‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 234 sur 292 · LAT · texte numérisé non relu

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défendit de qualifier de fief leur maison de la Basse-Lay, d'y tenir colombier, de meure sur la pâture troupeau à part, etc. (Cart. de Lay.) lj & probable que la maison dont il vient d'être jarlj est celle qui est qualifiée de maison (orie dmj un acte de dénombrement donné, le il décembre 1CG9, par Charles Rcmy, conseiller d'Etat da duc de Lorraine. (T. C. Nancy i.)

Au XVII* siècle, le village de Lay avait été affligé de la peste, ainsi que l'atteste le rapport ci-après, adressé à la Chambre des Comptes, le S février 1G5I, à la suilc d'une requête par laque! e les habitants de la Basse-Lay demandaient à m exemptés de l'aide Sainl-Remy pour l'année I6S0 « Avertissent, disent les commissaires dclégu par la Chambre, qu'au mois d'août de l'aima dernière, la maladie contagieuse ayant commet d'affliger les remontrants , ledit village it i; Basse-Lay fut, dès le \1« dudit mois, miiea .:lerdit, et dura celle défense jusqu'au 3e du nu de janvier dernier, qu'ils auraient été mises Jberlé. Pendant lequel temps, qui est de qw-i mois vingt jours, se trouvent être morte ici:! lieu , de ladite maladie , quelques îii a :î personnes, entre lesquelles il y a onze chefs -j* famille, onze femmes et le reste jeunes gcts c: enfants, y ayant eu six ménages desquels t'est demeuré que quelques enfants. Les dettes py eux contractées durant ce temps consistes! c: mille francs qu'ils avaient pris d'emprunt ptj nourrir tant ceux qui auraient été entoj«:ti loges (les pestiférés) que les pauvres dndit lies, auquel on ne voulait permettre de frcqoeeUr ti mendier leurs vies, n'ayant iceux autres moyeu de vivre que par la vente qu'ils font à Naotyda fruits de leurs jardins, n

En 1 712, la communauté de Lay était coalisée de i 18 habitants, v compris 7 on 8 \emti: en 1768, il y avait 200 feux cl MO commuais Le Pouillé rédige à celle dernière époque, œc&lionne, comme existant dans l'église de Lay, ax chapelle de Sainl-Didicr cl Sainl-Césaire, et kk autre de Sainl-Roch.

Le prieuré de Lay valait alors 6,000 livre* «I la mense conventuelle aulaol. Ses balimenM1' étaient considérables, et quo D. Calmel l'mit plu à embellir, furent vendus en trois lw. comme propriété nationale, le 24 août 17SL A l'acte de vente est joint un très-grand plia de a» bâtiments.

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Lay • été érigé en auceursale en 1802, avec Piierécourt pour annexe.

Patron, saint Christophe.

Ce village possède on hospice qni a été fondé en 1847 et doté en verlu d'une clause du testament de* M. de Courcelles.

LAY-SAI.NT-REMY. Les Archives ne renferment que deux litres de peu d'iulérél concernant celle commune : le premier, daté du mois d'août 1509, est uu accompagnement entre Henri, comte de Bar, et le "chapitre de Toul, pour l'étang cl le moulin sis entre Pagny et Lay-Sainl-llemy. ■Cart. Evèqucs de Toul.) Le second est une lel- Irï reycrsale, de l'année 1028, par laquelle un comme Abraham Richard, résidant à Nancy, s'vLlige à payer G francs par an à la recette de Fciug, pour la permission qui lui avait été donnée ée construire un moulin au village de Lay. (T. L Foog 2.)

Les habitants disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1758 : u II appartient à la communauté de Lay environ 40 arpents de bois

E ic a aussi la quantité de 3U0 arpents de bois par indivis avec la communauté de Pagny-snr- 31?use... Elle possède cucore 88 fauchées de paqsis...

n François Michel, syndic de la communauté, lU'dare... que le village a été abandonné cl sans binants, ensuite de la peste, des guerres cl ourses des Suédois... »i

En 17G8, le village de Lay comptait 59 feux ti 127 commuoiauts.

Lay, dont la cure était anciennement unie à i église Saint- Waasl de Toul, a été érigé en suc- <ur«!e en 1802.

Patron, saint Remy.

LEBEUVILLE.En 4591, Jacquol d'Haroué, tmyer, à cause d'Odine dé'Serrièrcs, sn femme, r?prcnd de Thiébaut de Ncufcuàlel ce qu'il avait

- Lebeoville.

En 1403, Jeanne d'Assey, femme de Ferry de f 'iiiel, et Pcrrin de Chàtel, reprenneut d'Alix de VaudémoQl ce qu'ils possédaient au même lieu *■ Ubeuvillc. (Cart. Cbàlel.)

On a encore d'autres actes analogues pour dos portions de la seigneurie de Lcbcnville, donnés ('tr Jacques d'Hanssonville (145Q cl il&ô) ; Jean

- Rambervillcrs (15G0) ; Claude 3Jaillarl(157l) ; ■ irian de Trottedam , seigneur de Nomexy

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(1572): Charles d'Ardenne et Marie Mailla* , sa femme (1576).

En 1580, il fut dressé une Déclaration des droits féodaux et de haute justice appartenant au duc de Lorraine à Lcbcuville, à cause de ses seigneuries de Chàtel cl de Bainville-anx-Miroirs, et des redevances cl servitudes qui lui étaient ducs dans ce lieu. Voici quelques passages de ce doenment :

u Le village et les habitants de Lebcuviile, avec ses appartenances, sont nûmcnl de la juridiction, bailliage el labellionnage de Chàlcl-sur- Moselle, el ions les seigneurs dudit lieu, qui seront ci-après déclarés, sont vassaux de notre sci* gneur (le duc), et tout ce qu'ils y tiennent en seigneurie est de flef, de ressort cl juridiction dudit Chàtel...

» Notre souverain seigneur a toute manière de hauteur et droil de haute justice audit village sur tous les habitants el par lout le bau cl finage d'itlec, ayanl l'appréhension, détention cl exécution des corps y mésusanl, civilement ou criminellement.... Comme aussi y a toutes épaves, hautes amendes et autres semblables choses de haute justice. (A l'appui du droil où était le duc d'exercer la haute justice, on cite le fait suivant, qui n'esl pas sans intérêt pour l'histoire de la justice criminelle dans noire pays.)

ti Au premier jour d'octobre 1558, Claude Maillart, maire dudit Lebeuville en la seigneurie de messieurs d'Haussonvillc, Claudon Cuillemin cl Colas Poirel, dudil lieu et de ladite seigneurie, • pour avoir empêché M. Henri Moureau, sergent de M. le bailli de Chàtel, de faire le cri de la féte dudit Lcbcuville pour l'autorité de notre souverain seigneur, cl rompu la verge dudit sergent, furent, en vertu de leur procès fait par lo lieutenant dudit sieur bailli, condamnés au lien dudit Bainvillc, par le sergent d'illec, à cire menés par les sergents à Lcbcuville, où les excès cl outrages avaient clé faits audit sergent du bailli, cl y étant tètes nues cl pieds nus, tenant chacun une torche ardente entre les mains et prosternés les deux genoux en terre, en présence des officiers de Chàtel et de Bainvillc, dire hautement el intelligiblement chacun d'eux el sécutivement, en présence dudit sergent tenant la verge de son office en la main, que par témérité, insolemment et irrévéremment, contre l'autoriic de notre souverain seigneur cl l'état de son sergent,

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ils avaient icelui empêche de faire le cri de la fêle audil Lebeaville ei icelui outragé en.sa personne, de quoi ils se repentaient et criaient merci à Dieu, h notre souverain seigneur et à sa justice, et après ce baiser révéremmeut la verge dudil sergent ; ce fait déclarés bannis et exilés à toujours (tel pays de noire souverain seigneur et leurs biens confisqués, les frais de justice et l'intérêt du sergent raisonnables pris sur iceux...

n Notre souverain seigneur a audit Lcbcuvillc un maire qui se crée par le bailli de ChiUel ou son liculcnaut, lequel maire est tenu d'entretenir les droits et autorités de nolreilit seigneur, et s'appelle le maire du souverain.

n Ledit maire a toute prééminence et autorité audil Lcbcuville cl donne seul congé <i aux batailleurs (bateleurs) et jueurs de trompettes cl autres semblables pour sonner et jucr. •>

n De tous vendages qui se font d'héritages, quels qu'ils soient, ledit maire a un selicr de vin pour chacun vendage, du droit de relevage, el ce dans quarante jours, à peine de confiscation.

n Quand il meurt un chef d'hôtel, tous ses héritiers doivent au maire chacun un sclier de vin pour droii de relcvage....

n Le cri de la fêle dudil Lcbeuvillc se fait par le sergent de M. le bailli de Chàlel, cl lui doit le maire du souverain seigneur son dîner; lequel cri se fait de par nnlro souverain seigneur.

h Tous procès, tant en action personnelle que réelle , se plaident pardcvanl les deux maires, relui de notre souverain seigneur et celui du sieur prieur de Bainville ; el l'échevin du lieu, qui est créé par les maires' (comme aussi le doyen), juge par son avis el celui des habitauls par semblant. El si la partie grevée en appelle, l'appel en première instance ne va plus au lien de Bainvilleaux-Miroirs, mais en premier lieu à la halle de Chàlel, devant les maire, échevins et bourgeois d'illec, cl d'iceux au buffel de notre souverain seigneur audit Chàlel, comme au dernier ressort définitivement....

n Monseigneur est souverain seigneur, seigneur do fief el haut justicier sur tout le village de Lebeuville, ban el fiuage d'icelui.

" Audit lieu y a treize maisons et chaseaox partageables par moitié au seigneur de Doirbasle, pour ce vassal de mondit seigneur. Et sont toutes leurs maisons cl leurs lerres scrvahle* (où qu'ils aillent) au seigneur de Bainville. Et doit chacun

chef d'hôtel ou conduit dudil seigneariage 2 1 ja? toulois qui valent 3 sous monnaie de Lorraiae, ■ les maisons ne sont arrentées....

m Mondit seigneur 3 seul droit d'irreoter te maisons et maisières dudil Lcbcuville et affranchir les habitants en icelles de la rente, tant eu denier* qu'on grains, qui esl duc pour leurs bêles, a? p*-lée la rente des cornages, pn payant pour ledit irrcnlemcnl telle somme qu'il lui ptafl..; "

11 Doivcnl les habitants dudil scigneariag* quatre rcsaitx et demi de froment, mesure de Bainville, à cause d'un ascensement fait, parTbiétual de Ncufchàlcl (en 1137), d'an bois appelé Villefontaine, au maire ITusson et aatres de Ltèctville —

11 S'ensuivent les seigneurs qui sont audit Lebeuviile cl en quelles autorités et droits cowfeleai leurs seigneuries.

n M. le prieur de Bainville, par fondation <f bj Sieur comte de Vaudémont, seigneur de Cbàtr:sur- Moselle, est seigneur foncier audit Lebecvi"- . en la seigneurie appelée Haussonville (le,ipriear était aux droits des religieux de Saint-Epne-lèV Toul, de qui dépendait le prieuré de Baiarille'.

»» Mondit sieur esl curé primitif dudil Lebeaville. el en celle qualité a la collation de te cor-: el mêmes droits d'autel el de diine qu'audit Bm ville, savoir : les deux tiers des grosses et meive* dîmes et novales, offrandes, oblalions, morttaitr» délivrances et épousailles qui se font ec l'ég^ dudit lieu, ayant délaissé l'autre tiers à soovieairperpélncl par forme de portion congrue.

n Mondit sieur, comme seigneur en partie da, Lcbcuville avec notre souverain seigneur, a tfv les droits, tant honorifiques qu'utiles; lai appartient la création des maire cl gens de justice k jour des plaids annaux...

« Lui appartient aussi toutes tes amenées ta les sujets de ladite seigneurie délinquants; m quels sujets sont distingués et reeonoas «*im ceux de nolrcdil seigneur par les tnaisoa? -k* leurs résidences....

»» Tous les habitants dudil Lcbcuville • é>tt*A comparaître pardevanl le maire de Bainvi'-c jour des plaids annaux ; auquel jour ils éaHtct chacun nu denier au maire, h peine d'aroratV

•• Appartient à mon lit sieur les droits .ufr** riaux, dits lods el vente* qui se fmt des mû*"" jan'in*. cli-. . m> au tinago dudit savoir : le dixième denier du pri* de b'aerte. ■ ■

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pour les échanges, le sixième denier de la valeur des héritages échangés, suivant qu'ils sonl estimés.

n II a aussi le droit de revèlure et relèvement andit Lebeoville, savoir : que tous tes successeurs et nouveaux héritiers de ceux qui possèdent maisons ou autres héritages au ban dudil lieu, doivent reprendre dudit sieur ou de ses ofGciers dudil lieu dans quarante jours du jour du décès ou changement de main, à peine de 5 sous loulois d'amende cl de commise après l'an expiré.

<t Tous les laboureurs dudil Lebeuville doivent à moodil sieur trois jours de corvée , chacun an a labourer avec leurs charrues et en trois saisons, savoir : un jour pour semer les avoines, un autre pur pour remuer, et l'autre pour semer les blés, à peine de a sous toulois contre chacun défaillant..., et mondit sieur doit fournir h ceux qui font Icsdiles corvées, du pain le malin et au dîner, à la discrétion dudit sieur ou de ses fermiers

« Les seigneurs de Dombasle qui sonl : Eve de Lucy, veuve de Perrin d'IIaraucourl, seigneur de Cbambley ; Barbe de Luxembourg , veuve de Jean de Laodres ; François-Henri d'IIaraucourl de Chamblcy, à cause de Louise de Luxembourg, leur mère el leurs consors héritiers de Warry de Lucy, seigneur de Dombasle ; Jean de Valleroy, demeurant à Rosières ; 51e Nicolas Pellre, conseiller et secrélaire de Monseigneur , pour ses eufants ; frère François Gillel, serviteur actuel de la religion Saint-Jean de Jérusalem en Malle ; Jeanne Gillel.. .J Les héritiers dudit sieur de Lucy y onl un gagnage de fief ; lesdils sieurs de Valleroy cl Gillel y onl aussi un gagnage de fief. El n'ont lous lesdils seigneurs el dames audit Lebeuville aucun droit de justice ni d'amende, et n'y sonl seulement que seigueurs rentiers. (On a des ncles de reprises ou de dénombrement du fief ou de la seigneurie de Lucy, donnés par Nicolas Gcnoetairc, mailrc des monnaies, et Jean de Valleroy, éeuycr (1000); Charles Louis, receveur à Charmes (ICUi), cl Olry Louis de Saint-Vallîcr 1612).

.» Les seigneurs d'Haussonville, qui sont : médire Charles de Lcnoncourt , baron d'Ormes ; messirc Georges de Savigny, seigneur dudil lieu; messire Gaspard de Marcosscy, grand éeuycr de Monseigocur, sont seigneurs en partie audit Leiieuvillc ; el eu leur seigneurie il y a un maire appelé le maire d'Haussonvillc, croc privativement d eux par le prieur de Baïuville ; lesquels

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seigneurs y preunent renies en deniers, grains, poulailles et autres certaines droitures sur les sujets d'icelle seigneurie, sans aucune juridiction ni droit de justice, n'y étant que seigneurs rentiers... » (T. C. Chàtcl 5.)

On a des dénombrements de la seigneurie d'Haussonville donnés par 'Margucrite^MailIarl, veuve de Nicolas Gérard (1612) ; Nicolas Gérard et Guillaume Milot, cojnme héritiers de Nicolas Gérard et Marguerite Maillarl, sa femme (162-4) ; Charles Le Bègue, seigneur en partie de Germiny, conseiller d'Elal du duc de Lorraine (1664).

Le 3 août 4728, la Chambre des Comptes ascensa aux habitants el communauté de Lebeuville 18 hommées li verges de terrain du paqnis dit l'Epinolle, moyennant un cens annuel et perpétuel de 2 francs i gros, payable à la décharge du sieur Malhorly, qui en avail obtenu le décret. (T. C. Chàlel 4.)

On lit dans l'Elal du temporel des paroisses (1700) : u S. A. R. (le duc de Lorraine) a la seigneurie de Lebeuville en toute haute justice. M. le comte d'Haussonville est seigneur foncier. Le sieur de l'F.spée, prévôt de Charmes, et Mn* de Germiny out aussi part dans la seigneurie foncière. (En 1777, Antoine de l'Espée, capitaine au régiment de Cuslinc-dragons, fil ses foi el hommage pour ce qu'il avail à Lcbenvillc.)

» La communauté est composée de 16 habitants y compris un soldai aux gardes. Les religieux de Sainl-Epvrc onl le patronage de la cure... Didier Carrière a fondé la messe du Saint-Sacrement pour lous les premiers jeudis du mois...

n Le sieur de PEpée, écuyer, demeurant audit Lebeuville, a fondé deux messes basses par semaine... Le sieur de l'Epée, vivant curé de Tanlitnont, a fondé trois messes par an...

•t II y a, dans l'église paroissiale deLebeuville, 1a chapelle de Notre-Dame, dont le patronage appartient an sieur Chartron, curé du lieu, descendant des fondateurs ; la chapelle de Saint- Claude, fondée par les Leduc, dont les descendants oui le paironage. «t Le Fouillé de 1768 mentionne, en outre, la chapelle de Saint-Jean el de Sainl-Scbuhticn, dont les héritiers de Jean Conlal, de Lebeuville, étaient collalcurs.

Lebeuville n été érigé en succursale en 1802, avec Leménil-Mitry pour annexe.

Patron, saint Martin.

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