GL'E
les droits du chapitre, Charles-Quint lui adressa, le 44 janvier 1M8, ao mandement portant injouciio« de laisser jouir paisiblement les chanoines des terres et seigneuries de Boorgaltroff, Guébling ^1 dépendances, et de leur restituer ce qu'il pouvait avoir usurpe en ladite seigneurie, dans le lerme de six jours, sous peine d'être cité devant [a Chambre impériale.
Les autres titres, en assez grand nombre, qui concernent ce village, n'ont que fort peu d'importance, et je crois pouvoir me borner a les indiquer sommairement dans leur ordre chronologique:
4567. Lettre du chapitre de la cathédrale de Mctt ao comte de Deux-Ponis, pour réponse h l'aide qu'il demandait aux habitants d'AHroff, Gwblengen, Reclingen et Bideslroff , poor le secours contre les Turcs.
29 mai 1373. Requête des habitants de ces villages contre l'âdmodiatenr du chapitre, concernant les poules qu'ils doivent, pour lesquelles il leur fait payer 3 gros.
25 février 4595. Bail de la terre de Bourgalirolf et Guébling.
4616. Déclaration des rentes et revenus des seigneurs de Bourgnllroff, Bideslroff, Guébling et Recliag, sur les héritages situés aux bans de ces villages.
12 juin 4623. Procès-verbal des bornes et limites qui ont été posées pour distinguer les territoire, ban et finage de Guébling, de celui de Dordhal.
15 juin 4688. Plainte contre l'insolence des prétendus officiers de justice du sieur de Guermange, arrivée le jour de la féle, au sujet de la première danse, qui est duc au maire du chapitre. (Déjà, en 1663, les officiers des sieurs de Gucrnwage avaient voulu faire payer certaines redonnées aux habitants de Guébling, qui s'y étaient refusés.)
On (il ce qui suit, au sujet des prétentions des seigneurs de Guerraangc au village de Guébling, dans un Facto m (imprime) pour les sieurs doyeu, chanoines et chapitre de l'église cathédrale de Heu, contre dame Gertrude de Caba, douairière de Cuermange, intimée :
* Dans le village de Guébling il y a quelques maisons dont les habitants sont distingués du reste des manans du lieu par un nom particulier : on les appelle Itcriagers ; l'intimée a sur eux droit de taille, de ceus et de corvée.
h Les appcllants (le chapitre) sont dans ce village, ban et territoire d'icelui, seigneurs hauts justiciers, moyens et bas ; ils y ont eu de tout temps un corps et des officiers de justice, qui y connaissent de toutes actions tant civiles que criminelles...
♦» Ils ont produit on ancien terrier de leur seigneurie de BourgallrofT, consistant en plusieurs villages dont Guébling est du nombre ; ce piedterrier est de 1616, et porte qu'ils sont seuls et pour le tout seigneurs hauts justiciers, moyens et bas^en droit de régale et francalcu ès villages et bans de BourgaltrofT, Guébling, etc..
n L'intimée, de son côté, produit un dénombrement que le sieur de Custine, son mari, a donné en 1682, et dans lequel il dit : h Au village de Guébling il y a 44, tant maisons que masures, appartenant audit sieur de Gucrmange, où il est seigneur sous le toit, et a droit de créer un maire pour régir et gouverner ceux qui les habileut, ils s'appellent Hcriagcrs... »>
Les autres litres qui concernent Guébling sont des pieds-terriers des biens de la cure, des procès-verbaux de visite et d'arpentage des bois du chapitre au ban de Guébling, etc., enfin, dos plans, devis, lettres et observations au sujet de la reconstruction de la nef de l'église ; ces dernières pièces portent la date de 1770 et 1711. (BourgaltrofT, Bideslroff.)
Guébling a élé érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Léger.
GUÉNESTROFF. ôn lit dans une pièce ayant pour litre : Les corvées à Vergaville el Gucnesiroff : n Sigeric, comle de Sarrebourg, ayant fondé l'abbaye de Vergaville en 966, lui céda, entFautres biens, la seigneurie de Vergaville et GuéuestrofT, se reservant, néanmoins, pour lui et ses successeurs, la rouerie desdites seigneuries.
n En 428b', Renaud de Craiuconrt el Guillaume de Centrée (probablement Ceinlrey) ayant inquiété l'abbaye au sujet de l'exercice de la justice auxdils lieux de Vergaville et de Guénestroff, on convint de prendre des arbitres cl de s'en rapporter à eux ; la sentence arbitrale donna gain de cause à l'abbaye el maintint la dame abbessc dans le droit de toute justice sur les sujets desdils lieux : .... « Disons et raporlons que li abbesse de Vargaville pnet et doit retenir gens menans à Vargaville, à Gunderstorf el à Znn— leiujr (Zilling), ne mies sus la voverie, mais M>r
GUE — 4
son franc alleu, qui ne doient uieul à seigneur Reuaul et Villaime dcsordis (dessus dils), ni h voveis ; et doieut servir à l'abbaic ; et de tous forfaits et de tous services (sévices) ils doient répondre en ia chambre l'abbesse de Vargavillc. »
ii En 1505, l'abbaye de Vergavillc achète de Itéalrix, femme du seigneur Péleriu de Dourdenier (Bourdonnay), tout l'héritage i|ue celle-ci avait au ban de Gundcrstorf (Guéueslroff) et Kirpcrch (Kcrprich) en maison, vignes, bois, moulin, etc.
»i En 1329, Louis, fils de Thirion de Condé, successeur de Renaud de Craincourt, renonça, par un acte solennel fait devaul deux notaires de la Cour de Metz, à tous les droits seigneuriaux qu'il pouvait prétendre eu la paroisse, au ban et linage es villages de Gucnestorf et de Kirprich, eu vendant h l'abbaye tout son héritage et possession, savoir, en domaine, en haute et basse justice, eu hommes, femmes, tailles, culrée cl sortie, eu corvées, etc.
n Depuis celle époque, l'abbaye a constamment joui de tous les droits de seigoeur haut, moyen cl bas justicier et foncier... Maigre toutes les révolutions que ce pay s a subies par les guerres, la peste, etc., et particulièrement depuis 1G55 jusqu'en it>50, que l'abbaye a été constamment dévastée et les dames obligées de l'abandonner pendaul plusieurs années, où elles ont perdu la plupart de leurs litres, les registres aucieus des comptes font mention du droit de corvées, ainsi rappelé : »» Les courvées de bras, dils aitrins, sont que chacune maison et mazurc de Gucucstorff doivent par chacun an par redevance quatre journées de bras qui doivent élre fournies par les locataires ou propriétaires y demeurans, lesquels sout obligés de travailler lesdites quatre journées entières lorsqu'ils seront commandés de la part de Madame, soit pour siller les graius temps de la moisson, ou tous autres ouvrages que mieux plaira à Madame pendant l'année ; à quoy ils sout obligés de satisfaire quand ils seront commandés, à peiue d'ameude de li francs pour la première fois, et pour la seconde seront privables desdites maisons a eux appartenantes, ce qui fut fait de toute ancienneté, sauf à eux, s'ils ont quelques excuses légitimes, de demander permission à Madame. •»
Les autres droits dont l'abbcsse de Vergavillc jouissait à Guéueslroff sonl cnuinérés dans le
iS -r GUE
procès-verbal suivant des plaids annaux teio dans ce village en 1705 :
« Madame la révérende abbesse de YergaviJif, ! a cause de sadite abbaye, est dame seule tua* 1 jusliciêrc, moyenne cl basse, sans part d'autre, de la terre, ban et seigneurie dudit Gnéoestrcl, à elle appartenant la nomination et création dm maire et aulres officiers de justice dudil lien, la ' pouvant créer, nommer et déposer quand bon/J \ semble, lesquels officiers sonl dépendants de!) J justice de Vcrgaville, élanl la coutume qcetufe j causes de justice de Guéocstroff sont ressoriaiks \ à la justice de Vergavillc, le maire «Uni ste*. meut nommé pour les accorÔs amiables at« u ' sergent pour faire commander tes parties, 1 maire étant obligé de se trouver aux journée** plaids et justice de Vergavillc pour y servir « troisième échevin sans autre forme, ne poDust faire aucune fonction ui autre acte de justice a&& Guéueslroff sans en donner la connaissance iu officiers de la justice de Vergavillc comme «ipricurs en icelle, aius (mais) après avoir taché f» corder les parties "a l'amiable; s'il uelepect h* ou que les sujels demandent leur renvoi, ii b doit renvoyer audit Vergavillc.
h Publication de fêles. — Les criées et pati';* lions de fêles audit Guéueslroff se font aa nom Ici Madame par son officier ou par le maire iiti lieu, lequel il lui plaît des deux, comme daiw^i pour le tout dudil Guénestroff, icelle fète»t lisant tous les ans le pénultième dimanche *k U Toussaint.
n Plaids annaux. — Tous les an» Madame ha tenir les plaids annaux et généraux audil Guéwsiroff, iceux se leuant aux lins de renouveler publier les droits et coutumes, de remédier *u. fautes passées et prévoir à l'avcuir, commua pour terminer à l'amiable, si faire se peut, t*' différends, causes cl querelles qui se présenter^ audil lieu, et le tout saus aucuns frais. T.osks sujets seront obligés de s'y trouver à peiac 6meude, si ce u'esl qu'ils aient demandé pm<s~ sion à Madame de s'eu exempter pour cause *>time; ils seront avertis trois jours auparavant Jui de ue se point éloiguer ; iceux plaids aaoaui< doivent leuir par l'officier de Madame aecoaipijà de la justice de Vcrgaville ou partie d'iceile.
»i Maison seigneuriale de Gueneslruf. — Jh&c dame a à Guénestroff uue maison seigneuriale >'r pelée vulgairement la franche moitresse, la^'-
GUE — 4
séparée des antres, située au bout du village «\ié du septentrion, le tout enfermé de murail. , et dans l'enclos d'iccllc il y a une chapelle naant la maison ; il y a aussi granges, élables bergerie, parterre, jardin d'arbres et autres nmodilés semblables ; le tout ayant été ruiné r les logements des gens de guerre qui y ont • s années de 4635, 36 et 57, faudra tâcher relever tout cela et y faire un colombier. Faut 1er que le curé de Kirprich est obligé d'aller y la messe à la susdite chapelle le jour de la p.
v Droit de troupeau h part. — Madame a droit tenir à GuéoestrofT ses troupeaux à par!, tant bd« blanches, bêles h cornes que porcs, led droit elle peut laisser à qui bon lui semble elle-même n'y en veut tenir.
» Corvées de charrues et de bois. — Les lamrcurs dudit Guéneslroff faisant charrue eu- •re doivent par chacun an, au labourage de réme, deux matinées, deux autres malinées aux mmards et deux autres à remuer les terres uni! il est temps , étant obliges de tenir rouage depuis les si:x heures du matin jusqu'aux ne heures suivant; ils doivent deux journées itères pour aider à. semer les blés. Lesdils labounr> doivent par chacun an à Pâques une charr de bois de chauffage et une autre à la Sainlîbiv, lesquelles doivent être d'une corde chacune m doivent aller prendre dans .le bois d'Angvilr(jai appartient a l'abbaye, pour le mener audit u....
« Droit de bourgeoisie. — Chacun bourgeois : Guinestrofî doit pour plein ménage deux paires
[iwjIpIs el la veuve la moitié...
» Taille appelée Schafft, due par les sujets de ntnestroff. — Madame a droit de faire lever Mains deniers sur les bonrgeois de Guéneslroff, ii M une taille appelée la Schafft, icelle levée
disant par nn jet et rolisalion qui se fait par
i'i-iice de Vcrgaville deux fois l'année, la couwdanl qu'un bonrgeois entrant en cette quart, doit pour le premier jet quatre schcliings iljûi 14 deniers.
- Entrée de ville de Guéneslroff. — Ladite smcadroil de faire payer entrée à ceux qui «lent se rendre bourgeois audit GuénestrofT, voir qu'un homme ayant femme, qui ne seraient j l'un ni l'autre dudit lieu, apporteraient bonne •l suffisante attestation du lieu de leur naissance ;
19 — GUE
que si, après l'avoir fait voir h Madame, elle les reçoit, ils paieront 56 francs comptant, desquels madile dame prend les deux tiers et In communauté l'autre tiers ; que si l'un on l'antre du mari ou de la femme sont dudit Guéneslroff, ils ne paieront que la moitié. »
Les autres articles concernent le droit de gabelle, les amendes, les dîmes, le moulin et le pressoir banal, etc.
On lit dans la Déclaration fournie, en 1738, par les habitants de Guéneslroff : u La communauté possède un bois, mis en coupe réglée pour ses affouages, contenant 4£Q arpents qui lui ont élé distribués par l'arpentage général fait en 17(U par M. Kiecler, alors commissaire des eanx et forêts ; elle a droit d'envoyer vainpàlurer ses bestiaux dans ceux qui sont deffensables et d'y mettre des porcs pour la grasse pâture ; elle n'en a point de litres, mais une possession immémoriale qui n'est contestée par personne, «
Guéneslroff est annexe de Kerprich ; il y a nne chapelle, sous l'invocation de saint Gall, érigée en chapelle de secours par ordonnance royale du 48 septembre 4838.
GUERMANGE. Ce village était nn fief relevant de l'Evèché de Metz : en 4515, Ilanneman de Morsbcrg fait ses reprises de l'évèquc Renaud de Bar pour la maison forte bâtie sur l'élang de Guermange, et déclare devoir faire, lui el ses successeurs, douze semaines de garde par année au château d'Albeslroff. On a d'autres actes de reprise de la seigneurie de Guermange, donnés du temps de l'cvêque Adémare el de Thierry Bayer de Boppart, de 1557 à 4583. (H. M.)
Le mardi après la Pentcrôte 45££, le duc Raoul et Pierre de Torcheville font l'accord suivant pour l'érection d'une saline sur le ban de Guermange : « Nos Raoulz... et je Pieres de Toryillcr, chevaliers, fasons savor el cognissanl à tous que nos, pour nos cl pour nos hors, avous fait acort et covenances emsamble durables à tos jours maix en la manière que sensuit, c'est à savor que nos Raoulz. dus dessus dis , avons nggrec et aggreons et volons que li dis messire Pieres puixet faire quérir et cerchier en une place que est nostres fies (fief), séant entre Tacampach 'Tarqnimpol) et Grrmanf/rs une fonlainne d'iawe salée qu'il y entant à trover, el la dicte fonlainne Irorée, li dis chevaliers y puixet faire faire et édifier une salline et antres édifices pour la necessitei de I*
GUE
GUE
dicte salline., et y pnixet sallinicr et faire seil par enci et en teit manière que de tos lez profis que vanroot et isscront de la dicte fontainue de la satline que faite y serait et de tos autres édifices con poorroil faire et que venir pourroieol en la place eo quelque manière que ceu fut, li moitié doit eutre à nos et à nos hors dus de Loherenne et li autre moitié au dit chevalier et a ses hors, et nos devons mettre à paier la moitié de loles lez missions qu'il y convanrait faire an quarir la dicte foutaiunc et à la dicte salline édifier, et à tôles autres missions que pour la nécessité! de la dicte salline seront à mettre en quelque manière que ceu soit. Et devons auci la dicte salline et totes les apertenances gardeir cl deffendre comme nostre propre héritage et nostre fiés, et garder et deffendre tos marcheans et ovriers et tenir en teil franchise en tôles chozes comme nos fasons en nos autres sallincs.
tj Et je Pieres.... ait recogneu et recogoois, pour mi et pour niez hors, que la dicte place où je enlens a édifier la dicte salline, je la tens et doie tenir ligement en fié et en homage de mon dit signour et de scz hors... avec lez autres fiés qne je teng ja de lui. El de tos lez profis et issues que vanront et venir pourront de la dicte footainne de la salline que nos tenons de lui et de tos édifices que en la dicte place pourront estre fais en quelque manière que ceu soit, je y ai acompaignié mon dit signour cl sez hors après li.... de la moitié, cl li autre moitié doit demorer à mi cl à mez hors, et de totes missions qu'il y conyanroit mettre à la dicle fontaionc quérir et la dicte salline édifier el autres necessiteis aperlenans à la dicle salline, je doie mettre la moitié encontre mou dit signour.... » (T. C. Dieuzc.)
J'ai cru devoir reproduire textuellement ce document, curieux pour l'histoire de l'industrie dans nos contrées ; il est seulement à regretter qu'aucun titre postérieur ne nous fasse connaître si la saline que projetait d'ériger Pierre de Torcheville fut réellement élevée, et quelle importance elle eut dans la suite.
Le 22 mars 1542, la seignearie de Gucrmange fut vendue par le duc Antoine a Ha nous de Guermange, capitaine de Preny au Duc, pour la tomme de 3,000 francs monnaie de Lorraine (12 gros par franc), comme celle seigneurie se comporte et contient, u c'est à savoir en toutes hautes justices, moyennes et basses, en hommages
d'hommes et de femmes, fours, moulins..., % servé la souveraineté, le ressort, le fief et if ^ des élals, dit les aides générales, les ha; 4 étangs, les droits, rentes, revenus el autre et ses à nous échus par défaut de la ligne Je de Doppcslain ou Falkenslcin, à présent dite Munlzcnheymer... m (L. P. 1 54-1-45.)
Cette terre devint, j'ignore à quelle ép^ la propriété de la famille de Cuslioe, qoibjo. sédait encore à la fin du siècle dernier : k avril *1720, Jean-François comte de grand bailli de l'Evèché de Metz, ea reprises. Ses fils, Adam-Philippe comte i line, mestre de camp du régiment de dragi* son nom, cl Philippe Bleickart, vicomte de line, colonel du régiment de Rouergue firent les leurs le 27 janvier 1772. Le 12 1780, Adam-Philippe fit de nouveau sa hommages pour les terres et seigneuries defo mange, Sarreck, Gosselming, Dolving, Otafr zel, Alzirig, Sarrallrofl, Gunlzviller, Bieber&a, Schnckenbùsch elNiderviller. (Fois cl homœapi
Les seigneurs de Gucrmange avaieot, lieu, une maison forte, dont il est fait a* comme 00 a vu, dans un titre de 1515. Ce leau esl représenté sur une u Carte figurée bois de S. A. R. a l'usage des salines de Dienjj dressée en 1712 ; il était situé hors da viàp auquel il communiquait par nn pool qui ««■ nait par un ponl-lcvis. Il était entouré de lartsli sésel défendu par une muraille crénelée (tafd de nombreuses tours. Les bâtiments étaient s considérables et offraient un aspect imposas!, la carte où il est figuré est exacte, ce chàtaio encore intact au commencement du siècle déni
Deux individus de Guermangc, Antoine et la femme d'Alexis Bernhard, furett comme sorciers en 1589 cl 1590.
On lit dans la Déclaration fournie, en 1* par la communauté do Guermaoge : ■ L communauté doit annuellement au domaiae Roi, k Dieuze, cinq paires de quartes, moitié moitié avoine...
n Les laboureurs et voituriers sont altews payer enlr'eox a leur seigneur anoueUenei paires et demie de quartes, aussi moitié M i avoine, el à proportion de leurs tètes tintfe celle renie est appelée la rente de la bakatr.
« Ils ont droit de percevoir la moitié de U*
GUG
Gl'G
fcilitpii leur a «lé cédée par leurdil seigneur, cl I p est do rapport d'eoviron 36 livres.
» lb oot pareillement droil, savoir : les habite* de mettre chacun trois porcs daos les forêts liai stigneur lorsqu'il y a de la glandée, les nmrriers deux et les veuves un ; et ce en con- «f*oce d'un arrêt rendu à la Chambre des Cufyta il y a environ 30 ans. n
Quoique ce village dépendît, au spirituel, de ftwbédeMelz, le patronage de sa cure appariait aux ducs de Lorraine, ainsi que celui de tare de Blulcey : au mois de juin 1339, le duc tint abandonna ce droit au chapitre de la col- %tie Saint-Georges de Nancy. Cette donation faniifi* par Adémarc, évèque de Mclz, au mois I»ferieri3i0.
Cttfrmaoge a été érigé en succursale en 1802; httuoge lui a été annexé en 4807.
Pitroo, saint Pierre.
GFGJIEY. En 1456, Pierre Faulquct de Vie, tatr, donne son dénombrement au comle de fcdtaompoor un quart ès maison, forteresse, %eelb«B de Tboy, et pour ce qu'il possède à hpty, Fécocourl, Ognévillc et Honwéville. I. C Viudcmonl )
Oi lit dans les comptes du domaine de Vauta»at (1583) ; « Gugney est sujet en toule ■fett et souveraineté à notre seigneur (le duc), •jwtioo d'autre.
•lomanans et habitants dudil lieu sont lailfadeuxfois Tan à volonté, comme aussi sont *t <(>i tiennent héritages au ban dudil lieu, H Mat deffurains et ne sont du domaine du M* de Vdiidcmoitt. Les habilauls sout sujets à * inpôis cl corvées ordinaires cj cxlraordinre».
* Chacun conduit avant char cl chuvaux doit Kjuurnéeà charrover le foin du brcuil d'Atli- ► i Ye2c)i«e oa autrement à la volonté de notre Wwjin seigneur, el chacun char doit avoir PKmidioites.
* Oucun conduit dudil lieu, le chef d'hôtel « ausii bon) doit aller servir un jour au ga-
de Viller pour seiller les blés, un autre S Moines, étant conduits par le mayeur, qui, «a droit, doit avoir un couduit, el on leur <ia titre.
* In tojeUi de Gugney et Forcclles paient cha- ■>■'», pour deux guets qu'ils doiveul à Vaudé-
ï'J capitaine dudit lieu, 16 francs.
♦» Lesdits habitants sont sujets de rendre ù Véxelise les renies d'avoine que noire souverain seigneur a aux lieux de Bouzauvillc el Housseville, par chacun an, avec ceux dudit Forcclles.
«i Les mayeurs de noire souverain seigneur au Val de Gugney usent de telle puissance comme du passé, qu'au temps dit des Banvey, qui est de la fclc Nativité Noire-Dame jusques à la Sainl-llartin d hiver, s'il se trouvait marchandise auxdils lieux, el il y eût requise, elle serait arrêtée de par notre souveraio seigueur, et pardevaul la justice dudil Val de Gugney y serait procédé par exécution sans aller plus outre.
n Audit Val de Gugney , ils ont accoutumé d'avoir des banveys des le jour de la Nativité Notre-Dame jusques a la Saint-Martin, durant lequel temps, et ainsi qu'il s'est accoutumé, lesdils banveys ont la garde des vignes des bans desdits villages, ensemble du village de They.
*t Duraut le temps des banveys, les susdits des Val de Gugney el Forcclles, comme ceux d'au- Ires seigneuries audit Forcelles, sont sujets pour loules actions devant et sous le mayeur de noire souverain seigneur auxdils lieux el tenus d'y obéir en touU's actions.
n Les sujets Saint-Jean de Rhodes, en la seigneurie de Xugney, qui sont cinq personnes audit Forcclles, doivent chacun an un resal d'avoine el un gros, que le prévôt dudil comlé lève el reçoil.
n Les maisons dilcs de bewron, qui sont situées audit Forcelles, doivent chacune par chacun an, un resal d'avoine el un gros au prévôt dudil comlé. Chacune maison dndit lieu sujette aux seigneurs de They paie audit prévôt, chacun au, au terme Saint-Martin d'hiver, douze deniers.
» Les seigneurs de They ont quelques retenues de maisons laut audit Gugney qu'audil Forcclles, desquelles annuellement tirenl el perçoivent rentes et cens. Esl néanmoins noire souverain seigneur partout haut justicier, moyen cl bas. El pour confirmation de ce, encore qu'èsdils lieux notre souverain seigneur ait son office particulièrement el mayeur, et les seigneurs audit They et autres leurs mayeurs, si est ce que par chacun an pour lesdils trois villages, Gugney, They-sons- Vaudémont el Forcelles-sous-Gugney, se crée un mayeur à l'endroit et sur chacun les habitants desdits villages, depuis la Nativité Notre-Dame jusques à la Suint-Martin d'hiver, et lequel mayeur
GUG
GU
et que par iccux est dénommé banvcys, a connaissance des causes el juridictions sur tous les habitants desdits villages, el pardevaul lequel ils sont responsables, ledit temps duraul, en toutes actions el matières quelles qu'elles soient, sans en réserver aucune : le semblable est pour les habitants desdils lieux demeuraut ès maisons des seigneurs Saint-Jean de Rhodes et autres, n
Le 22 décembre 4781), Didier, comte dOurches, marquis de Tanlonville, premier chumbeilan de Monsieur, déclare tenir du Roi les terres et seigneuries de Gugney, Forcelles-sous-Gugucy, Vaudémont, Thorcy, Eulmonl, Dommarie cl Chaouillcy, faisant partie de réchange que son frère et lui avaieul fait avec Sa Majesté. (Fois cl hommages.)
Il parail que le village de Gugney avait eu beaucoup à souffrir pendant les guerres du XVIIe siècle: une note consignée dans les registres du receveur de Vaudémont, pour l'année 1030, porte : a Le comptable ue fail recette de plusieurs cens dus audit lieu pour n'eu avoir touché aucune chose Tan de ce compte à cause que les bérilages sur lesquels iesdils cens sont assignés sont demeurés en friebe, el les propriétaires uiorls pour la plus grande partie. »
Une autre note du même receveur, pour les années 1057 à 1640, est à peu près conçue dans les mêmes termes : u Le comptable ne fait recette de plusieurs ceus dus audit lieu pour n'en avoir louche aucune chose pendant les aunées de ce compte, tant à cause des empêchements donnés par le sieur de Iierraonl à la levée des deniers du domaine, que de la pauvreté des habitants dudit lieu. «
Eu 1709, la communauté de Gugney, qui possédait 210 jours de paqui» en plusieurs caulons, ne se composait que de 22 habitants.
On lit dans l'Etal du temporel des paroisses (1709j : u Gugncy-sous-Vaudémont est annexe de Diarville et n été éri^e eu vicariat il y a environ âli ou i>0 ans : depuis ce temps, il a toujours eu des vicaires eu lilie, qui y sont uéaumoins par commission de M. I evcqae ; de manière que Gugney est considère comme une paroisse de laquelle dépendent les villages de Forcellcs et de ïhey... Ou a déclaré qu'il y a eu inleuliou d'ériger Gugney eu cure, et qu'après les formalité» requise», I érection a élé effectivement faite par l'Ordinaire... Elle fut infirmée par le métropoli-
tain, par seuleucc de mois de juin 1701... ^ érection eut lieu seulement en 1788, et fui ^ (innée par un arrêt du Parlement de Xatia.
tt La confrérie du Saint-Sacrement a éle!,^ par Laurent Bernard, le 19 mai 1069, p^-y, messe tous les premiers jeudis du ma:*,:; autre messe pour les trépassés... La coufe, Refaire u élé foudée par Claude Vileocr, dix-neuf messes par année... Jeuo Ilud u 4 dix messes hautes... n
Guguey a élé érigé eu succursale tu 'Xj avec Forcelles pour annexe ; They lui a d< jj. uexé eu 1S07.
Palron, saint Martin.
GUIDEVILLER. Le moulin de Gniden*, situé sur le territoire d'Albeslroff, exbUiiiy au commencement du XVIIe siècle, ai&M^j peut le voir par le titre suivant : u Notule* a» micier, doyen, chanoines, adminUmtr^ t l'évesché de Metz peudanl la minorité fc U seigneur Henri de Bourbou, évesque Je Mru.,, François Drouyn, demeuraul a Albe*trof>kn a fail entendre par sa requcsle qu'ai oilma I de l'eslang de Guidwiller, il y avoit doc de lerre ou raotelelte couverte de rmn i broussailles, laquelle quelque hautes qae U les eaux dudit cslang, paraissoil ao-desMwa cslre jamais inondée el laquelle ne portait »a profiicl. Nous suppliant luy voulloir perœf£Wi la deiïrichcr et mectre en nature de terres \to rables et y bastir inaisou propre poor y aùk bourage eu rendunt quelque recungno^x la recelte dudil Albcstroiï. Sçavoir faisooxp. nous avons audit Fruneoys et à ses hoirs U-i perpétuité et h litre d'asscncemeal ladite c:u selon l'étendue et pourpris qu'elle se tr&w ovpir hors élan pardessus de la baullear àr) quelle seront tenue* les eaux dudil estait charge de la réduire el maintenir eu iaîw lerres labourables et de prairies, cl de pajtrM chacun an à la recepte dudit Albestroff, au toi Saincl Martin d'hiver, une poulie elifona d'argent, et pour lerrage el dismage de <* w' lèvera eu ladite pièce quatre quartes de tu quatre quartes d'avoine, de subir à toute . jurws lion, fournir, satisfaire el contribuer a uJ charges, corvées, servitudes cl presUtiùJi ^ naires cl extraordinaires auxquelles le ta^et bourgeoys d*hl Albcstroff soul et Kiwi il) nuz, horsmis qu'il demeurera franc cl exrapi
GUI
la garJc des portes cl murailles comme aussy de cuvre au four bannal el de chasser sua bestial au irouppeau communal de ladite ville, aius (mais) Mira tenu le joindre avec celui du musoier dudil esiaog, luy permcctaol à ce moyeu d'ériger et construire daus ladite prise telle sorte d'habilaliou et Intiment qu'il pourra pour sa plus grande commodité.... Expédié à Metz l'unziesnie jour liguai loi1.', n
François Drouin lit construire, sur une partie Je l'étang, un pout de bois, el ses héritiers jouirent de sa propriété jusqu'en 1710, époque où elle leur fut coulestée comme portant un préjudice uatable au domaine de l'évèché, le privant d'un fonds qui produirait uu revenu bien plus considérable, et comme: étant une occasion pour le censitaire de faire des dégâts considérables dans l'é- (jog el d'en dérober le poisson. Un mémoire, ilius lequel ces motifs sont exposés, fol rédigé en M*:), mais on ne dil pas comment celte affaire fut terminée.
Ver» 1729, la sieur Nicolas Saint-Eve, fermier du moulin de (ruîdville, adressa ù M. du Cambout de Coislin^ évéque de Metz, une requête iIjqs laquelle il demande qu'en raison de la disiiuce qui le sépare d'Albestroff et de Fiucommodité do chemins, y avaul des bois ù traverser, il ml détaché de celle paroisse cl réuni à celle de XoD»lcr. A la suite d'une enquête faite par l'arcaiprelre de Morhange , uno ordonnance épisode, du 22 mars 1720, prononça l'union du [uotiliu de Guidviller à la cure de Muuster. (ChàttlJeoie d'Albestroff el de Videlauge.)
GUINGUETTE (la), censé sur le territoire de Rebainviller; elle est composée d'une seule maison.
GUINZELING. Eu 1202, Henri, archevêque lie Trêves, donne à l'église de Munster ses vignes cl >on moulin de Guinzeling (apud Gunsctingen), qu'il avait fait construire. Les biens que la collégiale de Munster possédaient à Guinzeling devinrent la propriété du chapitre de Vie, lorsque, au XVIe siècle, le cardinal Charles de Lorraiue, iucjrjuira cette collégiale au chapitre, avec lous ses bieas meubles el immeubles.
Le la jura lo4»'J, l'étang situé proche Guiuzeliug est laissé, à litre d'usccnsemeul perpétuel, a François de Theully, écoyer, seigneur de Bidcsi^iff, gouverneur des salines do Dieuze, el à Barbe Bertrand, sa femme. (Chapitre de Mursal cl de Vie.)
GUI
Eu io7d, la eommuuaulé de Guintlingen et de Lhor foui, par l'entremise des commissaires du duc Charles 111 el des officiers des seigueurs de Fénélrange, un appointeraient pour leurs confins. (T. C. Fénélrange.)
On lit dans les comptes du domaine de Dieuze, à la date de 1610 : u Le passage de Guiwelingen dit Lostroff. — Ledit passage se lève à Ruttingcn (Rinting) et Gueinselingen, mairie dudil Hutlingen. Le passager lève de chacun char chargé de marchandises 5 blancs el de la charrette 6 deniers, du cheval chargé de marchandises et autres menant vendre à quelque foire, 4 deniers, du troupeau de moutous G gros, el de chacune bêle rouge el porcs i deniers, n Ce passage, comme celui des autres lieux, s'admodiait pour une ou plusieurs anuées, à charge d'une certaine redevance.
A la suite de différentes contestations qui avaient eu lieu, de 1727 à 1720, entre les habitants de Guinzeling et Anne Henri, veuve do Georges Picrron, huissier en la prévôté de Dieuze, il y eut, le 7 janvier 1730, un échange par lequel les habitants cédèrent à Jean-Jacques Pierrou, regcul d'école de Dieuze, et à ses frères el sœurs environ ÔQ arpents el demi du bois dil le Birquel, en échange de pareille quantité à prendre dans les bois de Btomstoude et de Pcphcmbrique. Le bois le Birquel fut ensuite vendu au duc de Lorraine pour la somme de 7,500 livres* (On voit, par la Déclaration fournie, eu 1738, par la communauté de Guinzeling , qu'elle possédait plusieurs caulous de bois daus lesquels, en vertu d'une possession immémoriale, elle avait droit de grasse el vaine pâture, d'affouage et de maronage.)
Le 5 juillet 1730, François-Paul de Thcillières, officier en la saline de Dieuze, obliul l'ascensement des hautes, moycunes et basses justices de Molriog et Guiuzeling cl domaines en dépendant, moyennant un cens annuel de 70 livres pour Molring et de 120 pour Guinzeling. (T. C. Dieuze 2.)
En 1711, Paul-Martin de Thcillières, baron du saint Empire cl conseiller de l'Empereur en sa Chambre dt»s finances, avait fait ses foi el hommages pour les hautes, moyenues et basses justices de ces deux villages. Ou a encore de semblables actes (8 février 1772 cl 10 décembre 1776) émanés de François-Paul-Marlin de Thcillières, colonel d'infanterie au service du grand-duc de Toscane. (Fois cl hommages.)
GUN