‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 226 sur 292 · I.AI · texte numérisé non relu

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charte par laquelle il confirme el renouvelle, après toutes les informations requises, la donation que Frédéric, comte de Ferrelle, son frère, avait faile a l'abbaye de Sainl-Mihiel de l'église de Sainte-Marie de Lailre-sous-Amance.

En H 47, le pape Eugène III confirme la fondation et toutes les possessions de l'abbaye de Saiol- Mibicl, nommément le prieuré de Lailre-sous- Amance {ccllam Asmantiœ cum omnibus appendiciis suis).

Vers 1160, l'archevêque Hillin, légat du Saint- Siège, déclare que les différends qui s'étaient élevés entre Mancgandus, abbé de Sainl-Mihiel, et Agnès, abbesse de Sainle-Glossinde, louchant les dîmes d'Amaoce, qui appartiennent à la paroisse de Dommarlin, ont été terminés ; et de peur «que l'abbaye de Saint-Mihiel el le curé de Dommarlin ne se brouillent de nouveau à cause de l'église de Sainte-Marie de Lailre-sous- Amance, qui appartient à ladite abbaye, il défend à ce curé et à son vicaire, sous peine d'analhême, de faire aucune fonction pastorale dans celte église, sans le consentement de Pabbéde la même abbaye.

En 1280, le duc Ferry 111 quitte au prieuré de La ilre quatre septiers de vin, deux chapons et douze laulois que ce prieuré lui devait de cens, et cela pour l'indemniser des torts qu'il lui avait faits, par lui et par ses gens, et pour le salut de son âme et de celles de ses ancêtres.

En 1582, Pierre, abbé de Saint-Mihiel, el ses religieux, engagent le prieuré de Lailre et tous ses revenus, de quelque espèce qu'ils soient, à Guillaume, prieur de Maresco, ordre de Saint- Augtwtio, au diocèse de Besançon, pour toute sa vie, moyennant 200 livres tournois qu'il leur a données, et aux charges suivantes : 1° qu'il fournira tout le nécessaire à un religieux de Sainl- Mihiel qui résidera audit prieuré, ou qu'il lui donnera tous les ans, au cas que sa compagnie ne loi plaise pas, vïorI livres tournois en quatre termes ; 2* qu'il mettra dans le même prieuré el y entretiendra continuellement huit bœufs el un cheval pour en, labourer les terres; 3# qn'il donnera, deux fois Tannée, le pasle (repas) aux religieux de Saint-Mihiel qui iront audit prieuré pour les affaires de leur maison ; 4° enfin, que lout ce qui sera dan* ledit pru-uré h sa mort y restera.

Par des lettres données en 1289, le duc Ferry certifie qu'André de Bionronrt. chevalier, el la

dame Jeanne, sa femme, moyennant cinq a de vin qu'ils ont reçus des prieur el religion Laitre-sous-Amance, ont permis à ces reti«n ce qu'ils leur refusaient auparavant, de prr toutes les terres nécessaires pour la *m* leur moulin, dit le petit moulin, sur leur» t* et leurs prés el sur les terres ei prés de : hommes et de leur ban.

En 1371, Jean de Gironcoort , écujer, i h Poince de Metz, prieur de Laitre, le qoinj moulin dit le petit moulin, u situé «Juki marlin soubs Amance, n el toutes les dq*a{ ces dudit quart, pour vingt petits florins rjnj principal et denx florins aux vins, de bot < de ju&te poids.

Par suite d'une enquête faile, le 18 i 1435, vingl-scpl témoins déposent que ici héritages d'Amaoce, de Dommartin-sons-taj de Grand Bouxières, de Séchamps, de Se et d'autres bans joignauls, qui doivent cets cienoeté au prieuré de Lnitrc, lui doivent ; la dime, et que personne n'y a jamais i ni pari ni rap|K>rtage.

Par une sentence arbitrale du 21 jaiilel (j les arbitres, vu l'enquête précédente, ittU faveur de frère Jean Grave!, prieur it U soos-Amauce, et contre frère Jean Sfar prieur de Lay, que « les dix mes tous et sij lers des terres du lieu de Paliechaye(i Dommarlin) que doienl ancienes censés à ! Michiel qui snnl esté et seront labourées, sa cées par les habitans el manant de la ti)^ Eumonl, appartiennent el doieot appartenir: prieur dudit prioré de Laislre de qui est et sera, sans en payer ne pourler j prieur de Lay quelcunque partie ne rapo«ru| et en réintégrons ledit prieur de Laistre, p et ses successeurs, en bonne et vraye possexii

Le 9 septembre 4592, Charles deLor cardinal el légat du Saint-Siège, unilet \mi le prieuré de Lailre, vacaol par la résignât^ François de Serau court de Bel mont, à la rie de Sainl-Mihiel, comme ayant droit d'y i mer nnc fois à cause de sa légation.

L'official de Toul, par noe sentence du S I 1609, condamne les gouverneurs et < la confrérie de la Conceptioo de No érigée en l'église do prieure de Laitrwff* Amance, à faire célébrer à l'avenir, à Isole) <hdt prieuré, la messe haute de ladite confrérie lejr*-

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f la Conception de Nolre-D.tmc, cl le IcuJcmain rite des trépassés, à leurs frais, par le vicaire du nrur, quanti il y en aura un résident au prieuré, iule d'ieelui, par le vicaire de la paroisse, ou, à Hir refilé, par lel prélre que bon leur semblera, ? tout conformément à l'ancien usage. Il ordonne i-nile qu*à l'avenir tous les ornements, calices i livre* seront communs entre le sieur prieur et en vicaire cl le vicaire de In paroisse, sans que ïtï y pnissc plus prétendre que l'autre, et finae»eBl il déclare que le trouble fait le jour et le erdemaio de la Conception par les vicaire et rontrères , et le refus des ornements mentionné ni une requête qui se retrouve au procès, ne ;<>crront a l'avenir porter préjudice aux droits et -itorité dudit sieur prieur, et ne s'en pourront prévaloir les vicaires du sieur curé d'Amance ni itj confrères de ladite confrérie.

La chambre des Comptes de Lorraine rend, le \-t août 1661, an arrêt par lequel, ayant égard à m requête des prieur et religieux de Saint-Mi- '"d, prenant le fait et cause de leur fermier, Aidant en la maison de leur prieuré de Laitre, «lté déclare ledit fermier franc cl exempt de toutes failles et levées de deniers imposés sur ladite eommunanté ; et ce faisant, ordonne que les meubles sor lui pris pour raison desdiles impositions, toi seront restitués par lesdits habitants, et néanmoins sans dépens, a charge que ledit fermier taim auxdits habitants deux francs pour chacun ,o«r de vignes, et un franc pour chacun jour de Wé oa de marsage qu'il a labouré ou labourera dts vignes et terres indépendantes de la maison JtfdH prieuré ; a charge aussi qu'il viendra à son tour ou enverra un homme an travail des démoliiiow de Nancy.

Par nne sentence du bailliage de Nancy, en du 27 juillet 4677, les prieur et religieux de ' sbbave de Saiol-Mihiel sont maintenus et gardés 'H la possession et jouissance de percevoir les ■taps mortuaires des corps qui seront enterrés l'église ou |e cimelière de leur prieuré de Uirc. Cette sentence fut confirmée par un arrél 'In parlement de Metz, du S décembre 1080. Par «ne antre Mnlence, du 7 août 108$, il fui stipulé w la totalité du luminaire porté en l'église du prieuré pour les enterrements qui s'y feront, ou '^ns le cimetière, appartiendra au curé ; mais ! ie les droits de sépulture et d'enlcrrcmcnt, les 4«ps et serviette* qui seront sur les cercueils,

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appartiendront aux habitants de Lailre, au prieur et anx religieux de l'abbaye de Saînl-Mihiel , comme prieurs de Laitre.

Le 28 juillet 1708, dom Mathieu Pelitdidicr, abbé de Saint-Léopold de Nancy, fondé de pouvoir des abbé et religieux de l'abbaye de Saint- Mihicl, cède en propriété aux habitants de Laitre l'église prienrale de ce lieu , à leur prière et pour éviter le procès que ladite abbaye était sur le point d'avoir avec eux touchant celle église, sous les clauses, charges el conditions suivantes : 1° que lesdits habitants cl leurs successeurs paieront tons les ans auxdits abbé cl religieux, enlre les mains de leur fermier de Laitre, six livres de cire jaune en pain, le jour de Saint-Jean-Baplislc, jusqu'au réachapt, qui se pourra faire par lesdits habitants toutes el quanles fois que bon leur semblera, en payant une seule fois à ladile abbaye la* somme de 800 francs, monnaie de Lorraine ; 2° que lesdits habitants feront dans ladile église toutes les réparations nécessaires el l'entretiendront à leurs fraisa toujours en bon état ; 3° que lesdits abbé et religieux auront, dans ladite église, tous les droits honorifiques el utiles dont ils ont joui auparavant, savoir : des draps mortuaires et de l'ouTcrlure de la terre sainte ; 4* que lorsqu'un desdits religieux ira audit Laitre pour leurs affaires, il pourra dire la messe au grand autel el se servir des ornements de ladile église, el y aura la place la plus honorable ; 8° qu'à l'égard de leurs fermiers , ils ne pourront avoir place qu'après le sienr prévôt d'Amance, le maire el les écbevins dudit Laitre, el que le même ordre sera suivi dans la distribution du pain bénit. (Pr. de Lailre.)

Tels sont, outre un grand nombre de litres des XVe et XVIe siècles relatifs à des donations et fondations faites au prieuré de Lattre, les documents relatifs à l'histoire de ce prieuré. Supprimé a l'époqoe de la révolution, comme tous les autres établissements de ce genre, il a été démoli peu de lemps après. Fort heureusement, l'église a échappé à la destruction. Ce monument, l'un des plus curieux du pays, a été longuement décrit par M. Aug. Digol, dans un mémoire qui a été inséré dans le 5* volume des Bulletins de la Société d'Archéologie lorraine. J'cmpronte à celle intéressante description les détails qu'on va lire :

u La date de l'église de Lailre ne peut donner prise a la moindre inccrtilude : c'est vers 1075 on 1080 au plus tard que la comtesse de Bar en commença

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la construction, et comme l'édiflcc était de petites dimensions, i l que celle princesse disposait de grandes ressources, il fui achevé, sans aucun doute, au bout de quelques années. Nous avons donc un spécimen authentique, et avec date certaine, du style roman secondaire ; mais ce spécimen n'est malheureusement plus intact. Il ne reste de l'église ancienne que le portail jusqu'à la hauteur d'une corniche garnie de bi licites, la première travée de la nef, ou pour mieux dire le porche et les murailles de la nef et de l'abside.

m La façade occidentale de l'église de Laiire est couverte presqu'euUèremcnl par cinq grandes arcatures, qui en forment la décoration. Celle du milieu, qui esl ouverte, sert de porte ; elle est en plein-cintre. Les deux arcatures les plus rapprochées du celte porte sont ogivales; enûn, les deux plus éloignées sont en plein-cintre ; elles sont aveugles loules quatre, et n'ont d'autre destination que de dissimuler la nudité de la muraille. Ces arcatures sont plus hautes que celle du milieu et ne présentent aucun ornement.

»» Cette manière de décorer les façades n été fort usitée, comme l'ou sait, pendant la période romauc secondaire, en Lorraine comme ailleurs ; on la retrouve, notamment, dans les restes de l'église prieuralc de Varangéville ; mais ce que nous devons faire remarquer, c'est la présence de deux arcatures ogivales alternant avec trois arcatures romanes... Il esl rare de rencontrer des ogives avant le XIIe siècle ; et c'esl un fait assez curieux que de voir des ogives parfaitement caractérisées, quoique peu aiguës, dans un monument construit vers l'année 4080.

» L'a rca turc centrale, qui sert de porte, esl décorée de quatre petites colonnes, logées dans les angles de deux rentrants égaux. Ces colonnes, qui ont un diamètre de 18 centimètres et 2 mètres 6(1 centimètres de hauteur, supportent une archivolte.

n De chaque côté du portail, cl auprès des colonnes dont nous venons de parler, se trouve un groupe de deux colonnes engagées dans la façade. Leur module est à peu près le même que celui des colonnes dégagées, mais leur bailleur n'est pas égale ; les plus rapproche es de la porte ne s'élèvent pas plus que les colonnes voisines, cl leurs chapiteaux se toucheul cl se confondent en quelque sorte : mais les deux autres sont bien plus élancées, et vont soutenir

la retombée des arcs ogivaux que nous sign.rlï.l

1 Les bases des colonnes dégagées du pnrj sont uniformes. Elles se composent de deux M des carrés, en retraite l'un sur l'autre, et 4e il férentes moutures rattachées aa sode sapérieîl par des pattes assez élégantes. Chaque couple Jfl colonnes engagées repose sur an lion accroupi J occupant on socle carré d'une certaine hauttuj Ces lions, de petites dimensions, sont aujoonJ h J fort mutilés....

» Les chapiteaux des quatre colonnes déga? ;dj et des deux antres colonnes tes plus voi&icti présentent une grande variété. Le tailloir, qui *J moins élevé que dans la plupart des chapileail de cette époque, et la corbeille, sont cooverdj d'ornements d'un Irès-boo goùl, c'est-à-dire de fleurs, de fruits, d'oiseaux, de palmettef ef de galons perlés. Les chapiteaux des deux cofcmnci engagées les plus éloignées de la porte nW pas de tailloirs et se composent, sans parler f une moulure qui termine le fût, d'une corbdllc ofcrnt quelques ornements végétaux et un oiseau, mez bizarrement contourné et couvrant de ses ailes h corbeille presque tout entière.

n Les chapiteaux des deux autres colonnes enpgées présentent une singularité que nous nvron* jamais rencontrée ailleurs, et qu'il importe ée signaler ici : sur les tailloirs qui termines! 0*5 chapiteaux, on voit, à droite, en entrant, ur paire de bœufs accroupis, et dont la téte esl formontée du joug ; à gauche, un couple dlttnune* prosternés....

n L'archivolte est formée de deux nervures ejliadriques assez fortes, on, pour mieux dire, de dec\ gros tores, qui viennent reposer sur les chapiteaux des colonnes dégagées. Celui de ces dc«x tores qui circonscrit le tympan esl décoré d'ooe guirlande très-gracieuse, formée de fleurs et <k fruits fantastiques, entremêlés de palmetles et galons perlés. L'autre tore est lisse, à l'exeepticn cependant de la partie qui avoîsine les chapiteaux et sur laquelle on a sculpté, de chaque coté, ci bas-relief, un personnage assis qui lient une espèce de palme et parait être un religieux. L* deux tores sont séparés par une moulure plate représcnlanl nu bandeau tressé. Cite autre vmlurc du même genre, mais entièrement lisse, sépare le tore dont nous venons de parler i'w troisième nervure cylindrique, moin* volumineuse, qui retombe sur les chapiteaux support*»'

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es deux groupes , d'hommes et de bœufs. Enfin, n bandeau assez large vient encadrer le tout et i-rminc l'ornementation de l'archivolte. Ce bankiu. qui ne repose sur rien, et dont les extréaiirt» arrivent jusque sur le fût des deux colonnes Dragées les plus extérieures, est couvert d'un racment co zigzag, tellement rare dans notre nmnee qu'il uous serait difficile d'en citer pluk-ars exemples.

■» Le tympau de la porte offre un bas-relief l'un travail fort incorrect. Au centre, Notre Seigneur Jésus-Christ, assis au milieu d une gloire rliiptique, la tète environnée du nimbe crucifère, ueui on livre de la main gauche et bénit de la uaiu droite. De chaque côte un voit un ange nimbé, debout, dans l'altitude de l'adoration et tic la prière, et un personnage sans nimbe, âgeb- mille, portant un habit assez long, et dans la même attitude que l'ange.

* Un peu au-dessus des cinq arca tares dont "il vient d'être question,, et sur toute la largeur de la façade, règne une corniche garnie de deux r*Dgs de billettes, et surmontée de deux revers l'eau superposés en gradins retraités et rampants. Celte corniche s'arrête aux angles de la façade, fit n'a pas de retours sur les murs latéraux.

i Toute la façade que nous venons de décrire •■si construite en pierres de taille d'assez petit appareil, mais sans régularité ; la base cl la porte l'r«eoient seules des pierres d'une plus grande •iimensiou.

" L'espace compris entre l'archivolte de la porte et la corniche est occupé par un bas-relief d'une époque comparativement récente ; on ne J'fiul, en effet, le faire remonter plus haut que la lia «ln XV* siècle. Ce bas-relief est divisé en cinq niches ogivales fort richement sculptées ; dans la 'iche du milieu, on voit la Sainte Vierge assise tt tenant l'enfant Jésus sur ses genoux ; à sa droite est uu personnage agenouillé, sans doute •c donateur de ce petit ouvrage. Les quatre au- •fv> niches sont remplies par des saints, que nous n'avons pu reconnaître, parce que la pierre, qui ' Uii de mauvaise qualité, s'est pulvérisée en plu- >>e*irs endroits ; cependant nous pensons que la di-rsière niche à la droite du spectateur contient ami Michel foulant aux pieds le dragon.

i Malgré les mutilations qu'il a subies et l'effet destructeur du temps qui a rongé les sculptures, 'fi portail de Lnîlre est d'uu effet à la fois sirapfe

et gracieux. Malheureusement la partie supérieure de celte façade est délruile, et tout ce qui surmonte la corniche à billettes est de construclion moderne.

n La longueur de l'église de Lai Ire est de 30m 60e dans œuvre, et la largeur également dans œuvre de 8m 00e. La grande nef a sous clé une hauteur de 6'" 30e. L'église forme six travées, savoir : une travée romane joignant immédiatement le portail et appartenant à la construction primitive, trois travées pour ta nef, une travée lenaul lieu de transept, mais à peu près semblable aux précédentes, cl une aulre pour l'abside....

n La travée romane est d'une exécution remarquable, et l'on y retrouve, comme dans toute la partie ancienne de l'église, une heureuse combinaison des ligues, des proportions gracieuses, une grande correction dans le dessin des ornements et du fini dans leur exéculion.

« Les murailles de l'église sont encore les murailles primitives ; elles sont fort épaisses, mais ne présentent dans leur construction et leur appareil aucune particularité digne de remarque. Ces murailles diminuent d'épaisseur vers le haut ; dans cet endroit, presque immédiatement sous la toiture, et au-dessus des voûtes actuelles, on voit quelques petites fenêtres romanes, fortement ébrasées en dehors, sans ornements, et h claveaux réguliers. A côté de ces fenêtres se trouve un oculus de la même époque....

i» L'abside , dont les murailles appartieunent, comme celles de la nef, aux constructions du XI0 siècle, est de forme carrée ; elle est éelairéc par deux baies ogivales percées dans les parois latérales ; elle l'était autrefois par trois fenêtres romanes accolées et pratiquées dans la muraille du fond. Ces trois fenêtres symboliques, que l'on retrouve dans plusieurs églises de celle époque, sonl accompagnées de colonnettes. Il n'y a pas d'absides latérales. Les bas-côtés se terminent carrément, et on a placé à leur extrémité les deux autels que l'on élevait ordinairement dans les petites absides. Près d'un de ces autels, dans le mur septentrional, et dans la travée qui lient lieu de transept, on voit encore les contours de la porte par laquelle l'église communiquait avec les bâtiments du prieuré....

tt L'cglisc de Lailre est véritablement un édifice eufermé dans uu autre ; ou a conservé des premières constructions tout le vaisseau, et dans cet

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intérieur vide et spacieux on a bâti une église I de Lailre, une léproserie ou maladrerie qe; »j~

ogivale ; de sorte que les feoèlres romanes qui introduisaient le jour dans l'édifice primitif, sont maintenant au-dessus des voûtes et n'éclairent plus qu'une espèce de grenier....

n On voit, dans l'église de Lailre, quelques restes du pavé primitif. Les carreaux en terre cuite employés a ce pavage sout au nombre de quarante a cinquante ; ils ne sont pas vernissés, mais couverts d'ornements qui ont été imprimés sur l'argile, avant qu'elle fût desséchée. Ces ornements ont été tracés au moyen d'une espèce de griffe ou de timbre. Les briques de Lailre peuvent se diviser en deux catégories : les unes sont carrées et les autres oblongucs. Les briques carrées sont elles-mêmes de grandeurs différentes. La plupart ont 9 centimètres eu tous scus ; les autres en ont H. En général, les ornements quj les couvrent sont géométriques, et presque tous se composent de courbes diversement enlacées. D'autres briques, et ce sont les plus grandes, présentent des ornements plus compliqués. Les briques oblongucs ont 9 centimètres do largeur sur 48 de longueur Elles offrent soit des lignes droites, qui se coupent de manière à former des carreaux ; soit des rinceaux d'assez bon goût, enfermés entre deux bandes chargées de hachures...

i* Au pied des degrés que l'on monte pour entrer dans l'abside, se trouveul des pierres tumulaires d'assez grandes dimensions. L'une d'elles, qui est du XVe siècle, ou*re l'image cl l'écussoo d'un secrétaire du duc de Lorraine ; la légende est assez maltraitée, toutefois on peut encore la lire presqu'en entier.

POMET. DAHANCE. SECRETAIRE. MONSR. DE LOUE" RENE. ET. IAIDIT. RECEUEUR. DE VOSCE. VIVANT. FIT V'AIRE. CBST. OUURAIGE.... TRESPASSA. LAN M* CCCC««»*««

n Près de celle pierre, dont t'iutcripliou indique que les travaux considérables exécutés vers la Qu du XVe siècle ont eu pour autour Poire d'Amancc, on voit la moilié d'une tombe à peu près semblable, qui recouvrait les reslesdesa femme, et uuc autre tombe brisée qui ne remoule qu'au XVT' siècle (laôii). Puirct d'Amance porlc une lougue robe, el ses pieds, chaussés de souliers pointus, reposent sur le dos d'un lévrier. Celle pierre lutnulaire fut autrefois environnée d'une balustrade, <?l on voit encore les traces des montants.... »i

Il y avait, de* le XUI* siècle, près du village

parlenait, avec ses biens el revenus, aux Pr» très de Sainte- Ma rie-au-Bois près de Pi*i-i Mousson. Ils en étaieul en possessira ea \ci d'un acte d'échange, du mercredi après la Tas saint 4280, par lequel ils avaient dit au c. Ferry « les terres, prés, bois, renies, cas, dr.t tures el autres choses qu'ils avaient à deux îcrtv el maisons appelées Hommemont tllaùourdw avec circonstances el dépendances, « el i«:'.h reçu dudil duc, eu conlr'échange, hlamiM des Malades de dessous Amance, avec ses w tenances, en terres, prés et vignes, etc. «La Prcmootrés jouirent paisiblement de celle m>? i el de ses biens jusqu'en it>S2 ; mais, le '25 jiv. i de celte année, le vicaire général, les cornu.':deurs et chevaliers de l'ordre de Noire-Dam*- L Moiil-Carmel cl de Saint-Lazare, les firent gner devant la Chambre royale, « comme y scurs el administrateurs, des chapelle el ouiiJr^ rie de l'Estray sous Amance (vulgairemtut »>* pclce la maladrerie Saint-Nicolas),* pouf 'M condamnés à s'en désister en faveur de ceschïti liers. Ces derniers invoqoaieul Pedil du Rw, mois de décembre 1072, qui conférait» Jeur «■-■ dre l'administra lion el la jouissance deloutt 1 1 maladreries el léproseries établies dans lï'lea: : du royaume, t u arrêt du 10 février lo>5> !droil à leurs préleulions, et ils furent i&u ^ possession de la maladrerie de Lailre, dont Prémoiilrés se virent ainsi dépouillé*, Rwonsat, la donation qui leur en avait été faite parle Ferry. (Prémonlrés de Pou l-à Mousson.) Opar suite de l'existence de celle léproserie, «p. plusieurs cantons de terre des lerriloires de Utre et d'Amance sout appelés devant les «ai»des, i$-malade$, elc.

Une nommée Colatte, veuve de César Ikt*'' de Lailre, fui exécutée comme sorcière en loi-

Eu 1712, la communauté de Lailre étaii posée d'environ '»0 habitants, y compris le s ves. En i7G8, il y avail Ci feux <l J90 comu;-nianls.

Ce village appartenait, en 1780, à Vs&comte d'Ourchcs, qui, le 30 décembre de auuée, fit ses foi el hommage pour les terre» •'< seigneuries d'Amance, Lailre, Bouxiërcs *tl" Chênes et Moulins.

D'après le Pouillé de 1708, le prieure de L Ire élait d'un revenu d'environ 1,500 h*'*, ni

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