‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 225 sur 292 · LAG · texte numérisé non relu

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garde. On remarque les passages suivants dans les dépositions de quelques-uns des témoins qui furent appelés a cet effet : Sebillc, femme Stcveuin Poinsat dit : u ...qu'elle a ouï dire son père que le lieu où ly chaste! est situe fut une bourbicre où on pasturoit les oyes, et des prés à tour, et tout estoil du ban de Megny, mais bonnes gens le Ucnoil a cens cl le venduil à un eveque appelle l'cvequc Ademars, lequel tor doonoil dou drap en paiement... »

Agnes, Dllc Trax, de Lagardc, dit : m qu'elle a bien veu user par le temps qu'elle demeoroit à Lagarde, il y a bien environ 23 ans, que on ne doonoil rien à Monsieur de Metz ne à ceux de Blamont qui le tiennent en waige forque treize deniers de bourgclise et la baulte justice, et loul le demeurant doil estre à uu abbé de Salivai....; mais depuis les guerres et la destruction de ville, les officiers que sont eslés si onl egrandi de volonté, et ne doivent ceux de la four 1er esse plus rien avoir que deux denrées de prez qui sont derricr le chaslcl. Et a bien ouy dire que ledit chastel et la ville est situé au ban de Megny.... *

llesselal, le charpentier dit : u ...qu'il y a bien environ 50 ans qu'il partit de La Garde où il (y) avoit justice entière de sept personnes, cl soloit en user toujours, et que Monsieur de Metz ou ses officiers que furent en sa forteresse ou ville de La Garde n'avoient aulrc chose audit lieu forqoe de chacun conduit 15 deniers de bourgclise (sans doute le droit de bourgeoisie) et la haultc justice et les amendes que encheuent ; mais monsieur l'abbé de Salivai doil avoir de droit cl d'aucieunetey tous les preiz, champs, bois, fours, molins, yawcs, appartenant à la cour de Megny, que sont situez cl gesans ondil ban cl territoire, lequel ban gicl entre le ban de Dommarliu cl le ban de Cugnin (Xures) el le ban de Cirsange, de Xousc cl de Wacourl cl de Bourdcney el de Doonerey...n

11 semble résulter d'autres dispositions, analogues aux précédentes , que la forteresse el 1a haulc justice de Lagardc, ainsi que le droit de bourgeoisie, fixé à 15 deniers par ménage, appartenaient à l'évèquc de Metz, tandis que l'abbaye de Salivai possédait le territoire de ce village, avec les fours, les moulins el les pressoirs bauaux.

Lagardc a élé érigé en succursale en 4802.

Patron, saint Jean-Baptiste.

LAGNEY. Il est fait mention de la chapelle de Lagncy {capeUam de Lagniuco) dans une bulle

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du pape Léon IX pour l'abbaye de Pons» a 10b" I. (II. L.)

Par lettres datées de la Saint-Rcorv lift, ^ chapitre de la cathédrale de Toul rachète i lhr comte de Bar, les villages de Luceyetile^ gueyt qui avaient élé engagés à son pèreEi^ par l'évèquc Thomas de Bourlémom, el quitter ledit comte des prises et dommage^, pu faire sur les terres de son église ptuàtsi, s guerres qu'il avait eues, en 1342 , avec i« Je. cr Lorraine. (Cari. Evèques de Toul.)

Le 10 septembre 1027, le duc ClurblV., l'exemple de quelques-uns de ses prédéecs^ prend sous sa sauvegarde et protection les butants de Lagney près Lucey, moyeaaia; redevance de 12 deniers par ménige. L } 1020-27.)

La cure de Lagney, qui appartenait, dés l*XF siècle, à l'abbaye de t'oussay, fut cédée ptr rt';^ au chapitre de Toul, en 1620. (P.)

Lagney a élé érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Clément, pape.

LAITUE. Il y avait un ban de ce bob territoire d'AoUielupl. (Voir ce mol.)

LAITUE. Le hameau de Laitrc, qui dépaJ i la commune de Deneuvre, lire son nom, de %at, sans doute, que le ban de Laitrc à AnuVty-iif le village de Laitre-sous-Amance, dneia»ù»' {atrium) qui y élail anciennement établi, Iwifii formait un des faubourgs de Deneuvre. Qu& en soit, cette localité esl mentionnée daos m «u de partage fait, en 1515, par Henri de Bfce,*, des biens qui lui appartenaient, entre ses takt II esl aussi parlé du bourg de Lailre ixm a autre acte de partage fait, en 15ol,calreTUa de Blàmoot el Henri de Faucogocy. (T. C. E>monl.)

On lit dans l'Etat du temporel des pirt^ (1703) : u Au midi de Deneuvre esl un ImI*-*' qu'on appelle de Laitrc, et on l'on assort qu i; avait beaucoup d'habitants cl de oahm .p s'étendaient jusqu'en bas dans le vallon et i faleur, où il en reste quelques-unes. Dansée inbourg est l'église paroissiale avec soa aatlisr. On nomme ce faubourg le village de Lit {Atrium). »

LAITHE-SOUS-AMANCE. Ce uom de Lia-.

(Paître, atrium) parait provenir d'un vaste aa> lière qui aurait élé établi an bas de la mi*gne, et qui aurait servi aux villages voisins,^

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que e'ilail autrefois la coutume. A une époque fort reculée, les villages de Lay-Saint-Chrislophe, Laioont, Blanzey, Lailrc, Séchamps, le chàleau et i fille, ou pour mieux dire le bourg d'Amance, irpendaienl pour le spirituel de l'église de Domnsrtin, qui se trouve placée à peu près au milieu (f ces différentes localités ; et le cimetière de Liirc était probablement celui de celle immense graisse. Quoi qu'il en soit, nous ne savons pas j '|D«lle époque eut lieu ce changement de nom, >:t ïu commeoccmcnt du XII0 siècle, Laîlre s'ap- Haii encore Sainte-Marie-sous-Amance.

Thierry I«r, comte de Bar, qui était maître du rfutcau d'Amance , commença , peu de temps rrsotsa mort, la construction d'une chapelle au- IcîousdQ château ; il voulait la faire consacrer sus l'invocation de saint Sigismond. Sa mort, arriréceo 1024, l'empêcha d'accomplir son projet. Ce fut seulement un demi-siècle après, en 1^5 ou 1076, qne la célèbre comtesse Sophie, ^iilc-fille de Thierry, résolut de terminer la fon- <li\m ébauchée par ce priuce. Comme la chapelle • îumencée vers Tannée 1022 était trop pelile, >npht€'ordouna de la raser coraplélcmcul et d'en tiw ooe autre, qui fut bientôt achevée. Elle la Uta à l'abbaye de Saint-Mihiel, avec la chapelle k château d'Amance, et pria Pihou, évèque de T"iil, de procéder à la consécration de la nou-

église ; mais Hodierna, abbessc de Sainte- W(«inde de Metz, y mit opposition et lit obser-

que la cure de Dommarlin appartenait à son i^aaiière, que Lailrc dépendait de Dommartin, "qu'au démembremcul de cette juridiction ne levait s'opérer si elle n'y donnait son consentent. Sophie, qui ne pouvait méconnaître la jus* h« de celte réclamation, engagea l'évêque de et Uériman, évèque' de MeU, à ménager

traosaction. Celle transaction cul lieu ; So- 1*« abandonna h l'abbaye de Sainle-Glossindc Tiques cens a Lay-Sainl-Christophc, Irois serfs Gommés Arenfrid, Badin et Lampihon, avec les ,rrrts 9™c ceux-ci cultivaient, une forêt à Inge- ^'"(EingHeiller 1}tl trente livres messines. Il :'î <«l plus alors aucune opposition à la consérn[m <•« l'église de Lailrc ; Pibon y procéda en 10*5 ; l'église fut dédiée à sainte Marie, et la r miette de Bar, pour récompenser l'évêque de

l>OBi offices, confirma la donation faite par ses rrfJéces5eQre a l'église de Toul d'une maison si- '■'W>1 près de la porle d'Amance.

L'année suivante (1086), l'évêque de Toul, à la prière de la comtesse Sophie, donna une seconde charte, par laquelle il faisait connaître que l'église de Sainte-Marie-sous-Amance était libre et franche de toute juridiction, el que les habitants de Lay-Saiut-Chrislophe , d'Eumont, de Blanzey, de Séchamps el d'Amance dépendraient à l'avenir de celle église et non de l'église de Dommartin.

Sigcfroi, qui était alors abbé de Saint-Mihiel, se hâta de fonder un prieuré près de l'église de Laître et y envoya quelques-uns de ses religieux. Au reste, ce prieuré fut toujours peu considérable ; en effet, la comtesse Sophie ne lui avait donné que quatre manses, un serf, deux serves, les dîmes grosses et menues du chàleau et du bourg d'Amance, les cens et les dîmes des places vides, des défrichements et des fonds seigneuriaux. Les Bénédictins de Laître exercèrent une heureuse iufluenec dans ce canton, dont les habitants, ceux il Amance au moins, étaient si grossiers et si violents que jamais, au dire de l'évêque Pibon, aucun archidiacre, aucun doyen n'avait osé y faire de visite, pour reformer les abus (et quia illi de Asmanèia duri et féroces semper extiterant, ita ut archidiaconus vet decanm aliquis oppidum corum tam causa minime auderct intrare). (II. L.)

Daus une charte datée de 11(12, Ricuio, évèque de Toul, atteste que le comte Frédéric a donné, eu sa présence, à l'abbaye deSainl-Mihiel, pour son salut et celui de ses ancêtres, l'église de Sainte-Marie-sous-Amance, avec la chapelle du château el toutes les dîmes grosses cl menues du château et du bourg, à l'exception de celles qui appartenaient a l'abbaye de Sainle-Glossindc et l'église de Dommartin, le lout à l'usage des moines que l'abbé Odelric avait mis daus ladite église.

Vers la même époque, Frédéric, comte de Ferrctle, adresse à son frère Benaul, comte de Mousson, et à Hillin, archevêque de Trêves, des lettres par lesquelles il les prie de défendre les droits, privilèges et exemptions du prieuré de Laitre-sous-Amance, qu'il a donné à l'abbaye de Saint Mihiel, et les religieux que l'abbé de Saint- Mihiel y a envoyés, le premier au jour qui lui a été Oxé par l'évêque de Toul, le second toutes et qnantes fois ou les allaqucra.

En 1137, Elicnne, évèque de MeU, donne une

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