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prés cl terres labourables, à charge d'rn »«t^ gerbage et autres revenus selon la qoatitc du i±r rain, de payer par conduit l aide ordinaire Ki* qu'il sera jeté annuellement sur les autres ^ de Lorraine, comme aussi d'aller moudre i«tn grains au moulin de Lutielbourg, et de suppôt* les mêmes charges ordinaires ei eilraordiura que les sujets et bourgeois de Pbalsboorç, Ir» accordant les mêmes droits, privilèges et fra&d> ses, un maire cl justice a part, laquelle nàutnu« subira cl devra subir telle et pareille jun«k;, : et ressort que celle dudil Phalsbourg ; ladite cession faite moyennant 1,S71 franc» de fai* d'entrée, leur faisant grâce des X00 francs tant, le tout suivant le trailé passé par Fnuiu René du Bois, commissaire de la. Chambre « Comptes de Lorraine, avec les eessionoaire. h. même litre accorde à ces derniers la glanda ta : le bois de Schwaux, moyennant la redevafé t: 3 gros par tète de porc, règle la redeviooeJa terres à la 8° gerbe pour dimage et lerrigf,^ des prés à 5 gros la fauchée, celle des vm^ jardins et usuaircs en dépendant à 6 gros i fc. chets d'avoiuc, mesure de Nancy, uadapit une poule ; permet enfin aux cooceàsiooaairbè prendre dans le surplus dudil buis les kiÏ el mon bois pour leur chauffage, et leur;* corde l'usage de la vaine pâture.
Les conditions de celte concession éprwnid uu premier changement par grâce jpetiiltà) Louis de Lorraine-Guise, à qni le doc il* donna, en 1621, la terre de Plialsbonr», kuï réserve de la haute souveraineté. Ce princr, d ses lettres du 2G oovembre 1622, conscnliunj duirc la redevance des terres labourable? ità huitième gerbe h la dixième, cl accorda km aux habitants d'Henridorff la menue diat.| charge d'entretenir l'église cl de salarier k «h guillier cl le maîlre d'école.
Henridorff a clé érigé en succursale ea m avec Dauuelbourg pour annexe ; Vallesit** lui a été annexé eu 1807.
Patron, l'Exaltation de la sainte Croix. j
IIÉRANGE. Par lettres datées du jour Ssxj Gail UI7, Jean de Fénétrange déclare <M Jean d Hcrange 705 florins el autant à *6 4 (T. C. Fénétrange 2.)
Le 13 février 1002, Jacques de Lan(b;vr;i Guillaume Marckolff de Braubach fontonttiaj par lequel Jacques fait l'abandon d'on^rtl
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«^neerié iTIIératige et villages en dépendant, (mire la part de Guillaume en la grosse et mcim ditnc de SUtcrsdorff (llaut-Clocher), avec le M de patronage, et différents héritages situés aM,$arrebourg, etc.
Ensuite d'une transaction passée, le 24 juillet (£3. Jean-Christophe de Landsperg cède à Wi- :md de Lutzelbourg tous ses droits et revenus •b» U seigneurie dHérange , jusqu'à l'entier sinneai d'un eapilat de 800 florins.
Le 15 janvier 4683, Jean-Jacques et Gcorgcsloaij de Landsperg vendent à Antoine de Lutzclk-wg le quart dans celle seigneurie et portions irs villages en dépendant, savoir, Dannelbourg, fcoBviller et Weckemiller , moyennant mille fonas d'Allemagne.
U 8 juillet 1692, le sieur Atibry, receveur de h snocipautc de Lixheim, adjuge à un nommé Bus Meuoier, pour dix reisdollcrs de rente, ta pLcedela maison seigneuriale d'Hérange;
Le 30 septembre 1707, Antoine de Lutzelbourg »«d ao duc de Lorraine le quart en la terre et •eijoenrie dllérange et villages en dépendant : *'*Aersviller, Brouvillcr, Arscheviller ctDanidtourç, moyennant 8,500 livres.
ttliu, le 22 janvier 1752, Pierre Germain, <nDier du domaine de la principauté de Lixheim, tàttl l'asccnscmeot de 24 arpents et demi de situés au ban d'IIérangc, à charge de les Wrirber et de payer un cens annuel de 2 francs w irpeui. (T. C. Lixheim 2.)
I* titre de 1692, rappelé plus haut, semble wlrçner que la maison seigneuriale d'Hérangc été ruinée, probablement pendant les guer- » do XVTP siècle ; plusieurs mentions des Miiptes du 'domaine de Lixheim, en 1652, relaie aai réparations h exécuter dans ce village,
|w suite des démolitions faites par les soldats, » •ttiDcotà l'appui de cette supposition. Les mê— «s comptes portent : u Dans les trois villages Ifcrange, Brouviller et Weckcrsvillcr, il se une laille sur les sujets et selon qu'un chau a de bien, le plus fort plus que le faible, et qui sortent sont aussi cotlisables dans leurs el quand ils n'en ont aucun, ils ne laisscul • ttiyer à Son Altesse 6 gros pour la reconnais- •o« de serves conditions. »i ^ lit dans l'Etal du temporel des paroisses : i* Hcrange, en allemand Iferingcn, était
'M-lieu d'une baronnic de laquelle dépen-
daient Wcekcrsvillcr, Brouvillcr, Arscheviller cl Dannelbourg, pour raison de quoi les deux premiers villages élaienl annexes d'Hérange. Biais depuis que celle baronnic a été jointe a la prinpauté de Lixheim, il y a eu du changement dans ces paroisses quant au spirituel.
» La seigneurie d'IIéraoge, en toute haute, moyenne et basse justice, appartient pour les irois quarts au prince de Lixheim et pour l'autre quart à M. de Lutzelbourg. Il y a un maire exerçant les mêmes fondions qu'à Arscbeviller cl dans les autres villages de la principauté. Les actions civiles et criminelles vont en première instance pardevant le bailli de Lixheim cl rcssorlissenl par appel à la Cour Souveraine.
n II y avait autrefois un curé à Hérangc ainsi qu'il parait par quelqàcs lombes de l'église, dont l'année est de 1556, el par la maisou curialc qui y était et qui est entièrement en ruines. Les habitants u'ont jamais ouï dire s'ils étaient dépendants de quelque diocèse ; ils se souviennent que les hérétiques ont occupé le pays... n
Hérange a été érigé en succursale en 1802, avec Bourschcid pour annexe ; celte commune eu a été détachée en 1827.
Patron, saint Denis.
HERBÉMONT. Le hameau d'Herbémont. dépendant de la commune de Sainl-Rcmimonl , parait avoir été anciennement un village, qui fut ruiné el dépeuplé pendant les guerres du XVII*5 siècle ; on lit, à ce sujet, dans les coinpt domaine de Nancy, pour Tannée 1648 : o II u él ordouné au comptable de s'informer s'il y avait quelqu'un qui réside a Herbémonl ; il y a envoyé un sergent, lequel n'y en a trouvé aucun, et le village loul ruiné. »» En 1706, Ilerbémonl el Saiut- Remimont comptaient ensemble environ 30 habitants.
Voir l'article Ifaroué, où il est fait mention de cette localité sous les noms d'Iferpelmont et Herbdmont.
„ HERBjVILLER. Lors du partage qu'en 1315, Henri de Blùmout fit de ses biens entre ses Cls, Henri el Erockin, ce dernier eut dans son loi la seigneurie d'IIerbéviller. (T. C. Blàmont.)
Celle lerre était un fief relevant de l'Evécbé de Metz ; on Irouvc, dit l'Histoire de cette ville, dans la Chancellerie de Vie, un grand nombre de reprises faites sous l'épiscopal d'Adémare (vers 1357), par divers seigneurs, pour des fief? qu'ils
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tenaient de l'Evêché, cl entr'autres pour la maison forle d'Hcrbéviller.
Par lettres datées du dimanche devant la Saiul- Georges 1301, François d'Hcrbéviller déclare qu'il a repris de Thibaut, sire de Blùmont, tout ce qu'il possédait à Herbéviller et Saint-Germain. (T. C. Blàmonl.)
Le 26 jauvier 1589, Rcuaut d'Hcrbéviller, chevalier, fait paix et accord avec Jeanne, dame de Launoy, à l'occasion de leurs diflëreuds, et donne à Jean de Lannoy 50 florins de terre par an pour le rachat du moulin d'Herbévillcr. (T. C. Hattonchùlel.) ^ • ^
Le 6 avril 1401, Henri de Barbas, écuyer, se reconnaît homme-lige du duc de Lorraine et reconnaît tenir on fief la moitié du moulin de Lannoy, indivis entre lui cl Jean, sire de Lannoy.
Le 2 septembre de la même année, Henri de ''Barbas donne à Olry de Blnmout 3,00'J ecus à prendre sur Herbéviller, Nouhigny cl Moutrcux. (T. C. Blùmont fiefs.)
En 1403, Henri, sire de Blamont, engage à Ferry de Lannoy, pour 20 francs, la moitié du bois de Rouvrat, sis entre Herbéviller et Mignéville. (T. C. Blamont.^. ,
Le 27 juin 1452, AnHrouin de Barbas donne son dénombrement à Ferry de Blàmonl pour la forte maison d'Herbévillcr, dite la Tour. (T. C. Blàmonl 2.)
En 1478 et 1479, Marguerite de Chamblev donne son dénonibremeut au même Ferry pour la forle maison de Lannoy et d'Hcrbéviller, cl pour ce qu'elle tient en fief à Herbéviller de delà l'Eau, à la Grande Herbéviller^ etc, ^
En tin, le 15 novembre 1570, Jacques et Jeau de Barbas, seigneurs d'Hcrbéviller, donnent encore leur dénombrement pour la forte maison de ce lieu. (T. C. Blùmont fiefs.)
Depuis celte époque, aucun lilrc ne fait plus mention dllerbévillcr, ce qui donne à penser que cette terre était rentrée en la possession immédiate des évéques de Metz, qui l'avaient précédemment engugéo aux comtes de Blùmont. En 1768, M. le comlc de Lignivillc en était seigneur. On y comptait alors 112 feux et 400 communiants. Il v avait, dans le château, une chapelle dont M. de Lignivillc, chanoine de la Primatiale, était titulaire.
Une nommée Barbeline Charpentier, d'Hcrbéviller, fut brûlée comme sorcière eu 1002.
Herbéviller a élé érigé en snccarsrtç «a lgfc.
Patron, saint Germain.
HÈRIMÉNIL. Une charte d'Henri de Lerrai^ évêque de Toul (1133), conlirmativc lions faites à l'abbaye de Beaupré, porte p Fol ma r, comte de Metz, conjointement net * femme et ses enfants, fit don à celle abiuttft. lieu où elle fut construite, de u la terre dé fc. mermasnil (terram de f/amcrmasnil), etc.
traduction française ajoute, a la suite de et sau qu'on dit maintenant ffarimetnil. n Cetip?* être la même localité qui est désignée «ait nom de Hameharmasnil dans une charte (11^ de Pierre de Brixey, évêque de Toul. pourîjj.' baye de Beaupré.
Eu 1223, les fils d'Arnnu de Luuêville inm à la même abbave les droits de uàlarejwJa bans d'Hériménii cl d'IIaudonviller (ia de Harimasnil et per bannumde //adoi
Le 25 octobre 1G22, Jean de conseiller d'Etat, écuyer d'écurie de lj de Lorraine, donne ses reversai es à camk doualicn qui lui avait élé faite, en 1608, s durant, des renies cl revenus A" Ilarinutnû. C. Lunéville.)
Des membres de celle familie possêMeat, la fin du XVIe siècle, une partie de la d'Hériménii; ou lit, en effet, dans Us o du domaine de Lunéville, à la date 4e! ti Monseigneur (le duc) est pour un 4cbmb seigneur audit liarimesnil, auquel lien il maire et justice avec ses sujets séparéaeîl, quels lui paieut par chacun an, le coadii trois poules, ensemble l'aide ordinaire et quand il se présente ; ayant audit lien les de Savigny cl Buffcguicourt leur maire te tv± et sujets distiucts et séparés, sans que &■ gueur ait aucune renie ou redevance taries! sinon des droits de haute justice. El priais dit seigneur un demi-quart ez grosses «e J dîmes... n
Le 10 octobre 1612, Nicolas Magoin, $ d'Hériménii, gouverneur des salines de (H Salins, avait fait ses reprises pour Manoucourl, Savigny et Hériménil.
de Lorraine 2.)
Le G mai 1700, François Hcnneqnin, bwti Saint-Empire, seigneur d'Adomenil, Bcru. 1 Gelleuoncourt, etc., lieulenunl d'une CM^P de chcvau-légers pour le service du dtcéfcl*
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une, fait ses foi et hommage pour la haute, ownoe cl basse justice d'Adoménil, moitié eu HSr (THériménil, an fief à Rehainviller, la haute, *jfime et basse justice de Gellenoncourt, etc.
le> habitants d'Hériméuil, disent, dans la Déjntion fournie par eux en 1738, qu'ils possèiolon bois, dit la Cote, d'environ 163 arpents, il- leqoel ils ont droit d'affouage, maronage, et vaine pâture, et neuf paquis contenant à ■v ^rcs 69 jours, servant de pâturage seulement.
0 village fut complètement dépeuplé pendant ? pmti du XVIIe siècle : dès l'année 16£3,
fiait inhabité. Un procès-verbal rédigé, en
\ par un commissaire chargé de dresser le id-terrier des biens de l'ordre de Malte, porte :
5uas noos sommes transportés au village de liriwsnil, où étant, nous avons trouvé ledit tout abandonné à cause des misères des «frt>, de sorte que, pour n'y avoir trouvé au- « tatame, nous en aurions pris un de Villers
* LoQÔille... » En 1712, il n'y avait encore h "j habitants, dont plusieurs à la mendicité. - T.) En 1768, on y comptait 04 feux et 210 nnnaniaots. Le Pouillé écrit à cette époque, dit (ica 1765, H. Drouas, évéque de Toul, était
ériger Hériménil en vicariat résident, mais w3 faute d une maison vicariale, celte affaire ne a pi conclue.
Drfiméail a été érigé en succursale le 5 déoutre 1848.
fcirou, saint Laurent.
I1ERMAMÉXIL. Par une charte dont l'original -a« > été conservé, Humbert, qui fut abbé de ar.tips de 1K5 U MCI), abandonne à l'abbaye ' Ibaie-Seille ce que son monastère avait sur le mioirc de fa grange d'IIcrmaméuil (gmngie
H<rmanmesnil), sous un cens de 12 deniers, » ji>ie chaque année à la Saint-Jacques, lu 1.Î27, un nommé Jean, dil le Porlois, ■'M« à la même abbaye le u champ de la Salliere l> «i en la seule de llermaviaiffny, el de tte-
^l'tirl, près de la croèe de Ilermamaigny. > M. de Haule-Seillc.)
l-i localité dont il est parlé dans ces litres, et a Wiste plus, était, comme on vient de le voir, près do villdge de Remoncourt. Rien n'indi- ^ ^afclle a pu être son importance ni à quelle
* {'ie elle a disparu.
HLRMELANGE. Deux litres, l'un de 1280, ♦,Jtre de 1281, font mention d'ascensemenU ou
de ventes d'héritages appartenant au prieuré de liesse sur le ban A'Helmeranges.
En 15*65, le prieur de cette maison ascense, au profit de la communauté de Nilting, une pièce de bois située sur le ban A'/Ielmeranges, pour la défricher et la mettre en nature de terres arables ou de prés. (Abb. de Haute-Seille.)
Le 50 décembre 1776, M. de Saintignon fait ses foi el hommage pour un 6° eu la lerre et seigneurie d'Hermelnnge.
Les habitants de ce village devaient au seigneur un cens de 8 francs pour la quantité de quatorze jours de paquis laissés à la communauté pour la pâture de ses bestiaux. (Décl. 1738.)
Hermelange n'a pas d'église : il dépend de la paroisse de Nilting.
IIEKTZING. Les Archives ne renferment aucun titre concernant celte commune ; on voit seulement, par une pièce qui porte la date de 1739, qne la collaiion de la cure appartenait à l'abbaye de Moyenmoulier.
Herlzing est annexe d'Héming. — Patron, saint Auloine de Padoue.
HERTEV1LLE, baraque sur le terriloire de Nonhigny.
HESSE. Le village de liesse n'offre, par luimême, rien de curieux, mais il possédait anciennement une abbaye sur laquelle voici quelques détails qui ne m'ont pas semblé sans intérêt.
Le plus ancien document qui concerne cette maison, est une bulle du pape Léon IX (vers 1150), imprimée dans les preuves de l'Histoire de Lorraine, el dont une copie vidiméc se trouve aux Archives. Le Souverain Pontife y énumère les biens de l'abbaye, qui étaient situés, pour la plupart, en Alsace. Ces biens s'augmentèrent, dans la suite, par des donations nombreuses : en 1252, Albéroo, ccllerier de Fribourg, et Lucrèce, son épouse, douuenl à l'église Sainl-Martio de liesse plusieurs héritages près de la rivière de Fribourg et en d'autres lieux, à condition qu'après leur mort ils seront inhumés honorablement dans celle église et que l'abbcssc leur fournira loul ce qui leur sera nécessaire pendant leur vie. En 1270, Ilurckard de Gundcswilre el Salmonc, sa femme, se doonenl à cette abbaye, eux el leurs bieus.
En 1551, Adémare, évêque de Metz, déclare qu'ayant injustement occupé quelques héritages de l'abbaye de liesse, sis aux château el ban
d'Albcslroff, il vent qu'on paye à celle dernière 40 livres de messins par an, cl lai (ail don de la maison cl chapelle de Saintr-Nicolas, construites eo la forci de Mclcrsfcrald.
Une lettre adressée a l'évèque de Metz, en U .0, par les comles de Linange, porte que leurs prédécesseurs onl fondé, dans leur comté, l'al>7 baye de Hcssc cl ('ont amplement dotée, mais que les guerres onl ruiné cl dispersé les religieuses, lesquelles supplient les fondateurs de la reprendre, de retirer les biens aliénés el de les nnir a la collégiale de Sarrebourg. Cette union, donl la date n'est pas indiquée, fut confirmée, le 5 mai 44?>2, par Jean de Forst, abbé de Saint-Maximin de Trêves, commissaire délégué à cel effet.
En 149£, le pape Alexandre IV prend le prieuré de liesse sous sa protection, déclare que les religieux jouiront de leurs privilèges, et les confirme dans leurs biens. En UUG, René II prend également ce prieuré sous sa protection.
Le 28 mai 4501, Henri le Molenr, abbé de Hautc-Scille, commissaire députe par Raymond, cardinal légat de Strasbourg, nuit la cure de liesse avec le patronage et les rentes el revenus en dépendant, au couvent des chanoines réguliers dudil lieu, a cause de leur pauvreté. (T. C. liesse, prieuré.)
En 1595, Nicolas Perrini, abbé de Haule- Seillc, oblicnl de l'évèque de Metz la permission d'ériger un signe patibulaire à Hcssc. (Abb. de Uanle-Seillc.)
Une pièce intitulée : h Advis de ceux de Hessen louchaulles servitudes, n contient ce qui suit : u Le fait est tel que la haute, moyenne cl basse justice du village de Hesse, situé sous la souveraineté de l'Evèché de Metz, appartient au seigneur prieur dudil lieu. Les sujets y résidant sont de deux sortes de conditions, les uns libres et les autres serfs ; tous sont néanmoins redevables cl obligés à toutes sortes de corvées et renies également audit seigneur prieur ; et oulrc plus, les serfs doivent au seigneur de Lulzclbourg (terre ^ composée de sept a huit villages situés proche dudil Hesse et souveraineté de Lorraine) toutes sortes de corvées lorsqu'ils sont commandés. Les sujets qui sont de condition libre font quelques corvées auxdils seigneurs sans qu'ils en aient antre droit qnc par une possession immémoriale*
a Ne peuvent se marier lés sujets de serve con-
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dilion qui résident audit Hesse, si te n'est les sujets desdils de Lulzelbourg el de leur p. mission ; lesquels, non contents «le ce, vci'ai contraindre, lorsqu'un sujet serf dtx.il Uta&j
désire prendre en mariage une Clle libre, qi^ et les enfants qui en sortent suiveot U cnjfe et servitude du père, sans vouloir coutafei l'égalité, h savoir de décharger une OU lieu el ses enfants, lorsqu'elle se amie ami ■Ils libre. «
Les comtes de Linauge el de Dabo joaiiagg aussi, au village de Hcssc, de certaios droit » gneuriaux qui sont rappelés dans au écrite en 1071, par un bailli du comté di Ces comtes, y csl-il dit, u avaient autrefois el absolu pouvoir à Hesse, en qualité de propriétaires, comme le loul est démonlré par beaucoup tTacles el écrits de rentes espèces, mais la majeure partie esltàq hors une petite partie, en vertu d'oo denier», cord qui a été dressé le 22 septembre 1M7.
n Haute justice. Messeigneurs les Linange n'onl aulrc chose à prétendre dt justice que ^uand une personne cxécnlécà mort, ils onl le tiers de la
m Capture et torture. Touchant II torture d'un criminel, comme aussi U peint il live el sentence de justice criminelle, les de Linange, baillis ou serviteurs d'ici entren l pour rien, excepté que les geni bailliage de Dabo, étant à ce requis;, doi transporter ù Hesse avec autant de sajete du comlé de Dabo qu'on jugera à propuî effet, pour se trouver au jugement do tril " Alors, l'un des officiers de justice qui, juge, se met à la lèle des ccheviw attend la sentence définitive du juge, et lecture aura clé faite du jugement, elqaeky aura été rompu par le maire, le bailli de gneuric du comte de Linangc-narlemt m-, pellera le bourreau, lui ordonnant le pauvre criminel ce qui est de droit et
n Le cercle est alors formé par lesstjel Dabo : le pauvre eriminel sera alors coudai ces derniers armés sur la haute justice, el il sera permis à aucun particulier de Hesse d'ijp cher avec des armes.
« Durant l'exécution de la haute jautej cercle sera également formé et clos par desaji du comlé de Dabo.
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n Oland uue baule justice vienl à tomber eo aine, ou qu'on est obligé d'en construire une ouvelle, les sujets de Dabo sont obligés de la (instruire.
a II en est de même de tous les genres d'exé-
alion, tels que le feu et la roue, n Cela a été ainsi observé avec te dernier qui rte exécuté par les ordres et sous le régime de
:hri<topbc Fuchs, qui était bailli des deux sei-
neurs.
m Couvent de liesse. Après la mort de l'abbé, l en Tcrlu do traité ci-dessus, les deux gracieux teneurs, conjointement et ensemble, ont à revoir cent couronnes pour reconnaissance du ouvel abbé élu, à cause du couvent de Hcsse, et fis autant de fois qu'un abbé meurt ; laquelle ïolaine de couronnes a déjà été acquittée par difrreoies fois, comme on peut le voir par les actes l comptes du bailliage, dont il revient moitié à taeun des gracieux seigneurs, faisant doue 50 xironucs pour sa part. » (Notice sur le comté e DabO.)
On trouve, eu outre, dans le» papiers de l'abï\ede Haule-Seille, les pièces suivantes, q«*i né »l pas sans intérêt pour l'histoire de la justice •imioelle dans notre pays, et dont je me bornerai «tonner l'intitulé :
1570. Sentence du bailliage de Vie au sujet du races d'âne femme accusée de sortilège, détenue nir ce dans les prisons de liesse, et que les )inies de Linaoge prétendaient devoir être instil à DacNbourg par ses officiers, par laquelle et dit que lodil procès s'instruira par la justice s liesse jusqu'à sentence inclusivement, et que , poor exécution d'icelle, ladite femme est con- «nnée a une peine corporelle, elle sera mise ilre les mains des officiers des comtes comme iguetirs voués de Hessc, pour dans quinze jours irts ladite sentence, être faite l'exécution h liesse. 16*08. Conclnsions du procureur d'office sur le ■océs exlruordinairement iustruit par les moire . gens de justice de Hesse contre Marceloff eorge y demeurant, accusé par Jean Chêne, aussi abiUnl duditlieo, de sorcellerie, qui le renvoient « faccusâtion formée contre lui, le déclarant inocenlel condamnent ledit Jean Chesne à 100 lires d'ameude envers le seigneur, à autant envers "dit Marceloff et aux dépens. — Procédure insrnilo contre Claadon Hardier, pâtre de Hesse, ccusc de sorcellerie, et sentence qui le condamne
a être éirauglé, puis sou corps brûlé et ses biens confisqués ; ce qui fut exécuté. Son plus grand crime était d'employer, pour la guérison des animaux, des prières rimées. Il avoua que l'un de ses chiens, plus ardent que les autres, était le diable déguisé ; qtte, plusieurs fois, sous la forme d'un loup, l'ancien moire de Nitling et un nommé Chausel étaient venus harceler les troupeaux, et lui avaient parlé ainsi métamorphosés. (M. Domont a donné, dans sou Histoire de la Justice criminelle, le texte complet de la procédure instruite contre Claudon liardicr.)
1616. Bannissement d'nn nommé Démange Huio, habitant de Hcsse, pour avoir accusé un habitant du même lieu de sorcellerie, à quoi il fut condamné après avoir préalablement fait réparation d'honneur à ce particulier et lui avoir demandé pardon.
1621. Procédure instruite contre Marceloff Georges, accusé de nouveau comme sorcier par Jean Jeaunc et déclaré comme tel et soutenu j usqit'au feu par Guillemelte, qui fut brûlée comme sorcière à Nilting. On ne voit pas s'il fut encore une fois déclaré innocent.
1678. Sentence des maire et gens de justice de Hcsse, qui condamne Marguerite Miraumond à être blâmée et réprimandée, à demander pardon à Dieu cl à M. l'abbé de Haule-Seille, avec défense de récidiver, à 16 livres d'amende cl aux dépens, et ce pour avoir pris un demi fourni de farine appartenant à Jean Boulanger, dans l'église.
Il y a aussi, dans les papiers de l'abbaye de llautc-Scille, un certain nombre de litres concernant le moulin de Hcsse.
J'ai donné, dans le Supplément à la Statistique, d'après une communication de M. le docteur Marchai, de Lorquin, la description d'un monument antique qu'on croyait être le tombeau de Serberge, nièce du pape Léon IX et fondatrice de l'abbaye de Hessc. Depuis celle époque, le véritable monument a été retrouvé (1844), el voici comment RI. Marchai le décrit, dans une note qu'il a bien voulu m'adresser : Deux pierres seulement restent de ce monument. On voit sur l'une d'elles, longue de 2 mètres 30 centimètres et large de 75 centimètres environ, un bas-relief représentant une statue de grandeur naturelle, couchée sur le dos el assez bien sculptée ; le visage, est dégradé, on n'en dislingue plus les traits; les cheveux tombent en tre«scs de chaque côté de
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