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est no saint évèque martyr, qui porte entre se» mains sa tête coupée, encore vivante, et coiffée d'une mitre de forme aucienne. Au-dessus, à droite, se voient quatre ou ciuq caractères gothiqaes dont on n'a pu préciser le sens.
Le troisième tableau qui se trouve sur la partie «upérieure du mur auquel est adossé le coufessionaal, représente le Cbrist au tombeau entouré des persou nages traditionnels. Dans le lointain, on aperçoit, dessinés au trait noir seulement, la aïe de Jérusalem cl les hauteurs dn Calvaire. De chaque côté de la Vierge debout , se trouvent agenouillés un groupe de personnages évangéliques. Malheureusement celte peinture, la plus intéressante de toutes, est à demi-effacée par l'humidité et horriblement déOguréc par deux ou trais énormes lézardes qui l'onl dégradée dans quelques parties importantes ; entre autres, une tete de sainte femme a presque entièrement disparu. Celait au-dessous de celte peinture que se trouvait jadis l'autel dédié à saint Gcnès, et on peut conjecturer, non sans quelque fondemeut, que c'était a celle chapelle que furent faites les nombreuses fondations qui devaient fournir les fonds nécessaires à la célébraliou de V Octave des Morts, établie de temps immémorial dans la paroisse de Laxou.
Du même côté, et en face du saint évèquc martyr, sur la face intérieure du pilier qui sépare la première travée de la seconde, on a découvert J6e fresque grossière et à moitié effacée, représentant un squelette en pied, peint sur un fond noir parsemé de plusieurs tètes de mort. Sur ses flancs on voyait des restes d'une couleur rougeàire, ce qui fait conjecturer qu'on avait voulu représenter une àmc eu purgatoire. Duillcurs, une légende de quatre petites lignes, en caractères gothiques, placée au-dessus de lu tète du squelette, onfirme celle supposition, bien qu'on n'ait pu en iécbiiTrer que les premiers mots, le rote étant >ul-à-fail illisible. Elle disail : Rcgardu-moi
ouvent et pleure sur moi , etc. Il est ù rc-
nurquer que celte peinture était fort rapprochée t loarnée en face de l'autel de saint Gênés.
Uu autre débris de fresque, mais bien plus rossière encore que toutes les autres, se trouait dans le vaste tympan qui descend de la voûte l surmonte les deux arcades de la nef, en face o la chaire. On ne peut en bien comprendre le jjet : elle représente un long et maigre person-
nage, avec auréoJe, peinl en traits notre, cheveux longs et hérissés , Ires-noirs ainsi que la barbe. Il était assis, daus l'altitude d'un palient, sur une espèce d'escabeau sur le flanc duquel on crul lire ces caractères gothiques : S. JOH. (sanctus Johannes) ; derrière lui , mais bien plus effacés, se tcnaienl deux autres personnages à ligures diaboliques, l'un avec des cornes, l'autre grimaçant horriblement, cl qui lous deux semblaicul ricaner et prendre plaisir à tourmenter le premier. Il ue reste aucune irace d'autres portions de celle peinture. Ce vaste tympan, qui semble avoir été primitivement peint tout entier dans le même genre que ce débris, avait malheureusement été gratté el recrépi dans plusieurs de ses parties, a une époque qu'on ne peut déterminer; et quelque mauvais barbouilleur avait peint, en rouge de feu, d'immenses rideaux dont on a très-bien reconnu les restes, probablement pour simuler un dais au-dessus de la statue de saint Gcnès, qui fui placée sur le socle en pierre encore engagé aujourd'hui dans le mur.
Il n'est pas douteux que les divers pans de l'abside n'aient été peints comme le reste : ainsi, dans celui où l'on a percé l'entrée de la nouvelle sacristie, el tout juste au-dessus de la porte, on a mis a découvert uu buste d'homme tenanLd'une main une espèce d'instrument de musique, exactement fait comme uu basson, et de l'autre uu livre daus lequel il semble lire. Le tympan qui est au-dessus de la première arcade du chœur, par où l'on va à la chapelle de la Vierge, était pareillement peint dans sa totalité ; mais le sujet principal était complètement anéanti, et sa place recouverte aussi d'une tenture également peinte en rouge. Seulement, à l'angle gauche, on a retrouvé, presque entière, l'effigie d'une femme à genoux, les mains jointes, et donl le costume et ia coiffure avaient beaucoup de rapports avec ceux de nos paysannes d'aujourd'hui. C'était vraisemblablement la donatrice que le peintre avait voulu figurer.
L'église de Laxou était ornée, daus sa partie la plus aucieune, de vitraux peints, remontant au XVIe siècle, et généralement d'une assez médiocre exécution. Presque lous sont brisés.
Tarmi ces fragments de vitraux, il en csl un qui mérite uue mention particulière, comme se rattachant probablement à quelque circonstance historique. Il est orne du portrait de saint René,
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parfaitement reconnaissable, quoique plusieurs parties du corps du personnage n'existent plus. Ce vitrail est-il un présent fait a l'église de Laxou par René H ou par Renée de Bourbon ? On ne sait, mais l;i dernière supposition parait assez admissible. En effet, nos chroniques rapportent, comme oh sait, qu'avant de faire son entrée solennelle h Nancy, le 5i8 avril iiilG, l'épouse du duc Antoine lit une balte assez longue au village de Laxou, dont les habitante lui offrirent «« force taries, pommes, poires, vin rouge et clérel. «» Il est possible que la duchesse ait voulu perpétuer le souvenir de cette cordiale réception, en faisant présent h l'église de Laxou d'uu vitrail exécuté par un des peintres-verriers qui travaillaient alors à embellir le Palais ducal elles églises des Conbliers cl de Saint-Georges.
Laxou a été érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Ccncs.
LAY-SAL\T-C11RIST0PI1E. Parmi les titres, assez nombreux, provenant des archives des Bénédictins de Lay-Saiul-Chrislophe, est un volume manuscrit dans lequel se trouvent une Histoire du prieuré de Lay cl la copie d'un assez grand nombre de litres concernant ce village. Celle Histoire, dont quelques pages sont de la main de Dom Calmet, a été composée par lui ; j'en extrairai ce qui me semble le plus digne d'intérêt, et je puiserai également, dans les pièces transcrites à la suite, les documents qui m'auront paru mériter d'être reproduits ou analysés.
u Le prieuré de Lay, dans son origine, ne fut pas érigé sous le litre de prieuré, ni sous celui d'abbaye ; on ne le dédia sous l'invocation d'aucun saint particulier ; on n'y destina pas même un certain nombre de religieux, comme cela se pratiquait d'ordinaire dans les autres fondations de monastères. La princesse Eve en fil une offrande a l'abbaye de Saml-Arnou, où son mari Hugues et son fils Arnou étaient enterrés, pour le salut de leurs âmes cl de la sienne, pour le rétablissement do celle abbaye, où l'évéque Adalbéron, son parent, venait d'élablir depuis peu la règle de Saiul-Benoil, enfin, pour l'entretien des religieux qui demeuraient dans l'abbaye, des pauvres qu'on sustentait et des hôtes qu'on y recevait. Eve avait épousé Hugues, comte du Cbaumontois, dont clic avait eu deux fils, Arnou et Udalric. Hugues était mort apparemment dès avant l'an 015;..
m Ce comte nugues était de la r«cc de tnt Arnou et des rois de France...
h Eve et son fils Udalric donnèrent, n 95fl an monastère de Saint-Arnou de >Ihz, hrïïi< le château de Lay, que le comte Ilugms |U] ai.^i cédés pour douaire, avec l'église et tout tt^i !UI appartenait an même lien, où le saint «iiltiv.;* Arnou avait pl is naissance • i/i </i/a ctiomprtUi slssimus cottfrssnr cl apostnlicm prml .\rnulplins prrsenlh vitœ nativilatit w m,^. sit rxordium). On montre encore aujwini'b (le 1715 h 1728, temps pcudanl lequel \\~ Calmet fut prieur de Lay), h cote du prwUi-» de l'église du prieuré, une chambre vonit n forme de chapelle, du côté du septentrion, < j l'on dit être la chambre où saint Arnou prit e>. sanec. Eve se réserva et à son G!s Udalric, (vidant sa vie, l'usufruit de celle terre, soejj i« charge de payer tous les nus au monasi^^ Sainl-Arnon une livre d'argent par forme dt reconnaissance.
»i En 050, Udalric étant devenu majeur. «firma, avec sa mère, la donation qui avait été fei;?, neuf ans auparavant, de la terre de Lay ii \'}baye de Saint-Arnou. Il y répète à peu !n mêmes choses que sa rncre avait dites charte de 050; il ajoute que, sur certaine* ilfîcultés qu'on formait sur la validité de laprMi* donation, parce qu'alors il n'avait ni rijr l: < pouvoir de disposer de ses. biens, il luit i* obligé d'aller trouver le roi Oihon I", t\$\ avait été mis, par ses ordres, en possession d? tterre de Lay, qui était son patrimoine. Il sogage h donner, avec «a mère, leur vie iwà, une livre d'argent a Saint-Arnou, an jtHirJ'B fête, et veut qu'après leur mort, la terre itartn en toute propriété h Saint-Arnou. Celle tny'r lion se fit le 8 des ides de septembre 9b!. n , peut-être 060, car le manuscrit des mintek '■ saint Clond porte que ce fut l'année (0e fAiiV héron, qui fut fait évoque en 020, etqu'alorîCtf rie étail archevêque de Reims ; or, il nefatito à celle dignité qu'en 062, el il étnit tres-mtnablc, dit un ancien historien, que là on l'« tendait que le bruit des armes cl des asMobte de noblesse, fût introduit le culte divin, ce lieu, honoré par la naissance de saint Anoî, fût rendu vénérable par les reliques «ni Gloud.
« Or il est bon de remarquer qoe les mms-
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mis de Saiol-Àrnou cl lous les imprimes, porttet qu'eu transférant à Lay le corps de saint Cioud, on laissa à l'abbaye de-Sainl-Arnou le chef de ce saint, ce qui peut bien être vrai pour fi qui îe passa alors ; mais il est certain que ce dieftal aujourd'hui dans la châsse de saint Cloud : L«y, cl qujl n'est point à Saint-Arnou, soit que ce chef ail depuis été apporté a Lay, ou que . oo n'ait pas alors exécute la résolution qui avait ut prise de le laisser h Saiul -Aruon.
- En IG.jI, les pères de celle abbaye présenkrenl requête au ebapitre général de leur conjr^^iioD pour obtenir quelques parties des reliques de saint Cloud, disant qu'il ne leur en était j\>!c aucune ; ce qui leur fut accordé, et l'anuée Hiiïjale (ll>->2), les pères de Lay obtinrent de uui de Saint-Arnou trois petits ossements des r. ;i|ues de saint Aruou, par une »-spéce d'ér'.iiii'e de celles de saint Cloud, qu'ils leur avaient c "!'itos l'anuée précédente. Enfin, le 28 juillet on donna, par l'ordre du très R. P. pré-, ••'-il, à M. Le Vacbcr, écolùlre de l'église de ï';i;l, lu» sacrum, que l'on tira de la châsse de rfiïii Cloud ; il l'a fait enchâsser, et il l'a légué, Ti-ir 5ûo testament, avec son reliquaire, à l'abbaye t)'j Sjinl-Mansuy. Ce qui est certaiu, c'est qu'en in», le clicf de saiul Cloud él3il dans sa chasse, c nime il y est encore *a présent.
^bes que ce saint corps y fut arrivé, il y eut un î|fj>l concours de peuple, et Dieu y fil éclater Si pii>>artce par plusieurs miracles, tant pour r>f »'tipcn>er la fui des peuples que pour honorer >-u serviteur. L'historien de saiul Artiou eu ' ■ ente un bon nombre, que l'on peut voir dans
iivre qni en a été composé, que l'on conserve manuscrit à Sainl-Aruou.
Oa y bâtit alors une église qui n'était pas é'wc structure fort magnifique, puisqu'Anloinc, ïf.r .r de Lay, la délruisil pour en bàlir une i ' ville, qui esl celle que l'on voit encore u ujour- "i'ii, qui fut dédiée en ln93, cl doul lu grandir cl la beauté marquent a-sez qu'alors le |fifuté était tres-copsiderabic.
<■ Eu l'il.'i, sous le gouvernement de Uichcr, *bk- de Sjinl-Arnou, sorti de la race des comtes d&ir, tl sous Henier, prieur nu administrateur i- Lay, le corps de saint Cloud fut tiré de la lajj-* lit: bois où il avait été jusqu'alors, et fut •-i» dans une châsse revèluo d'or cl d'argenl cl s:nchie de pierres précieuses ; mois il faut que
les malheurs des temps ou quelques nécessités do l'abbaye de Saiut-Arnou on du prieuré de Lay oient oblige ces religieux à vendre ces riches métaux, et à eu dépouiller la châsse de sainl Cloud, puisque depuis longtemps ses reliques ne soul que dans une chasse de bois doré : on a seulement un bras couvert de lames d'argent, qui contient uu de ses os.
n Depuis la fondation du prieuré de Lay jusqu'au XV" siècle, les traités, transactions, donations, échanges, etc., qui se font au profit dudit prieuré, sont toujours au nom et au profil de l'abbé de Saint-Arnou ; quelquefois le prieur de Lay y est nommé, mais l'abbé est toujours la partie principale : c'est que les prieurs el les religieux qui y étaient euvoyés dépendaient absolument de l'abbé, qui pouvait les rappeler quand il le jugeait h propos. Dans toutes les bulles cl confirmations des papes, accordées a l'abbaye de Sainl-Àrnou, on remarque toujours Lay el ses dépendances comme un bien propre de celle abbaye. Ils sont, notamment, spécifiés dans la confirmation de ses biens par le pape Léon IX, eu l<)£9 : Laium castrum quod quand am Eca comilissa contulit, cum si Ira quw vocatur Ilcis (la forêt de Hey), cl eu m omni utililulc..., cum ponte ctiam et piscationr eirca Murt fluvîum.
t» Vers l'au 1080, Auloinc, religieux de Sainl- Arnou, et natif de Pavie, fut fait prieur de Lay. Il gouverna ce prieuré avec beaucoup de sagesse et d'industrie, renversa l'ancienne église, q;ii était fort petite el menaçait ruine, et en bàlit une plus vaste. Il augmenta tellement les revenus du prieuré, qu'au lieu qu'auparavant à peine availil de quoi entretenir deux ou trois religieux, il y en rassembla sous son gouvernement jusqu'à dix ou douze.
n L'église qu' il avait l.alie fui dédiée le 1'» des calendes de novembre, c'est-à-dire le 18 octobre 1093, par Pibon, évéque de Toul, et c'est apparemment pendant celio solennité- que l'on rapporta dans la nouvelle église le corps de saint Cloud, cl qu'arriva le miracle des trois pierres de Uille qui tombèrent de dessus les éebufauds au milieu d'une multitude innombrable, sans que personne en fût blessé...
n En 1150, Bertrand, abbé de Sainl-Arnon, ayant demandé a Henri, évéque de Toul, de con* firmer ce que sou abbaye avait dans son diocèse, le prélat lui accorde un fort beau privilège dons
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lequel il confirme la liberté duut jouissait le monastère de La y (Laiense monastcritnn) et le parvis qni lui était joint, eo sorte qu'on ne pourra l'interdire a moins qu'il n'arrive quelque profanation ; il maintient la famille de ce monastère, c'est-à-dire les prébendiers, dans la liberté où ils étaient de ne pas assister an concile ou synode diocésain et d'y n'eu pa\er : il dit que l'église paroissiale de Saint-Christophe de Lay, qui appartient audit monastère, jouira des dîmes dans 1rs cantons où elle a accoutumé de les percevoir, cl que le enré dudil lieu eo aura la cinquième partie ; que les offrandes des trois grandes fêles, savoir : Noël, Pâques et la Toussaint, se partageront comme d'ancienneté, en sorte que le curé eu aura seulement le tiers cl le monastère les deux autres. ...
' n En 1205, Mathieu, évùquc de Toul, unit a l'abbaye de Saint-Arnou cl au prieuré de Lay l'église paroissiale du même lieu, cl lui confirme le droit de patronage et de collation de la cure, a condition que celte église demeurera toujours soumise à l'évèehé de Tout...
»» En 4320, Ainard de Porte Tricnne ou do Porte Tortone, ayant été pourvu du prieuré de Lay..., s'engage à entretenir dans ce monastère cinq religieux, lui sixième...
n En 1530, Edouard, comte de Bar, prend sous sa sauvegarde et protection Alexandre, abbé de Saint-Arnou, et seigneur, Richard, prieur de Lay, ensemble tous les biens dépendant de ladite abbaye cl du prieuré.
n Fii) 13.~9, Alexandre, abbé de Saint-Arnou, cl Nicolas de Monder, prieur de Lay, laissent le prieuré dudil lieu pour l'espace de douze années, atin de le dégager des dettes et usures donl il était accablé ; ils admodient donc toul ce qui lui appartenait à Lay, Eulmont, etc.... Il n'y avait alors qu'un religieux à Lay avec le prieur.
n En 1354, Marie de Blois, duchesse de Lorraine, en son nom et au nom de Jean, son lils, prend sous sa sauvegarde et protection les habitants de Lay el Eulmont, pour les défendre et proléger envers el contre tous, hormis les abbés de Saint-Arnou et les prieurs de Lay, à charge par lesdits habitants de payer à ladite dame, par chacun feu, deux sois et demi de fors...
n En U20, Simou de Cherisey, abbé de Saint- Arnou , promet h Jacques Marcaire , prieur dp Lay, de lui laisser la jouissance dudil prieuré
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pendant sa vie, et lui remet la somme de <u livres de messins que les prieurs de Lay donnaient par an à Saiol-Aroou, el lui permet aussi df faire la justice de Lay. On voit ici dans qoelldépendance les prieurs de Lay élaienl alors et>vers l'abbé de Sainl-Arnou, et qu'ilj étaient même révocables .à sa volonté. Celte somme d< 40 livres se payait par forme de reconnaît»»^ tous les ans.
n En 1446, Jacques Marcaire admodie m prieuré pour qualonc ans, à charge d y entretenir un clerc et deux prêtres... Le prieuré .fai; alors accablé de dettes... L'abbé de Saint-Arc , se qualifie seigneur souverain du lien de La*.
»? L'abbaye de Saint-Arnou avant été raispar l'armée dn roi de France Charles Vil.. . l'abbé el les religieux demandèrent au pa(ç Nicolas V l'union du prieuré de Lay à leur »ibaye pour jouir de ses revenus pendant 22 w, aGn de pouvoir rétablir leur monastère. U pâleur accorda celle grâce par une bulle datée Ja 1 des ides de décembre 1449; mais celle \&\> n'eut point d'exécution...
w En 14C4, l'abbé el la communauté de Sait'.- Arnon renoncèrent entièrement à l'union quau : été faite du prieuré de Lay h la fabrique de tar église, et consentirent à ce que ledit prieuré ',i'> conféré par le pape en titre on en commeade...
« Vers l'an 1525, le pape Clément VII aeeorà à l'abbé el aux religieux, de Sainl-Arnon 1* nvenus du prieuré de Lay ponr en jouir peadiri vingt ans h commencer à la mort des prieunqij en élaienl actuellement en possession, pour ift employés à payer les délies de l'abbaye, n étaient exorbitantes.
« En 1620, M. Antoine de LcnoDcourtbin traité avec les supérieurs généraux de ta «mr> galion de Sainl- Vanne pour introduire dans >:s prieuré de Lay les Bénédictins réformés de h* congrégation, au nombre de huit, leur airiptf pour leur subsistance un revenu fixe pris far l* fonds du prieuré ; cl le pape Grégoire XV dv«o une bulle datée du 27 mars 1621, par laacfL il confirme ce traité, ordonnant que leditpnem. qui, jusqu'alors, n'avait été desservi qnc toi a plus par deux prêtres séculiers, serait çtvm dans la suile par huit religieux bcuédieus^ formés, des monastères de Lorraine, qui yetoalcraient tous le* jours les heures de l'office èà''< la messe conventuelle.
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* Cel établissement des religieux lorrains dans ci prieuré déplul à Valladier, abbé de Saiut- \roou, et aux religieux de son abbaye, c'est pourquoi ils firent, la même année, une cession pure et simple, entre les mains du Roi de France, Je tous les droits de souveraineté qu'ils avaient en la seigneurie et au château de Lay. On a pu rrmarquer ci-devant qu'en effet les abbés de Sainl-Aroou ont joui assez longtemps des droits régaliens dans la terre de Lay ; mais ils n'en jouissaient plus alors, et leur donation faite au Roi n'a jamais eu d'exécution...
«» La peste, la guerre et les autres malheurs qui désolèrent la province en 1053, 1656 et 1657, joints aux difficultés que M. Henri de Lemmcourl, prieur de Lay, fit aux religieux de et prieuré, furent cause qu'il demeura désert ftadanl quelque temps...
•» Dom Augustin Calmet prit possession du prieuré le 12 juin 1715, ensuite de la résignation qui lai en avait été faite par M François-Philippe Morel, chanoine de Notre-Dame de Paris, aomônirr du Roi, etc., moyennant une pension de Ô.000 livres...
n On a vu plus haut que depuis l'origine du prieuré de Lay jusque bien avant dans le XIII* >i?clc, les truites et autres affaires se passèrent au nom de l'abbé de Saiol-Arnon : si le prieur de Lay y était dénommé, c'était simplement par sa qualité de prieur, et non pas par son nom propre.
i Le premier que je trouve est Herimannus pr&positus (1014).
» Antoine, natif de Pavie, gouverna le prieuré quelques années avant qu'il fût fait abbé de Se- ■ ix-aes, en 1098.
« 121'>. Renier, prieur on administrateur.
h V270. Guillaume, prieur de Lay. .
" 1520. Ainard de Porle-Tricnne; déposé et révoqué en 1525.
« 4526-4550. Richard de Sainte-Geneviève.
« 1548. Henri de La Grange succède à Nicolas de Monder.
1348. Enguerrand Piedesciiaut de Metz.
« 15*î5-1562. Jaquct de Pont-b-Mousson.
■ 150i-1574. Jean de Luccy.
- 1580. Tbiébaul Boukin.
« 1585. Hcrtrand est menacé des censures par i» collecteur du pape pour n'avoir pas payé la l 'oui* des revenus du prieuré.
- I59A. Jean donna, en 1594, 50 francs d'or
pour la compouende de la moilé du revenu de son prieuré.
» 1405. Nicolas Casanius.
h 1420-1450. Jacques Mercaire (ou Marcaire).
» 1451. Le cardinal de Sainte-Sabine.
n 1455. Liébaut de Ville, jusque vers Pan 4462 ou 1465.
n 1464. Jean de Lambale, jusque vers 1473.
n 1466. Cirade, prieur de Fouchier, administrateur pour Jean de Lambale, protocolaire.
» Dom Jacques, moine vagabond, intrus.
ii 1481, Jean Notarius, abbe de Sainl-Symphorien, prieur de Lay jusqu'à sa mort, en 1522.
n 1522. Jean, cardinal de Lorraine, du titre de Sainl-Onuphrc, résigne à Jean du Fresncau en
m 1524. Jean du Fresneau fut pourvu du prieuré en 4538 ; il n'en prit possession qu'en 4544 ; il résigna son prieuré en 1570, en faveur de Jacques Simonet.
» 1570. Jacques Simonet, mort en 1572. Il est ordinairement appelé messire Jacques.
» 1572-1656. Antoine de Lenoocourl, depuis primat de Nancy. En même temps, Didier Toussaint, abbé de Saint-Arnou , nomma au prieuré dom Jacques Niclos, un de ses religieux, qui se désista en 1585.
n M. Antoine de Leooncourt obtint, en 4614, pour coadjutcur Dominique IIussoo, lequel ayant renoncé, M. de Leooncourt demanda pour son coadjutcur Claude-Théodore de Lcnoncourt, son neveu ; celui-ci étant mort en 1635, ce prieur choisit pour coadjutcur, en 4655, un autre de ses neveux, Henri de Leooncourt, lequel succéda à son oncle, mort en 1636.
n 1656. Henri de Lcnoncourt. En même temps, André Valladier, abbé de Saint-Arnou, nomma Dom Mcngin Cordonnier, religieux de son abbaye.
« M. Henri de Lcnoncourt jouit du prieuré jusqu'en 1645 ; alors il le résigna à M. de Slainville de Couvonge.
« 1645. M. de Stainville de Couvonge, mort en 1057.
». 1057. Claude Drouol, officier de la Datlcric, obtint du pape le prieuré de Lay en 1657 ; mais M. de Fustemberg, abbé de Saint-Arnou, ayant nommé M. Henri de Salins, Drouol lui remit st-s droils en 1668.
m 4669. Henri de Salins prit possession du prieuré en 16fi9 et le résigna, en 1694, a M.
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François-Philippe Morel, qui le résigna, en 1715,
à Doin Augustin Calmcl.
Dom Augustin Calmct.
h 1728. Le H. P. Dom Hyacinthe La Fautche.n
Le Pouillé de 1768 ajoute : « Le feu roi Stanislas a demandé cl obtenu en cour de Home l'uni. .ii de la mense prieurale à la maison des Missions royales de Nancy. Depuis la mort de ce prince, l'abbé de Sainl-Arnou y a nommé M. Antoine-Charles Rollin, chanoine de la cathédrale de Toul, archidiacre de Vosge et vicaire-général du diocèse. n
A la suite de celle Histoire du prieuré de Lay, se trouve une espèce de journal, écril el signé par I). Calmcl, et menlionnaul toutes les dépenses faites par lui à Lay, de 1715 à 1728, époque où il fut élu abbé de Scnones. Voici quelque:» passages de ce journal :
m 1721. On a réparé l'église, voûté les collatéraux, mis des vitres partout, ce qui coûte environ £,000 livres. — 1721. On a fait les quatre cloches qui coûtent environ 2,500 livres. — 1721. On a commencé le bâtiment du prieuré, el on a commencé à l'habilcr en 1725. — 1725. On a fait la seconde aile du bâtiment des religieux. — On a fait la bénédiction de toul le nouveau bâtiment, le 25 juillet 1726. — Eu 1727, on a construit le graud colombier bàli sur la fontaine de Saint-Clond.
" Depuis le 2K février 1715, que j'ai reçu mes bulles pour le prieuré de Lay, jusqu'au mois de juillet 1728, j'ai dépensé, pour le prieuré de Lay, plus de cent mille livres argeul de Lorraine— T ai mis à la bibliothèque pour environ 3,000 livres de bous livres... La dépense pour les bâtiments seuls, à commencer au 8 août 1723, est -41,776 livres, dans lequel compte u'csl compris le colombier elles réparations de l'église. n
Le 22 novembre 1746, les Bénédictins de Lay donnèrent procuration à Dom Paul Ilautcolas, prieur conventuel, pour passer outre à l'exécution des bulles apostoliques portant réunion des biens dépendant du prieuré à la maison des Missions royales de Nancy, à condition, par celle-ci, de payer annuellement 2,000 livres aux Bénédictins; de conserver à sa charge l'église du prieuré el d'y fjire toutes les réparation! nécessaires, les religieux se réservant seulement la garde et l'usage de celte église pour faire le service divin ; de donner annuellement aux Bénédictins une
somme de 600 livres, el ce pour soutenir Tbos pilalilé et faire, dans le couvent, l'aumône au pauvres, elc.
Le carlulairc auquel j'ai emprunté l« documents qui précèdent, contient, sous ce litre : i» Droits, rentes cl revenus du prieuré de Lay, « l'énumération suivante des redevances seifaeiriales qui étaient dues au prieur : u Comme le han de Lay est à Dieu et à Sainl-Arnou tl a M. le prieur de Lay, sans voué et sans pcrjooniersi ne seigneurs n'y ont nulles renies ne revenus, 4 sicl ledit ban entre quatre montagne», laqaeLe première montagne esl Moyemonl, que nul « peut ni ne doit aller au sec ni au vert, mais qo'ib aient le congé de M. le prieur, et est pour m propre chambre Icdil Moyemonl.
•i L'autre montagne esl Orlellemonl ; S. le prieur a sou embanic pour ses fours el pour» tuilerie ; en ice'le embanie n'y a homme ni feonc, s'il y esl atteint coupant ou chargeant, sou » vert ou sec, qu'il ne doive 5 gros à M. le prirjr pour l'amende.
«• Item, Flamémoul esl l'autre moulagae ; ea iccllc montagne de Flamémonl e«l la côte an seigneur et la plaine aux prud'hommes.
«i llcm, l'autre montagne esl Hey, et est a Dieu el a Saiul-Aruou el à M. le prieur de U< jusques Hey, jusqu'aux portes de Liverdun, quitta pieds dans l'eau et jusqu'au chene Pollon, jarça'i la Belle-Borne, jusqu'au troupeau dcrricrcCbirlieu et jusqu'à la Bouche de Chcnifosse ; etet ladite montagne à Dieu et à Saint-Aroou et àM. le prieur de Lay, el doil avenr mondil sieur priev de Lay deux traits en Chenifosse, quel tort liai en fasse, cl si esl Champignculles en ieelui ha qui esta Dieu el à Sainl-Arnou. Kn toute cela» moulagnc ne peut avoir jcllon ï train ni à tîoy; qtie relui qui le trouve il le doil porter à son litre et le doil garder jour el nuit, lui doil avoir u moitié cl le seigneur de Saint-Arnoo l'aclre; et icelui qui le trouve eu bloy, le doit couperai raser, el doil appeler le maire de ladite %ille ée Chunpigneullcs, el ce doil faire amener ledit jrtlou à litre d'icelui qui le trouve. El a celle »«lagne ne pcul avoir forge à eaux, qui ne doive le so<: et le coutre à M. le prieur de Lay, la fjrpa pied duil en la cuisine 31. le prieur la robldkel le eoalrefeu.*.
«• hein, en la dite ville de Champigneulles o« peut elre trouvé en quelconques manières que ce
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toit, que cil (celui) qni l'a trouvé le doit garder joor et ooit, et doit venir quand le jour et la nuit 600t passés pardcvanl le maire de Champigneulles, et doit avoir cil qui le trouve la moitié et le maire l'autre moitié pour lesdits seigneurs de Saint-Arnou , si celui qui l'a perdu ne vient après en point et en !a manière qu'il la fasse sienne par la manière qu'il doit.
* Item, en ladite ville de Champigneulles s'il y a larron ou larronnesse qui soit détenu pour quelque fait que ce soit, mauvais fait, on le doit mener en l'hôtel du maire de Saint-Arnou, cl le doit démener la justice de Champigneulles de qoelle mort il doit mourir. El fut un duc qui fonda Frouart en icelle montagne et depuis fil icelui duc restitution de soixante sols sur le four de Frouart, de les payer en chacun an à M. le prieur de Lay.
•i Iicni, est l'can de la bouche de Chcnifossc jusqu'à la bouche de l'Amesule, à M. le prieur de Lay, pour en faire tout à son plaisir.
n Et en ladite ville de Champigneulles font lesdits seigneurs de Saint-Arnou la justice de C!iampij;nenl!es , et quel que soit échevin, c'est toute sa vie si son fait ne l'en Ole. El peut faire le maire de la justice un doyen toutes fois qu'il lu: plaît, et la justice ne peut ju^er, mais que en semblant, et doit xommer ladite justice de Champigneulles toutes mesures h la justice de Lay, et doit tel droit comme il est usé au lieu de Lay.
n Après, M. le prieur de Lay a trois bans vins en ladite ville de Lay et d'Eutmont ; nul n'y peut vendre vin à pinte ni a quarte ni ù chopine, si ce n'est par le congé de M. le prieur de Lay, les trois mois durant...
Le premier mois est décembre, quelques jours qu'on le prendre, il doit resicurle ban vin le lendemain de Noël, et doit prendre les hemeillous vins qu'il leur plail de payer.
»» Et l'autre est le mois de mars, et doit prendre M. le prieur de Lay ou cil à qui qu'il est vendu les bans les dimanches au plus près du mois entrant on à celui devant ou celui d'après, et quel dimanche qu'il les présigne, il ne doit durer que le mois.
n L'autre mois est sommarterois , et celui qui doit le ban vin, doit sommer à l'entrée el à l'issue du ban s'il veut vendre vin après le ban doit pleines ses mesures au maire et à la justice, et s'il est taveroier, doit sommer trois fois a l'issue
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des trois bans, et doit de tant devoir comme elles sont pleines leurs mesures au maire et à la justice, et doit avoir du vin en ses trois bans vins tant pour les gisans que pour les autres gens, et doivent et peuvent toutes franches gens, chevaliers, écuyers, elers, prêtres, et la justice, boire de tout où il leur pin 11 en ces trois bans vins.
n Après la corvée de charrue, doivent tous ceux qui ont charrue la corvée à M. le prieur telle comme pour eux ; là doivent être le mairo et la justice pour savoir qui est prenable cl qui fait son devoir ; et doivent avoir les chevaux un foural d'avoine au repas, et le valet une miche et un tiers ; à celles corvées doit M. le prieur h la justice du pain et du vin, tant comme ils en peuvent boire et manger aux champs ; et quand ils sont revenus de la corvée, M. le prieur leur doit un setier de vin el deux pains, el ne doit on faire que trois pains d'un bichet de grain.
« Item, après la corvée du ban , jour des charrues de sommarterois (temps des semailles des menus grains) de Lay et Eulmont, là doit être le maire cl la justice de Lay pour savoir qui est prenable et qui fait devoir ; et là doit être le maire cl la justice, cl Iciw doil on du pain el du vin aux champs, tant qu'ils en peuvent manger cl ne leur doit on rien au revenir de la corvée, et des charrues on ne leur doil rien ; cl là doil avoir qui que ce soit maire sa charrue, s'il en a quelqu'une, il peut prendre laquelle charrue qu'il lui plail en la corvée , cl les échevins une autre pour leur dîner du tiers (troisième) jour, el tous ceux qui n'ont point de charrue doivent être en la corvée M. le prieur, des le matin jusque vers noues, cl peut un homme payer pour eux deux, lorsqu'il y serait dès le malin jusqu'au soir, el pour chacun homme qui est en la vigne doit avoir une miche en prix d'un toulois, et là doivent cire le maire et la justice pour savoir qui est prenable et qui a été à la charrue devant, el leur doil donner M. le prieur du pain cl du vin tant qu'ils en peuvent manger et boite, cl chacun des échevins doit avoir deux ouvriers et le maire quatre.
m l!cm, après vient le cerclât ; là doivent être de chacune des maisons de Lay el Eulmont, bonne cerderesse, el ne peut on refuser le chef d'hôtel si le pied peut porter la jambe, et là doit avoir un chacun cerclcur et cerderesse en prix d'un toulois, et là doivent être le maire el la justice pour savoir qui esl prenable on non el qui fait bien son
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devoir, el doit M. le prieur tel droit à la justice comme à la corvée dessusdile.
n Item, après vient la Saint-Pierre en fcnal entrant, là sont à M. le prieur que nul ne peut soyer ni sciiler, et ne doit, si ce n'est en le congé de*M. le prieur de Lay et d'Eulmont, et doivent rapporter les dommages des prés de toute l'année par icelui jour, et m peuvent gager et rcplciger les gages qu'ils peuvent prendre en dommage faisant, et le peuvent un jour et non plus les messiers (gardes du ban) , et peuvent soyer les prés d'hommes sans danger du seigneur la Saint- Pierre passée, cl ils peuvent remettre les bans et recor3 de fault.
ti Item, après vient le breux (le breuil, le pré) M. te prieur à soyer ; là doivent être tous les soycurs de Lay et d'Eulmonl pour soyer le breux, et là doit être le maire et la justice pour savoir qui est en défaut et qui vient à coup ; et là doivent avoir chacun soyeur une miche du prix d'un touluis, toute blanche, et doit cocotcavoir chacun soyeur un pain que i'ou uc doit faire que trois pains d'un bichet; et là doit avoir 31. le prieur du pain et du vin pour la justice tant qu'ils en peuvent manger, et la uuil, quaud la justice est revenue du breux, M. le prieur leur doit encore un selier de vin cl du paiu blanc tant qu'ils en peuvent manger ; et s'il était ainsi que chacun ouvrier ail fait sou devoir tel comme pour lui cl il demeurât foin de prés à soyer, le maire doit le faire soyer à ses coutanges, quel qui soit maire.
n Or est soyé le breux, on revient à l'amasser, et là doivent cire bons umosseurs et bonnes amasseresses, de chacune maison unepersouoe, cl ne leur doit on rien ; el là doivent être toutes les veuves femmes de Lay et d'Eulmonl pour retourner le foiu, et leur doit à chacune une miche telle qu'aux soycurs.
n Item, après est faner le breux, et si c'était chose qu'il y eût nulle ameude à faner on à l'amasser, ce doit cire au maire qui que ce soit maire.
m Item, vient après à amener le foing du breux ; là doit amener chacun harnots char ou charrette deux voies du breux, tant que les foins soient tous menés, cl doit chacun conduit de Lay cl d'Eulmonl un toulois au maire.
« Item, après vient la corvée du remeus, et là doivent être toutes les charrues de Lay el d'Eulmout, telle comme pour eux, et là doivent être
le maire et la justice pour savoir qui est i fûl(, et qui est eu défaut... el ont chacune charrue ua pain tel comme à la corvée du tréniois.
«i Item, après sont les bans de seillcr; et jusqu'à la Saint-Pierre en aoùi entrant, nulMpem seiller ni ne doit sciiler, si ce n'est par le tw>$c de M. le prieur, et peuvent sciiler les prudïto»mes de Lay et d'Eulmonl à la Saint-Pierre pus*: sans danger...
n Item, après vient la corvée de la scille, pt M. le prieur fait commander à Lay cl s Eulroom, doit avoir bons scilleurs et buune* seilleusej M chacun conduit, et ne penton refuser chef dTiù.t. homme ni femme, si le pied peut porter la jair.bç.., et doit M. le prieur à chacun seillcur une nii d'un toulois ; si doit à la justice tel droit cona< à une autre corvée, et à la nuit un selier dt mj el du pain blanc...
» llem , vient après à faire la corvée du mois à seiller, el doivent faire les prud'hosuw celle corvée, tout ainsi comme la conte du ip.ij des charrues ; là doivent être tontes les càarmt» de Lay et d'Eulmont telles comme poortux, «t; doivent être le maire et la justice telle connut; une autre corvée, el leur doit ou tel droit coaci à la corvée du trémois, et doit ou à chacune thr rue deux pains, ol n'en doit on faire que troii « un bichet.
» Item, après fonl les prud'hommes les nasir* des vignes le dimanche devant la SainUleanoa ;« dimanche après, s'il leur plaît ; prend la justice le serment des inessiers pour garder le droit do seigneur et le droit des prud'hommes ; cl dftiw lesdils inessiers à la justice un pasl (repas) le j«4 d'après la Sainl-Marlin...
n Et fait le seigneur le ban des vendante tt jusqu'au jour de fête Saint-Rcmy, que nul m p<* vendanger, si ce n'est par le congé de M. le prie» et la Saint-Kemy passée, peuvent vcndanjir la prud'hommes de Lay cl d'Eulmont.... El pcorwi veudanger devant la Saiul-Rcmy s'il estdebesus el si les vignes voisines vendangent, s'il plailiH. le prieur et s'ils ont accordé ensemble...
m llem, après doivcul faire les prud'hommes l« messiers de Lay cl d'Eulmont pour garder ks blés cl les prés tout du long de l'année.
n Item, après vient M. le prieur qui veatw danger les vignes ; là doivent être chacun a»<h,t de Lay cl d'Eulmont bous veudangeurs el hou«j >cndangeresses , et doit à chacun vendants'
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oqc miche d'un toulois, et se portent deux miches, une au dîner et une au soir et un setier en sus...
n Item , après vient que M. le prieur doit recueillir ses droitures, et ne peut et ne doit recueillir s'il n'a xomé les mesures en la main de la justice, cl doit M. le prieur a sa justice un selicr de vin et du pain blanc, tant qu'il en veut manger quand ils ont xomé lesdites mesures.
« Item, sont toutes hauteurs à M. le prieur de Lay, que nul ne peut faire ui four, ni moulin, ni colombier, ni chaulchoir (pressoir), et nul ne peut faire troupeau, si ce n'est avec le congé de M. le prieur de Lay.
n Item, après sont les moulins à M. le prieur Je Lay et d'Eulmonl, et doivent être pour moudre les prud'hommes de Lay et d'Eulmont, et ne ^cuvent aller moudre aucune part s'il n'y a défaut aa moulin...
« Item, a M. le prieur quatre fours banaux a Lay et à Eulmout, que ceux d'Eulmont ne peuvent venir cuire à Lay s'il n'y a défaut ès fours.
w Item, a M. le prieur trois plaids banaux a Lay ; le premier plaid le lundi de Saint-Martin ; la doivent être tous les porterions de Lay et d'Eulmont qui tiennent de M. le prieur et doivent au tiers jour pour les deniers des montagnes...
n Item , après viennent les plaids du lundi d'après l'Apparition des Rois ; l'a doivent être tous les porteriens de Lay et d'Eulmont, qui tiennent du seigneur ; et là doit rapporter les droits s'il plaît ù M. le prieur.
i» Item, après viennent les plaids du lundi d'après Quasimodo, et doivent être tous les porteriens de Lay et d'Eulmont qoi tiennent du %ciçneur ; au jour doivent la poursuite des vins, du muid de vin deux deniers.
n Item, es trois plaids aunaux doit M. le prieur uu maire et à la justice le souper pour être bien
Item, doit avoir M. le prieur toutes les dîmes de La* et d'Eulmont, «rosses etmenue3; et doit M. le prieur fournir de tous mâles de quoi il veut avoir la dîme et tout premier ; le poulaiu mâle doit la ciimc '2 toulois et la femelle un toulois....
m Iteui, après BI. le prieur doit faire la justice de Lay, et là doit avoir sept échevius et le sont toute leur vie, si leurs faits ne les en ùtent ; et peut faire M. le prieur le maire et le doyen toutes fuis qu'il lui plaît, et peuvent juger les sept éche- \jiis sans rappeller d'hommes du monde.
n Item, vient après le plaid Saint-Christophe le mercredi après le plaid de l'Apparition...
« Item, est après h M. le prieur le ronage, qne nul ne peut mener viu ui mettre fucr (hors) du ban de Lay que cil qui meioe le char doit quatre toulois fors...
n Item, après sont à M. le prieur toutes haulleurs du ban de Lay et d'Eulmont, c'est à savoir tous cours d'eau, tous chemins qne nul n'y pent abeicher ni euhanner, si ce u'est par le congé de M. le prieur.
»i Item, après doit juger la justice de Lay de quelque fait que ce soit, de fait de crime comme pour autre chose, et si le fait était jugé, M. le prieur peut rappeller le malfaiteur sans voué ni sans persoonier d'homme do moude...
» Encore est à savoir que les messiers des blés cl des prés du ban de Lay cl d'Eulmont, dont il y en a trois à Lay et deux h Eulmont, doivent un service aux maire et échevins dudil ban..., auquel service lesdils messiers doiveut soigner audit maire et aux sept échevins bon pain, bon vin, ni du meilleur ni du pire, et de deux paires de bonnes chaires naturelles, bœufs et porcs, les bœufs aux aulx et le porc au poivre et au safran...
ti Item, a M. le prieur de Lay à Vellaine, en la mairie dessous Amancc, pour recueillir les cens cl droitures qui lui sont dus audit lieu, le jeudi après les grands plaids Saint-Martin, ses porteriens qui lui doivent ledit jour le dîner, lui quatrième ; cl si M. le prieur ou son commis trouvait quelques hommes de bien en son chemin^ (es peut mener diner avec lui et lui doivent sesdils porteriens le diner Ici qu'il est déclaré au plaid que ledit sieur fait tenir audit lieu par son maire. »»
J'ajouterai, en terminant cette énumération des redevances féodales ducs au prieur de Lay, quo l'abbesse de Saintc-Glossinde ne jouissait d'aucuns droits seigneuriaux dans ce lieu ; c'est donc par erreur que, dans la Statistique, je lui en ai attribué. C'était au village de Leyr, appelé Lay dans quelques anciens litres, qu'elle en possédait.
Outre la seigneurie qui appartenait an prieur de Lay, il y avait encore, dans ce village, une seigneurie foncière appelée ft petite seigneurie ou la seigneurie de Saint-Epvre, dont les droits sont énumérés dans un procès-verbal de plaids annaux leuus, en 1586, au nom de Jean Barnet, conseiller et secrétaire ordinaire du duc de Lorraine. Le seigneur avait droit de créer un mayeur,
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un maire d'échevin et uq aatre qui était écbevin et doyeQ, lesquels prêtaient sermeut, devant les officiers du prieur, sor l'aulel Sainl-Arnou. La justice foncière ne s'étendait que sur les personnes possédant les héritages qui en dépendaient ; les appels étaient portés devant la justice du prieur, etc.
Voici maintenant, soit d'après le Carlulairc que je viens de citer, soit d'après les litres des Archives, les autres documents qui concernent le village de Lay-Saint-Christophc.
Les comptes du domaine <le Nancy, pour Tannée iHH-loij, font mention d'une dépense de 30 florins u que les commissaires de l'aide ordi • naire Sainl-Remy ont quittés aux habitants de Lay et Eulmonl, à cause de la grosse dépense par deux ou trois venues des Espagnols (les troupes de l'empereur Charles-Quint, qui était alors en guerre avec la France), »
Ensuite d'un ancien usage, le jour de la Saint- Christophe, fête patronale de Lay, le prévôt de Nancy se rendait dans ce village, avec les bourgeois de la ville, u en compagnie rangée, portant enseigne déployée.» Après le cri delà fêle, fait au nom du duc, le prieur, comme seigneur du lieu, était dans l'obligation de donner un past ou repas, auquel le prévôt invitait qui bon lui semblait, ayant pour désaltérer ses convives un virclis de vin. A leur tour, les jeunes gens de Lay venaient à Nancy le jour de la Saint-Epvre, et avaient droit a la première danse. Cet usage ayant causé quelques abus, le cardinal de Lorraine, en qualité de lieutenant-général du duc Charles III, le supprima, par arrêt du 22 octobre 1S90, à charge, par le prieur, de donner tous les ans, le jour de la Saint-Martin d'hiver, un virelis de vin à l'hôpital Saint-Julien de Nancy. (T. C. Nancy ô.)
Il y eut, en 4631, entre le prieur de Lay et Marie de La Ruelle, veuve de Jean Barnct, une transaction par laquelle celle dame se déporta de la prétention qu'elle avait eue de qualifier de lief une grosse maison à elle appartenant, sise a la Basse-Lay, près de l'église paroissiale, et le prieur reconnut le droit qu'elle avait dans la seigneurie foncière, dite de Sainl-Epvrc. Dans le siècle suivant, les Lcfebvrc de Saint-Germain cl les Canon, héritiers des Barnet, voulurent faire revivre la prétention de Marie de La Ruelle, mais «n arrêt de la Cour, du 29 janvier 1723, leur