‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 31 sur 292 · ALI · texte numérisé non relu

ALI

drcvillc, sous la date «le IGii : m Les villages d'Allain et Colombey, appartenant h l'abbé de Saint-Epvre, son l responsables en tout à un bailli de Nancy cl du ressort de la prévoie de Gondreville, auxquels villages S. A. a loule hauteur et puissance, et an cas qu'il y survienne un ou plusieurs criminels, la confection des procès appartient andil sieur abbé comme lia ni justicier, et les lient en ses prisons jusqncs a la prononciation de la sentence ; lequel sieur abbé csl allenu faire savoir à un prévôt de Gondreville qui se transporte avec tel nombre de gens qu'il lui plail prendre en sa prévôlé, aux lieux d'Atlaiu et Colombey et où lesdils criminels sont tenus prisonniers, dont à la prononciation de la sentence csl appelé ledit prévôt par uu sergent dudil lieu par trois voix intelligibles à tous, disant : u Monsieur le prévôt est-il ici?» El à la troisième fois, ledit prévôt demande andil sergent ce qu'il lui veut, lequel sergent lui fait entendre sa charge ou le procureur dudil abbé fait entendre la punition que le malfaiteur doit supporter pour les causes portées en son procès. Lequel patient est amené en place tout nu cl sans aucune vesture, pour ôlrc délivré audit prévôt, lequel par pitié demande, pour Dieu, ses habillements aux ofticiers dudil sieur abbé, qui les donne et ne les peut refuser. Ce fait, ledit malfaiteur est conduit an lieu de Gondreville pour recevoir la punition qu'il doit supporter ; ce fait, la confiscation des biens duquel, du moins ecnx qui sont sous sa puissance, lui appartiennent. Est tenu ledil prévôt satisfaire et payer le maître des hautes œuvres, et ce qu'il en aura payé lui est puis après -rendu par le receveur dudil Goudrcvillc.

> Auxquels villages S. A. prend l'aide ordinaire et général, et doivent h S. A., à cause de la seigneurie de Gondreville, par chacun an, 5 francs.

> Item ceux d'Allain et Colombey doivent, au terme Sainl-Martin d'hiver, quinze resanx d'avoine, une poule et une minotlc d'avoine.

n Les veneurs d'Allain cl Colombey. Auxdits Allain el Colombey S. A. y a encore une hauteur cl puissance avec le seigneur de Thclod cl ses comparsonniers, assavoir, ceux qui veulent chasser, faire le peuvent en payant 3 sols par chacun an. >

En 1626, un nommé Dcmengc Vinot, d'Allain, lut brûlé comme sorcier.

Vers celle époque, la guerre el la peste e\c cèrent crnellemeul leurs ravages sur celte loc lilé : dans le courant de 1650, les habitai furent < cotilagiés pendant six mois, el , suiva les termes mêmes d'un rapport des gens <! Comptes, k resserrés en leur village sans que commerce et fréquentation avec leurs voisins le aient été permis, de manière qu'ayant été délai ses el n'élani secourus de personne, nolamme au temps de la moisson, partie de leurs grai aurait clé mangée aux champs par le bétail > perdue par les pluies continuelles, et leurs bel mangées par les loups fjute de garde, pan qu'ils n'osaient converser les uns avec les autre crainte que par telle conversation ils ne tomba sent dans pareille affliction que leurs cohabilun el ne se procurassent leur ruiue les uns aux ai très. » A la suite de ce rapport, les habitait d'Allain obtinrent une quittance de Ut fra;i sur l'aide ordinaire Saint-Remy.

A la peste se joignirent bientôt les gens ■ guerre, dont les violences obligèrent les p:i\sru à prendre la fuite. Ces malheurs sonl constat par les notes suivantes des comptes du rccevei de Gondreville, pour les années 16.T7 et l«r»l» u Le comptable ne fait aucune recette du tic en l'avoine que les habitants d'Allain cl Colon bey doivent chacun an au domaine pour la p.i de la voucrie, pour èlre lesdils villages inhabile comme il esl notoire, a cause des violences ô gens de guerre, n'y ayant eu aucunes apparent de pouvoir seulement tirer rollc des habitant n'y en ayant présentement aucuns. — Le reccvei n'a rien tiré de ce que les curés de Fonlenov Velainc, Allain et Colombey, OrheyclThiai court, Gondreville, Crépcy, doivent pour le* sauvegarde en rentes d'avoine, pour être lesili curés si nécessiteux qu'ils ont beaucoup de peu à vivre, ètanl dignes de compassion, w

Dans l'église, la chapelle de Saint-Nicola fondée en 1594, par Nicolas Jobal, religieux aumônier en litre de l'abbaye de Sainl-Epvi Collaleur: l'abbé, s'il était régulier, el les rd gicux, s'il n'était qnc commandataire. (P.)

Allain a été érigé en succursale en 1807.

Patron, saint Maurice. — Ann. : Bagncux.

ALLAMPS. Le village d'Allamps remonte une époque fort éloignée : l'auteur de lilisloi des premiers évèques de Tout raconte que i < d'eux, Tculcfrid, qui vivait au commcncemenU

Page 1