‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 288 sur 292 · M AH · texte numérisé non relu

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transformations diverses qu'il a subies. Ces détails sont empruntés, poar la plupart, a un Mémoire historique, statistique et médical sur l'Asile d'aliénés de Marcville, composé, en 1847, par M. Arcliambaull, médecin en cbef de cette maison, et inséré dans les Mémoires de l'Académie de Nancy. L'aalcur a puisé la majeure partie de ses documents daus nos Arcbives municipales ; tes autres, que je lai ai communiqués, se trouveut aux Arcbives départementales.

Le nom de Maréville, dont l'étymologie n'est pas connue, se trouve, pour la première fois, dans les comptes du domaine de Nancy de l'année 1539; on y lit : u Jehan Wariu, dit Danjou, doit chacun an 5 francs sur les herilaiges cy après. Une faulcéc de prez en Maréville, entre l'hcrilaigc du prioré de Nancy, d'une pari, et le rus (ruisseau) d'autre. *» — « Les hoirs Jehan Parizot doivent 21 gros sur demy jour de vignes en Marcville. «

Les mêmes comptes, pour l'année 1566, portent ce qui suit : m Jacquot, M" d'hostel, doit chacun an i francs 6 gros sur une pièce d'heritaige, tant terre que baye, contenant environ huit journaux, seaul au ban de Laixou, on lieu qu'on dit en la Goulette Maréville... n (Cette gouleltc est l'enfoncement où se trouve bâti Maréville, et le chemin qui le contourne en porte encore le nom.)

Ou lit, en lin. toujours dans les mêmes comptes, à la date de l'iiM) : u Didier Grand Mengeol, tailleur d'habits demeurant à Nancy, doit chacun un, de cens annuel et perpétuel..., 6 francs 15 deniers sur une baye au dessus des vignes de Laixou, communément appelée Merfillr... <»

Non loin de cet endroit se trouvait un terrain clos de murs, appelé le clos de Launcl nu Lasné (voir an mol Lanë), où la ville de Nancy envoyait ceux de ses habitants qai se trouvaient atteints de la poste. Elle y avait, ainsi que je l'ai dit, établi un cimetière, et, dans les temps de contagion, on y élevait des loges ou baraques de planches pour abriter les malades. Mais, comme aucune précaution n'était prise à l'avance, ces malheureux y étaient privés de tous soins, et, le plus souvent même, exposés aux injures de l'air.

Une noble femme, Anne. Fériel, veuve cl sans enfants, conçut le charitable projet de remédier à cet abandon, eu créant à Ltuné un établissement permanent et régulier, en un mol un hôpital. Par son testament, en date du i avril <j97, elle donne, par forme de legs pieux, une somme de

30,000 francs destinée à la fondation d'uu hôpital pour les pauvres pestiférés de Nancy. Elle spécifie que 15,0UO seront employés pour aider à ta construction des bâtiments, et les quinze autres convertis en rente annuelle et perpétuelle sa petit du même établissement ; elle veut également qoe la moitié de son iioge, de sa vaisselle et dt lits soit employée à le meubler ; le tout afin, dilelle, que les pauvres pestiférés se puisseul ressentir des biens qu'il a plu à Dieu lui envoyer en ce mortel monde, qu'ils puissent être bien secourus en celle infirmité déplorable et qu'ils prient Diea pour son âme.

Cette femme charitable n'attendit pas son décès pour leur venir en aide, car on voit par son codicile, du 25 novembre 1509, que, grâce à sa générosité, les bâtiments de l'hôpital se trouvaient déjà fort avancés, el qu'elle avait délivré la ma jeure partie des 15,000 francs légués par son testament. Sa sollicitude poar l'achèvement drconstruclious se révèle par ses moindres dispositions : ainsi, elle lègue à Nicolas Marchai, ingénieur de Son Altesse à Nancy, une coupe d'argent dorée de la forme de celle de l'erapereor Q»ri«.*- Quint, pour qu'il tienne la bonne main au a bastiment de la chapelle el du circuit de Lasné, • pour le logement des pestiférés, ainsi qu'il Ta déjà fait.

Dans le même codicile, Anne Fériel se propose d'établir très-prochainement la renie de» autres 15,000 francs, alin que l'œuvre ne s&it anéantie, ni négligée, et qu'aussitôt achevée, les renies soient employées à ce qui sera le plus nécessaire ; c'est ce qu'elle fait dès l'année 1600, dans un acte passé devant notaire, par lequel elle assigne el cède à son hôpital une renie de 1,430 francs, acqoise du duc de Lorraine par constHaliou sur les salines de Dicaze. Le duc Charles UI concourt lui-même à parfaire celte somme en l'augmentant libéralement d'une renie de 60 francs. Lo fondatrice établit cette rente pour l'u/j-eu* . dc> bâtiments qu'elle vient d'élever et pour la dotation de la chapelle qu'elle a érigée à la de la sainte Trinité, sous l'invocation de ■atale Anue. Elle y fonde «ne messe de la pour tous les vendredis de Tannée, el use basse pour tous les jours en cas de Elle pourvoit, par la même rente, à la des pauvres malades qui seront placés dans IVpital, au salaire du chapelain el aux gages ée?

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