‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 221 sur 292 · JUV — - JUV · texte numérisé non relu

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dans uue charte de Bertrand, évéque de Met* (21 uovembre 1181), portant confirmation des biens de la même abbaye. (H. M.)

La dénomination donnée à Juvillc dans la balle d'Alexandre, ferait supposer que l'élymologie du nom de celle localité remonte aux temps du paganisme, et qu'il y eut peut-être, dans ce lieu, un temple à Jupiter. Mais ce n'est là qu'une hypothèse ; car, quoiqu'on ail découvert, près de Juville, des débris d'anciennes habitations, rien uc prouve qu'ils proviennent d'un temple on d'un autre édilîce payen.

On trouve, sous la date du vendredi après le 8 mai 1489, une pièce eu allemand, dont voici l'intitulé : « Missive de Marguerite de Sierck, comtesse douairière de Salm, à Aruould de Feoéirange, son cousin, et à N. Crantz et Arnould Craolz, dans laquelle elle se plaiul qu'ils avaient fait une course à Juville, village qui est de sa garde et qu'elle doit protéger ; que, dans celle course, ils avaient emmené plusieurs habitanls et chevaux, ce qui la surprenait d'autant plus qu'elle les avait fait avertir par l'un de ses serviteurs qu'elle et ses Gis sont seigneurs voués ou gardiens de ce village ; elle tes prie, en conséquence, de lui renvoyer lesdils hommes et chevaux par le messager qu'elle leur envoie. w (T. C. Fénétrange 5.)

Une autre pièce, sans date, mais qui doit èlre de la fin du XVIe siècle, contient la requèle suivante des habitanls de Juville : m A haut et puissant seigneur Monseigneur le comte de Salm, baron de Viviers, grand maréchal de Lorraine, etc. Remontrent en toute humilité vos humbles et obéissants bourgeois, les syndics, manans, habilauts et communauté de Jeuville, que d ancienneté ils et leurs feus prédécesseurs sont été et sont bourgeois à vos nobles grandeurs en payant par chacun an , pour leur bourgeoisie , vingt quartes d'avoine et vingt poules, rendues au château dudit Viviers. El pour autant, mondit seigneur, que lesdils remontrants sont journellement molestés de gens de guerre allant et venant à Melz, Marsal et autre part, même des gens de guerre qui y sont été dernièrement et qu'ils craignent encore journellement, dont ils en sont fort molestés el fort intéressés ; pourquoi ils voua supplient, en l'honneur de Dieu, y vouloir mclirc

police el éUl, afin qu'a l'avenir ils ne soieol m> ressés ni molestés desdits gens de goerr?... • (T. C. Viviers.) On ignore quelle suite fat donnée à celte requèle, non pins qu'à U at*^ Marguerite de Sierck.

Juvillc a été érigé en succursale eu 1802; W court et Alincourt lui ont été annexés eo

Pair on, saint Maurice.

JUVRECOURT. On lit dans les compte u domaine de Dieuze, à la date de U82: ■ Etwn d'argent des villages payant garde à la ebàitllaj de Dieuze. — Reçu de ceux de Gietrecotsrt <p paieut chacun an à M$r le duc, à savoir, dt rit cune charrue on gros, un imal d'avoine, m&i% de Marsal, el une geline, el un manouvrirr ;j« demi-imal, l'argeul el geliuc entière. Euca été, pour le terme de ce présent compte, m charrues el six mauouvricrs. »

Le *25 février 1623, Simon Aubertio, «q\«, donné ses reversâtes au duc Henri à taux 4t& donation à lui faite do droit (le sauvegarde ta ledit duc avait à Juvrecourt, à la réserves* quarte d'avoine, une poule et un gros thr»y que les habitants continueront lut psyer pour*moignoge de ladite sauvegarde. (T. C. Dieois j,t

Il parait que ce village fut dépeuplé faisi. les guerres du XVIIe siècle, car une wit fe comptes du domaine de Dieuze , pour 1ÉS, porte : * Les habitants de Givrecourt tuita sauvegarde de Son Altesse en payant duaaa 16 gros, 16 quartes d'avoine et 16 geliaes, fequels ne s'en est fait recette (sans doute ara qu'il n'y avait plus d'habitants). »

En 1843, un paysan, défrichant uoe \<nmm sur le plateau d'une colline qui sépare lestai villages de Xanrey et de Juvrecourt, a n» in un assez grand nombre de tombeaux rasât construits avec des pierres posées à pUlsard»: très verticales. Ils contenaient des oisemeobt* conservés, mais qui, répandus à la sorfeee iktûA n'ont pas lardé à tomber en poussière ; de n-3 bres, un collier en émail et d'autre» objets. (IN moire sur l'origine des briquetages de USoM par M. l'abbé Klein.)

Juvrecourt a été érigé en succursale ealSB; Xanrey lui a été annexé en 1807.

Patron, l'Exaltation de la sainte Croix.

UTSERSUOFF, censé sur le terriloire d'Hambourg ; elle est composée de deux maisons et msferme M habitants.

KEKPRICH-AUX-BOIS. La seigneurie de Keryrieh, de même que celles d'Allroff, Hommarliog, Ikiniog et Bébing, appartenait, dans le siècle ciroer, aux comtes de Lulzclbourg : c'est ce est indiqué dans uo acte de présentation à la cjredece village, par Valter de Lulzclbourg, au rois de décembre 4703, duos la personne de Ni- »1m Frrntion, curé d'Ibigny.

On a aussi des actes de foi et hommage pour !i terre de Kerprich donnés par Franlz (1700) cl taeph (1777) de Lulzelbourg ; ce dernier déclare ïHitétt les haole, moyenne et basse justices de «Iw», ainsi que les terres, prés, bois, censés, Nuta et droits en dépendant.

Us habitants de Kerprich disent, dans la Dé- «Uniiot fournie par eux en 1758 : «» La commu- Maté est en possession, de temps immémorial, apercevoir sur les grosses dîmes du ban, trois pures de resaux blé cl avoine qui.se délivrent an «gui d'école... Ladite communauté a droit de P** pâture dans les bois du seigneur, moyenune redevance de 40 resaux d'avoine, payak« annuellement à sou domaine, n

Kerpricb-auK-Bois a été érigé en succursale en ; Diannc-Capelle lui a été annexé eu 1807.

fclroo, sainl Pierre ès-liens.

WR1CH-LÈS-D1EUZE. Le 1er mai 1256, m nommé Pèlerin , seigneur de Dourdenniers Awriloonay), reconnaît qu'il tient de l'abîme ^Vcrgaville différents biens à Kirprich, sans JWTûirles vendre. D'aulres titres, de 1351, et 1398, rappellent des donations de diffehéritages, faites à la même abbaye sur te ^«Kerprich.

U «mble résulter d'une pièce datée de 1682, *wnnlée : u Les prétentions qu'une dame ab- *k de Vcrgaville a sur le village de Kirpcrg,» c* 'Mage appartenait anciennement a celte et que les dues de Lorraine n'en devinpossesseurs que par suite . d'uuc usurpation

^mtse su détriment de cetle maison. On lit, en

effet, dans ce documenl curieux : u ....Autrefois, tous les habilans de. Kirperg moururent de peste, tellement que le village demeura entièrement déserl. Madame l'abbessc qui gouvernait alors l'abbaye de Vcrgaville tomba malade aussi, même plusieurs de ses religieuses moururent, ce qui fut cause qu'elles ne purent maintenir ledit village ni soigner à son rétablissement. Pendant ce temps, les officiers de Monseigneur le duc de Lorraine, enlr'autrcs un nomme Thomas de Forviller, cbatclain de Dieuze, s'emparèrent dudit village au délrimeut dudit couvent, prenant pour prétexte que ledil village était dépeuplé... » Kerprich, de même que Guébcslroff el Zutzelange (Solzeling), furenl alors réunis à la mairie de Dieuze. » Pour réclamer contre cette usurpation, les dames de Vcrgaville firent valoir les titres que je viens de rappeler, mais leurs plaintes restèrent sans résultat, cl les ducs de Lorraine demeurèrent en possession de la terre de Kerprich. En 1714, Léopold céda les haute, moyenne cl basse justices de ce lieu, avec les droits, cens et rentes en dépeudant, à Henri-Joseph Kiecler , maître des Comptes de Lorraine, à charge par ledil Kiecler de quiller a l'Etat 7,950 francs cl 397 francs de rente. (T. C. Dieuze.)

C'esl en faveur d'Oenri-Joscph Kiecler que Léopold donua, le 4 mai 173(i, les lettres patentes suivantes, portant érection de Kerprich en barounie : u Léopold, etc.. Le sieur Kiecier, seigneur de Guéblaoge, nous a fait représenter que la moitié des haute, moyenne el basse justices, lerre el seigneurie de Guéblange lui appartient.. .; qu'il lui apparlicnt, duns le village de Guébes- Iroff, une métairie assez considérable, de même qu'une maison Gef située au village de Kerprich, el qu'il possède les haute, moyenne el basse justices dudit lieu... Voulant donner audit sieur Kiecler des marques de la parfaite satisfaction qui nous reste des bous et agréables services qu'il n'a cessé de nous rendre...; étant d'ailleurs bien informé de l'ancienneté de la noblesse de sa famille, laquelle, originaire de Franconie, est venue s'établir en Lorraine dans le XV* siècle : Tho-

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