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MAI
près du ruisseau de Marleî ou Merlei, sur un terrain qui leur avait été donné par on nommé u Jehans, dis li Jalons, bourjoiz de Nancey, cl Maaoce, sa femme. » Cette donation fut confirmée, en 4295', par le duc Ferry, lequel, deux ans auparavant, avait donné des lettres portant permission aux pères de Tordre de Saint-Dominique, dans le cas où ils seraient empêchés de bâtir un monastère dans le bourg de Saint-Nicolas, de pouvoir édifier ledit couvent en sa terre, près du rup qui court près les malades de Port. m
Des lettres du duc Mathieu, du mois d'octobre 1224, avaient ratifié la donation faite par son oncle, Philippe de Gerbéviller, a l'église de Saint- Nicolas-de-Port, du bois Fayet, proche de la maison dite des Lépreux dite Marlinrup (juxla Marleinrtt domum scilicet leprosorum), dépendant de l'alleu du donateur. (Coll. Sl.-G. et P.)
MADELAINE (la), ancien ermitage sur le ban de Saint-Nicolas ; il avait été fondé par un nommé Giilet Launay, teinturier, et par Genetle, sa femme. Leur épitaphe, avec le millésime de 1409, te voyait dans la chapelle de cet ermitage, dont le titulaire était à la nomination du prieur de Varaogéville. (E. T.)
Par suite d'une transaction passée, le 21 septembre 1711, entre le ehapitre de la Primatiale, héritier des droits du prieur, et les dames Prêtresses de Nancy, le chapitre céda à ces dernières le gagnage de la Madelaine et tout ce qui «a pouvait dépendre, a la réserve de la chapelle, Je l'ermitage et du jardin y attenant. (Coll. Saint-
et P.)
MADELAINE (la), ancienne ferme, aujourd'hui simple maison d'habitation, située au faohourg Saint-Pierre de Nancy. C'était anciennement une léproserie, dont l'origine n'est pas connue, mais qui devait remouler à une époque éloignée : une charte du duc Ferry II, datée du mercredi après Pâques 1273, porte que ce prince a donné à la u maison des malaides de Nancy lou four... qui siel après la maison Sacrci... m
En 1312, Ferry III fait don aux dames Prèchcresses de m la malarie de Nancey. n
Par lettres patentes du 22 mars 1436, René I" infirme les franchises et privilèges accordés par prédécesseurs k ces religieuses, pour u la maison cl gaingnaige de la Malladerie devant la ville dc Nancey, n et pour le u gaingnaige de «*l»in Ray (Malaurupt, la Madelaine) situé da-
vant la ville de Port, h Ces franchises furcul également confirmées par la duchesse Isabelle, en 1441, et par le duc Antoine, en 1508.
Un chapitre des comptes des Deux de ville de Nancy, pour l'année 1541-42, intitulé : H Les bons malades t», contient les mentions suivantes au sujet d'une femme qui fut conduite à la léproserie de la Madelaine :
h Le 26° d'avril 1S42, Ysabelle, fille de feu Didie Lolier, fut menée à Toul pour la faire visiter par les barbiers jurés dudil Toul, pour ce qu'elle était suspicionuée de la ladrerie ; auxquels , barbiers fut donné, pour leur salaire, 12 gros.
m Pour deux aunes et demie de drap pour faire un manteau de gris pour ladite Ysabelle, payé à Colin Thiébaut 17 gros. A Didier Houllon, couturier, pour la façou dudit manteau, 3 gros. . n Pour une cliquette, une écuelle de bois et une paire de gants, un gros 12 deniers.
» Le 2« de juin, payé à maître Nicole, chapelain de Saint-Epvrc, pour sa messe et pour conduire ladite Ysabelle à la Magtialcine, 6 gros.
n Au clerc du marlier de Saint-Epvre 12 deniers.
n Pour le diner da curé et des Deux de ville qui ont conduit ladite Ysabelle a la Magdalcine, 9 gros. »
Par lettres patentes en forme de règlement, données le 8 août 1603, le duc Charles III maintient les dames Prècheresscs de Nancy en leurs droits et autorités de recevoir et loger en leurs maisons de la Madelaine lès Nancy les personnes lépreuses avec lesquelles elles auront accord de ce faire, tant des villes, prévôté et banlieue de Nancy que des pays et terres de son obéissance, excepté du bourg de Saint-Nicolas, où il y a une maladrerie, à charge et condition que s'il advenait que lesdites maisons (sans doute des loges), qui sont seize en nombre, se trouvassent toutes remplies, se présentant un ou plusieurs lépreux desdites villes, prévôté et banlieue de Nancy pour s'y loger, elles seront tenues d'en déloger les forains pour leur faire place, quand même elles n'auraient pas de quoi leur payer un droit d'entrée à cause de leur pauvreté ; mande aux gens du Conseil de ville de Nancy de laisser jouir lesdites dames, sous ces modifications, de leurs droits et privilèges, comme aussi les lépreux par elles jusqu'ici reçus et qu'elles recevraient ciaprès, et de la quête accoutumée des aumônes.