‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 51 sur 292 · AIL · texte numérisé non relu

AIL

AIN

i fjuvri Mutants desdils lieux, que- la |»Iu- ;urt tli rtx n'uni aucun moyeu de moudre grains. «=ii* virent de pain acheté do» boulanerrs, r ■! K-rie que (es moulins sont presque resti jYuUtt et sans moulans. Ce désastre ayant été i ■cr^p'aé et suivi d'un autre par la maladie ; -cufif ar qui aoroil régné quelque temps au

'-flije d AeIduv n

(>oi de habilauls qui avaient eu le temps de rur, s'ttateal retires m dans les lieux forts n, emrtaal ce qu i!? avaient de plus précieux. En \>à, Aulnes, de même que presque tous les bja da haa de Dehnc, Puweux, Liocourl, :--iac5crîf Manboué, Lcmoucourt, Rouves et Vii&eoart, était en très-grande partie détruit.

te pstl d'Auloois, qui servait de passage confîsd bu\ liai niants des localités environnantes. e<e tnvtrsiit que moyennant un droit de péage >:y mu affermé au profit du domaine, et qui nu iioti Hxé : « Tous marchands charretiers sr.uit dietaox doivent pour chacun cheval 2 • k i riiioa de 6 deniers pour chacun pied, r oj passait» marchands de bœufs, vaches, lauréat m autres bêles à corues, doivent pour ri i^tt pied 4 deniers. Pour tous autres bestiaux " sn* pc-or cent el au prorata. Tous ménages !«*bîtt wr ledit pont d'Aulnoy pour aller en ré- •--kace d on lieu à l'antre , doivent 5 gros. Pour Jfoa poids de laine 15 deniers. Pour chacun 1-cJ de loaacau de vin 6 deniers, el pour marun sol de chacun tonneau.

Ivir clurau ebar menant blé ou marchandises (> i-^n, d U eiiarrelle 3 deniers. Pour fardeaux,

i iuticr>.

" L« ulîagcs d'Aulnoy, Craincourt, Alaio- ■i-'t, Fusmcox, Léiriconrt el Chcnicourl, sont •A««fi dodit passade, moyennant que tous les Partira d'jceux paieront, au leudemain de ^: '|, une tnichette de froment ou G deniers au vit dn fermier, el tous manouvriers 5 deniers, ^rjat j»s habitants desdits villages exempts de ' lorsque besoin sera de réparer ledit pont * W'tc». Anssi le* bourgeois de Nomeuy sont in passage pour être allenus de fournir tat r*r t«£ réfections dudil poui suffisamment, pr» «a (car torëL n Lï «Irdirauon fournie, en 1701, par la eomled Aulnois, conlieul ce qui suit: * Ladite a droit de vainpàlurcr dans un ban -«k è ttomeourt, village ruiné, qui con-

siste à la quantité de 500 jours de terre ou environ, conjointement avec les commnnautés de Craiucourl el de Fotissieux. A pareillement droit de vainpàlurcr sur une quantité de 2 K> jours de terre ou environ, dépendant du ban de Craincourt. A aussi droit de va in pâturer sur la quantité de 80 jours dépendant du ban de Lélrieourl , de l'autre côté de la rivière. Lesdits de communauté ont aussi droit de vainpâturer sur le ban d une cen.se ruinée appelée Ozier, contenant environ bO journaux, n

L'ordre de Malle possédait, à Aulnois, une chapelle qui fut vendue à la révolution comme propriété nationale. Elle était sous le vocable de Notre-Dame.

Aulnois est annexe de Craincourt, quoique n'ayant point d'église ; mais ou célèbre les offices dans la chapelle du chàleau de M. le comte de ttiocour.

Cet édifice, l'un des plus intéressants du pays, a échappé, en parlie à la destruction qui a frappe les nombreux châteaux forts situés dans le voisinage. Presque tous les villages de la vallée de la Seille possédaient autrefois des forteresses qui ont été ruinées, soit pendant les guerres de la Lorraine avec la cité de Metz, soit dans le cours du XVIIe siècle ; les débris de quelques-uns sont encore debout, mais la plupart ont complètement disparu ; les relies de leurs tours el de leurs murailles ont servi de matériaux ù des constructions modernes, cl on ne montre plus aujourd'hui que la place qu'elles ont occupée.

AUNE, moulin situé sur le ban de Crévic. Le 1 1 mars 1610, Nicolas de Pullenoy, trésorier général de Lorraine, en vendit les trois quarts et trois sixièmes en celui de Crevic, au duc Henri, qui en fil don, le 2 juillet de la même année, à Charles Henri , qui est qualifié de seigneur A' Aulnes dans les revcrsales qu'il fournit, en 1617, à cause de la donation précédente. (T. C. Kiuville, et L. P. 161G.)

Du reste, ce moulin remonte à une époque beaucoup plus éloignée que les titres que je viens

s comptes r l'année

4 '» î>8 : » Le receveur général a rabatu à Didier Petit Pain, châtelain el receveur d'Einville, la somme de 921 francs pour pareille qu'il a déboursée pour les réfections des moulins et l>at-

de rappeler ; on lit, en effet, dans I du receveur général de Lorraine po

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tans cslans sous les vignes de Crcvy, appelés le moulin d'Aulnes. »

AUTHEPIEKRE. Par letlrés datées de l'an 13Gi, Pai issc d'Ilerbcviller, veuve Tliiriat , vend à Jeau de la Chambre, écuxer, moyennant 10 pelils florins vieux de bou or, le tiers du pré dit Bourguipré, sis au iinugc d'Aulrepierrc.

En 13G9, Mougins dit Loisaboix, le fcbvrc (serrurier), bourgeois de Blâmont, vend à Jean, dit de la Chambre, une pièce de terre près Autiepierre, au Neuf-Moiihn. (T. C. Blùmonl.)

Oq lit dans les comptes du domaine de Blùmonl : u Est de condition que les habitants d'Aultrcphrre viennent plaider pardevant le prévôt de Blàmont et doivent rentes eu grains,

savoir : de chacune charrue

4 resaux par moitié

blé et avoine ; la scille deux fois l'année au blé cl à l'avoine au gagnage de S. A., dont ceux qui restent se payeut par la corvée de blé un gros et celle d'avoine 12 deniers. Les laboureurs doivent par au trois journées de charrue au blé et l'avoine pour aider à labourer les terres dudit gagnage aux sommarls, tresmois cl erres ; doiveul faucheurs et (coeurs pour les bretiils de S. A. sis au comte de Blàmoul; la taille Suint-Bemy au bon plaisir de S. A., graisse (4 frauc) et couvrechef (10 gros); doivent de leurs enfants pour guetter au château. Les nouveaux entrants doivent 1U francs à S. A. et a la communauté dudit lieu par moitié. *

La déclaration fournie, en 1700, par la communauté d'Aulrepierrc, nous apprend que les habitants de ce village avaient droit de pâturage dans les bois de Grandvillc, moyennant une redevance annuelle au domaine de Blàmont, consistant en graii ;s et arpent, qui montait ou descendait suivant le- r-nuecs.

Plusieurs individus d'Aulrepierre furent exécutés comme sorciers ; voici leurs uoins : Alizon, femme de lieu ri Massou, cl la Parisollc (1592; ; Dédie du Molin (lliDi) ; Jeaune, femme Demeugc Lcmercier (1013).

Autrepierre a été érigé eu succursale en 1802, avec G-ondrexon pour annexe.

Palron, saint Ucmy.

AUTBEYILLE. Aulrevillecsl nommé, en 89G, avec Marbachc, Belleville, Bosières-eu-Haye et Miller)-, dans un diplôme de Zuentihold, duc de Y-orraine [icclesiam unam in villa Marbcchia... conu-dimus prœtcrea in Alternvilia et in Ho-

acris et in Melaricto neenon in Bellavilla...'

Une charte donnée par saint Gauzclin à Tabbaxe de Bouxicrcs, en 932, porte, en substance, ce qui suit : « Au nom du Dru éleruel et de Jesus-Christ, uotre sauveur, Gauzclin, humble évoque des Leul Sachent tous les fidèles de l.i sainte Eglise, jirév uts i l à venir, qu'une femme noble nommée llerisiude, uous a donné, pour notre église de la sainte mère de Dieu, Marie, de saint Etienne, premier marlyr, et de sainte Geneviève, des biens qui lui appartenaient dans le Chaumontois, au lieu appelé Purcherécourt (/'u; -

chrrei curtc, Pixerécourt) Elle uous a donuc

aussi, pour le saint confesseur du Christ, dnus le comté de Searponc, à Busnéville [Iiusnei vilh, peut-ctre Belleville?) et a Àulreville (Vllrh villa), une mansc (mu n su m, habitation, ferme et un quart de manse avec toutes les terres qui en dépendent el aussi un bois taillis, bornés d« deux côtés par le ruisseau Esciou el par le chemin Nous lui avons donné (en récompense de

ce bienfait) des biens de Sainl-Epvre dans le comté de Scarpone, a savoir, daus ledit village de Busnéville, douze mauses et toute la terre qui dépend de ces mauses , le tout joignant d'unu part ladite Herisinde, de l'autre Garnier de Fischc, aboutissant d'une part sur le ruisseau Esciou, et de l'autre sur te chemin. Ladite femme possédera, à litre d'usufruit cl pendant sa vie, eu qu'elle nous a donné cl ce qu'elle a acquis, a l'exception des deux manses situées à Autrevilie, cl dont, après sou décès, son fils Hugues jouira...» (Abb. de Bouxiercs.)

Aulreville est aussi mentionné (9W) dans la charle par laquelle le roi Othon conlinne rétablissement de la réforme daus l'abbaye de Saiiil- Epvre [Altéra villa in comitatu Scarponinsc].

Le mercredi devant Pâques fleuries (mar.-i 1238, les doyen et chapitre de la grande église de Metz fournissent leurs reversâtes pour la donation à eux faite, en aumône, par le duc Mathieu II, de toui ce qu'il avait h Millery et Aiitrevilte. (T. C. Nancy G.)

En 1202, Jacques, abbé de Saint- Arnou dt Metz, achète à Jean de Port-sur-Seille < son |»rc ke geist desor Autrevilie, antre Saille et Gcltormoul. <> (Abb. de Saiol-Arnou.)

Le 22 janvier 1357, Jean de Millery, chanoine de l'église de la Madelaine de Verdun, vend à Htryn, tlls Thyerial Boizanl de Sainte-Geneviève.

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< iioalia eatre Millery et Aulreville, au-dessous ii tnonîin k chapitre de Metz. (T. C. Nancy

Le iaaii après Notre-Dame (mars) 1368, les cvîiT^Diaits et habitants des villes de Millcry et Ansmiilf reconnaissent devoir, par chacuu an, à H :î}6 k Sable-Geneviève, châtelain de Condé- >jr-Wlk, tant qu'il sera châtelain dudil lieu, csaiat quantité d'avoine, savoir : ceux qui i-.&xiiipgaage «dites villes de Miller)' et d'AuïfrT.i.'c, chaque conduit, une quarte, cl tous ceux i n'en tiennent point, chaque conduit, une M.-fitlo, pourquoi ledit châtelain doit aider, -j if r et défendre lesdils habitants de tout son vif, et les lasser entrer au château de Condé ' :-a*rtjr, s'il est besoin, jusqu'à ce que cela .'-fctdëfeadu par le duc de Bar, à qui le chà- **i apjurtK'ol.

Par Iciires du 29 août \H7, Louis, cardinal, i • ie Bjr, reconnaît devoir à Philippe de Norrelier, 2,6l»7 francs 8 gros, pour ce der- 1 2r i'tTwr servi * ses propres frais de 50 bornai d'»ra>e* bien montés contre ses cnuemis, pur >poj i] lui engage les châteaux et châtelle- 4c Gmdé-*nr-MosetIe , Malleooy, Faulx- ?«iai-Elitooe , Faulx-Saint-Pierre , Blontcnoy, !U.trj, Aulreville et Jcaodelincourt. ^

I* 8 novembre 1432, le dncRcnc et Isabelle, ■:> t-ane, assirent, en récompense de services, * Wiriain tlaurd, curé de Faulx, gouverneur, c^/'ïin et receveur de Condé-sur-Moselle, la

xoe de 30 florins que les habitants cl comraude MiOery et Aulreville lui doivent chacun ' • (><)Ui ause de garde. (T. C. Condé.)

La (Ironique de Lorraine raconte que, lors de '> swrre de Bourgogne, René II étant parti de ^ ut-McoUs avec son armée, vint à Aulreville, 1 l'arrêta, tandis que Charlcs-Ie -Téméraire

-»i ï IHrtlonard.

u>nil que lorsqu'en 15*1, le duc de Lor-

• 3r rwon des iroapes pour aller au secours de '.■taie 1^ |es gens de guerre causèrent cer-

rtu^es dau? plusieurs lieux, et notamment

* Wlttj çi Autrevillr ; on trouve, à ce sujet, la •-ui»a y.iTjate dans les complcs du domnine tf' Wj.pcur lb*i-*2: u Monseigneur,

jïw entendu le rapport des officiers de '■•Mtw ie donné à enlcudre des habitants de '•>'<T?y «{ Aulreville par une supplication pré- '•■*'*> Sa Grâce, déclarant les grands domma-

ges qu'iceux habitants ont eus et souteuus par les gens de guerre qui ont été en grand nombre csdils lieux, l'espace d'environ cinq semaines, lequel Seigneur ayant égard à ce, a, de grâce spéciale, quitté et donné aux habitants de Millcry et Aulreville tout ce entièrement qu'ils doivent et sont altenus à sadite Grâce, soit en graines ou argent, pour l'aunéc de ce présent compte seulement, n

Le 8 janvier 16(i6, Pierre Paul Ferry, procureur de l'abbaye Sainte-Marie Majeure de Pont-à- Monsson, donne ses rcversales au duc de Lorraine, au nom de ladite abbaye, à cause de l'amortissement de son gagnage de Millery et Aulreville. (T. C. Fiefs de Nancy et Vosges.)

On lit dans les complcs du domaine de Nancy : « Les villages de Millery et Aullrevillc, où les seigneurs du chapitre de Meli sont seigneurs hauts justiciers, sout en sauvegarde et protection de Monseigneur le duc, à cause de son duché de Lorraiue, payant chacun an dix florins de dix gros pièce, monnoye de Lorraine, au terme Saint- Martin d'hiver, »»

Pendant l'époque désastreuse de l'invasion française, le village d'Autreville eut à souffrir de tous les fléaux qui désolèrent alors la province. Les registres de la Chambre des Comptes et ceux du receveur de Nancy, contiennent, à ce sujet, un gnvid nombre de mentions que je crois devoir reproduire. Le premier de ces documents porte la date de 4632 ; c'est un rapport pour les habitants d'Autreville, qui demandent quittance de l'aide ordinaire Saint-Remy ; on y lit ce qui suit :

u Les conseillers el auditeurs de la Chambre

des Comptes avertissent qu'en l'année 1(129 et 1631, les remootrans auroient été affligés de la maladie contagieuse à deux diverses fois, savoir : la première fois pendant neuf mois entiers commencés au mois de novembre 1029, et la seconde en l'au dernier, vers le mois de mars, et y continua jusques au commencement du mois d'août suivant, qui sont en tout près de quinze mois, durant lesquels seroient morts de ladite maladie 2*> hommes et 22 femmes, outre les jeunes gens el enfants.

> Que pour subvenir à la nourriture des pauvres, achat de bois à faire loges et paiement des aireurs (aéreurs) employés à nettoyer et airer les maisons infectées, ils auroient été contrainls'de

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