte Vierge.

GYE. Une charte d'Eudes, évéque de Toul, de Pan 10G3, portant rétablissement du chapitre Sainl-Gengoult de cette ville, fait mention d'une vigne appartenant à ce chapitre i» Gula. Est-ce le village de Gye qui est désigné sous ce nom ? Je l'ignore, car aucun titre ancien ne parle de

Il ABLALN VILLE. Par lettres datées dn mercredi devant la Saint-Vincent 1297, Baudoin, abbé de Senones, déclare qne les curés de Moyen, d'Hablainville et de Mignéville ont donné en aumône à son église, et pour un anniversaire perpétuel a chacun d'eux, les vignes qu'ils ont actuellement à la Montagne cl h Raville.

Au mois de novembre 1329, Henri d'Herbéviller, chevalier, et Perrelte, sa femme, fondent uoe messe de requiem à dire chaque semaine dans l'église de Senones, cl nn anniversaire a perpétuité après leur mort, pour qu*i ils donnent cent sondées de terre à bons petits tournois à prendre annuellement sur les dîmes d'Hablainville et sur les rentes de. Verdenal, franc-alleu desdits fondateurs. La même année, Jean, curé d'Habîninville, donne anssi h la même abbaye ceut sondées de terre à bons petits tournois, a percevoir sur tontes les marlcries (marguillcries) du val de Senones.

Le 13 novembre 1-C8I, Dom nenri Valence de Penenvrc, abbé de Senones, el le curé d'Hablainville font un accord par lequel ils conviennent qne l'abbé cl le couvent percevront tous les ans Jes ileux tiers des grosses dîmes d'Hablainville et

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