‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 52 sur 292 · AIT · texte numérisé non relu

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contracter des dettes pour 600 francs dont ils sont encore redevables. »

Un autre rapport, sur une semblable requête, est ainsi conçu : u Les présidens, conseillers et auditeurs de la Chambre des Comptes avertissent être la vérité que les remontrons ont souffert, pendant l'année présente, de grands intérêts par la foule et oppression des soldats franeois, tant de cavalerie qu'infanterie, qui y ont, à plusieurs et diverses fois, prins leurs logements, notamment pendant que la ville de Nancy a été bloquée par le Roi de France, son armée ayant prins son ebemin par lesdils villages grandement passans ponr être snr son chemin, dont la plus grande partie des y habitons se seraient absentés* et laissé partie de leurs blé et avoine aux champs, lesquels y auraient été germés et gâtés et leurs vignes vendangées par lesdils soldats, et le peu de foin et avoine qui leur auroit resté, été contraints d'en fournir la compagnie d'archers du sieur de Brassac, commandant a la garnison françoise dudit Nancy, sans qu'ils en aient reçu que fort peu de chose pour le paiement, cl si depuis un an en ça les conduits desdils lieux se sont grandement diminués à cause des incommodités par eux reçues desdits passages, y en ayant des plus aisés et qui pouvoient porter une bonne partie de l'aide Sainl-Remy, qui ont quitté leur demeure et se retiré ailleurs ez terres du Roi, où ils sont présentement résidans. Et comme depuis dix a douze jours en ça, ils ont encore eu un logement audit Millcry d'un régiment d'infanterie commandé par le sieur de Neltancourt, et audit Aulreville une compagnie de cavalerie du sieur de Terrasse, qui y a été deux jours, que les uns cl les autres les ont grandement incommodés, et que la plupart des remontrans sont pauvres et souffreteux, ayant à peine de quoi pour vivre »

Par décret du 5 janvier 1634, une somme de 358 francs 6 gros, montant de l'aide ordinaire, est quittée aux habitants de Miilery et d'Autreville, u en considération des pertes par eux supportées à cause des logements des gens de guerre et de la grande pauvreté à laquelle ils sont réduits. »

Eu I6M, le receveur du domaine ayant été chargé de faire fournir par le maire nn rôle des conduits de ces deux villages, cet officier représente que pas uu sergent n'a voulu se hasarder à

y aller, « à caose des Cravates (Croates) qui sont ordinairement vers ces quartiers-là. n

En 164ÎJ, Millcry et Aulreville sont ruinés par la grêle.

En 4 649, les habitants ne peuvent payer la somme de 20 florins qu'ils doivent pour le droit de sauvegarde, »• à cause de leur pauvreté, êtani i'un desdils villages (celui d'Aulreville)abandoone depuis quelque temps. «

En Aulreville était annexe de Miilery.

diocèse et ofûcialilé de Metz, archiprèlré de Mousson. Ce village, quoiqu'ayant son ban séparé, De formait qu'une communauté avec Millcry ; il dépendait de la même seigneurie et il n'y avait qu'on maire pour les deux endroits. La communauté était composée de 5j* habitants. (E. T.)

Aulreville avait été érigé en succursale ea 1802 ; mais il ne conserva pas ce titre, puisqu'eo 1807, il était annexé à Millcry.

Patron, saint André.

AUTREVILLE, censé, territoire de Buuilluuville.

AUTREY. L'Histoire de Metz rapporte qu'Adalberon 11, qui fut évèque de celte ville, de 9»i à 1005, pour se venger des seigneurs qui vexaient son peuple et exerçaient des ravages sur ses terrés, détruisit Ie6 forteresses d'Aulrey, Lanfrecourt et Vandœuvre, qui appartenaient à Thierry, à Evrclin et au comte Berault.

En 1240, Hugues, comte de Vaudémoni, donne une déclaration portant que' Rodolphe , seigneur d'Aulrey (de Autercù), son hommelige, a donné en aumône à Dieu , à la sainte Vierge de Clairlicu et aux frères dudit Clairtieu, ce qui lui appartenait ez dîmes d'Aulrey elle droit de collation et patronage de l'église de ce lieu. Cette donation fut confirmée, à la même époque, par Pévèque de Toul. (Abb. de Clairlica.)

An mois de janvier 1260, Henri, comte de Vaudémoni, déclare que comme messire Rous d'Aulrey, chevalier, et Bietrix, sa femme, ont donné en aumône à l'église cl aux frères de Clairlieu les dîmes d Autré, par son consentement, et que ceux-ci les ont veudues, pour le profil de leur église, à Simon, Thomas et Vuarin frères, de Dommarlin, chanoines de Toul , lui/ comte, approuve ledit vendage cl reconnaît qu'il est lenu de garantir et défendre envers tous, auxdits frère» el à l'église de Clairlicu, les dîmes devant nommées.

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£o l*2T2, Epvrard, sienr de Vandières, et Xargnerii?, sa femme, ratifient la donation des ciiutt et du palrooage d'Aalrey, faite à l'abbaye de QavfkQ par les père et mère de ladite lla'r-

Oi trotte des dénombrements de la seigneurie d'Aatrer, donoés , soil aux ducs de Lorraine, H<ji un cistes de Vaudémonl, par Jean de Brorr* :li9U;: Alix, veuve de Jean d'Aulrey (1349); J^a defruxtères (1 403) ; Gérard du Chaslellel »«î; ; S aooiu de Saml Menges (U51).

fcr k-tires da ourdi après la Saiole-Lucc (détviilire^ IjIO, HeQri, comte de Vaodémonl, wooe a Pierre de Bf an f! remont, chevalier, seiçifur de Réinéréville, et à Marguerite d'Aulrey, u'namt, laffouagc Je leur four d'Aulrey ez b » de Viirey, à charge d'hommage et en réuœpsisc de services. (T. C. Vaudémonl do-

Le 20 septembre 1£V7, Colarl Kobaull, bailli <s Vandéaont, d'après ta commission qu'il en i r*«e d Antoine de Lorraine, comte de Vaas-xwW, Mail les château el revenus de la lerre r; ïc^aeurie d'Aulrey, acquis audit comte par le <îro?» de Simonin de Sainl-BIcnges . seigneur -^uifty, don» Jean d'Orne, Errard l'asparguet ri Roèert da Fa j s ciaient emparés, se disant hér^ers dodu Simonin. (T. C. Vaudémonl do- ■»««). U paraîtrait, d'après d'aulres lilrcs, que

i fona>& tl« la lerre d'Aulrey, que possédaient *i§aeurs, leur fui confisquée pour crime de f^aic cl de désobéissance. Un seul des héritiers «* Swuaia de Sainl-Menges, l'époux de sa sœur haWlf, Jean de Toulon, .resta possesseur de la ?»i <ai lu. étail obvenuc dans cei héritage, et, ■î 12 dtmnhre 1458, il fit ses reprises de Ferry *e Lwraiar , conte de Vaudémonl el sénéchal de Ltouutsgnc, p°or les château, forteresse, lerre 'iKujc^ine d'Aulrey. (1\C. Vaudémoul fiefs.)

Ka liNi, il y eut permutation de la cure ou •fc«nai de l'église d'Aulrey' conlre un vicariat cl c^«ll^ Je l'église collégiale Saint-Georges de En Uyu, Antoine de Neufchâtel, évèque Tool, aaii el imu>rpora onc chapelle et lieu

dit Mt*M,'t pfes l'église d'Aulrey, sous le nom

a 4alrry />c/i/e, à l'église paroissiale d'Aa-

«■•w.Kfcleikmi d /lu/r^ /a Granr/e. (Abb. Oanfeu.) Depuis l'époque rappelée daus le ï"i précède, il o'esl plus fait mention de

^daptlle ni de ce lieu de Manille ou Méoil ;

ce qui doit faire présumer qu'ils furenl ruinés ou réunis ô Aulrey, pour ne plus former avec lui qu'un seul el même village.

Le 8 mars 150:2, Evrard de Haraucourt, seigneur de Germiny el bailli de Nancy, fait foi et hommage, entre les mains de René II, pour ce qu'il tient de lui a Vandclaiuville, Courcelles, lllémerey, Fresncl, Fraisnes, Rouvres, Aulrey el gagnage à Houdreville. (Cari. Vaudémoul fiefs.)

Le 21 juillet 1571 , Louis des Armoises donne son dénombrement pour 1rs châteaux, terres el seigneuries d'Aulrey, Boussainville (Bouianvillc) el dépendances, cl uu fief avec une maison au village de Hamineville.

Le 10 juillet 1599, Barbe de Salm, abbesse de Remiremout, dame d'Aulrey, donne son dénombrement au duc Charles, pour les terre, seigueurie, château el maison forte d'Aulrey, avec leurs dépendances el autres droib au même lieu. (T. C. Vaudémonl fiefs.)

Par un acte du 5 décembre 1681, les maire et lieutenant de maire d'Aulrey déclarent former opposition à un dénombrement donné par l'abbaye de Clairlieu pour son domaine d'Aulrey, pour être dû par l'abbaye, comme curé primitif de ce lieu, à tons les habitants d'Aulrey, un pasto lors de la réception du sieur abbé. (Abb. de Clairlieu.)

Le 22 octobre 1711, Jean Léonard Bourcier, chevalier, conseiller d'Etal de S. A. R. el son procureur général en sa Cour Souveraine, confesse tenir à foi et hommage-lige, de sadite A. R., la terre et seigneurie d'Aulrey, dont il était propriétaire à litre d'acquisition faite de S. A., qui l'avait rachetée de messire Henri, comte de Mansfeld, conseiller d'Etal de l'empereur, el de demoiselles Eléonorc et Marianne, comtesses de Mansfeld, ses filles, par acte en fonne de contrat de venle, du 28 avril 1700; ladite lerre provenant originaircmenl de Barbe de Salm, abbesse de Reiniremont, qui l'avait achetée de messire François des Armoises, lequel la possédait du chef de ses ancêtres. (Cure d'Aulrey-)

U résulte d'une requête présentée nu due Léopold par le sieur Jean Godol, admodulcur des renies el revenus de la lerre el seigneurie d'Aulrey, que, dans la nuit du 14 juillet 1711, uu incendie consuma non seulement les bâlimenui du chàleau, mais cucore les grains, fourrages.

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