ART - M
;i*e sa femme, suivant leur capitulation, et on •mile» nourrir. (Domaine Je Lixheim.)
il la déclaration fournie, eu 1738, par et gens de justice d'Arschevillcr, il apà la communauté dudit lieu une forêt '232arpeuls, de laquelle les habitants cHnieat leur bois de chauffage que Je deux en àn aas environ, et peu à la fois à cause du peu ftsmiat et du dépérissement de cette forêt.
n'était appuyée sur aucun titre, il sur la rénovation faite, en 1603, yte nàrt de l'Electeur palatin, alors souverain cl ptfrietairc dê Lixheim. A la communauté d'Ar- -■îtfulieT appartenaient aussi une maison de cure, m saison où logeait le régent d'école, constate eu 1737, et une autre pour lo pâtre , etc. AfseheviHer a été érigé en succursale eu 1302 Patroo, saint Michel.
ART-SUR-MEURTUE. On trouve, dans le p\*è*-*erbal des plaids anuaux leuus à Arl-suren 1649, un passage qui pourrait faire qnc les Romains eurent un élablisseaeatsur remplacement de cette localité ; il y est £t, n effet : u Appartient à l'abbé de Senones Je lias en uue place où était le four banal, qui etttioc présentement, et duquel on a trouvé ïyviipev des tuiles d'iectui fort longues et tuiles de Sarazins. n II est question ici de tuiles romaines. Au nslej ii l'on rapproche la découverte dont je i en Je parler, de celles qui ont eu lieu à La- -^TtMlîtf-devaot- Nancy et près de Sa iul Nicolas, aéPetatrouté beaucoup de poteries antiques, on psiiopposer qu'Art-sur-Meurllie était une dé- I ■■limn d'un ancien vicus, et que les Romains > toieai établi une fabrique de tuiles et de bri— fs*, m y avaient même élevé d'autres habila-
AUT
cas, il est bien certain que ce village Àk d'are époque éloignée : il en est fait menaoadaos la donation de Varangéville à l'abbaye il G-jne, en 780, par l'évcque de Metz Angclmt[in loco nuncnpante Arcas, in payo Cal-
l^leXIl* siècle, l'abbaye de Senones y avait 4g propriétés : un titre de 1175, fait mention i ne rate de 5* sols assignée sur la maison que ".n isbaye possédait à Art-sur-Meurthe. (Béué- ■jrtjia de Naucy.)
- & 1180,'Ltido, chevalier d'Apremont, sur-
nommé Achard, donne en aumône au glorieux confesseur Nicolas tout ce qu'il avait à Arc (upud Archum), en champs, en prés, en bois, en pèche, en moulin, en sujets et autres usages.
En 1181, Pierre de Brixcv, éveque de Toul, confirme la donation faite par Ludo, à l'église de Saint-Nicolas, de la moitié de son moulin d\4 rc, et plusieurs donations d'autres parties de ce moulin, faites à la même église.
En 1191, le duc Simon II donne des lettres par lesquelles il renonce, en faveur des prieurés de Varangéville et Je Saint-Nicolas, h tous droits et prétentions qu'il avait ou pouvait avoir dans les moulins d'Arc cl de Varangéville et au cours de la rivière dépendant desdils prieurés (in duobus molendinis d'Arc et de Warcngcvillv).
En 1242, le duc" Mathieu II conûrme la vente faite par le sire Othcs, de Sainte-Maric-sous- Amance, d'un bois situé au fmage d'Art. (Coll. S.-G. et P.) ^
En 1282, Huart d'Esscy, voué d'Art-sur- Menrlhe, reprend de son seigneur, l'abbé de Senones, un pré entre sa maison cl le moulin dudit lieu, pour deux chapons de cens, et déclare que l'abbé le lui a laissé en accroissement de fief. (Bénédictins de Nancy.)
Il parait que l'abbaye de Chaumousey possédait aussi, k Art-sur-Meurthe, un moulin que le duc Thiébaul II avait fait détruire, car on lit dans le testament de ce prince, daté du 24 avril 1512 : u Je veul con rende à l'abbé de Chaumousscy et au convent les domaiges que jou li ai foit. en destrouanl le molin qu'il avoit a Art sur la rivière de Meur. n (Traité historique et critique sur l'origine de la maison de Lorraine, par Hugo.)
Par actes des 3 juillet et 10 octobre 1570, noble homme Androuin de Lclancourl et Jean Jolival, écuyer, vendent àllegnier tfArlh, u chacun la moitié de la vouerie dudit lieu, et doivent faire reprendre iesdils Androuin et Jolival les acheteurs de religieuse et honorable personne mouseigneur l'abbé de Senones, de qui le fief de ladite vouerie meut. » (Bénédictins de Nancy.)
Deux titres de la commandetie de Saint-Jean de Nancy, de U28, font mention des trois fours banaux d'Art-sur-Mcurlhe, appartenant, l'un h Saint-Pierre, l'autre à Saint-Phelix et l'autre à Saint-Jean.
Le 26 mars U75, ic duc René donne des let-
ART
ART
1res de sauvegarde aux habitante de Lancuvcville et d'Art-sur-Meurlhe. (L. I». 1473.)
Il parait que les habitants de ce dernier village avaient beaucoup souffert pendant la guerre de René II cl du duc de Bourgogne et pendant le siège de Nancy, car ou trouve, dan* les comptes du receveur général, pour l'année 1478, la quittance d'une somme due par les habitants d'Arc sur Meurthe, pour cause de leur pauvrelé.
Dans un bail passé, en 1482, par Henri de Dcncuvrc, abbé de Senones, h Varin de Gerbéviller, receveur de Lorraine, il est dit qu'il lui laisse tout ce qu'il a à Art-sur-Meurlhe, en hommages, gagnage, tailles, four, moulin, dîmes .grosses et menues, bois, haies, terres arables et non arables, prés, cens, reules et revenus d'or et d'argent, de chapons, de gelines, de cire, services d'hommes et de bètes, corvées, devoirs, clé.
A la suite d'un bail fait, en 1524, par Thirion d'Anlhclupt, abbé de Senones, à noble homme Georges des Moines, receveur de Lorraine, de tout ce que ledit abbé possédait au ban et finage d'Art-sur-Meurlhe, il est dit : u Et pour ce que aucunes fois quand il nous plaira aller ou envoyer aux plaids annales de uotredile ville d'Arlb sur Meurthe, pour, -avec ledit George, créer et faire la justice, comme il est de coutume, ledit George sera tenu de nous loger ou celui ou ceux que nous y envoirons eu noiredite maison et nous défrayer lesdits plaids durans. »«
Eu 1542, Pierre de Ferrage, écuyer, fait ses reprises de Jean Duraud, abbé de Senones, pour la vouerie d' Art-sur-Meurlhe, * en foid, hommages de bouche et des mains, et de toutes ses appartenances cl dépendances entièrement, en la forme et par la manière que les seigneurs voués ses prédécesseurs ont fait et accoutumé faire aux seigneurs abbés dudit Senones. »i (Bcuédictins de Nancy.)
Le 4 novembre 1542, les abbé et couvent de Senones veudent aux prévôt et chapitre de Saint- Georges de Nancy un cens annuel et perpétuel de 35 francs 9 gros affecté sur les bieus seigneuriaux qui appartenaient a ladite abbaye aux villages d'Art-sur-Mcurlhe et de Léomonl. (Cari. Senones.)
Le 18 juillet 1574, le duc Charles III donne à Melchior Henri, son secrétaire, 25 resaux de blé et autant d'avoine, que Monseigneur avait droit de prendre par chacun au, à cause de garde, sur
les revenus de la Cour Saint-Pierre et autres ;» partenanl h l'abbaye de Senones, aux lieu, bail finage d'Art sur-Meorthe. (L. P. 1574.) / La même année, il fut fait dou aux habita c de ce village, a titré d'ascensemenl, de divers accrues d'eau , contenant environ 8 fa aefico (Domaine de Nancy, 1590.) - En 1585, la peste sévit a Arl-sur-Mcurthe ; i; trouve, à ce sujet, dans les comptes du domaii de Nancy pour celte anuée, la meution suivante ». Le comptable fait dépense de la somme d<- * francs qu'il a plu à S. A. quitter au fermier d passage d'Arlb sur Meurthe eu déduction de l.i dite ferme pour- cause de la contagion qui cuù audit lieu. »> Les habitants de ce village obtinrent, sans doute pour le même molif, quoiqu'î ne soit pas spécifié dans le mandement, uue réduction de G fr. 5 gros sur leur taille.
Le 10 février 1609, Richard Chauvencl, argentier du duc Henri, reconnaît tenir en fief ômlit duc deux maisons etgagnages au bau d'Arl-sur- Meurthe. (T. C. Nancy 3.)
Plusieurs femmes de ce village fureul exécutée? comme sorcières en 1610, 1611 et 1612. Celle qui fut brûlée en 1612, était une uomméc Marcelle, femme de Huinberl Bourguignon.
Par lettres du 15 juillet 1617, le duc de Lorraine permit a François Bardin, son conseiller d'Etat, de retirer en son nom, de la demoiselle de Vroncourl, 25 paires de resaux, moitié froment et avoine, sur les biens et revenus de la Cour Saint-Pierre, et autres appartenant à l'abbaye de Senones au ban et linage d'Arl-sur- Meurthc. (T. C Nancy 4.)
Le 17 juillet 1625, le duc Henri fit don à Jean Voillol, son secrétaire d'Etat, du barque dessous Arl-sur-Meurlhe, pour lui, ses hoirs mules et le* descendants d'iceux, pour le tenir en Oef. (L. V. 1625.) Au mois de novembre 1627, le mémo Jean Voillol donna ses revcrsalcs a cause de h vente h lui faile des haute, moyenue et basse justices d'Art-sur-Mcurlhe, moyennaut 6,000 francs. (T. C. Fiefs et dénombrements.)
Ce village souffrit cruellement, vers celte époque, de la peste et de la guerre qui ravagèrent le pays. Ces souffrances sont exposées dans le rapport suivant fait par les gens des Comptes, et consigné dans les registres de cette Chambre pour l'année 1633 :
»• Les conseillers et auditeurs en la Charn-
ART
ART
ott des Couples avertissent cire In vérité qn a l'arrivée des troupes françaises ez environs de Naon, (es remontrons auroient été visités de l'infanterie des sieurs marquis de la Suzc cl comte de Tcnuys. qui auroient pillé ledit village, forcé l'effet où ib avoienl resserré leur peu de meuet emporté tout ce qu'ils y avolent trouvé de BKritteer. et trob jours après être surchargés du logeant des officiers et chevaux de l'artillerie, lesdib-caevanx eu nombre de 700 ou environ, qui y auroient demeuré jnsques au parlement du lat de ce lien, depuis lequel, ayant été soulagés d'une partie, le reste, qui éloit d'environ 200, lear serait demeuré sur les bras jusque* au jour 24€ (octobre 1633), qu'ils auroient eu leur il ailleurs, pendant lequel temps il aurai! fie impossible auxdits remontrants de paracberer leurs moissons, ains (mais) contraints de baver ieor orge, avoines et légumes aux champs ■M ea avoir fait profil l quelconque, cl nuire ce de fournir le foin, paille et avoine qu'ils avoienl ea provision eu leurs logis pour la nourriture desdiU ckevaux et voir battre et emporter une partie de leur blé et fourrager leurs vignes par faa soldats de la garde suisse du Roi pendant qu'il dtait è Laneoveville, sans en avoir retiré aucune cfceae- Ea sorte qu'ils sont réduits à une telle misare et pauvreté, que la plupart d'eux sont à la et sans moyen de pouvoir nourrir et peadaul l'hiver la plus grande partie
U-lail •< A la suite de ce rapport, les
d'Art-sur-Meurthe obtinrent une réduction de 127 francs 6 gros.
As léaade la guerre s'étaient joints la peste, frêle cl nue inondation violente. Aussi, la dét-clle devenue effrayante : de 42 qu'il renfermait en 1633, Arl-sur-Meur- *e n'en comptait plus que six en 1640, et sept taiflSt.
Les <ia»es du Saint-Sacrement de Nancy, qui it un gagnage à Art-sur-Mcurihe, euîles le bonheur de voir leurs biens préservai de la dévastation. Elles avaient obtenu, en HiS, de Louis XIII, à la prière de la reine rér, as lettres de sauvegarde qui mettaient sous la protection royale, les de logements cl de contributions de gaetre d décrétaient les peines les plus sévères qui enfreindraient ces ordres. (Saintil de Nancy.)
Le 28 juin 1664, Charles de Juvrccourl donnn ses reversales an nom d'Emmanuel et de Nicotle de Chauvenel, à cause des reprises faites des maison, terre et gagnage du fief de Xoudaillcs et d'un gagnnge lïcf sis à Art-sur-Meurlhc. (T. C. Fiefs et dénombrements.)
Le 7 mars 1669, Nicolas Mengin, secrétaire des commandements du duc, fait ses reprises pour un certain fief à Art-sur-Meurthe. (T. C. Nancy, 4.)
Eu 1712, la communauté d'Art-sur-Meurthe était composée d'environ 40 habitants. La seigneurie appartenait à S. A., mais était tenue en engagement par le baron Fournier de Mazcville, en toute haute justice ; ses officiers connaissaient des causes en première instance ; dout les appels allaient au bailliage de Nancy. L'abbé de Senones en était seigneur foncier et avait aussi ses officiers ; ses droits appartenaient h l'abbaye de Saint- Léopold de Nancy. (E. T.)
Par lettres patentes du 16 août 1719, Léopold accorda aux Bénédictins de l'abbaye Saint-Léopold de Nancy le droit de rachat, qui lui appartenait, de la sauvegarde de 25 paires de resaux de blé et avoine, affecté sur la Cour Saint-Pierre d'Artsur-Meurlhe, qui avait été aliéné par ses prédécesseurs. (Ent. 1718-19.)
En 1753, M. de Juvrccourt adressa une requête à l'évéque de Toul à l'effet d'obtenir l'autorisation de faire construire une chapelle au coté droit du chœur de l'église d'Art-sur-Meurthe. M. Petitjean, curé de la paroisse Saiut-Epvre de Nancy cl doyen rural de Port, fut commis pour entendre sur ce le curé et les paroissiens d'Art-sur-Meurlhe, cl eusuite donner son avis.
11 paraît qu'à cette époque, l'église d'Arl-sur- Meurthe fut reconstruite, en totalité ou en partie, car on trouve, sous la date du 16 mars 1734, une ordonnance de M. Scipion-Jérômc Bcgon, évèque de Toul, dans laquelle il est dit : u Etant informés que l'église paroissiale d'Art-sur-Meurlhe est à présent construite, nous ordonnons qu'il y sera fait incessamment des bancs propres et uniformes, avec la séparation des deux sexes, lesquels seront vendus aux plus disants et derniers enchérisseurs au profit de ladite église, n (Cure d'Artsur-Meurlhe.)
En 1769, un nommé Jean Froment, receveur des finances au département de Nancy, demanda à l'intendant de la province l'autorisation d'établir, sur le ban d'Art-sur-Meurthe, deux ou trois
ART
fourneaux à chaux et une luilerio ou briqueterie. La communauté, consultée, donua un avis favorable ; mais un sieur Joseph La fosse, déjà possesseur d'un four à chaux sur le même ban, mil opposition à la demande de Froment, dont il parait cependant que la requête fut agréée. (Intendance de Lorraine.)
Un extrait du Cartulnire de l'abbaye de Senc— ncs, dressé le 13e d'août 1653, contient ce qui suit : h II y a une maison audit lieu d'Art-sur- Meurthe appelée Mcre Court, appartenant h un seigneur abbé de Senones d'où dépeudent 137 jours un quart de terres arables... . L'abbé de Senones a droit de création de ln justice foncière, composée d'un maire, d'un échevin et sergent qui prélent le serment au jour des plaids annaux qui ordinairement se tiennent le mardi d'après les Rois, auquel est dû le paste (repas) ledit jour par mondil seigneur ou son admodiatcur. Le même jour se reçoivent les rente? ordinaires.... Appartient à mondil seigneur la création de deux messiers, les amende» de cinq sols qui appartiennent, savoir : les deux tiers à mondil seigneur et l'autre tiers au voué de ladite foncière, sùr quoi ledit messier prend le quart. » (Cure d'Art-sur-Meur- Ihe.)
La Commanderie de Saint-Jean-du-Vieil-Aîlre de Nancy possédait aussi , à Art-sur-Mcurlhe, différents droils seigneuriaux, notamment la création d'un maire, d'un maître échevin , d'un échevin et d'un sergent, qui rendaient la justice an nom du commandeur. Le jour de la tenue des plaids annaux, qui avait lieu le lendemain de Noël, les propriétaires d'héritages dépendant de la seigneurie de Saint-Jean, étaient tenus d'acquitter leurs cens cl rentes. Ceux qui négligeaient de le faire étaient punis d'une amende. La tenue des plaids était annoncée de la manière suivante par les officiers de joslice, criant hautement, adressant leurs paroles aux assistants et absents : u Messieurs, voici la justice qui sied de monsieur le Commandeur de Sainl-Jean à Arl-sur-Meurthe cejourd'hui pour faire justice aux pauvres comme aux riches et aux riches comme aux pauvres, que tous ceux qui y ont affaire s'y trouvent pour la recevoir de nous sa part n, pour la première fois, et ainsi jusqu'à la troisième , le maire commençant à dire ce que dessus comme maire , le maître échevin somme maître échevin, et le sergent de même, puis après ledit sergent qui u déjà averti les sujets