‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 209 sur 292 · MIS · texte numérisé non relu

MIS

In léle ; elle esl vêtue d'uu niaîit^an à longs plis, eiitr'ouvcrl mais agrafé au cou, orné de broderies, qui descend jusqu'aux pieds. Au-dessous du manteau el dans l'écarlemenl des deux pans se trouve on second vêtement, une robe à plis, de la même longueur, et retenue nu milieu du corps par une ceinture serrée a l'aide d'une agrafe ; la saillie des genoux se dessine h travers les plis de cette robe ; la main droite est relevée et appliquée sur la poitrine, le bras gauche esl en demiflexion et supporte une peiile église entourée d'un mur d'enceinte crénelé el surmonté d'une tour dont la forme anguleuse cl la toiture pyramidale représentent parfaitement l'église de liesse. Un des côtés de cette pierre esl orné de petites arcades en plein cinlrc ; dans l'ouverture de chaque cintre sonl figurés d'élégants feuillages, et, dans leurs tympans, de petites tourelles. Sur la seconde pierre, de même grandeur qne la première, on remarque un lion assez mal sculpté cl entouré d'un rinceau de feuillage difficile à décrire et terminé par quelques fleurs qui me paraissent avoir de la ressemblance avec celles du lys épanoui. Un côlé de celte seconde pierre offre également a l'oeil des arcades en plein cinlrc semblables a celles de la première ; dans le cintre de ces arcades sonl aussi taillés des feuillages et des lys pareils à ceux des écussons de France avant 1830.

Cette statue appartient évidemment au monument perdu de Serbergc ;t la petile église ressemblant à celle de Hcssc, qu'elle porte sur le bras gauche, le lion el les fleurs de lys, emblèmes de la noble maison de Daschbourg, attestent suffisamment que le personnage qu'elle représente est de celte famille et l'un des fondateurs de l'abbaye. Il est probable que c'esl vers -1793, pendant les temps orageux de la Bévolulion française, que l'on se seru servi de ces deux pierres pour recouvrir le bassin uc la fontaine. M. le curé vient de les faire replacer avec tout le soin possible dans l'intérieur de l'église.

Maintenant que le monument véritable est retrouve, il devient difficile de déterminer l'origine de la dalle sans inscription couchée dans le cimetière el portant un écusson surmonté d'une couroune ducale fleuronnéc. A la tète de celle tombe existe une croix en pierre ayant la même sculpture sur sa face antérieure, cl sur sa fuce postérieure nue autre sculpture représentant un ostensoir. On peut présumer que celte tombe, qu'on

avait prisi' pour celle de Serberge, e»\ celle r. t. prieur de l'abbaye ou d'un ancien desserrant la paroisse, issu d'une famille noble et dnt , nom ne nous est point parvenu.

Hesse a été érigé en succursale eB \m.

Patron, saint Laurent.

HILRESHE1M. Suivant D. Cal met la Lorraine), le village d'Hilbcsheim on //,('*,heim m près le petit Lixheim, entre Sarrtfcf» et la Petite-Pierre, « est celui où existait iq>fois une abbaye de religieuses, et que l'oa ton» désigné sous le nom â'Herbitshem.

Voici ce que disent les Bénédictins dans ta Histoire de Metz : u L'ancienne abbaye de K>; diclines tfHcrbitshem, située au nord de Srs-' bourg, n'eut pas un meilleur son qwt&fc: liesse. On lit dans les Archives de tamise <p*j 1319, Henri, éveque de Metz, en wojap*.; d'une transaction faite entre révoque ReoMjf*»j prédécesseur, et les abbayes de Stultebnn t ï| Herbitshem , ordro de saint Benoit, n d'un puits d'eau salée près de la ville 4T> Henri maintint ces abbayes dans le droit de du sel et les prit sous sa protection el cl qu'en reconnaissance, l'abbé ell'abbtse f soeièrent pour un tiers dans leurs poêles.

u Celte abbaye fut détruite, en 1525, fostk guerre des paysans révoltés, qui forent tàfc par le duc Antoine et par ses frères, à lad tein, a Saverne el à Cherviller en Alsace. V«j qui accompagnait le duc Antoine dans telle dition, dit que les paysans révoltés s'ébiai v tranchés dans le clos d'Hcrbitshem, on il été facile de les détruire, parce qu'ils étaiec core en assez petit nombre, mais que la dence permit qu'ils abandonnassent ce jK*b se rendre à Saverne, afin que réunis avec d' bandes de la même faction, leur défaite grande el plus entière.

« Il parait néanmoins, par un procëiq»; besse et les religieuses d'Herbilsheni en 15Î79, a la chambre impériale, ao «jn violences el des attentats qu'elles arm-jec officiers de Saralbe. d'avoir commis e."*»: leurs sujets, que cette abbaye subsistait f et que les comtes de Nassau en étaient * voués. «

.le cite ces passages de l'Histoire de tti « oser affirmer, comme Doni Calmet, qa'ik* rapport au village dont je m'occupe «e»*

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aient; ce \\m csl certain, c'est que celui-ci déftoJjit de la terre de Fénétrange, seigneurie de linciennc Tète de Brack ; en 1738, il y avait 21 |jk)ureurs et 52 manœuvres nûment au Roi, et id laboureur au prince de Salai.

I) existe, aux Archives, ua pied-terrier et une ' urte géométrique des ban et village d'Hilbesheim.

Ceue commune a été érigée en succursale en

Puiroo, saint Brice.

HINCOURT. La censé d'iiincourt, qui dépend it la commune d'Alhienville, fut érigée en fief, le 18 ciai en faveur de Théodore Pétral,

Sis <ie feu noble Jean Pétrat, docteur médecin du due Charles III ; il en avait fait l'acquisition de demoiselle Annou Pétrat, sa tante. (Ent. 1773-7£.)

Ou ne sait pas à qui appartint celle seigneurie it la fia du XVIe au XVIIIe siècle ; mais on conflit, par des actes de foi et hommage, ceux qui la puèrent à partir de cette dernière époque ; ma leurs noms avec la date de cesactes: Jacques P«cal cl Louise Viriet, enfants mineurs de Jacques Viriet (2! janvier 1703) ; — Georges-François i'rrfia, conseiller d'Etat de S. A. R. et mailre i« requêtes en son hôtel (ta juillet 4724) ; il «iH fait l'acquisition de celte seigneurie sur le eurçuis d'Ueudicourt ; — Jacques-Augustin Pro- ImdeLacv, tant pour lui que pour les sieurs FoBrier el Prolin d'Hincourt (28 décembre 1771 rt 23 Doterabre 1774) ; — Jean-Pierre Fourier, ttigneor de Bacourt el Hincourt, conseiller du Roi, lieutenant général civil et criminel au baille de Nomeny (30 décembre 1776) ; — Claude

France, veuve d'Antoine de Scbaken, dame en parti* dHoéville et d llincourt (7 février 1777).

Us comptes du Trésorier général de Lorraine apprennent qu'en 4U32, des m pierres de î^pe •» forent tirées des u poirières n dilincourt, Mtoee! el Vie, pour construire une fontaine dans

jardin du Palais ducal de Nancy.

HOEVILLE. Par lettres datées du samedi "ml U mi-carême 1296, le due Ferry déclare V>v, pardevant lui, Renault d'Alhienville, écuyer, • »tn>nnu devoir h Simonin de Damclcvièrcs, ^>er, sept vingt livres de petits tournois el dix uvrti de lonlois, pour quoi il lui a engagé le tiers ■Mua* d'IInéviMe cl Courbessatix. Ku 1298, le ;i*me Reuaul d'Alhienville vend à Simonin de l^melr* lèrrs, chevalier, tout ce qu'il avait es vil- '^elbans d'IIoéville el de Courbc*saux, excepté

la forteresse hors des bois d'IIoéville, dite Daranwearc. (T. C. Amance.)

Au mois de janvier 1317, Collin d'Aumecourt, écuyer, déclare qu'il est homme-lige du duc de Lorraine pour ce qu'il possède à Hoéville, Athienville, Courbessaux et Gellenoncourt. (T. C- Fiefs de Lorraine.)

On ignore par qui celle terre fut possédée dans le cours des XIV0 et XVe siècles, et c'est seulement a partir de la seconde moitié du XVIe, qu'on trouve des actes de reprises, ou des dénombrements qui nous font connaître à qui elle appartint successivement, en totalité ou en pdrlie ; voici les noms de ses différents seigneurs : Nicolas des Fours, seigneur d'Hoéville, Hincourt et Courbessaux (1562); — Auloine de La Grolle (1616) ; — Catherine Jean, veuve de Nicolas Henri, el Albert, comte des Fours (1663) ; — Marie de Gastinois, veuve de Gaspard de Mercy (1665) ; — François-Joseph Henri, conseiller auditeur en la Chambre des Comptes (1700) ; Jean-François Darnollel, chambellan du duc de Lorraine, commandant une des compagnies de ses gardes du corps (1704) ; — Nicolas-Joseph deBeaufort, l'un des gentilshommes ordinaires du duc de Lorraine (1712) ; — Hubcrt-Dieudonné de Ravinel, baron du saint Empire, seigneur de Boncourt, Athienville, Crion el Hoéville (1771) ; — Hyacintc-Joseph Dumesnil , capitaine pour le service de l'impératrice douairière reine de Hongrie et de Bohème (177* et 1777) ; — enfin, Claude de France, veuve d'Antoine de Schaken (1777).

On lit dans l'Etat du temporel des paroisses (1712) : u Hoéville était autrefois une annexe de Réméréville, village d'Evêcbé ; il eu avait été détaché el érigé en cure le 26 mai 1681. Celle érection fut infirmée par arrêt du parlement de Metz, du 8 avril 1688, et rétablie au mois d'août 1606, par lettres données à Bar dans le cours de la visite de Pévèquv. Par celle érection, le patronage fui attribue au chapitre de Brixey, uni au séminaire de Tonl.

n La seigneurie en toute haute justice appartient h l'abbé de Gorzc ; les unlrcs n'ont que la seigneurie au-dessous el créent néanmoins les officiers avec le haut justicier. Les appels de leurs jugements vont an bailliage de Nancy. Il y a 50 habitants, plus K ou 6 veuves. « En 1768, on y comptait 67 feux et 218 eommunianls. L'église a été rebâtie en 1780. (P.)

HOU

Ce village esl un de ceux de la Lorraine où la peste éclata le plus loi ; on lit, en effet, dans les compte» du domaine d'Amance, à la date de 1027 : u Les habitants d'Hoéville sont en provision envers S. A. et Messieurs (de la Chambre des Comptes) pour avoir réduclion de leur cotte de l'aide ordinaire Saint-Reroy de l'an de ee compte, montant à 195 francs, à cause de la contagion qui les a rendus séquestrés de tous trafics et conversations durant six mois de celte a once. »»

Hoéville a été érigé en succursale en 1802. Patron, saiut Nicolas.

HOFF. Aucun litre des Archives ne fait mention de celte commune; ou trouve seulement, dans les comptes du domaine de Sarrebourg, la uote suivante, à la date de 1583: u Recette de la somme de 9 francs 6 gros, que les manans cl habitants du village de Hoffe doivent par chacun an à Monseigneur à la Saint-Martin d'hiver, cl ce à cause qu'ils se sont mis sous sa sauvegarde, et donue chacun conduit ou maison y faisant feu 5 gros, ce qui fait 9 francs 0 gros pour la rente de huit maisons. « En signe de celte protection, il y avait, à chaque eulrée du village, des poteaux surmonlés de panonceaux où étaient peintes les armes de Lorraine.

Un des deux hameaux qui dépendent de cette commune, celui de la Maladric, a clé probablement construit sur remplacement ou daus le voisinage d une ancienne léproserie ou maladrerie, d'où lui est venu son nom.

HofT a été érigé en succursale en 1802.

HOLVESSE. Voir Hénaménil.

HOMMARTING. Il n'existe, aux Archives, aucun titre qui soit relatif à cette commune. Elle a clé érigée en succursale en 4802.

Patron, saint Martin.

HOMMERT. La création de ce village ne 'remonte pas au-delà de la première moitié du XVII* siècle : remplacement qu'il occupe était encore, à celle -époque, couvert par une foret qui a été défrichée, el donl le sol s'est couvert d'habitations. Voici, du reste, une traduction du litre en vertu duquel la commune de Hommerl a été Coudée :

« Nous, Philippe Georges, comte de Liuange el DagslKHirg. etc., disons savoir à nos ascendants, héritier* el dosecudauts quo, pour uotre

bien el pour celui des nôtres, respectueuses el réitérées, il a été arrête, el convenu que nous laissons et accordons sa», ment et bénévolement h Georges Weichco, Georges Bruckhers, Dietrich Heinrichs, Barihd Car» mans, Jean Allhalers, Eberhard Prtotn « consors, la permission de construire et établir, dans notre forêt dite Hommerl, et selon lear lonlé, un nouveau village, avec maisons, gratte, écuries, cours, champs, prés, jardins, en no vm. faire et ordonner tout ce qui esl nécessaire a tan besoins, pour eux el leurs descendants.

u El d'abord, tous ceux qui se présentai* se présenteront dans la suite a ces Uns, àtiw, avant d'être reçus, fournir un certificat on cwp qui prouvera qu'ils n'appartiennent à aucune im seignenrie (que celle de Dabo), ni de corps, mit toute antre manière, mais qu'ils sont «entât tout engagement el service el qu'ils sont libre.

n Sur ce, nous allons faire démaraoerattok trée pour l'emplacement dn village eldotwr chacun deux arpenls de forêls pour la contint», lion des maisons, granges, écuries, cours, juant potagers cl vergers, afin que chaque bbibbat puisse enfermer son feu, sa fumée, son el son verger, cl cultiver le reste de denx iratsa) ils auront à payer h nous et h nos héritiers les ans et chaque année séparément, à la Sas* Martin, el cela par l'intermédiaire dn maire è lieu, de manière à représenter toujours nt leur réelle de notre maison de Dagabourg, tcmcnl fournie par de Gdètes serviteurs, ^ schellings, argent comptant, deux pooles Saint-Martin ou deux schellings en place, aidai pon ou deux schellings, qu'il sera libre a non à nos héritiers de recevoir en argent on eu pâmes ; de plus, un demi-quarteron d'avoiae, sure de Dagsbourg ; mais, dans le cas oû toià l'autre vendrait quelque chose desdits dtt penls, de manière à augmenter le nombre é"fak talions , les acquéreurs paieront égalants! It mêmes renies en argent, poules, chapon darsba tout comme les autres.

w Pour faciliter les bâtisses, nous avons voknW tairemenl fuit remise aux coinmcnesals et tut leurs, et cela pendant les trois premières aiwifli de toutes rentes el corvées ; après le délai de a trois années, ils devrout nous payer te convcuues et exécuter avec obeissaurc les cwft» ordinaires. Si l'un ou l'autre quittait anal If'

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pirauon ées trois années, on qu'il vendit son bien, tout ce qu'il a construit doit nons revenir et appartenir; mais après fesdites trois années, ils pourront faire du leur ce qu'ils voudront et en disposer comme ils l'entendront, soit pour acheter on poar vendre, déménager ou emménager, toutefois, iprès avoir donné l'argent et le denier dixième pour le rachat corporel, et s'être entendu à ces fins avec nous ou avec nos héritiers.

n Nous voulons aussi faire designer et abandonner aux habitants actuels et futurs, autant de bois qu'ils pourront en défricher pour y faire des champs et des prés. Pour cela, et surtout pour ce qui concerne les champs labourables, ils payieront tous les ans, comme rente foncière, dès que ces ctamts produiront, à la Saint-Martin, le droit ordinaire, c'est-à-dire, de chaque arpent, un demi-boisseau du fruit qu'il aura porté, ainsi que ta dîme et la dixième gerbe ; et quand le champ devra se reposer ou produire de l'herbe, ils paieront, et à l'époque désignée, un schelling, ainsi que deux schellings d'un arpent de pré ; mais si le champ ou le pré restait inculte ou qu'il eût besoin d'être retourné à cause des broussailles ou genêts, ou que, pour toute autre cause, la rente ne pût être retirée, ils doivent être rendus à nous et à nos héritiers, afin que nous puissions en disposer selon notre bon vouloir. Le bois se trouvant dans le circuit qui leur est désigné, sera employé à leurs constructions, et le surplus ils l'emploieront pour le mieux à leurs usages.

» Ils sont déchargés des trois premières années, mais à condition qu'ils construiront à leurs frais une église comme ils en ont fait l'offre, et chaque futur bourgeois donnera à ces fins un thaler ou trois francs ; après la fin des trois années consécutives, cela nous retournera à nous et à nos héritiers, pour en disposer suivant notre bon vouloir.

n Pendant la saison des champs, nous leur permettons, h eux et à leurs descendants, de laisser parcourir nos bois par leurs porcs, moyennant le paiement, par semaine, d'un krentzer ou deux pennings pour chaque porc qu'ils élèveront ou tueront avant la Saint-Jacques ; mais ils épargneront la montagne voisine, réservée aux chevaux et destinée pour des prés comme étant In meilleur terrain, afin de ne pas empêcher les nouveaux acheteurs d'arriver pour faire des acquisitions.

« Pour le pâturage de leurs bestiaux, ils ont le

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droit de parcoorir nos forêts, pourtant sans nuire à nos voisins ni à nos antres sujets.

♦i Si, dans un endroit, il se découvrait des mines ou des trésors enfouis, ils sont tenns, sous ta foi du serment a nous prêté, de le déclarer à nous cl à nos héritiers.

n Si, dans la snite, eux ou leurs descendants voulaient établir fours à tuiles ou à chaux, scierie, foolou ou moulin a farine, ou autre chose semblable, ils devront en avoir obtenu l'autorisation de nous ou de nos héritiers ; mais si nous ou nos héritiers nous établissons un moulin à farine, ils seront tenus et forcés d'y faire moudre.

w Les achats et ventes de biens seront déclarés à notre maire et le prix ordinaire, qui est d'un florin une batze, sera payé, moitié à nous et l'autre moitié à la commune ; tout échange doit être défendu et non autorisé.

n Pour ce qui concerne l'église et son service, ils doivent, comme il est dit ci-devant, en construire une, et nous et nos héritiers consentons à y entretenir un curé ; et à ces Gus, les habitants doivent fournir la petite dime, et donner rétribution raisonnable au curé pour publication et constitution des mariages, pour le baptême des enfants, pour la visite, des malades et pour autres choses de cette nature. Toutefois, nous conservons le droit de conférer cl instituer les curés cl de les destituer ; et pour ce qui est de la religion, ni nous ni les noires ne devons ïorcer personne contre sa conscience et laisser chacun libre.

> Nous nous réservons expressément, à nous et nos héritiers, ledit village, court ou long, pouvant augmenter par les divisions, et par conséquent les habitants seront gênés dans leurs possessions de faire des augmentations en argent ou fruits ; et après toute chose juste et nous être entendus sans eux, faire pour le mieux.

n Nous voulons aussi leur choisir le maire et la justice, qui seront chargés de veiller à nos droits afin que rien ne s'en perde, ou que quelque chose de nuisible ne s'y introduise, et aussi pour prêter conseil et assistance aux habitants suivant les circonstances.

» En outre, nous leur défendons sévèrement à tous et à chacun en particulier, de ne rien tenter conlrc les anciens droits et la justice du comté de Dachsbonrg, de ne chercher aucune lettre de procès ou de guerre d'ailleurs, ni de se soumettre à d'antres seigneurs et juslicc, ni de se lier par

HOU

uni:

promesses et encore bieD moins d'obéir à leurs ordres et défenses.

n Toute chasse, de quelle dénomination elle soit, ainsi que la pèche, leur sont expressément défendues, et l'abattage du bois, ainsi que tout ee qui précède, tels que déménagements, emménagement, dime judiciaire, estimation, naissance et décès, libérage (rachat d'esclavage) d'appartenances, broussailles , réunion de bois , achat et vente, calomnie et diffamation, délit, punition, confiscation, ainsi que tout ce qui pourra arriver, soit en affaire criminelle ou civile, devront toujours être soumi» soit à nous, à notre chancellerie cl à nos autorités, auxquelles ils sont tenus cl contraints d'obéir.

i? Pour exécuter fidèlement cl suivre sans s'en écarter ce qui précède et ce qui suit, les habitants actuels cl futurs des susdits villages de Hommcrl, devront nous prêter et à nos héritiers un serment de corpa ; et nous, Philippe Georges , comle de Linauge et Dachsbourg, accordons el promettonst pour nous el nos héritiers, d'aider et protéger lendits habitants dans leurs besoins et les soutenir dans leurs droits, le tout saus préjudice.

h Pour l'authenticité et sûreté des sus-nommés, nous, comle Philippe Georges, avons signé la présente de main propre et confirmé en y apposant notre sceau ordinaire, pour être remise auxdits habitants, en échange d'un contre écrit de leur part.

m Ainsi fait h Dagsliourg, le 10 août 4623. »

Hommcrl a élé érigé en succursale en 1802, avec Harrcberg pour aunexe ; (.elle commune eu dépend encore aujourd'hui.

Patron, sainl Vcndclin.

HONGRIE (la), hameau dépendant de Gerbcvillcr; il n'est composé que de deux maisons. On croit que son nom se rattache à d'anciens souvenirs historiques. (Voir l'article Gerbëviller.)

HOPITAL (Y), ceusc sur le territoire de Malzéville.

HOUBLONX1ÈRE (la), moulin de Sainle-Polc.

IIOUDELMONT. La charte de fondation du prieuré Saiul-Thiébaut, près Ponl-Suiul-Vmcuiit, par Pibon, éveque de Toul, eu 101H, fait meulion, parmi les revenus de ce prieuré, d'une rente en grains qui lui était due à Houdclmonl (apud I/uldeni Montent). On lit aussi, dans la confirmation des biens du prieuré de Flavigny par l'évèque Henri de Lorraine, en 1213, qu'uu nommé

Gérard, chevalier, avait donné à ce pneun ^ franc alleu à Houdelmont el ce qu'il ivut i M, zières (allodium in Uoldemont etquahaU^ in Maccriolis). (H. L.) Vers la même épwjtiî, Wauthier le jeune donna au même prieuré s» alleu d'Uoudelmont (de Houdenmont) (Pn»* de Flavigny.)

Le jour de l'Exaltation sainte Croix «II, i& habitants d'noudelmont obtiennenl de Fem i-. Lorraine, comle de Vaudémont, des chartes ti n voici le texte :

i» A tous ceulx qui ces présentes lettres w,r. et orront, nous officiaulx de la court dt T«i, salut en noslre Seigneur, cl chose coagoea? m que en la présence de nous fiables seign«i$ Gucrry Demengin de Sirocourl et Wauliierd'G* gnevillc, preslrcs, notaires el tabellions pitons de l'auclorilei impérial et juriés de Udidetort de Toul, et ausic de Uanry Joffroy de Fourafln, notaire juré de ladicte court de Toul et de ckscun d'eulx, ausquelz el chascun d'eoh *i avons et adjoustons foi plcnierc eu ces eboawsd en plus grandes pourtans noslre povoir, tt cun d'eulx ansic en cesle partie avec ladicte it> torilei impérial, et ansic en présence destesœ?us j cy desous ccrips, personellemenl estaoblis Ihw ineneslrci maire de présent de la ville de Hori*inont on diocèse de Toul, el en contei de Vidi mont, Amireilons, jadis maire de ladicle villt. a Hawis, sa femme, Jehan Poireis, Hilvis, sa ktmc, Régnier fils, son ferron, el Alisoa, sifeew, elc, etc.,

tons habilaos de ladicte ville de Hoodea.*, représentons la communallci de ladicle \mt faisans la plus granlc cl saine partie dicefiecro» muuallei et des habilaos de ladicle ville, t)** bleis pour les chouses cy après es cri pies faîne par manière de communallci de lour plai* franche volunlei el de certenne science, laai lour propre cl singulier noms, comme de ita hoirs et successours habilans de ladicte ville rtsens el advenir aust en noms communs ueîdca villes el commuualtci cl entant comme il W louche et purl touchier en noms que dessus ft* joiuclemenl et diviseement, ont recongousete*fesseis, recognoscent et confessent par h tes* de ces présentes, aulx cl chascuns d'eulx babiîMf de ladicle ville de Houdemont, lours hoir» el cessours preseos el advenir, eslre vrais bomtof» H femmes subgis et nalurelz de noble et

HOU

ii{UQttrii»D8eigûourFerris de Lor renne, seignour : Bcmignei, de Bonne et conté de Vadcmoul, a jiit cl en nom dudit conlei et tant comme il iimt en sa propre persone et après son deceps ", fej hoirs et successours seignours et contes du-

Waiiemont à cause et en nom dïccllui conlei ^rpoioellemenl et à lousjoursmaix, et par la tevar Je ces présentes ieilres se sunl conslilucis lôUblU lewiis habituas de Houderaonl pour et ï auflks que dessus en perlicalier et en commun i»:iiluii$eot et establissent aulz et chas- Mi d'eulx, vrais hommes subgis et naturel dudicl seignour Ferry, conte, par la uaiere que dessus, de ma dicte dame la coo- *it sa femme de lotir hoirs et successours .sic ou contesse de Wademonl ad cause cl en s.-!» dudicl cootei. Et ceste présente recognisact tt eslablissemcnt ont faicl et font lesdis ha-

-jii en ces noms et par la manière que dessus, •rjftiDl que lidis seignour F en is conte, madame i conteste, sa femme onl on temps passé bien «abstenu et deffenduis lesdis habilans, la ville de Houdemont cl lours biens, cl feront : îaup* adveuir lesdis signours conte et tontesse : .-ors successours se Dieu plait. El ausic pourri que lesdis habilans onl cerleuncs lellrcs si jiwue il disoienl desdis seignours conte cl con- ~«t Je aulz manleuir cl garder en lour frau- * ■« ci libertei selonc lou contenu des dictes Ici— r». it-squcllcs lettres lour furent octroyées cl t en faisait et creanlau ces présentes par il s^'nour conte Ferris et par madiclc dame • fiaime, et parmei ceu lesdis habilans en com- >' '■! et particulier oui promis cl promeclcnl de •u fl Icaulmenl servir cl obéir audis seignour '«« çl couiesse dudicl Wademonl estans de pre- Littàlour successours coules et coalises eu

h 'Jojii cunlei comme boins fiables et leaulz hom- -'ibj;is et oaturclz doicut faire a lour seiguour r [ratai cl à lousjoursmaix. eu temps advenir, •Li.ur, profîitel seuiiei desdits seiguours subsle- Icffcndre el maulenir lour peris et dampescbeoir, nuncier et révéler el faire toules ebooses queaflierent et appartient affaire à

'» hommes, fiables subgis el nalurelz, sans ■"c ou recognostre aultres seignours quelcuuou avoir warde, bourgerie ou aultrc manière •'!"we ou subjeclioo quelcunque contraire h

l- :irt*CDtc et audit seignour conte etcoulesse,

• ij licence et conseiilcnu-til desdis seignours

conte el conlesse dudit Wademonl de présent on qui seront pour lou temps advenir. Et en oultre consenlans el oclroyans, se sunl consentit et octroyées, et on vol us et veulent par ces présentes, que toules jurisdicliclions, signorie et justice baulle, moycune el basse desdils habilans et de ladicle ville de Houdemont, ban, fioage et territoire de lour hoirs et successours présents et advenir à loujoursmaix apparlengnent el apparteural aux dis seignours conte el conlesse, lour hoirs et successours coules ou contesses doudit conlei. El pourgoverner ladicle jurisdiclion et juslice, lidis seignour conte preseul et qui serai doit avoir et avérât, doit mètre et mêlerai ung maire en ladicle ville de Houdemont leil corne boin semblera audis seignour le conte aquei maire, pour es en nom dudil seignour conte, lesdis habilans de Houdemont, lour hoirs et successours responderoul cl seront subgis es dictes jusisdiclions, seignorie el justice haultc, moyenne et basse quelcunques, et ne seront d'autres contrentes de prevoslei ne d'aullre ebouse quelcunque, se ce n'esloit dou propre commandemcul dudil signour lou conle, ensic comme pour fait de crime ou autre chose qui avauroit, requerans mandement especial de soverain.

n Pcrmei lesquelles chouses precedens et des* sus escriptes, loutes et siagulcres, lidis signour coule de présent et qui sera doit garder lesdis habilans en frunchise el libertei en toutes aultres manières el aulz garder de toules opressions a l'cnco«lre d'aullre personne quelcunque, comme les aultres hommes dudit coulei. Permei et moennaul ceu que lesdis habilans en commun el particulier en noms que dessus ont promis cl promectent par ces présentes de payer chasenn an a lousjoursmaix audict seignour conle on à son recevor cl certains commandemens, la somme de viols cinq frans de renie annuelle el perpétuelle mounoye cursable ou dit conlei, à dons termes, c'est assavoir deix frans à terme de Pasque* communiant, el les aultres quinze frans au terme de la su in cl Ueroy on cbief d'octobre, et ainsic a lousjoursmaix à cliascun an en an anxdis termes ; pour lesquelz vinls cinq frans de rente distribuer, traire et lever chascun an en ladicle ville desdicts habilans de lour hoirs cl successours, c'est assavoir à ung chascun selonc sa pusseuce cl sa facultei. Iceulx habilans esliront cliascun an dons hommes de ladicle ville, lesquell

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jureront à saincles ewangiles de bien el leaulement distribuer ladicle somme par la manière que dit est, laquelle somme les dessus dis èabilans ont promis el promcclcnt en cest nom que dessus, de paier chacun an attsdis termes ausdis siguours route ou à son commandement tant comme il viverat en sa personne, el après son deceps à ses hoirs el successours siguours contes et cootesses comme dit est.

« Lesquelles chouses dessus dictes toutes et sioguleres ont promis et promeclenl lesdis habitons en commun cl particulier en nom que dessus de tenir fermement cl leallemenl pour assenir et acomplir cl de avoir a lousjoursmaix fermes et eslables et de non contrevenir par aulz ne par anllrcs à quelcunque cause en bault ou en bas, directement ou indirectement el aultremcnl ea quelcunque manière que eslre pusse, per !a fois des corps des dis babilans singulercmenl el corporellemenl loucltiés en la main des dis notaires el de ebacun d'eulx en leu de serment... Lesquelles présentes lettres furent faiclcs et données en l'an de graice nostre Scignour mil quatre cens et unze, le jour de fesle de l'exultation sainte erux,' fuer de la ville de Vezelise, devant la crux de la porte com dit la porte Lains environ hourc de nonne... n

Au mois d'avril 1494, Thomas de Paffcnhoffen, seigneur de Thelod, et les habitants de Parey- Saiut-Césaire, Houdelmoot, Vézelise, Houdreville, Marlhemonl cl Thelod, ayant héritages au ban de Thelod, font up appoinlemeut au sujet des tailles réelles dues par lesdits habitants. (L. P. 1490-95.)

En 1544, une somme de 4 florins, sur 38 qu'ils devaient, est quittée aux habitants d'Houdelmont, c à cause de la mortalité, cl qu'ils ne sont que 2*> conduits, h (Dom. de Nancy.)

h Ceux d'iloudclmonl, disent les comptes du domaine de Nancy, doivent chacun an, pour cause de rente, chaque conduit 2 gros, monnaie de Lorraine, au terme Saint-Martin d'hiver, et n'en doivent poinl les maire el échevins. Pour le terme de celle année 1597, il y a eu 20 conduits, w

Par lettres datées du 21 février 1618, noble Jean Saucourl el Claude Gravel, sa femme, nourrice de MŒe la princesse de Lorraioe, déclarent que le due Henri leur a donné six paires de rcsaux à prendre sur les dîmes d'Houdelmont, avec un gagnage de 18 paires de resaux audit lieu. (T. C. Vaudémont domaine.)

Le 21 juin 1630, Claude Didier , uig y chambre du duc Charles IV, donoc ses rei^£i à cause de la permission qui lui avait été icrirjq; de tenir un gagnage en nature de fief i . mont. (T. C. Nancy A.)

Le lor février 1730, Charles de Mortal, laine aide-major au régiment des gardes di^ de Lorraine, obtient l'asccDscmeut de h h-.t . moyenne et basse justice d'Houdelmont, n« H droits domaniaux en dépendant, à la rt$en: <, la juridiction des bois et émoluments d'wy. moyennant un cens annuel de cent francs. ,T C Nancy 6.)

Le 2 juin 1772, Margucrite-fethehoeL^r* de Saint-Germain, douairière de Louu-Ad:^ de Mortal, fait ses foi et hommage pour tab^ moyenne et basse justices d'Houdelmont; situé au ban el fiuage dudil lieu; unittrtkr appelé la Huilerie, situe aussi sur le méat lu. le fief de Velle et Souveraincourt, eu. (F«a hommages.)

Les habitants d'Houdelmont disent, ditih Déclaration fournie par eux en 1738, f*i communauté possède, de temps immëncru'j sans titre, 120 jours de paquis, dil lepif.st la Côte-Emmcry, servant de vaiae p&lur? t >s bestiaux ; d'un autre petit paquis, lieodu !« cher, contenant 61 jours, servant aussi de nii pâture.

Le village d'Houdelmont, doot la rnsht avaient été détruites par un orago en 1630. <g beaucoup à souffrir, dans le coors de ris suivantes, de la peste el des ravages des jfta guerre *, c'est ce qui est attesté par les raam suivantes des registres de la Chambre des C»J el du receveur du domaine de Yaudémoct:

h Adverlissent (disent les commissaire itb Chambre dans un rapport daté du 15 aoTcsa 1633) être la vérité que les divers logenteDUii gens de guerre tant de S. A. (le duc de brrùa que du Roi de France, que les habitants d*M monl ont supportés les années dcrnièreselprtv* et les contributions de paiu, foin, paille et vu qu'ils out été contraints de faire, lesoDtfcrieM incommodés et rendus nécessiteux. Serait en tm arrivé qu'au mois d'août dernier, lootes les «pd avoines, vignes el les blés qui restaient sur en leur ban el finage, auraient été tout f«tdr.;ê et gâtés d'uo orage tombé sur leardil fiu^r ' qui les aurait tellement incommodés, qte ce?

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