‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 254 sur 292 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

w Le comptable fait drf*si

en considération des pertes par eux sooferta itt soldats lorrains, français et suédois, <: Je l'affiic lion de peste survenue audit village. •

Les comptes du receveur de Féuélraagr, aoui l'année 1662, contiennent aussi la aotewinnit m Le village de Lotdorf est détaché de Fut (range cl M. le duc de Croy en est seigncor bar. justicier, moyen cl bas, par indivis itte li wr quise d'ilavré ; ce village a été deshabité plu ci trente nos cl loul à fait ruiné ; il y • maialtaa 3 ménages et 2 maisons, de sorte que, pour b plus graude misère, je n'en peux rieo tirer. » Et 1664, il y avait a habitants.

Une seconde note des comptes de Fcmuut pour 1675, porte : u Loslroff appartient i h gneuric de Croy et d'ilavré, présenleœeBtâïnseigneur (le prince de Vaodémool) seul, qaii .. haute, moyenne et basse justice, et sont te «j* de comlitiou serve de corps. »

On lit, enfin, dans un Mémoire écrit « i®î « Au compte rendu en 1667, il o'y avait iU iroff que 8 pauvres habitants qui avaient au. chevaux... II y avait des cenfl, tant audit qu'à Munster cl Lhor, qui se payaient aadiii'- Iroff pour 2î> francs barrois en deniers, da li: les el deux chapons en 1632, mais à prénom Une gabelle de vin qui montait à U fis» ' présent rien. Il y ovait deux gagnage?, t ?» où il y avail une maison franche, évalort i^, paires ; la maison ruinée ; à présent tout f* friche. Le petit gagnage était du rapport paires, et tout est en friche. « (T. C. FcaéiriM Loslroff a été érigé en succursale en W Patron, saint Nicolas.

LOUDREFING. Le 10 avril 1M3, B»r" Simon de Fénétrangc déclarent devoir à 1^* veuve du prévôt de Morbange, 6'JO H pour lesquels ils lui engagent Ltinderfa* ' melfingen el lnsmiog. (T. C. Fénélranpt-

Le jour de Sainte-Marguerite U9-r seigneur de Fénétrange, vend à Barbr àt f trange, comtesse de Sarwcrden, une pirt * mes de Luderfingen. (T. C. Fénélrao?f-:

En 1503, les habitants de LoudreEap * ' sous la sauvegarde dn duc de Lorraine p*^ pacc de neuf années, eu payant chacua •» et les veuves 6 blanc*. (Dom de Dienir-'

LUC

Bo 1593, une nommée Idatte, femme de Dieudoooé Charpentier, de Loudreflng, fol brûlée comme sorcière.

Une déclaration dn duc Charles IV, du 22 janvier 1631, purte que les sujets de retenue appartenant aux duc d'Havre et comte de Créhange dans les villages de Loudrefiugelde Culting, sont (raacs des corvées et de la rente appelée schaff.

Le ï> novembre 1636, il fut dressé nn pied terrier général du ban et flnage de LoudrcGng. (T. C. Ditfuzc 5.)

Le 7 mai 1703, les officiers de Fénélrange ascensèrent, pour 30 années, h un nommé Tbiébant Dreyher, le moulin situé au-dessus de Loudrc- £ng, à charge de le rétablir et de payer un cens i&oael de 8 resaux de blé. (T. C. Fénélrange 7.)

Les antres litre?, en assez grand nombre, qui coacernenl ce village, sont des actes de tente on d'ascensement, qui n'offrent que très-pco d'intérêt.

Les habitants disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1738, qu'il leur appartient nn bois de haute futaie conleoant 38 arpents, dans lequel ils ont droit d'affouage, maronage, vaine et grasse pâture.

Loudreling, après avoir dépendu de la seigneurie de Bitche, fut incorporé, au XVIIe siècle, aux recette et chàlellenie de Dieuze ; il faisait néanmoins partie de la portion de la seigneurie do Féoétraoge appelée le Col de Cygne.

Ce village, qui comptait 14 ménages en 1621, fat dépeuplé, de même que ceox de Cutting, Lostroff (voir ce mot) et Poslroff ; en 1660, il était désert ; en 1662, il y avait u un pauvre sujet relire audiUieu depuis peu ; n fen 4664, on n'y comptait que 3 mcoages, S habitants en 1667 et 2 en W>9. En 1673, il n'y restait encore que « Irés-pcu de sujets. •»

Loudreflng a été érigé en succursale en 1802. Patron, saint Léger.

LOUVRE (Je), ferme sur le territoire de Pierre- Percée ; elle est composée d'une seule maison.

LIBECOUUT. Au commencement du siècle dernier, ce village n'était encore qualifié que de hameau ; il y avait seulement 15 a 18 feux. Du reste, il n'en est fait mention dans aucun titre des Archives.

Lubécourt dépend de la paroisse d'Amelécourt. h a'y a pas d'église.

LUCEY. On lit, an sujet de ce village, daus l'Histoire de Toul do P. Benoît Picart : « Lucia-

eus on View lueii, village de lumière ; c'est la première donation qni ait été faite a l'église cathédrale de Toul. On irouva, an XVI8 siècle, dans les vignes du ban de Lucey, un amas considérable de médailles d'or et d'argent dont le chapitre s'empara comme seigneur dn lien, »

Il est fait mention do Lucey, sous le même nom de Luciacus, dans des diplômes de Charles-le- Chauvc (870) pour l'abbaye de Saint-Epvre de Toul, do roi Arnou (894) pour la cathédrale de la mémo ville, de Conrad le Saliquc (1035) pour l'abbaye de Saint-Epvre, etc.

Par lettres datées du 26 août 4574, le doc Charles III confirme les lettres de sauvegarde et protection accordées par ses prédécesseurs aux habitants de Lucey. (L. P. 1574.)

On voit, par plusieurs titre3 provenant des archives de la cathédrale de Toul, que, vers 4730, on construisit à Lncey une nouvelle église paroissiale, plus vaste que l'ancienne, laquelle menaçait ruine.

Le Ponillé de 4768 ne parle pas de cette reconstruction : u Jean Robert, doyen de ta cathédrale, obliot, dit-il, de Paul II, l'union de la cure de Lucey au doyenné, et la bulle fut donnée en 1491 par Innocent VIII ; mais Varie de Savigny, doyen, fil casser l'union en faveur du chapitre, par une bulle de Jules II, en 1511.

♦i La chapelle do Nolre-Dame-de-ConsoIation. — Celte chapelle, qui est presbytéralc et mercenaire, fui fondée, sur la fin du XVI0 siècle, par le sienr Etienne Ilordal, doyen de l'église de Toul ; elle fui consacrée par M. de Bunet, suffraganl. n

C'est par erreur que, dans la Statistique, j'ai attribué à Lucey nn extrait des titres de l'abbaye de Sainte-Glossiodc ; c'est le village de Lucy que cet extrait concerne.

Lucey a été érigé en succursale en 4802.

Patron, saint Etienne.

LUCY. Il est fait mention de l'église de Lucy (rectesia dn Lucei) dans la confirmation des biens de l'abbaye de Saint-Martin lès Metz par Hillin, archevêque de Trêves (1157), par Bertrand, évèqnc de Metz (1186), et par le pape Clémcct 111 (1188). (H. M.)

La seigneurie de Lucy, qui, d'après deux titres de 1259, parait avoir appartenu alors aux ducs de Lorraine, devint ensuite la propriété de l'abbaye de Saint-Martin, puis de la Primatiale de Nancy, lorsque les biens de celte abbay* lui eurent

LUC

été donnes pour servir à sa dotation. On trouve, de 1436 à 1727, des actes de foi et horomage de cette seigneurie faits à l'abbé de Saint-Martin, ensuite au chapitre de la Primaliale, par Henri de Lucy, fils de Mathieu de Lucy (1456); — Jean de Lucy (1549); — Louis de Lucy, maître d'hôtel ordinaire du duc de Lorraine (1874); — Guyon de Lucy (1570); — Jean Deltorff de Pradigne, seigneur de Semousticr, et Anne de Lucy, sa femme (1616); — François La Pierre, dit de Courcelle (1634); — François-Louis La Pierre (1663); — Jeanne de Lalouelle, veuve de François de La Pierre, en son nom et au nom de ses enfants Charles et Pierre de La Pierre (1689); — Georges-François Prolin, seigneur de Chàleau- Brehain (1727).

Par acte daté du 2ji février 1469, les habitants et communauté de Lucy reconnaissent h qu'ils sont tenus et obligés envers l'abbaye Saint-Martin, et sans rachat, 1° en la somme de 24 bons chapons prenables sans nul malengin et de 12 sols monnoye de Metz, et un chacun conduit de ladite ville de Lucey une quarte de bon froment tel comme bief, de (ressens de plainlexcl bien vannez et bien hautonnez sans nul malengin, prenable et recevable par les officiers, maires et justiciers iludil seigneur abbé audil Lucey, et le demy conduit chacun une demy quarte de bon bief tel comme dessus de droit cens annuel et perpétuel, pour lousjours mais, et sans rachat, à payer chascun an, c'est assavoir lesdils 24 chapons cl 12 sols de cens le jour de fesle Saint-Fslicnne ou dedans huit jours après sans malengin, cl ledit blcif dedans ladite feste Saint-Estienne ou dedans le jour des Dures après, sous peine de 5 sols d'amende en cas de retard. Et sont tenus et obligés de mener chascun an à toujours maix lesdits 24 chapons 12 sols de cens, ensemble ledit blcif à livrer audit monastère de Sainl-Marlin chacun an dedans les quinze jours prochiens après les termes dessus dis, du tout à leurs propres frais, missions, dépens cl couslenges. n II est dit, dans ce même acte, que les 21 chapons se paient à cause du bail fait aux habitants de Lucy, par l'abbaye de Saint-Marlin, du bois de la Voivre ; les 12 sous de cens pour le pré du Breuil, el les rentes en grains pour raison du droit de banalité des fours.

Les échevins de Lucy reconnaissent, par acte du 7 novembre 1 'i65, que le cri de la féte du vil-

lage doit être fait au nom de l'abbé de Sam - Marlin seul.

Ensuite d'une sentence arbitrale readiejf* janvier 1809, par Angarand d'Apremool, abk du monastère de Sainl-Marlin de Metz, seigsor haut justicier de Lucy, et plusieurs geauïskoœmes, entre les sieurs Henri cl Mabcudeliej, écuyers, seigneurs voués dudil Lucy, d'une part, et les habitants el communauté duditlieo, d'autre part , sur le différend porté pardcvanl ledit abat en son hôtel abbatial , il fut décidé qae la iailk i volonté que lesdits habitants de Lory rtfmteat de payer auxdits seigneurs voués au terme de li Saint-Remy annuellement, serait doréaavaal ht et non arbitraire et réduite à 12 livres de me»:) par an, a raison de 20 sons l'une, et payée aact terme sans pouvoir cire augmentée.

Par lettres patentes dont on n'indique pai ï date, le duc Antoine, comme souverain de Ury. permet a l'abbé de Sainl-Marlin, pour loi et ta successeurs, en augmentation de fief, debin élever, toutes et quanlcs fois que bon loi jemMn un signe patibulaire à deux piliers seules»!, ta la seigneurie cl haute justice dudil Lney, p* l'avis du procureur général de Lorraiae, fH « prince entendait cire appelé pour voir dwm» ledit signe patibulaire, à charge ansii pat W abbé d'insérer dans son dénombremeal Udjl lissi patibulaire cl autres choses qu'il tenait di S. L en tief audil Lucy.

Le 11 février 1604, les maire, écbeti», urgent, gens de justice el habitants de Locy rec**nai.-=sent le chapitre de la Primatiite a«sr I* seul vrai seigneur et haut justicier, eommeit»* sentant l'abbaye de Saint-Martin.

()q lit dans une déclaration de ce qae pu valoir cl rapporter la seigneurie du ebateai 1 Lucy el dépendances , que celle seigneurie siste : en château portant basseconr, Jardin ; en une tour dans le village, Haut-Château ; en plusieurs terres artbk»i

On lit dans une copie délivrée, le 10 mai par la chambre des Comptes de Metz, de IV34 dénombrement fourni par le cbapilre de h frmatiale de Nancy, comme héritier de* drwt* l'abbaye de Saint-Martin : ■ La ttigMmk « Lu<*y nous appartient en lous droit* de b»* moyenne el basse justice, sans partd'aulrui. avons audil Lucy loos les droits bononlq* l'exclusiou de lous autres ; la création des W1

cbaleai*

leurie cemaiice d •pce*»

luc e

cl gens de justice, forestiers, bangards el tous autre* officiers, el le poutoir de les destituer quand bon dous semble. La tenue des plaids annaux el le cri de la féle. Item les épaves, atlrabières, confiscations cl amendes nous appartiennent pour les deux tiers el l'autre tiers aux seigneurs voués ; le droit de revèlure, qui est de huit pots de vin el huit petits pains par chaque revèlanl (ou héritier), et le droil d'entrée de ville. Item nous sommes collalcurs de la core dodil lieu. Item nous avons audit Lucy une maison seigneuriale avec droit de troupeau à part de bêtes blanches el bêtes rouges par tout le ban, avec un gagnage franc de dime. Item nous avons un moulin banal où chaque habitant dudil Lucy est obligé de faire moudre ses graios. Item tous les habitants dodil lieu tenant charrue sont obligés, excepté les maire et sergent, aux corvées de charrues trois fois l'année, savoir d'en faire une journée entière aux sommars, une à la semaille des blés et la troisième aux mars, en leur donnant une miche pesant 3 livres ; nous doivent aussi lesdils habitants corvées de bras : tous ceux qui fauchent doivent faucher au breuil pendant un jour entier et les autres fanner ; et doivent encore une journée de corvée a la seillc. Item le droit de chute des bétes mortes nous appartient audit Lucy. Item loules les terres du ban dudil Lucy, excepté celles des seigneurs hauts^ justiciers, des seigneurs voués et du curé dudit lien, doivent deux angevines par chacun journal, qui se paient par le propriétaire au jour des plaids annaux. Item chaque habitant dudil Lucy nous doit nnc quarte de blé et la veuve une demi-qnaric, dite la quarle de four. Nous sont dues audit Lucy six quartes de blé et six quartes d'avoine de rcules appelées les quartiers sur plusieurs héritages audit Lucy. item chaque habitant nous doit encore un bicbel el demi' d'avoine de rentes appelées les quartelles. Item nous sont dus audit lieu 50 chapons, 4 poules et 150 œufs de cens aonuel, de loules lesquelles rentes les maire el gens de justice sont obligés de faire la levée à la Saint- Martin et à Noël, en leur payant leur dépense. Item nous avons les deux liers ès grosses cl menues dime» el le curé l'antre tiers, sans réserve de novallcs, en place ledit curé prend G quartes de blé sur la rente des quartes de four, et e*t exempt de la fourniture des mâles... n

Quanl aux droits dont jouissaieol les seigneurs

Page 1