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ic nom d'Agencort, dans une charte- d'Eudes, évéque de Toul (U76), pour l'abbaye de Clairlieu. (H. L.)
En 1292, Ferry, doc de Lorraine, témoigne que Thiébaut d'Agincourt a quille à l'abbé el au couvent de Sainl-Arnou le moulin qui «et entre Dotn Martin, Eumout et Agincourt, que ledit Tbiébaul tenait à cens dudil abbé, pour 56 re— saux de woln (wain, froment pur) qu'il devait audit abbé, et pour cent sols de toulois que l'abbé lui a délivrés. En 1303, l'abbé de Sainl-Arnou acheta de Pabbesse de Sainlc-Glossinde la moitié qu'elle avait au moulin dit le Chevalier et au pré joignant, situés sous Eulmont, et ce moyennant 1B resaux de mouture que l'abbé lui cède. Enfin, eu 1467, le prieur de Lay attaqua les hoirs d'un nommé Jean de Nancy pour les obliger à lui payer un resal de blé qu'il devait de cens sur un pré situé dans le ban d' Agincourt. Des contestations eurent lieu à ce sujet, m sur quoi les semblans (ou samblans, assemblée des anciens) d'Agincoort prononcèrent que selon la tenour et possession, le priour doit bien laissier en paix les hoirs de Jean de Nancey de la demande de ce qu'il les poursuit, et le semblant de Lay ait dit cl par droit que ledit Pierreson (héritier de Jean de Nancey) ait bien à payer ledit censaul ou oter la main de l'héritage. > L'avis des semblans d'Agincoort prévalut, et l'on négligea, depuis cette époque, de tirer le cens en question. En 1330, Alexandre, abbé de Saint-Arnou, et Nicoles de Monder, prieur de Lay, afin de dégager ce prieuré dos délies dont il était accablé, admodièrcnl toul ce qui lui appartenait à Lay, Eulmont, Bouxicrcs-sous-Amance, Blanzey, Laye (Leyr), Amancc, Ecucllc, Laîlre-sous-Amance, Dommartin, Agincourt, Séchamps, Monleu, Dommartemonl, Saint-Max, Malzéville, Pincfierccmtrt (Pixerécourl), Bouxières-aux-Damcs el la pèche dessous Champigneolles, moyennant la somme de 1,600 livres de fors el différentes quantités de vin, blé, avoine, elc. (Pri. de Lay- Saint-Christophe.)
Le 21 novembre 1618, François de Renne donna ses reversâtes au duc Henri, à cause de l'ascensement perpétuel h lui fait du ruisseau d'Agincourt, moyennant 18 gros de cens annuel. EnQn, le 18 novembre 1633, Georges Collignon, sieur de Silly, reconnut tenir du duc de Lorraine, Ii faculté de réachal, les seigneuries d'Agincourt |
et de Villers-les-Moivrons, avec les deux tu des grosses dîmes du village de Franc. (T. A ma oc© et Nomeny.)
On lit dans les comptes du domaine d'Aman pour l'année 1528-20 : « La taille tfAngioncoh vault par chacun an soixante sols tournoys paya à deox termes l'année, assavoir à Paisqucs Sainct Remy. Le gaignaige que les dames > Saincte Glodscncs (Glossindc) de Metz tienne audit lieu debvoil greixe et charroys à Monsc gneur le Duc et pieça a estez apoinctés avec l< dites dames qu'elles paient chacun an huitz pci florins à deux termes l'année pour estre qui» d'icelle greixe et ebarroy, cl ce paient iceolx p> tils florins à la Nativité Sainct Jehan Baptiste à la Nalivilé noslre Seigneur condit Noël. Mo seigneur le Duc ail audit Angiencourt certain droictures, assavoir les fastes trouvans (trouvée par les banwars faisant dommaiges tant ez bai dudit Angiencourt comme Dompmartin, dont cha cunc beste doit ong loulloy payant le mar< après l'Apparicion Noslre Seigneur. El y pr< gnent lesdils banwars à cause d'office le liera.
La seigneurie d'Agincourt appartenait, < 1712, par suite d'engagement qui lui en avait é fait par le duc de Lorraine, à M. de Malvoisii officier au service du roi.
Ce village était alors divisé en trois mairies celle de la haute justice, la mairie foncière appa tenant h l'abbaye de Sainte-Glossindc, et celle d ban de Villé ou de Sainl-Goèric, aux chanoine: ses d'Epinal. Le ban de Villé, distinct de ceh d'Agincourt, renfermait anciennement quelque habitations ou une métairie. En 1712, Agincoui comptait environ 50 habitants, y compris k veuves. L'abbaye de Clairlieu possédait ans! quelques propriétés dans ce village cl sur so ban.
11 y a, aux Archives du déparlement, un pla de la maison curiale d'Agincourt (1708) et ui arpentage pour servir de terrier et rceonuah sanco des terres labourables et prés appartenu à la cure.
Patron, l'Assomption de la sainte Vierge1.
AINGERAY. C'est à ce village, afiâ'qac ji viens de le dire à l'article Agincourt, qu'il fan atlribucr le titre de donation de la comiessc Evf . Saint Gaozelin, dit D. Calmct, acquit de grandi biens a son église : un nommé Roger lui veudn le fief de Bouc (U39) ; la comtesse Eve lui doimj
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w lai Tefcia Angeriac (Angeriaca villa) ou \>!*4en> tt.Volesietc ^MoUey) ; le roi Henri lui '.l <i»n» Je et qa'il possédait à Goudrevillc.
Ea#7ô, uiol Gérard, évoque de Toul, donne ilt^iyi de Sjiul-Pierre , où repose le corps ic siM Mauuy, premier abbé dudit lieu, les tu.>3 iAïkQcry et de Molisy, qu'il avait acqui-
• d 0;d*ric, archevêque, pour ce qu'il avait à ?VmrH7,(Bainvillc-sur-3ladon). (T. C. Com-
Uuttme tTéquc Gérard donna aussi à l'église ir i viçqte Marie de Bouxiercs, pour subvenir in litres priant Dieu audit lieu, les églises de de Rosière» et de Donimarliu, des cha- ; s i Bo^cmile, Blauzey et Aingeray, etc. i i. d- Bouxières.)
Ce dernier village est appelé Angeliacum dans < >-ir;iJïlioQ de» biens de l'abbaye de Saintisr, par le roi Otbou, ea 9«ii. (H. T.)
la iU>\J, uoe Dommée Jeanuclle, veuve de iinti k Drappier, jadis majeur de Frouard,
• ^a j Saaflrignon Mosnen, cure de ce village, ' s qu'elle possédait sur les baus et flaages ; ijumv et de Molsey.
Pir kit«s du 1" juillet 1529, Hector d'Ailly, •*}M d* Toul, permit au chapitre de Saintûvaîre de Liverduo de faire édifier une maison : F»f* aa lieu de Molsey, séant au ban d'Ain- -!ï\, pour mettre ses dîmes grosses et menues !«f tr on ruoitrier qui serait sujet aux mêmes '.«pi* Je» que les autres habitants d'Aingeray. La 1550, ces derniers adressèrent une requête
• j dicter douairière de Lorraine, aux fins •■ 'Aint permission de faire quelques édifices et -j^eaU sur le bau et finage de Molsey. On ne ' ; ?» ipt4 fat le résultat de cette demande ; on >' î>e «tiikmeot, joiute à la requête des habi- J ii d'Ajngeray, uu décret de la Chambre des ' *pîo, portant que les chanoines de Liverdun -•céaaeronl l'édifice qu'il ont commencé au lieu
i suis qu'ils y puissent mettre uulles
~*sr«gtt> oi autres jusqu'à ce qu'il en ait clé •♦*c ^iremtot. fSém. de Toul.) Uttfcovrmbre 159J, POfficial de Toul adressa de Buuxières et au chapitre de Liverpar laquelle il les exhorte c à doni*r ittn tuÏBs et ordres pour le rétablissement *• ia di pelle et ermitage de Saint-Jean de ^iiej ici Molzcy;, culicremeul renversé par le •^kc^r i*i temps , en sorte qu'à peine voyait-
ou les vestiges de ses fondeufents, et ce pour concourir à la dévotion des fidèles qui y allaient autrefois en pèleriuage cl y faisaient des prières et autres bounes œuvres. Et d'autant plus qu'à l'occasion de ladite chapelle et ermitage, l'abbaye de fiouxières jouissait des deux tiers des dîmes du ban et finage de Malzey, et ledit chapitre de Liverdun de l'autre tiers. >
Il paraît que, malgré les exhortations de POfficial, la chapelle de Malzey ne fut pas rétablie à celle époque ou bien fut plus tard de nouveau détruite, car, un siècle après, des délégués du chapitre de Liverdun s'élanl transportés sur les lieux, trouvèrent m ladite chapelle en ruines », et u'en virent u aucun vestige que quelques fondements, les matériaux ayant été emportés par plusieurs personnes inconnues, n Au mois de juin 1697, les maire et gens de justice d'Aingeray et les chanoines de Liverdun firent un traité avec un nommé Jean de Par dieu, de Vclaine-les-Bnis , qui offrit de rétablir la chapelle de Malzey et d'élever des bâtiments à côté, pour y passer sa vie. (Sém. de Toul.)
Dans une requête adressée, au mois d'août 1712, k M. de Camilly, éveque de Toul, à l'effet d'obtenir la reconstruction de leur église, les maire, syndic, habitants et communauté de Malzey, annexe de Liverdun , disent : « Que leur village a été depuis plus de trois siècles tellement ruiné et inhabité qu'il n'y avait ni habitants ni maisons ; il y restait seulement les vestiges et les fondements de l'église, laquelle a été entièrement ruinée aussi bien que les maisons, à la réserve du maître autel, de quelques images et quelques débris du bâtiment, qui font counaitre son ancien état d'église. Mais, comme depuis quinze ans en çà, il s'y est rétabli quelques habitants qui y ont fait, en conséquence de la permission qu'ils en ont obtenue de Mgr lo duc de Lorraine , leur souverain, et de Mgr de Vendôme, abbé commendalaire de l'abbaye de Saint-Mansuy, leur seigneur, construire des maisons et bâtiments, ont défriché les terres arables, prés et presque tout le ban et finage, en sorte qu'actuellement leur communauté est composée de douze ménages... » A la suite de celte requête, l'évèque rendit, le 21 septembre 1712, une ordonnaure portant u que l'église de Malzey sera rétablie par les habitants et par les décimalcurs dudit lieu, pour le service divin y élre fait et les
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oistrés aux habitant» par un aulrc curé qui serait par lui établi, m (Abb. de Bouxières.)
Dans les premières années du XVIIe siècle, le village d'Aingeray eut sa pari des persécutions dirigées contre les sorciers ; trois individus de ce lieu, dont deux femmes, furent exécutés comme convaincus de sortilège : ce furent, en 1608, la femme Claudou Oudenot cl Nicolas Gengoulphc, pâtre, et, en 1015, Méliue, veuve de Nicolas Gérard.
Quelques années plus tard, la peste, la famine et la guerre vinrent dépeupler cette localité ; on trouve, à ce sujet, diverses meutions dans les registres de la Chambre des Comptes et dans ceux du receveur de Gondreville.
En 1630, la contagion éclata dans ce village cl y dura quatre mois. A ce fléau s'en joignit un autre doul le récit est consigné dans le procèsverbal suivant, dressé par les gens des Comptes cn4031 : m .... Avertissent que les babilauls se voyant eu l'an dernier affligés de la conlagion, ils auraient traité avec uu particulier pour nettoyer et aérer une maison pestiférée, dans laquelle n'y était resté personne, lequel peusant s'acquiller de son devoir, il aurail, par cas fortuit, mis le feu dans ladite maison, laquelle, avec trois autres, aurail été entièrement brûlée sans que personne se soit présenté ponr les secourir, crainte que, venant à se mêler les uns parmi les autres, ils ne se perdent tous en se pensant sauver. Néanmoins, comme tous les meubles, grains et fourrages qui étaient en icelles auraient élé perdus cl embrasés avec lesdites maisons et qu'il était à craindre qu'un plus grand accident n'en arrive, ils se portèrent tous en corps de communauté à empêcher qne le feu ne vint à gagner et causer plus grande perte. De sorte que s'étanl mêlés les uns parmi les autres, la contagion se serait épandue par tout le village, et a ce moyen fait mourir quantité de personnes et jusques au nombre de 32, y ayant eu six conduits enliers où les maîtres, maîtresses, enfants, serviteurs et servantes seraient morts sans y être reslé personne, n
La peste n'avait pas encore cessé de sévir à Aingeray, lorsqu'arrivèrent le* troupes du roi de France. On peut juger des maux qu'elles causèrent dans le pays par le rapport suivant, placé à la suite d'une requête adressée à la Chambre des Comptes par les habitants d'Ainge-
ray, à l'effet d'obtenir une modéraliou d'impôts u Au parlement de l'armée française du villa de Villey-Saint-Eticnnc, elle se vint camper s le ban* el Image dudil Aingeray où elle sejouri deux jours enliers pendant lesquels clic vécut se comporta, avec tant de licence qu'à son part' ment il se serait trouvé plus de 500 jours • terre chargés de blé tous perdus el gâtés et d;i lesquels les habitants u'oul rien levé, parties « leurs maisons ruinées, la porte de leur égli défoncée, les meubles de bois y réfugiés, rompu brisés, et tous les autres meubles, linges el h; bits, pris el emportés, même jusqu'aux ornemen de ladile église, 38 chevaux pris el robes, pli de 2iX) bêles à cornes emmenées, tuées et mur gées, tout le troupeau de bêtes blanches, do !» G00, tant moutous que brebis, entièrement pcr<! sans qu'il en soil reslé une seule audit Ain£< rav... » Il fut fait droit à la réclamation des li.-; bilanls, el ils obtinrent une quittance de somme de 138 francs sur l'aide ordinaire par eu du de l'année 16.11.
En 1632, m le comptable ne fait aucuue recel de onze resaux d'avoine que les habitants d'Aii. geray et de Scxey-les-Bois doivent anuuellemei h la recette de Gondreville, pour n'y avoir v aucune apparence d'y fréquenter pour en faire î rollc ui levée, attendu que les Cravates (o Croates) les ont toujours fréquentés et tném empêché du semer, le ban élanl demeure c friche. «
En 1637, u le comptable ne fait recelte, no plus qu'au compte précédeut, des poules chu chacun an au domaine par les habitants de G un dreville, Aingeray, Franchcville , Allain a fiœuf, Colombey, Monl-le-Vignol et Charmes la-Cote, pour avoir élé impossible au contrôle u de tirer seulement relies desdils lieux du nombr des conduits, pour les persécutions des Cravate qui, Tan de ce compte, étaient ordinaircmet auxdils lieux, et même les habitants tous fugiti: et retirés dans les villes, m
La ruiue cl la dépopulation n'avaienlfail qu'aux menler daus les années suivantes, car on lit Uac les comptes du receveur de Gondreville, pou 1639 : m Le village d'Aingeray est absoltimm ruiné, c'est pourquoi les habitant n'ont su pave leurs redevances, n
A la suite de ces calamités de toute espèce Aingeray, devenu trop peu important pour con
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..y.r i cire, c jaune précédemment, paroisse eo .ti, kiavîe à Sesey. Je ne sais s'il faut faire jMKmk celle époque la dégradation de son - - ; rçai est certain , c'est qu'une partie de •si mcoacait ruine au XVIIIe siècle : en !**', •» fut obligé d'en faire reconstruire la A a urché fat passé à cet effet avec un ■arc Pierre Fine Ile, entrepreneur de bâtiments
V:*i. pour compléter cet article, un extrait : » 'jjtfles du domaiue de Gondreville. (1540), . 'xn tùùsniire les diverses redevances aux- «itai«U aliénas les habitants d'Aingeray :
• hjîutaatî d'Aingeray étant à l'abbé de >=..:-3mmv, sont sujets de cri et bannière a
- mole de Gondreville, cl paient par chacun • . .j recette dodil lieu, chacun conduit trenlevi imn et one poule , cl le demi-conduit
t denier» cl demi-poule. Outre plus, les : ^aliudil lien doivent chacun deux quarte- '•ïs !wîm et les non laboorant un quarteron. .: > cas adveaant qu'aucun desdils habitants
• \ *;rni aurait commis on perpétré aucun cas
i'o »?t il était pris cl appréhendé par la jns- !idil lieu cl le procès fait et é/ige des cas ' iti commis cl de ce jugé h payer amende •î*!le, M.nl tenus lesdils de justice appeler [•riT^ï d't-lit Gondreville avec sa bannière ve- • rriri Aiogeray, lui rendre ledit délinquant '<■' n'i pur eu faire la punition selon que b
- .irt idJU;ee par lesdils de justice des cas par : -oaii «t p-rpétrés , et sont tenus lesdits
'■ \ iïni. cox étant en armes, assister ledit "• *-u?s gens ju>qacs b l'exécution faite dul 't lafunl cl sans contredits •»
l> ttiliti.jo d« la cure appartenait, au com- "faîOîat du siècle dernier, à l'abbé de Saint- ,J1^7. qnt avait au«si le droit de haute, ■*v ei iusjç justice ; le patronage avait apaoUricmviDenl aux dames de Bouxières, avec le pape. Un maire, nommé connaissait de toutes actions en pre- ^intuoee et jogeait par avis. Les appels se p'M iq bailliage de Nancy, puis à la Cour ■■"*i:it de Lorraine.
11 } mit autrefois à Aingcrav un prieuré déedui de Saint-Nicolas ; il en restait à "«^«vestiges en 1708. A cette époque,
comptait environ 30 habitants.
'^UMlJfobrd. —Erigé eo suce, en 1807.
AJONCOURT. Voici b charle par laquelle, le 13 mai 1111, Charles II prit sous sa protection et sauvegarde le village d'Ajoncourl : u Nous Charles., faisons savoir à tous, que nous considérant que b ville d'Ajoncourt sur Saille esl cl muet (meut, relève) de noz fiedz, nostre quel lied nous debvons aidier, warder (garder) el defTendre, aussi à b prière cl requeste de noble demoiselle Katherine de Wobccourt , laquelle nous a faicl
rcmonslrer que ladicte ville d'Ajoncourt vait (va) à perdition et à ruync se par nous remède n'y est mis...; avec ce, à b supplication des menoans et ha bilans de ladicte ville, nous... avons prîns, reccu et retenu.... en nostre saulvegarde, tutelle, protection cl deffence, el pour tousjourmaix perpétuellement ladicte ville d'Ajoncourl, avec les hommes, femmes, enfans, mennans el habilans d'icelle, leurs hors (hoirs, héritiers) el successeurs menaos en ladicte ville, ensemble tous leurs biens.... lesqueb nous avons promis de warder, poursuivre, defiendre et réclamer ainsy comme faire dcbvons cculx de noz autres anciennes et héritaublcs gardes. Et pour cause de eestcdicle saulvegarde, noos en doicnl (doivent) et debvcronl addes (ores, maintenant) chacun an... en pcrpeluitey rendre et paicr chacun feu et con-
duict de ladicte ville d'Ajoncourt uog resaul
d'avoine cl uue gollinnc, et b vcfve femme dc-
mei resaul d'avoine et une geilinne » (T. C.
Amance.)
En 15)28, le duc Antoine donna b Jean de Perulles les maisons el châteaux d'Ajoncourt el Brin avec leurs dépendances (L. P. 1328), et, le 14 avril IKj*», François du Bochct, conseiller d'Etat cl seigneur en partie A'Adjoncourt, flt ses reprises, foi et hommage h Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémonl, tuteur de Charles III , pour ce qu'il possédait dans ce lieu el an village de Brin.
Il y avail a Ajoncourt. dès lo XVIe siècle, une chapelle de Saint-Jacques et de Saint-Christophe, dont b collation appartenait à l'abbé de Saint- Clément devant Metz, h cause de sa dignité abbatiale. Par acte en date du 5 décembre 1498, cet abbé concéda et octroya à noble homme Nicolas Gencst , contrôleur gcuéral de Lorraine et Uarrois, la permission d'ôler et lever de son ancien lieu ladite chapelle {située en b ville d'ytyeoncourt mr Saille, de b diocèse de Metz) -et icellc, ensemble trois autels, nouvellement édilier et construire, de ses propres deniers, en un autre