‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 243 sur 292 · I.IX · texte numérisé non relu

I.IX

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première a la date de 1576, et h seconde a celle de 1620 :

u A Etienne Toupet, Iritleor des salines de Dieuze, 87 frauca 9 gros pour remboursement de semblable somme qu'il a frayée pour munir de poodre el plomb et autrement la tour de Lindre. n

u Aux sieurs Desjobards et Mesgnîn, ci-devant fermiers des étangs de Lindre, la somme de 424 francs 2 gros pour reste et parpaye de 500 francs a eux accordés pour réparations par eux fuites à fa tour du graud étang de Lindre et maisonnettes qu'ils ont fait construire ès environs d'icelle pendaut tes années de leurs fermes. «

Par lettres patentes du 40 janvier 4K0O, René II avait permis à messire Vautrin Lud de Paffeulioveo, chanoine de Sainl-Dié, « d'ériger cl construire huges ou réservoirs de planches audessous et dehors du grand étang de Lindre. « (L. P. 4499-4500.)

On lit, en outre, dans le compte du domaine de Dieuze (1646): u Les passage el gabelle de Liudre. — S. A. (le duc) a droil de prendre par ciiacon an, sur la gabelle des vins qui se vendent en broche au lieu de Basse-Lindre, 7 deniers sur chacune mesure de vin, mesure de Lorraine.

n Le passage et détroit dudil lieu est quand passent par-dessus la chaussée de l'étang de Lindre et devant la tour d'icelui étang, le passager lève de chacun char menant marchandises un gros et de la charrette 8. deniers; du cheval rbargé de marchandises ou autre menant vendre à quelques foires, 4 deniers ; du cent de bétes blanches, 42 gros et demi, et du cent de bêles rouges ou porcs 25 gros, et au-dessous à l'équipolenl.

n Les habitants de la mairie de Lindre doivent par chacun an a S. A., de rente ordinaire, qui ce monte ni avalle, aux termes de Pâques cl Si- Remy par moitié, la somme de 56 francs, desquels le châtelain prend 2 francs pour sou droil à cause d'office, n

Les habitants des denx villages de Lindre étaient, en outre, assujettis à différentes servitudes qui sont ainsi énumérées dans le Règlement pour la prestation des corvées des sujets de la ehàlelleoie de Dieuze (1627) : u Quand est de la mairie de Liodres, consistant ès villages de la Ha oie et Basse Lindre, Tarquimpol, Zommange, Angviller.

m Feront les sujets d'icelle, savoir

dites Haute el Basse Liodres, le charroi des bateaux, rets et filets, tonneaux et autres attirails à prendre à la tour de Lindre el les rendre par tous les étangs dépendant de ladite chàlellenie et pour la pèche d'iceux, pour par après être le tout rendu à ladite tour par les habitants y atleous d'ancienneté.

» Charroieronl le ronroi nécessaire a sceller au grand étang de Lindre trois cors, trois butes, en* semble les trois bâtards qui sont au-devant desdits cors... Le conroi nécessaire pour la réfection el l'entretien de la digue dite volgairemeotBeunstorch, pour faire moudre les moulins ; la pierre et la chaux qu'il conviendra employer pour le rétablissement de la chaussée du grand étang ; les pierres, chaux et tuiles pour l'entretien el les réfections de la tour el bâtiments d'icelle, comme aussi de la grange en dépendant.

n Feront les charrois de la terre qu'il convient mettre au derrière des trois cors de l'étang de Lindre.

« Feront le port de cent cordes de bois cordelé à le prendre sur la chaussée dudil étang cl le rendre dans la tour d'icelui , moyennant un pain h chacun faisant ledit port, pour le droil.

n Feront, comme d'ancienneté, le charroi des tonneaux neufs nécessaires aux pèches des étangs prédits, demeurant les habitants de ladite Basso Lindre atlenus de porter les rets qui auront servi audit grand étang dans ladite tour.

n Demeureront les habitants desdits deux villages obligés de couper, faner, ramasser et charroyer le foin d'environ 20 fauchées de prés appelés les breuils, appartenant à Son Altesse (le duo de Lorraine) el sis audit ban de Liudre, el les rendre au château de Dieuze.

n Feront ainsi que de coutume/ garde et gnel à ladite tour de Liudre, principalement en temps, de guerre, passage d'armées el autres imminentspérils.

» Fcronl le charroi, à leur cette et advenant, de pierre, sable cl luiles à employer aux réfections du château dudil Dieuze.

•i Chacun desdits villages fera un charroi do poisson à Nancy par chacune pèche dndit étang de Lindre, ledit poisson provenant du droil de sadite Altesse et de MM. les président, conseillers et auditeurs des Comptes de Lorraine, et ce à leurs frais et dépens, sauf qu'a chacun char duitant ledit poisson de sadite Altesse,

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donné a Nancy, par le sieur argentier de l'hèle!, le- droit accoutumé.

h Feront les laboureurs de Haute Lindre le charroi de la pierre, terre et cooroi qu'il conviendra employer à uu élang dif Haute Lindre et situé dens le finage dudit lieu.

n Iront quérir pareillement les mères carpes sur ledit grand étang afin d'en aleviner le susdit, et en temps de pèche, charroieronl l'alevin dudit étang de Haute Lindre et le ramèneront audit grand; étang, moyennant deux carpes par char, faisant le même pour les bateaux, filets et tonneaux qui auront servi- a la pèche dudit étang de Haute Lindre, et les replaceront en ladite tour dudit grand étang.

n Travailleront les habitants desdils deux villages à l'entretien des baies aux cerfs et se trouveront aux chasses- lorsqu'ils y seront commandés pour y servir comme d'ancienneté.

»» Finalement entretiendront le pont de la chaussée dndit grand élang et feront pour icelui tous charrois et ouvrages de bras nécessaires. « (T. G. Dicuze 2.)

En 1621, Lindre-Basse renfermait 40 ménages et Lindre-Haule 21 ; quelques années après , les guerres et la peste vinrent les dépeupler, de telle sorte qu'en 16&3, ils se trouvaient tous deux u ruinés, déserts et abandonnés, n

Ces faits sont encore attestés par d'autres documents d'une date postérieure ; ainsi, on lit en léle d'une requête adressée, eu 4736, à la duchesse régente, par les habitants de Lindre-Basse : « Quoique l'église matrice de la Haute, Basse- Lindre et de Zommange soit située à la Haule- Lindrc, le curé actuel célèbre les saints offices dans la chapelle Sainte-Croix à la Basse-Lindre et y fait sa résidence par rapport qu'il est plus à portée, tant pour la célébration des saints offices que pour l'administration des sacrements, et au peuple qui y est en plus grand nombre qu'à la Haute- Lindre.

•t Anciennemeul l'on célébrait le service divin pour les trois communautés dans l'église Saint- Remy, matrice de la Haule-Lindre : mais les guerres passées ayant rendu ce village désert, notamment la maison curiale qui est actuellement en masure, les curés ont fixé, dtr consentement des paroissiens, leur résidence à la Basse-Lindre rapport que le nombre des paroissien» y était

On lit.

4784, à H. de la Galaizière par curé des Haute et Basse-Lindre et Zommange:* Gdevant, le curé des Lindrcs et Zuinmat>ge faimi sa résidence à Lindre-Haule, dans le centre de ht paroisse ; depuis plusieurs années, '* fait sa résidence à Lindre-Basse, et il a uu vicaire à Zotnmange. Ce changement n'est survenu qu'à cau« que Lindrc-Hautc s'est trouvée dcp<nplée d-'habitants, et que Lindre-Basse, par rapport m grand étang, s'est continuellement augmenté* d'habitants... »

A la suite d'une demande qui lui avait été présentée par les habitants de la Haute-Liodre, sL de Saint-Simon, évêque de Metz, les avait autorisés, par décret du 28 août 4743, u à se choisir, sous l'inspection du curé, une de faire les fonctions de maître d'école, résidera audit village de la Haule-Lindre ei percevra pour son salaire ce dont sera convenu entre lui et ladite communauté, outre les trois paires et demie de resaux qu'il ment sur le produit de la dime de la meilleure charrue, suivant le consentement de» curé, habitants et communauté de la Ba&re-rLiodre... Ordonnons que les habitants dudii vilbr dc la Haule-Lindre choisiront incessamment entra eux, aussi sous l'inspection dudit curé, un éthevin, lequel percevra tous les deniers de la fabrique de l'église dudit lieu et rendra exaetemmi compte chaque année de sa gestion pardevaai ledit curé et les notables do lieu. *

En 4774, H. de Montmorency-Laval, evéavt de Melz, permit l'érection, h Lindre, d'aae confrérie du Sacré-Cœur de Marie pour les fitte- Cetle institution avait élé autorisée par tesi brefs du pape Clément XIV, des 8 et 0 wmB.i - 4775. Les statuts de celte confrérie sont dhà« en différents chapitres qui concernent: 4*1» réception des postulantes ; 2° les nsars et h conduite des admises ; 3° les exercices et prrvques de religion propres à la confrérie ; 4* te charges et offices de ladite confrérie. Voici qnei ques passages de ces statuts :

Ni les femmes, ni les les filles une fois déshonorées pour auihpw noté d'infamie, no seront reçues dans h>< galion.

» Les filles de manvaise vie ou d'une

peu

qui son»

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homme», pour le» divertissement» publics el ! daleux, les Hanses, les rendeanx, les assemblées de jeunes gens de différents sexes, ne seront point reçues qu'elles n'aient absolument renoncé à toutes ce* misères el prouvé leur conversion par une longue pénitence.

» Le même chose doit s'entendre de celles qui ont des mœurs peu conformes a l'Evangile, un caractère intraitable, par exemple, les arrogantes, les hargneuses , les qoerelleoses , médisantes, grand'parleuses, rapporteuses, désobéissantes et autres semblables ; elles doivent avoir changé el

pour être reçues...

♦» 11 y aura toujours une préfette dans la congrégation, qui en sera la supérieure... Son office es» de gouverner la congrégation et de veiller h tons ses besoins spirituels et temporels, d'indiquer cl faire convoquer les assemblées...

h II y aura une assistante, et sera libre d'en avoir deux ; son office sera d'assister la préfette dans les fonctions de sa charge et de la suppléer en cas de maladie ou d'absence.

« M y aura deux conseillères, dont l'office sera d'aider la préfette de leurs lumières et de leurs conseils, de veiller avec elle sur les intérêts de toute la congrégation et à la conduite particulière des eongréganisles.

n On choisira une fllle sage et pieuse pour avoir soin de celles qui se présenteront pour entrer dans la confrérie ; on l'appellera la directrice des postulantes. Son office sera de Ie9 instruire des devoirs de la> congrégation, de veiller à leur conduile, etc.

n II y aura (sons le nom de receveuse) une fille bieu fidèle destinée h manier les deniers de la confrérie... *

Il y avait encore denx sacrtstaines, chargées d'avoir soin de la chapelle de la congrégation ; deux choristes pour diriger le chant dans les assemblées, et deux lectrices pour faire les lectures ordinaires dans les réunions de la confrérie. (Cares de Lindre- et Zommaoge.)

On voit, par la Déclaration fournie, en ,i7ô%, par les habitants des deux villages de Lindre, qu'ils avaient le droit d'affbrlemenl el de pâture dans les bois du Roi, situés sur leur ban, lorsqu'ils étaient défensables, moyennant une rétribution annuelle- de 18 francs berroi». Ceux de possédaient environ 200 arpents de

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bois, dont ils ne faisaient d'autre profit que pour s la construction de leurs bâtiments et la pâture de leurs bestiaux.

Il existe, aux Archives, une carte géométrique des villages des Lindrss Haute et Basse, pour faire voir les différents terrains de déshérence appartenant au Roi. A gauche du chemin de Zommaoge à Lindre-Hautc, «st figuré un chemin indiqué sous le nom d'ancien chemin des Espagnols.

L'église do Lindre-Haute possède un bénitier fort curieux, que Ton croit être un chapiteau corinthien dans lequel on a creusé une cuvette hémisphérique, pour en faire primitivement des fonts baptismaux, puis, plus tard, un bénitier. M. Hasson, vicaire a Dieuse, qui a décrit ce monument dans le Journal de la Société d'Arcbéolo togie lorraine (août 1852), croit qu'il provient d'un aucien édifice qui anrait existé an village de Tarquimpol.

Lindre-Basse a été érigée en succursale en 1802, avec Lindre-Haute pour annexe.

Ces deux communes ont saint Remy pour patron.

LIOCOURT. On trouve, dans un inventaire des titres de la barannie de Viviers, l'indication des pièces suivantes, qui, malheureusement, n'existent plus, et dont je ne puis donner que l'intitulé :

4219. Lettres de partage de la terre et seigneurie de Liocourt, fait entre Jean, seigneur de Liocoort, et demoiselle Agnès, sa sœur..

1436. Lettres du partage fait entre Jean, Bertrand, Henri et Georges de Liocourt, frères, de ce qui leur était obvenu par le décès de Guillaume de Liocourt et demoiselle Jeanne de Félin (Phlin), leurs père et mère, ès villes, terres et seigneuries bans et fi nages desdils Liocourt, Phlin, Brin et Cbombrey. Il apparaît, par ces lettres, que la seigneurie de Liocoort était tenue en fief des comte», de Salm.

15*00. Lettres de reprises, foi el hommage fait»1 à Jean, comte de Salm, par Georges de Liocourt, pour raison de ses terre et seigneurie dudil Liocourt, mouvant dudil seigneur comte à cause de sa baronnie de Viviers.

lo73. Sentence rendue au conseil de Son Altesse (le duc de Lorraine) par laquelle est dit que les gages pris à Jean Bandin, demeurant en ta forte de Liocourt, par ordonnance du

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