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rosuace eo la prévôté de Ponl-Saiul-Viucenl ; les appels rassortissent au bailliage de Nancy. La o mmtraaaté est composée d'environ 25 habitait*... Il y a une confrérie de Saint-Joseph... U communauté a fondé la messe du Saint-Sacrement pour tous les premiers jeudis do mois... »
En 1768, il y avait à Lorey 36 habitans et 120 communiauls. La seigneurie appartenait alors à M. le marquis de Chaumonl de La Galaizière.
Lorry a été érigé en succursale en 1802, avec Saiul-Mard poor annexe.
Patron, l'Exaltation de la sainte Croix.
LORO-MONTZEY. Par lettres datées du mardi après la Sainte-Denise 1506, Henri, comte de Vaudémonl, fait savoir que, du consentement d'Isabelle tle Lorraine, sa femme, il a assigoé à Fcrryoo de Flaomcourl cl à 01 ry de Parroy ce qu'il a et peut avoir aux bans cl Images de Loro cl de Moolzey, « c'esl assavoir en hommes, en femmes, en prés, en terres..., et ne puis rien retenir èstlits lieux fors les bois qu'appartiennent * Loro et la wartlc (garde) de la maison (le château) de Loro quoudil Sainct Denise, et la maiwo de Saubelmeix et la vyarde du prebtre cl des hommes de Monlzey qui seroieol au Temple (aux Templiers). Et est assavoir que les hommes du Loroelde Monlzey que j'ai assigné ansdils escuyers et cili que desoub eulx venroient... deveront aller pearr et user eo bois pour lor deffruiz et pour uios lor besoiogs sans nulle occoison de moy ne ■te mes sergens, fors que tant qu'ilz n'en pourront oe rendre ne donner... n
Le 10 octobre 1390, Nicolas de Flavaucoorl, «coyer, reprend en fief de Thibaut de Neufchàlel, » cause de sa chàtellenie de Châlel-sor-Moselle, ^'Ot-Germain, Loro, Monlzey, bans cl finages desdils lient. (Cari. Chàlel.)
Le mardi âpre» la Saint-Jacques cl Saint- Chriitopbe I3i).", Jacot de Saint- Oucn, écuyer, iMBsporU à Jacot d'Uaroué cl à Odine de Serrures, sa femme, la maison de Loro cl ses appar- "uanecs avec tout le droil qu'il y pouvait avoir.
v*t\. Chàlel.)
Par lettres du H novembre 1400, Alix de Vaudront, dame du Chastelel, recourait que Nicolas te Flavauentirl , écujer, seigneur de Neuvillc- Jux For»e.«, lui a fourni sou dénombrement pour re qu'il lient d'elle en fief à S:iinl-Germaiu et *<>«>. T. C. Chaiel.)
1* la décembre litf», le* hab.ta.it> de Monl-
zey el de Loro oblicuneut la permission de prendre la quantité de cent jours ès bois de Tilles en récompense des droits d'usage, affouage el pâturage par eux prétendus ès forcis de la gruerie de Chà tel-sur-Moselle , avec ascensement d'autres 130 jours audit lieu, parmi 3 gros de cens par chacun jour. (L. P. 1569.)
Le 24 mars 1375, Fouquet de La Route et Angelle de fiellenhuscn, veuve d'Evrard de Coste, donnent lenr dénombrement pour ce qu'ils possèdent a Saint-Germain , Loro, Monlzey cl Villacourt.
Le 26 août 1586, Claude de Baral, seigneur de Bcubanges, comme tuteur de Claude, Anne, Catherine cl Madelaine de Baral, ses enfants, el de feue Angelle de Belle-Housse, donne son dénombrement pour ce qu'ils onl h Saint-Germain, Loro, Monlzey et Villacourl. (T. C. Cbàlçl 5.)
Le '23 janvier 1603, Daniel de Moncel, seigneur de Bouzcy, etc., au nom de Gabrielle de Coste, sa femme, donne aussi son dénombrement au duc de Lorraine pour les villages de Saint Germain, Loro, Moolzey el Villacourl. (T. C. Chàlel 4.)
Le 16 février 1GU7 , la même Gabrielle de Coste veud au duc Charles 111 le quart en la seigneurie de Chàlel et ce qu'elle possède à Loro, Montzey, Esscy-en-Yosges, elc. (T. C. Chàlel 2.)
L'abbaye de Belchamp possédait aussi, au village de Loro-Monlzey, des droils spirilucls cl temporels qui lui étaient obvenus ensuite d'une donation a elle faite par l'abbaye de Sainl-Mihiel. Voici, du reste , la substance des différents titres conservés parmi les papiers de Belchamp.
Le dimanche après la Nativité Notre-Dame 1316, Henri, comte do Vaudémonl, donne au ûef de Loro, appartenant aux Bénédictins de Sainl- Mihiel, le droit d'affouage, charonage, marouage el pâture dans les bois de Chàlel, avec la permission d'acheter 60 jours de terre pour joindre audit fief, voulant que ces religieux el leurs successeurs aient cl tiennent leurdit asilaire et la terre qu'ils auront achetée sans payer aucuns cens, redevance, etc.
Le 4 mai 1396, les Bénédictins de Sainl-Mihiel font donation à l'abbaye de Belchamp du gagnage de Loro, du droit de palrouage, des grosses et menues dîme?, de* cens en grain, argent, poules et chapons, de» émolument» de la haute cl basse justice, sous la réserve d'un cen^ annuel de 16 florins 10 gros el 16 deniers.
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Au mois de janvier 1411, Alix de VaadémoDi fait remise à. l'abbaye de Belchamp, pour seize ans, d'an cens de quatre voilures de foin, qui était affecté sur le fief de Loro.
Le 13 mai 1724, M. Gcorgel, curé de Loro, donne aux chanoines de Belchamp une somme de 300 francs barrois, à condition que ceux-ci s'engageront à fournir audit Loro un prédicateur le jour du Vendredi-Saint, pour prêcher la Passion, lequel sera tenu d'arriver la veille et de rester jusqu'au Samedi-Saint après dîner pour aider le curé a confesser.
En 1768, la cure de Loro était desservie par un chanoiue régulier de Belchamp.
Cette commune a été érigée en succursale en
Patron, saint Martin.
LORQUIN. Les Archives ne renferment aucun titre concernant cette petite ville ; les seuls documents qu'il m'a été possible de recueillir, sont empruntés à une dissertation publiée par M. Bégin dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de France, année 1836. Je laisse à l'auteur la responsabilité de ses assertions.
a Lorquin, autrefois Lorking, et en patois du pays Louarkine, portait jadis le nom de ville ; il fat longtemps le chef-lien d'une baronnie assez importante qui appartint successivement à la maison d'Haussonvillc, à celle d'Haraucourl, aux ducs de Lorraine et aux princes de Beauvau- Craon. On ignore l'origine précise de Lorquin. M. Michel (Statistique du département de la Menrthe) prétend que la tradition la fait remonter à 840.... Voici ce qu'on peut dire de plus positif sur celle localité....
ii Toutes les collines qni s'étendent depuis Haltigny jusqu'à Sarrebourg, dans la direction de Fraquelling, Hcrmelange, Imraeling, étaient habitées du temps des Romains, qui y avaient probablement élevé une seconde ligue do retranchements dont la grande muraille vosgienne formait la première. Dans le canton de Lorquin dit la Haute-Ville, on a trouvé beaucoup de tuiles et de briques romaines ; il en a clé de même entre Lorquin et Hcrmelange. Ce sont des témoignages irrécusables d'une origine de quinze à dix-huit siècles. Mais alors Lorquin n'était point placé comme il l'est aujourd'hui. Bàli sur la rive de la Sarre, il avait sans doute des rapports commer-
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eiaux et militaires fort directs avec l'AUact ur [ Voyer (Via romand), et le pays de Trêves p« Sarrebrock (Château sur la Sarre) , et seras peut-être, en raison de sa proximité d'un fertile (les rives de la Seille), de lien de pust^ d'entrepôt pour les vivres et les maaibauit guerre que les Romains, campés daus les mc-sagnes, tiraient de l'intérieur des terres.
» Après la chute de l'Empire romain, Lorpj dut changer de destinée : pris, abandonné, repru, brûlé plusieurs fois, il passa en différentes mu. et se ressentit, sons tons les rapports, de «s vicissitudes. 11 parait qu'au moyen-âge des msons couvraient le vaste canton de la Haute-Yili; partie orientale de la colline à laquelle esladi* le village de Laneuveville, ainsi que le nord fit partie occidentale de la même colline qui s'ap^ ebe de Zuffall. Celle vaste maison, toute moderu, qu'on a dit avoir été élevée dans l'emplaceam; du château de Hasard, maison de plaisatce ia premiers ducs de Lorraine, en est éloignée {environ 500 pas. Le Hasard existait encore c 1568. Les Suédois, selon la tradition volpire, c brûlèrent en 1636 ; restauré dcpnis eo qoehpounes de ses parties, les seigneurs des trou tenunies de Lorquin, Saint-Georges et Torqaeata y rendirent la justice ; enfin, il fut eouèran» abandonné, et il n'en reste plus qu'un «rota* confus dans la mémoire des vieillards du eaeie. Ils se rappellent, par exemple, qu'il y a enirr. 70 ans, plusieurs débris énormes, remarquais par leur vétusté, étaient encore debout et tablaient défier les coups du temps. La main hommes les a fait disparaître, et la charme pu* aujourd'hui sur leurs fondations, non sans rawK,* des briques, des tuiles, du fer travaillé, du am et quelques monnaies du moyen-âge. (Voir m w Uazard, ce que j'ai dit de cet ancien chàleu.)
tt Non loin de ce château, et presque soi if même alignement, en tirant vers Laoeareiiilc existait aussi nue maison de Templiers, dont il t? reste plus rien, mais dont on voyait encore, m le milieu du siècle dernier, la distribution et par tic des colonnes qui en décoraient la face et l'intérieur. Dans les champs cultivé* autour de & ancien couvent, on relire, presque chaque annâ. des tombeaux en pierre, tous tournes vers l'ont»!, les uns avec, les autres sans inscription.
n La Haute- Ville n'est pas la senle partie 4t finage de Lorquin présentant des débris antique
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Au-delà de Zuffall, près de U Sarre, dans le terrain qu'occupe ane tannerie, on a vn des ruines assez considérables qu'on présume avoir été celles d'une verrerie. Au-dessus du canton des Vignes on des Grandes-Haies, on a remarqué des traces de bastions et des parapets qui, parlant des hauteurs de Fraquelfing, suivaient le bord occidental du bois de la Minière, àllaieot aboutir à pins d'une lieue de dislance, vis-a-vis Immeling, et communiquaient par un souterrain avec un château fort situé dans la vallée de Xoeaxaoge. Enfin, à Lorquin même, on a découvert, a différentes époques, soit dans les caves, soit dans les jardins, des cadavres ayant ordinairement un sabre à leur côté. U y a une quarantaine d'années que feu M. Barrabioo, en creusant dans sa cave, a retiré d'an tombeau de pierre on guerrier, apparemment de distinction, car il portait une croix enrichie de diamants, qui était de la dimension d'un écu de 53 sous. Plusieurs pièces d'or ont été trouvées dans la même fouille. Vers 4826, M. Gillot, curé de Lorquin, faisant réparer un conduit ou aquedoc, en retira un petit vase rempli de monnaies lorraines et épiscopales, parmi lesquelles un Ferry H (fils de Ferry de Bitche), un Jacques, évéquede Ketz (de 4239 à 1269), unGiles de Sorcy, êvèque de Tool, ete....
n Les premières franchises ont été accordées aox habitants de Lorquin, le & septembre 1499, par les trois frères Gaspard, Jean et Simon d'Hausfonvilte, qui étaient seigneurs des trois baronnics de Lorquin, Saint-Georges et Turquesteim, avec litre de comtes, attendu, dit l'acte d'émancipation, n à l'ocaon de ladicle servitude de raorteroenl (uiortemain), iceux hans furent fort oppressés, et par ce diverses fois fort négligens à la réparation et entretien de leurs maisons, édifices, héritages et possessions, en façon que , par succession de temps, ladicle seigneurie csloit fort afncadrie et diminuée, au très-grand préjudice ■i'eolx et desdicts seignours. <i A dater de celte époque, les Lorqoinois furent autorisés a posséder des terres en propre, à changer de demeure dès qu'ils le jugeraient convenable, etc. ; mais ils demeurèrent « taillables a volonté desdicls signours uog fois Tan a tousjoorsmais. n Un mayeur et deux échevins faits par élection, c'est-à-dire au choix du comte, eurent en main, comme précédemment, l'administration de la justice. On appelait de leur sentence à la volonté suprême do
seigneur, qui décidait en dernier ressort, excepté toutefois dans ce qui touchait aux attributions souveraines de Pévéque de Metz. Ces lettres d'affranchissement, signées des seigneurs précités, des nolablcs et de plusieurs témoins, furent scellées du sceau du tabellionage épiscopal de Metz et de sa cour, séante alors à Ramberviller.
n Lorquin prospéra sous l'administration paternelle des comles d'Uaussonville ; la ville se peupla d'Iiabilaols, les campagnes furent défrichées, et l'on vil l'exploitation des forèls, devenue plus active, fournir aux pays de Trêves une immense quantité de planches et de bois de construction. Malheureusement, des guerres presque continuelles désolaient le pays, et vers la fin du XVII» siècle, lorsque le marquis de Bissy succéda aux comles d'Uaussonville dans la seigneurie de Lorquin, cette seigneurie n'était déjà plus ce qu'on l'avait vue auparavant. En changeant de maître, les Lorquinois changèrent aussi de condition ; le nouveau seigneur exigea des prestations anéanties par les franchises de 1499, auxquelles, d'ailleurs, ils n'avaient élé assujettis en aucun temps. Leurs réclamations furent rejelées avec hauteur , et leur misère était déjà fort grande lorsque l'armée de Turenne acheva de les ruiner. Au commencement du XVIIIe siècle, le prince de Beauvau-Craon, devenu acquéreur de Lorquin , ayant obtenu la baronnie de Sainl- Georges du duc Léopold, joignit ces deux domaines l'un à l'autre et prétendit les astreindre à une juridiction tyrannique. Il voulait que les habitants se soumissent aux corvées et que les officiers de justice fussent exemptés de la taille seigneuriale , quoiqu'ils possédassent partie des héritages pour lesquels on l'avait établie. Ces prétentions provoquèrent de justes plaintes. Les habitants soutinrent leurs droits avec énergie ; un procès cul lieu au Parlement de Melz à ce sujet, et comme rien n'avançait, le duc de Lorraine réunit à son domaine les trois baronnics de Saint- Georges, Lorquin et Turquesteim. C'était reculer la difficnlté sans la résoudre ; les officiers ducaux continuèrent de vouloir assujettir les habitants à des prestations illégales, sous prétexte dç titres antérieurs à la transaction de 1499, et vers le milieu du siècle dernier, celle contestation n'était pas encore vidée. En 1738, le prince de Beauvau- Craon «lait redevenu seigneur justicier de la baronnie de Lorquin, descendu alors aux condition»