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autres officiers, s'il y a lieu. Enfiu, par le même acte, elle stipule expressément qu'après le décès de ses exécuteurs testamentaires, le Conseil de la ville de Nancy sera chargé de la direction et administration de Maréville.
Le 6 mars 1602, Christophe de La Vallée, évêque et comte de Tool, h la prière d'Anne Fériet, vient consacrer la chapelle Sainte-Anne, a laquelle celte dame attache aussitôt on prêtre, pour la desservi* et administrer aux malades, qui afflueront a Marainville, les secours spirituels. Elle place également à demeure, dans le nouvel hôpital, un concierge chargé de veiller à sa conservation, et obtient du duc Charles III des lettres patentes par lesquelles il déclare prendre, pour lui et ses successeurs, sous sa sauvegarde et protection, non-seulement la chapelle et les bâtiments de Blaréville , mais encore le concierge, qu'il exemple de toutes servitudes personnelles , de toutes charges communales, cl qu'il rend seulement juridiciahle du bailli de Nancy.
Autour du clos cl des bâtiments qui viennent de s'élever pour servir d'hôpital, se trouve une contrée de bois appartenant au duc de Lorraine et dépendant de la fourasse do village de Laxou. Anne Fériet en sollicite la cession pour ses pauvres malades de contagion, afin, dit-elle, qu'ils puisseul aller s'y aérer sans communication avec les personnes saines. Elle obtient ainsi de nouvelles lettres patentes par lesquelles le duc donne et cède à l'hôpital celle pièce de bois, consistant en 18 arpents, sous la réserve qu'il sera gouverné selon les règles de gruerie , mis en coupe et usage pour les nécessités de l'hôpital , et le bois placé «n provision dans la grange ponr servir uniquement, en temps de contagion, à élever des loges et à d'autres besoins.
Le nouvel hôpital des pestiférés, désigné d'abord sous le nom de circuit de Lasné, d'après le terrain sur lequel on l'avait bâti, est déjà appelé Marainoi lie dans le testament de la fondatrice, et Maréville dans les pièces qui s'y rattachent immédiatement. On voit, d'après un plan dressé vu 1051, et qui se trouve aux Archives de la ville de Nancy, que l'hôpital des pestiférés formait un enclos quadrilatère fermé de murs, d'une superficie de 27,629 mètres. Au centre, s'élevait la chapelle Sainlc-Anue, avec un dôme surmonté d'une lanterne à quatre colonneltes que terminait une rruix. Le bâtimeut fie la chapelle était de forme
ronde, ou plutôt hexagone, cl avait six fenêtres et deux portes, l'une au sud-ouest cl l'autre au nord-ouest. Il était soutenu, à l'extérieur et au niveau du sol, par onc ceinture de pierres de taille composée de trois marches. L'autel, orné du tableau de la Trinité, occupait le centre de la chapelle ; a sa baso on lisait l'inscription suivante :
ti En l'honneur et révérence de la très-sainte et indivisée Trinité, par permission de Son Altesse Monseigneur le duc Charles, sous l'autorité et guide d'illustrissime, haut et puissant seigneur Jean, comte de Salm, baron de Viviers, maréchal de Lorraine, gouverneur de Nancy, dame Fériet, veuve du sieur Claude Mengin en premières nopces et en secondes nopees du sieur de Novian, a fait fonder cette chapelle sous le nom et invocation de Madame sainte Anne, dotée d'icclle pour l'administration du service divin aux pauvres de la ville de Nancy, et conséquemment fait ériger des maisons pour le soulagement des pauvres en l'an de grâce de notre Seigneur 1599. La dédicace de ladite chapelle fut l'an 1602, année dn grand jubilé qui fut le 6 mars, et se doit icelle célébrer à pareil jour conformément à l'iulcnlion de ladite fondatrice, comme aussi ez jour de fêle de la T.-S. Triuilé et de Madame sainte Anne, auxquels jours on doit célébrer une messe en ladite chapelle. »
L'entrée principale de l'enclos était placée à l'est et dans la direction de Nancy, telle qu'elle esl encore aujourd'hui. A droito cl contre le mur du nord, étaient adossés des bâtiments de service comprenant le logement du concierge, une vaste grange ; des habitations avec de petits jardins pour le chirurgien, l'apothicaire, les confesseurs el le chapelain. En face, à l'angle sud-est de l'enceinte, était relégué le bâtiment des theugnons et des fossoyeurs ; un peu plus haut, en remontant le mur du midi, était le cimetière. A l'ouest, deux portes pratiquées dans le mur établissaient entre les bois cl l'enclos une libre communication. Eufin, au bas de l'enclos, une fontaine el deux viviers on réservoirs fournissaient eu abondance de l'eau à tous les besoins.
Tel fol Maréville à son origine, et tel il resia pendaut plus d'un siècle, tant qu'il fut hôpital de pestiférés, ain?i que le prouvent des plans de 1711 et 1714. Ce ne fut que de 17U à 1716 qu'il se transforma totalement f <:ur répondre à une nouvelle destination.
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Apres la mort d'Aune Fériel et conformément ù son testament, le nouvel hôpital s'enrichit d'une somme de 2,5'8I francs, moitié du produit de la vente de ses meubles, cl acquit en outre une rente anuuclle de 50 francs, léguée par son notaire, Jean André, l'un de ses trois exécuteurs testamentaires. De plus, le duc Henri, prenant en considération l'insuffisance de la contrée de 18 arpents de bois donuée par feu son père •» qui est stérile, fort maigre, pierreuse el de difficile accès, h céda et oclroja à l'hôpital de Marévillc-lcz-Laxou 22 autres arpents de bois aux clauses et conditions de la première donation. Ces quarante arpents, excepté une partie défrichée du temps des frères, forment aujourd'hui le bois du parc de Maréville.
Par un acte du 11 janvier 1610, et en vertu des pouvoirs que lui donnait le testament d'Anne Férict, dont il était un 'des trois exécuteurs testamentaires, Michel Bouvet , conseiller d'Etat et président de la Chambre des Comptes de Lorraine, avait conféré aux gens de l'hôtel de ville de Nancy, l'administration de l'Hôpital, celle de ses rentes et revenus, el le soin d'y créer tels oficiers qu'ils jugeraient convenable, suivant les intentions de la fondatrice, pour être le tout employé au soulagement des pauvres atteints de la peste et à l'entretien des bâtiments.
Par suite de cet abandon, l'Hôtel de ville maintenait (i Maréville un chapelain, à charge de desservir la chapelle aux clauses et conditions de la fondation, un receveur pour la perception des reutes el le paiemeut des dépenses, enfin, un concierge uvee cent francs de gages.
Les événements prouvèrent bientôt toute l'utilité des mesures qu'on avait prises : en effet, dès l'année 1G28, la pesle se manifestait sur plusieurs points de la Lorraine; en 1050, un grand nombre de villages en étaient atteints, cl elle commençait à exercer ses ravages dans la Ville-Vieille de Nancy. Dès le début de l'épidémie, le Conseil de ville s'empressa de compléter l'organisation intérieure de l'hôpital de Maréville. Un service médical, composé de médecins, chirurgiens et apothicaires, fut établi ; le chirurgien et l'apothicaire y occupaient à demeure des appartements qu'on leur avait meublés. Il avait été alloue au premier 'j francs par jour ; il recevait en outre une rétribution pour chaque malade pauvre , el était autorisé à recevoir des honoraires de ceux qui étaient solvablés. Tous les médicaments nécessaires
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lui étaient fournis. Les conventions biles atecii polhicairc étaienl à peu près les mêmes. U mil & pourvu a tous les autres services. On avait retw. a 30 gros par jour des ouvriers pour «martin les loges, des fossoyeurs assermentés à 50 fats par mois, des Iheugnons chargés d'enlever le, corps, des aéreurs à 4 francs par moi», ua portier, des gens de service, notamment onefemn. chargée des soins à donner aux orphelins, g; charretier pour aller chercher el amener les naïades, un pourvoyeur avec un costume et ira: d'un bâton blanc cl bleu, pour les commaniai»:^ avec le dehors, qui avaient été interdites an «3cierge el aux autres personnes de l'hôpital.
On établit à demeure, à Maréville, des rtL gieux, qui étaient en même temps chargés dt ii surveillance cl de la direction générale de U oison, dont les détails administratifs avaient tt abandonnés au concierge el à an commtt-pwiH
D'après un règlement qui avait été arrêté p l'autorité, on ne pouvait pénétrer dans IrtcUi: l'hôpital que sur la présentation d'un peratî a cné de l'un des conseillers de l'hôtel de tille: était expressément défendu, même soajpejfc.jla vie, d'approcher de ta maison ; on dressai lia venlaire des habils, meubles, lits et hardes malades qui étaient admis, cl quand ils store baient, ces objets restaient dans l'iatenear -L l'enclos et ne pouvaient être distribués à pence.?, dans la crainte de propager la conta^iot. D;t aucun cas les lits et les fourrures Dedeiict sortir de l'hôpital. Quant aux habits el liage;, iï étaient lessives et nettoyés auparavant. Les ■ailadcs atteints de contagiou étaient, en avx. confessés el communies, pais placés dan>d&i;ges qu'on élcvail dans l'enclos. Les penouo riches obtcnaienl de s'en faire construire i Iw compte. Ces loges étaienl brûlées dès que erra qu'elles abritaient étaient guéris ou décédés, £1 dehors de l'enclos, s'élevaient d'autres loges. pelées loges de santé, que les malades, ipv< guérison, venaient habiter eu/ sortant de few.pour y subir une première quarantaine; ou h dirigeait ensuite sur les loges dites de resfm. qui étaient construites dans les cn»irt* ' Nancy, où ils devaient encore séjourner w,' . rentrer en ville. Tous les effets des décèdes. ; pouvaient se nettoyer et servir à l'hôpital, ét. remis au coucierge, les autres brûlés en pré--: des pères confesseurs. Les iheugnons avaieo! '
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dre d'enlever immédiatement les corps, de les faire enterrer à une grande profondeur, recouvrir de chaux, et de n'en pas faire mettre un trop grand nombre dans la même fosse.
Chaque jour le chirurgien rédigeait un rapport sur les malades nouvellement admis. Il indiquait d'abord ceux qui étaient envoyés de la Ville- Vieille, leurs noms, la rue, la demeure, la profession, le mal, soit bubon, charbon, pourpre, et la situation ; il portait ensuite ceux de la VilleiNcuvc, avec les mêmes circonstances. Il faisait connaître, s'il y avait lieu, ceux qui avaient caché leur mal et avec qui ils avaient communiqué avant ou depuis la maladie. Le rapport constatait encore le nombre des malades présents dans l'enclos, le nombre des malades en danger, de ceux en voie d'amélioration, celui des morts pendant la nuit précédente, enfin le nombre actuel de ceux qui pouvaient être tombés malades aux loges de santé. La date précise du décès, de la guérisoo cl celle de la sortie de l'enclos devaient être exactement indiquées.
Le concierge recevait la nourriture de l'Uôtel de ville, soit en nature, soit en argent ; il devait faire un pot commun, pour les malades pauvres, avec la quantité de viande lixéc par le chirurgien, et fournir le pain. La ville lui envoyait du vin qu'il pouvait vendre, argent comptant, 17 gros le pot, à ceux qui en demandaient, à raison d'une chopinc par repas pour les hommes et d'une demi-chopinc pour les femmes et les enfants. Celle quantité ne pouvait être augmentée que sur Tordre exprès du chirurgien on du père confesseur.
Les pères confesseurs veillaient à l'exécution de toutes les mesures mentionnées plus haut, à ce que les gens de service s'acquittassent de leurs fonctions ; .ils avertissaient l'Hôtel de ville des désordres cl des infractions el preuaient un soin particulier a ce que les vivres fussent rcligicusémcol délivrés aux malades. Ils empêchaient toute communication entre les malades de l'enclos el ceux qni occupaient a l'extérieur les loges de santé ; ils devaient signaler les personnes étrangères qui, malgré les défenses, s'approchaient de Maréville. Ils ne sortaient de l'enclos qn'avec leur bâton blanc, ne se rendaient dans aucun village des environs pour y exercer leur ministère à l'insu du Conseil de ville, n'admettaient h leur messe dans la chapelle quo les personnes de l'en-
clos, défendaient l'approche de l'autel quand ils la célébraient, etc., etc.
Dès qu'un malade était amené à Maréville, on le faisait immédiatement aérer et nettoyer par ses serviteurs, ou, à leur défaut, par les ihcugnons ou les garçons du chirurgien ; il était ensuite transporté dans une des loges de l'enclos cl visité par le chirurgien. Les confesseurs étaient prévenus quand la voiture de l'hôpital allait à la ville, pour atteudre son retour cl administrer de suite les malades, recevoir leurs testaments et volontés dernières, avant même qu'ils fussent placés dans les loges, s'il y avait urgence. Ceux qui étaient envoyés à Maréville, seulement gar mesure de prudence, comme suspects de contagion, étaient mis aux loges de sauté, où l'on transférait également, dés qu'ils étaient guéris, les malades de l'enclos. Ces loges de santé étaient établies pour y faire quarantaine pendant au moins trois semaines ou uu mois. Si quelqu'un y devenait malade, les pères confesseurs cl le chirurgien s'y transportaient et lé faisaient ramener de suite dans l'enceinte de l'hôpital. La quarantaine achevée dans les toges de sanlé, de nouvelles obligations étaient imposées avant de rentrer en ville. Sur l'attestation donnée par les révérends pères, les malades étaient dirigés sur les loges de rentrée, élevées aux environs de la ville, cl qui leur étaient désignées.
Ces loges étaient fort nombreuses, et agglomérées sur différents points, notamment h Bulhcgnémont, à Nabécor, h la Croix de Bourgogne, de chaque côté du ruisseau ; ces dernières étaient plus spécialement destinées aux personnes qui revenaient de Maréville ; d'autres enfin avaient été construites dans des clos el des jardins appartenant à des particuliers, el qui avaient été lonés par l'autorité. Ces loges, élevées les unes au compte de la ville, les autres au compte des particuliers, formaient ainsi différents camps, dont la police el la surveillance avaient été confiées à des concierges ou commis-prévôts qu'on y établissait. On disposait, pour y célébrer la messe, l'une des loges en forme de chapelle ; l'culréc n'en était permise qu'aux prêtres, et l'approche en était défendue par des poteaux placés a dislance. Dès qu'un malade était mort ou guéri, la loge qui l'abritait, ses effets et ses meubles étaient brûlés en présence d'un ou de plusieurs ecclésiastiques.
La quarantaine dans ces loges de rentrée ne
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durait pas moins de hait jours ; toutefois, pendant ce temps, ceux qui les habitaient avaient la faculté d'envoyer chaqne jour à leur domicile une personne de leur ménage, chargée de nettoyer, faire dn fea, parfumer dans les appartements ; enfin, sur un permis délivré par le Conseil de ville, ils obtenaient de revoir leurs foyers. Cependant, en subissant un système de purification, les personnes qui revenaient des loges de santé de Maréville évitaient quelquefois le séjour des loges de rcutréc. On les conduisait alors directement en ville, devant un père confesseur chargé de les examiner et de reconnaître s'ils devaient être ramenés à Maréville nu envoyés au purificatoire qui était voisin de sa demeure. En sortant du purificatoire, les personnes étaient conduites à leur domicile, et devaient s'y tenir renfermées pendant le temps qui leur était prescrit par le Conseil de ville sur l'avis du purificateur. Les commissaires du quartier étaient avertis et chargés de veiller au maintieu de cette dernière disposition.
Après la grande épidémie de 4650 à 1657, l'hôpital de Maréville, administré et entretenu par l'Hôtel de ville, conformément aux intentions de la fondatrice, pour servir uniquement aux pestiférés, ne fut plus, fort heurensemeut, dans le cas d'être occupé, et perdit, dans le siècle suivant, sa destination primitive. Dans cette période de près d'un siècle, l'hôpital avait, à la suite des malheurs du temps, perdu ses revenus ; les rentes sur les salines de Dieuze avaient cessé de lui être payées; ses seules ressources consistaient dans le fermage de l'enclos, qui était loué 150 francs au concierge, dans quelques coupes de bois et des amendes. Ces faibles ressources ne pouvaient suffire aux réparations de la maison cl aux messes de la fondation ; toutefois, celles-ci ne furent totalement interrompues que passagèrement. Les Carmes de Nancy, le curé de Laxou, les religieux de l'abbaye de Clairlieu, furent tour à (our chargés d'y satisfaire. Chaque année, à la fête de la Trinité, deux conseillers de ville se rendaient à Maréville, accompagnés d'un prêtre cl de deux chantres; on y célébrait avec solennité la fêle patronale, et après l'office, on se rendait au cimetière où se disaient des prières pour les trépassés : cérémonie qui se pratiqua tant que la ville fui chargée de l'administration de la maison, c'est-à-dire jusqu'en 1749.
J.e 20 février 1704, Léopold rendit un arrêt
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pour remettre Maréville dans la jouissance de «rrentes a partir de 1698, mais ii les convertit «< 5 pour cent, et les réduisit a 800 francs, an eaptta des 16,000 francs de l'ancienne dotation. Dès lors, l'Hôtel de ville, à l'audition do. compte de \7i0, donna l'ordre d'acquitter tes charges de h fcadation.
Léopold, dans ses parties de chasse an bois Maréville, où il avait une pipée, avait soww» l'occasion de voir les ruines et l'inntilclé de Fb'~ pital des pestiférés. Voulant mettre fia à ctltu de choses, il donna l'ordre au lieolenaDt-^e&éra de police d'en faire rétablir les bâtiments mar?. usuaires et le cimetière ; cl, le 15 février 17U ce fonctionnaire en présentait à l'Hôtel de vi;, les devis et le plan dressés par l'architecte Juki* Duc et agréés par Son Altesse, qai en denu&diJ la prompte exécution. Mais, le 18 juin de b mtx-: année, Léopold ayant conçu le dessein de fiirt de Maréville un hôpital général en fvrwt dt renfermeriez envoya M. de MalvoUin auprès ik l'archevêque de Besançon, prendre les rtùsâswments nécessaires sur celai que ce prélat v*»: de faire bâtir daus son diocèse. LHùtel de rifle, qui ne pouvait subvenir aux dépenses du premier projet, fil des rcmonlrances, et Léopold accMilî à la ville le droit de doubler pendant don au '< sou et franc de paroisse et d'emprunter, ea «ridant, les sommes nécessaires.
Le bâtiment de la nouvelle renfermerie avu: deux ailes avec rez-de-chaussée et detrx rtif* réunis par un grand pavillon central, formant or. avant-corps sur chaque façade, et auquel on am vait par un vaste perron. Dans ce pavillon, on a trouvaienl le vestibule et les escaliers, était car chapelle ornée d'un tableau aox armes de la vite, représentant Léopold et sainte Elisabeth. On j remarquait aussi des tableaux de la Vierge, 4? sainl hidore, de saint Roch, et enfin un labîwi de la Vierge et de saint Joseph, avec a a hue*mourant.
Le rétablissement de Maréville et ces va»:» tt nouvelles constructions coûtèrent à la vil!* p-ii de 200.000 francs. Elles n'étaient pas arh^-f que Léopold, pour favoriser le développetneat «s commerce, modifia encore se* projets et rral voir établir à Maréville une maoufacturr Je au métier. Celle industrie, nouvelle on Lorra:* et accordée d'abord avec privilège exrîuif p*ï dant dix ans » Chevalier Willemîn. était pa.-*
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entre les mai us de l'un des vulels de cbamlirc Je Son Altesse, à .loau Leduc. Celui-ci, dont l'entreprise avait prospéré, demanda une prolongation de privilège, qui lui fui accordée pour 12 années, par lettres patentes de i708. 11 l'oblinl pour lui et ses associes, à charge de fabriquer et faire fabriquer toutes sortes de bas de toutes couleurs, mais avec des laines du pays cxclosivemcnl ; et de plus il obtint pour sa femme le privilège de les Hier en toute sorte d'cslame, façon d'Angleterre. Pour favoriser les entrepreneurs et attirer en Lorraine de bons ouvriers, le prince leur accorda en outre des exemptions d iojpùls et différents avantages. En 4716, comme l'entreprise languissait par la rareté cl la difficulté de conserver de bons ouvriers, Jean Leduc et ses associés les Olivier, marchands à Nancy, sollicitèrent de Son Altesse un nouveau privilège pour 20 ans, avec pouvoir d'établir leur manufacture dans la nouvelle renfermeric ou hôpital de Maréville.
Par lettres patentes du 17 avril 1716, Léopold accepta leurs charges cl leur accorda toutes leurs demandes , avec l'autorisation d'augmenter le nombre des métiers, et désigna ensuite nominativement des commissaires spéciaux. Plus tard, il les autorisa également à fabriquer du drap, avec le privilège d'en fournir le régiment des gardes.
Celte concession, qui anéantissait h fondation [lieuse de l'hôpital, ses droits cl ceux de la ville, ]ui, en vue d'un hospice général, venait d'y dépenser plus de 410,000 francs, souleva de vives ■emontrances de la part des conseillers de l'Hôtel Je ville, et il leur fut réservé d'entretenir un :onciergc à Maréville ; de pourvoir, comme par e passé, aux charges pieuses de la fondation ; de :ooservcr l'autorité, l'inspection cl la juridiction ur les détenus qui ne seraient pas employé? à la nanufncluro, cl même une juridiction supérieure ur les autres : ils obtinrent encore que les 120 •uvriers et plus, que la manufacture prenait l'otligatiou d'occuper, fussent avant tous choisis iarmi les pauvres de Nancy, actuellement poreurs de In médaille de la ville et capables de traailler, cl, à leur défaut, parmi ceux de la promee qui seraient plucés par Stm Altesse.
Il ne parait pas <|uc Jean Leduc, malgré les rivilcgcs qu'il avait obtenus, ait réussi dans sou nlreprise. En effet, après *a mort, eu 173", ses icrilicrs refusèrent de h cou limier. Le prime fui i'-me obligé, mmr y o.iiivnr :. avances ju'il
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avait foilcs, de prendre a son compte les uiétivrs et les meubles. Le Conseil des Finances, de concert avec l'Hôtel de ville , mil au concours lu manufacture de Maréville, et ia compagnie Giosclier, Costcr, etc., qui tenait la manufacture de draps de la porte Saint-Jean, en dcviul adjudicataire, le 20 mars de la même année. Mais, à la suite de contestations avec la ville, celle compagnie se désistait dès le i juillet suivant, et le même jour, il s'en présentait nue nouvelle, la société Monnicr, Macellin-Beuil, Baille et Durand, dans laquelle l'Hôtel de ville entrait pour un cinquième. Celte nouvelle compagnie lit un traité pour douze années, et le prince, qui avait pris à son compte tous les métiers, en laissa la jouissance aux nouveaux entrepreneurs. La \i!!c conservait h sa charge les grosses réparations ; elle s'engageait à faire construire, dans l'endroit le plus couvcnable, deux iulirmerics, l'une pour les hommes, l'autre pour les femmes, cl à faire soigner a ses frais les malades par les médecins cl chirurgiens stipendies de Nancy ; la compagnie restait chargée des médicaments. Les malades reconnus incurables devaient être transférés dans d'autres hôpitaux. La compagnie continuait à occuper 120 personnes (100 désignées par le prince cl 20 par la ville).
La nouvelle eutrcpiise se soutenait avec succès lorsqu'arriva la révolution politique qui lit abandonner la Lorrainè par la maison ducale,. < l mil h sa place le roi Slauislas, lequel, dès le 3 M-pleuibre 1757, déclara la société dissoute. A partir du 1er octobre de cette année, le Conseil de ville contiuua, pour sou propre compte, l'exploitation de la manufacture et désigna, pour l'administrer, uu de ses membres avec le titre de directeur général et commissaire ; il plaça tu même temps, dans la maison, pour la renfermeric, un directeur qui élail spécialement chargé de la garde des détenus. Celte entreprise n ayant pas réussi, ou se. décida, en 17-io, à ne faire de Maréville qu'une renfermeric.
Néanmoins, le projet de relewr la manufacture n'avait point été totalement abandonné : le 10 juil Ici 174S, une uouullt compagnie odrit de la reprendre à s'il compte avec les anciens métiers, el de payer une redevance annuelle a la ville, moyennant certain:: privilège*, r-î'lre antres cHui « iu; donner à I"» ail rj: : i<c !>• Ulit <•! Miwt'fu' t'irt , ,;.*</<. </< Mnn'i >U<-. L»1 il. '.il' lui c< pie \<.-'M