‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 58 sur 292 · AVE · texte numérisé non relu

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AVRICOURT. Une charte de Henri de Lorraine, évéqae de Toul (1127-1168), fait mention de la douation qui avait clé faite h l'abbaye de Clairlicu, par Waulhier de Sisperch, du pâturage sur tout le bau d'Avricourt (de Avricorth). (Abb. de Clairlicu.)

La déclaration fournie, en 1700, par la communauté d'Avricourt, contient les passages suivants : u Le village d'Avricourt est en partie Lorraine et l'autre partie Evèché de Metz, dépendant du comté de Réchicourt-le-Chàleau. Les habitants de l'une et l'autre juridiction ont en commun un petit pàquis contenant 2 jours de (erre... Lesdits habitants de la part de Lorraine ont droit d'usage, pour la vaine pâture seulemeut, sur des terres partie en friches, appelées Rayenx ex Bois, appartenant audit comté de Réchicourt, qui sont Evéché, conjointement avec les autres habitants dudit lieu dépendant de l'Evèché, moyennant A journées de charrues qu'ils font chacun par an, cl antres corvées au seigneur comte dudit Réchiconrt, et de payer un grand bichel par jour qu'ils labourent sur lesdits Raycux.

» Lesdits habitants, avec ceux de l'Evèché, ont encore droit d'usage en commun, pour la vainc pâture, dans un petit bois appelé le Franc -Bois", appartenant aux seigoeors d'Ogéviller, aux seigneurs comtes dudil Réchicourt et Lutzelbourg par indivis pour les droits seigneuriaux qu'ils ont audit lieu.

•i Lesdits habitants ont aussi droit de vaine pâture avec ceux de l'Evèché, de tout temps, sur un canton présentement en friche, appelé le bois Saint-Pierre, contenant environ 500 jours.

n Finalement, lesdits habitants ont en commun, avec cenx de l'Evèché, la vaine pâture sur un autre canton en friche cl terre stérile, situé entre les bans dudit lien et celui d'Amenoncourt, village voisin, dont la communauté y va pâturer, lequel canton s'appelle Marconsant, dépendant du domaine de Turquestain... n

Avricourt a élé érigé en succursale en 1802, avec Igney pour Annexe.

Patron, saint Féréole.

AZELOT. En 1357, le maire Meogin d'Aizeloy et Hawix, sa femme, donnent en aumône à l'église de Clairlieu une pièce de terre arable d'environ un jour et demi, sise au ban dWizeloy, à coudilion que ladite Hawix la tiendra s

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vie durant moyennant douze deniers de cens et un anniversaire perpétue). (T. C. abbaye de Clairlieu, cic.)

Le 20 janvier lb*')9, Thierry, seigneur de Lenoucourt, de Vignori cl de Harouc en partie, etc., donne son dénombrement au duc Antoine pour Azelol el autres terres. (Cart. Fiefs de Nancy et Vosges.)

En loii, le village d'Azelol fut affligé de la peste, qui sévit également sur un grand nombre de localités dos envirous de Nancy. On trouve, dans les comptes du domaine de cette ville , pour Tannée Ii>l4-£î>, la mention d'une somme de 8 florins quittés en déduction de 80, composés pan ceux du village A'Aizcloy uà cause qif'ils uesonl que 30 conduits el qu'il y eut quelque pen de mortalité, el afin qu'ils ne se diminuent. »

Par suite d'un accord fait, le 26 août Ib'Iii, par-devant l'Official de Toul, entre le curé de Lupcourt, dont Azelol était annexe, et les iiabitants cl manaus de ce lieu, le curé consentit a ce que ces derniers fissent placer des fonts baptismaux dans leur église.

Deux titres, en date des 20 septembre et 10 octobre 4b'80, contiennent la déclaration faite par le maire d'Azelol, en présence de tous les hahitauts dudit lieu, assemblés à cet effet, des droits qu'avait daus ce village le prieur de Varangéville. Voici l'énuméruiion de ces droits: u Ledit prieur est seigneur foncier dudit Azclot. A lui seul appartient la création des maire et justice, à savoir échevin, doyen et greffier, lesquels sout francs de 2 imaux d'avoine el d'une geline le temps durant qu'ils sont ez dits offices, qu'uu chacun conduit dudit Azelol doit chacun an à noire souverain seigneur, à condition que lesdiîs maire et justice sont obligés du donner aux maire el justice du Vermois leur dîner les jours qu'ils reçoivent lesdites avoines el geliues dudit Azelol.

U Item les plaids aunals dudil Azelois se lien- 'neul par chacun an le luudi prochain après les Grands Rois, pardevaut les maire cl justice dudit lieu, en la maison ou domicile du maire ou là où bon lui semble ; auquel jour tous les utanans cl habilans dudit lieu sonl adjournés au sou de la cloche s'ils se prétendent demander quelques choses ks ungs aux autres ; s'il l'y fait nulcune demande el il y eschict amende , elle n'est que de 6 deniers pourveu que la cause soit décidée le même jour ou huit jours après, et là où ladite cause ne

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seroit décidée comme dit est, ladite amende e>î de 7 sols 6 deniers comme d'ancienneté et coutume, le tout appartenant audit sieur prieur. Toutes les amendes qui ne passent pas 7 sols <> deniers appartiennent audit sieur prieur, cl si elles passent 7 sols, appartiennent au souverain seigneur (le duc de Lorraine) ; desquelles le maire d'Azelol esl obligé d'en faire rapport au maire du Vermois dedans les jours après les umeurf* > faites, à condition et charge que le maire dudit Vermois est tenu de donner audit maire d'Azelol un slicr de vin à chacune fois qu'il fera rapport desdilcs amendes, autrement le dernier maire ne sera tenu de faire aucun rapport.

n Chaque feu doit audit sieur prieur 2 imau\ d'avoine payables à chaque Saint-Martin d'hiver; chaque habitant, pour corvées du terme de raques, 8 deniers cl aulaul pour le terme de Saint- Jean-Baplislc. Plus est dù par chaque feu qui fauche 16 deniers.

w Les maire, échevin et doyen sont frnncs <lo tout pendant le temps qu'ils sonl officiers , tant envers ledit seigneur prieur que les seigneurs voués dudil Aizclois.

n Item est encore dù par chacun an deux chapons de cens sur un jour de terre sis uu ban AWzeloiSy liendil au Jiupt de Belle eau.

n Par chaque borne que l'on plante sur le ban d' Azelois, Iïdil seigneur prieur a 6 deniers. Ledit prieur a droil de faire clin tonner chaque année, par ladite justice, le jour Saint-Laurent, les mesures à vendre vin. Ceux qui veulent vendre vin sonl tenus de donner au maire une quarte de vin, à l'échevin une pinte, au doyen une chopine.

n Les maire cl échevin oui droit de mettre chacun an un cheval en l'embanie après les hauts poils levés, sans aucun danger.

n Item toutes personnes qui doivent relèvement après morte main, doivent audit prieur 6 denier* pour chacun héritier, lesquels se doivent payer dans six semaines après lecht-utlc faite. > (Coll. S.-G. et P.)

Le chapitre de la Primatiale de Nancy hérita de ces droits, par suite de la réunion qui lui fut faite du prieure de Varangéville.

Le 6 février 1617, François Fournier, conseiller d'Etat du duc de Lorraine, avoue tenir en fief dudil duc ua gaguage au lieu d'Aizeloy. (T. C Nancy i.)

Le 28 septembre 1631, il y eut une prolesla-

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de la pirtdu prieur de Varangéville, contre Jr> seigneurs de Lcuoncourl, qui voulaient obliger ledit prieur j payer le» frais du past (repas) qui donne à Azcloi par le majeur le dimanche avant U Saiot-Uemy. (Coll. S.-G. et P.)

U novembre 16(U, François Fournier de NevJcd donne sou dénombrement au duc de Lorraine pour ce qu'il possède à Altzelot. (Cart. htk de Xancy et Vosges.)

le il jniii 17(10, M. le baron de Mahuel obus Je Léopold des lettres d'octroi et de coulirjaviott du droit de troupeau à part et de colom- ^t ilzelotj. (L. P. 1GUS-I700.)

Lt* babilants d'Azelot avaient beaucoup souf- !t:t, en *b<52 el 1633, par suite des logements ,!-* jens de guerre. On lit, a ce sujet, dans les uaifles du domaine de Nancy : u Les habitaus et r,^unaullez des villages de Ville, Loupcourt, trrrirJeuurt, Manoncourl, Burthecourl el Âisclof n V?;tnws, ayant présenté requeste à S. A. et rrciuatré qu'ayant supporté plusieurs fouUcs et -A rwiions ez années dernières, ils en auraient cicure «uppurté de plus- grandes eu l'année 1633, tjst par les soldats de ladite A. que par ceux de 'jr.w-e du roy de France, qui auraient causé la ; -rte- de leurs meubles, ruines de leurs maisons ri tttail que de leurs grains aux champs el à la n ie, et que pour lesdiies causes il lui plaise leur ç.iiter laide ordinaire Saint-Rcmy desdils lieux iiTaunec de ce compte, montant, pour ces vil— i^tî, a la >.iuioic de £3:2 francs 3 gros 8 deniers,

çu'iedle aiellant en considération, elle aurait •îiitti: anxdits habitants ladite somme, n

Beaucoup d'individus d'Azelot furent arrêtés, vi commencement du XVII* siècle , sous l'accuuim de sortilège ; trois d'entre eux fureut exé- .j;ïï ta 1611 : Cany Contai ; Claudon, sa femme ; iiii^n. femme de Jean Gérard.

Ldtclaralion fournie, en 1701, par la comcjuuté d'Azelot, contient ce qui suit: u La vjionnaulé possède eu commun 1 30 arpents de lliî npuilles, desquels elle ne peut faire aulre fi lit .pie d'eu tirer quelque fagotage lorsque les Luisant? funl les portions entre eux, étant obli-

dadmer leur buis de chauffage des religieux Bviiédielias de Flavigny.

' Les habitants ont druit immémorial d'euwjtr leur» Leatiaux pâturer dans les bois desdils M^ietu, qui soul joiguanis leur ban. Ont enpareil droit d'envoyer leurs bestiaux daus

les bois de la communauté de Ville au Vcrmois, et n'ont autre lieu pour faire pâturer leurs dits bestiaux. Leur curé est logé à Lucour, dout leur village est l'annexe. <»

En 1712, il y avait environ 23 habitants U Azelot. La seigneurie, en toute haute justice, appartenait à S. A. 11., qui l'avait vendue à M. le baron de Manuel ; la seigneurie foncière au prieuré de Varangéville. La communauté était de la juridiction de la mairie du Vcrmois, dont le maire devait tenir son siège à Lupcourt. (F. T.)

En 1768, Azeloi comptait 30 feux.

Jean Bayard, chauoiue de la collégiale Saint- Georges de Nancy, avait fondé (1335), dans l'église paroissiale d'Azelot (de Azcloto), du côté droit, une chapelle sous l'invocation de la Sainte- Trinité, de la vierge Marie et de la Passion de Notre-Seigneur ; il l'avait dotée et en avait réservé la collation au chapitre de Saint-Georges. (Coll. S.-G. et P.)

Dans la même église, la chapelle de saint Jean-Baptiste, dont les collateurs étaient les héritiers de Jean Barba ; la chapelle de Notre- Dame, fondée en 1633; collatcur : Nicolas Poire!, sans doule l'un des descendants des fondateurs. (P.)

Annexe de Burthecourt. — Patron, saint Laurent.

AZER AILLES. Par une charte datée de 1164, Thierry, évéque de Metz, confirme la donation qui avait été faite à l'abbaye de Beaupré, par Raimbnud de Deneuvre, de la ferme iïGblesei (Olzéc), du droit de vaine pâtura sur le ban à'Aiscrablci et de celui de grasse pâture el usage dans les bois. Ces mêmes donations furent cou- Urinées, en 1173, par Pierre de Brixey, évéque de Toul. On voit, par celte charte, que Ruimbaud avait donué à l'abbaye le droit complet de pâture dans toul le ban VAyserablc (jter totum bunnuin de Ayserable), pour tous les animaux quelconque» de ladite église el de toutes les fermes qu'elle avait ou pouvait avoir, les glands, les faines, le bois pour marronage el affouage el autres usages, tant pour les besoins de l'abbaye que pour ceux de ses fermes. Les fils de Raimbaud, Widric el Thierry, ratifièrent celte donation.

Par une rhartc datée de 1180, Bertraud, évéque de Metz, confirme différentes donations faites à l'abbave de llaute-Scillc, eiili'aulres le

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droit de pâture sur le ban de Vachevilltr (Yacqueville) et celui d'y prendre bois de marrouage et même de chauffage, quelques prés sur le ban d'A zeraule (Azcrai Iles) et sur celui de Sainte- Paule. (Abb. de llaute-Seille.)

La même année, Simon de Parroy reconnaît que l'abbaye de Haute-Seille a acquis certains prés situés au flnage d'Azcrailles (in banno de A zeraule), appartenant h son ban de Chénevières (de Chennevcris) , sons un cens de 9 deniers toulois payables chaque année à Jean et ttaimbauld d'Azcrailles.

En 1214, le même Simon confirme la donation*, faite à l'abbaye de Beaupré , par Fajcon, chevalier, seigneur de Deneuvre , d'une fauchée de prés près d'Azcrailles (apud Aiscrablc), et de quelques quartiers de terre près de Flin (apud Flu7it). (Abb. de Beaupré.)

Au mois de septembre 1248 , Ferry de Salm, sire de Blàmont, déclare qu'il est devenu hommelige du duc Mathieu, après l'évéquc de Metz, el qu'il lui a rendu le ban de Domjevin , celui de Lanfreborne (LafrimbqJle), Auzeraille, etc. (T. C. Blàmont (iefs.)

Par nn accord fait, au mois d'août 1270, entre le duc Ferry et Henri, comte de Vaudémont, le duc emporte le fief de Graud-Bouxières (Bouxières-aux-Chènes), et le comte, Saxon, Praye el Azerailles.

Au mois de septembre 1279, Henri, comte de Vaudémont, cède au duc de Lorraine le ban d'Azcrailles et tous les liefs en dépendant, en échauge du fief de Toullou que Henri de Ceinlrcy tenait du duc. (Cart. Vaudémont domaine.) j

Le lendemain de la fête Sainte-Lucie 1280, Denicngin dit Chabrun, prévôt de Deneuvre, fait don à Henri, seigneur de Blàmont, de tout ce qu'il avait ez gagères de Magnières, Saint-Pierremont, Azerailles, Badménil et Fonlenoy. (Cari. Blàmont domaine.)

Au mois de janvier 1290, Liclard de Brouville, chevalier, reprend du duc Ferry 111 des fiefs aux bans d'Azcrailles et de Saint-Clément. (Cari. Fiefs de Nancy et Vosges.)

En 1291, Bouchard, éveque de Metz, el Henri, seigneur de Blàmont, font un accord touchant Blàmont, Deneuvre, la vouerie de Vie, Azerailles, Magnières, l'abbaye de Haute-Seille, etc. (Cari. Blàmont domaine.)

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Le 26 juillet 1296, il fut passé bail, par l'abbaye de Beaupré, d'un pré dessous AeserauU.

La veille de la Pentecôte 1313, Bertrand de Deneuvre engage à Kalus, de Lunéville, écoyer. ce qu'il possédait à Azerailles, excepté le moulin el la garde des maisons de religion, pour G5 li vres de petits tournois, pour le prix d'un coursier que ledit Râlas lui avait vendu. (Cari. Blàimut domaine.)

Au mois de juin 13U, le duc Ferry donne dc> lettres portant que Bertrand de Deneuvre, écuver, a vendu à Henri de Herbéviller la moitié de» terres d' Azerailles , Gebeourl, Badménil, Flin, Fonlenoy, ele , pour 300 livres de toulois, el lui a engagé I autre moitié, moyennant 200 livres. (T. C. Blàmont.)

Le mercredi devant la Division des Apùtrc* (juillet 131b), le duc Ferry et Henri, seigneur) de Blàmout, font ou accord par lequel le duc accompagne ce dernier de la moitié du ban d'Azcrailles, de Gelacourt, Flin, Dillonville (Glonvilir cl Badménil. (T. C. Lunéville.;

Le leudernain de la Suint-Marc 1317, lo habitants cl commuuautés de Vacqucvilie, Brouville, Hénaménil, Brouillale, Merviller, Azerailles Behcray, Hadomeix, ele., se meltent sous h sauvegarde el protection de Heuri, seigneur de Blàmont, moyennant il tournois par an el par chaque feu. (T. C. Deneuvre.)

On trouve, sous la date du mois de septembre 1321, le mardi après l'Exaltation Sainte-Croix, des lettres de Ferry, duc de Lorraine, el de Henri, sire de Blàmont, portant qu'ils ont fait paix ?i accord sur toutes les difficultés qu'ils avaient ensemble, à charge, par ledit seigneur de Blàmoal de reprendre ligement du duc de Lorraine, r ses hoirs, après l'évêquc de Melz, tous les fief: que ses prédécesseurs en ont repris, el qu'il ui pourra servir eu guerre contre lui, l'évoque d< Melz, que do 20 hommes, et en reconnaissance ledit duc lui assigne, en forme de gages, 3,00< francs sur Azerailles, ban de Fluicns (Flin) Gelacourt, Dillonville (Glouville), et ban d Mesnil, jusqu'à rachapl, plus 100 francs de renie à Ealmes de Blàmont, son fils ; veut et command ledit sieur de Blàmont audit Ealmes, son fils, d faire ses devoirs audit duc quand il en sera requis (T. C. Blàmont.)

Le mardi avant la Nativité SainMean-Baplis:

1345, Rolland de Castres, chevalier, engage a

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*c Raoul .\zf railles , Jallacourt (Gelacourl) rte, poar&) petits florins que le duc lui a prétés. (T. C Blimonl Fiefs.)

Le 5îTril 1346, le duc de Lorraine rachète, po«r 509 livres de tournois, le ban d'Azerailles, sur fcaoelle Je Saint-Dizicr et Henncquin de Blàmoat, «a fife. (Cart. Blâmont.)

Le jeor de la Saint-Laurent de ia même année, Thilttst, sire de Blâmont, donne des lettres por- Lwf que Baoal, duc de Lorraine, lui a permisse laûr \i Pirère que feu Henri, seigneur de Blâmai, wd frère, tenait de lui, et promet de ren- <rs Mile spgère moyennant 300 francs.

U 12 nai 1363, Tliibaut, sire de Blâmont, reconnaît que le due de Lorraine et ses hoirs ptoteat retirer tool ce qu'il lient en gagère cz n'T et ban d'Azerailles, en payant mille petits * H*. (T. C. Blâmont.)

Par lettre* da lw juin 1367, nabrans de Lani-esféeaver, cl Marguerite Fiquemonl, sa femme, 'wienl à Jean Baudoehe, chevalier, la moitié du tu «lia d'Azerailles, moitié, des étangs de ladite ►ii>. avec tout ce qu'Ancc! de Meraumont et sa ont à Aierailles. (T. C. Pont Fiefs.) Le 16 octobre 1378, Thierry, évéqne de Melz, *t Henri «le Blâmont font un accord touchant lUeani, Deoenvre , Merviller, Azerailles, etc. 'Jrt. BHtnoot domaine.) Le 28 janvier 13ÎW), Thibaut el Jean de Blnfreres, donnent des lettres portant que doc de Lorraine, avait engagé h Thibaut, ♦'i£a*ar de Blâmont, leur père, ce qu'il avait ez ta d'Azerailles, Gelacourl, Flin el Badménil, ; >cr mille florins de Florence, qn'ils reconnais- ■*at avoir rern* du duc Charles. (T. C. Blâmont.)

En le même duc confirme la gagère faite rif Thibaut et Jean de Blâmont h "Henri dtjgé- *«*t, de tout te qu'ils avaient ez villes, bans et kri*^ d'Azerailles , Gelacourl , Dillonvillc <V««mJle), Flio el Val de Alesnil (Badménil), de 600 francs d'or. (T C. Blà-

WHJaoveinbre 1404, Varry de Turquestcim, «*yer, fait les reprises du duc Charles II pour a» lef atb»o d'Azerailles el le bois de MorgncvoyvT» Un, Fiefs de Nancy el Vosges ) Le taiifcaajii de la fêle Saint-Nicolas d'hiver Jrii», «re de Haussooville, sénéchal de l*nii* a ^ que Thibaut, seigneur de

te mouliu d'Azerailles

pour la somme de 400 vieux florins du Rhin de bon or. (Cart. Blâmont domaine.) •

Le 3 octobre 1424, Perrcitc Dieuamy, veuve 'de Jean Le Hongre, ancien amant de Metz, donne son dénombrement pour ce qu'elle possède à Azerailles. (Cart. Pont fiefs.)

Le 13 décembre 144i, Jacob de Jussi fait ses foi el hommage à René Itr pour Froville, Magnières, Azerailles, etc. (Cari. Fiefs de Nancy et Vosges.)

• Au mois de mai U68, Catherine le Grounaix, veuve de Pierre Baudoche, cilain de Metz, donne sou dénombrement pour ce qu'elle possède à Azerailles. (Cart. Pont fiefs.)

Le l(i octobre 1472, Ferry el Olry, frères, de Blâmont, reprennent du duc Nicolas tool ce qu'ils tiennent de lui en fief à Azerailles, Saint-Clément, Domjevin, etc. (T. C. Blàmonl 2.)

Eu 1486, Humberl de Widranges, conseiller, auditeur des Comptes et secrétaire ordinaire de René H, était seigneur en partie d'Azerailles. (La famille des Widranges subsiste encore aujourd'hui.)

Le 23 septembre 1877, le duc Charles achète de Claudin Winot dc*Bouzcy, écuyer, le huitième ez moulin el battant d'Azerailles, leurs appartenances et dépendances. L'année suivante, le même princ?c achète d'Oudct de Thuillières, moyennant une somme de 6,000 fr., ce qu'il avait en In vonerie d'Azerailles. (Cart. Nancy domaine.)

Le 10 août 1612, Toussaint Mauvage, châtelain de Baccarat, reconnaît tenir en fief du duc de Lorraiue tout le droil qu'il a en la voucrie d'Azerailles, moulins et ballants. (T. C. Moyeovic 2.)

Le 7 décembre 1717, Joseph Alliot, sous-aide major du régiment des gardes du duc de Lorraine, obtient de ce dernier l'ascenscment des domaines cl droits domaniaux d'Azerailles, pour sa vie durant, moyennant 250 livres de cens annuel. (T. C. Lunéville 4.)

Oulre ces tilrcs nombreux, qui prouvent l'importance qu'avail autrefois Azerailles, on trouve, dans les comptes du domaine de Lunéville, quelques particularités intéressantes sur celle localité; on y lit, entr'aulres, qu'en 1!>88, une réduction fut accordée au fermier du moulin d'Azerailles sur sa ferme de l'année précédente, en raison des pertes par lui souftVles à cause du séjour des lansquenet» du marquis de Baden. Une semblable

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réduction fut accordée au meunier «lu moulin de ftlcsnil, pour^arcilles considérations.

Les moines registres contiennent les détails suivauls sur les attributions du prévôt tl'Azerailtes cl sur les servitudes auxquelles étaient sujets les habitants de cette prévôté .

ii La prévôté d'Azeraillcs, consistant n villages û'Aizcrailles, Gclaeourt , (îlonvillc, Badménil en partie et Flin, appartient pour le tout à Monseigneur (le duc), hors que les voués desdils lieux et Son Altesse, à cause de sa recette de Deneuvre, prennent part ez rentes et usines, sans toutefois avoir aucune droiture ou autorité sur les sujets ; lesquels Azerailles et (îlonvillc ont droit et coutume de se pouvoir contremander de dessous l'obéissance de mondit seigneur sous celle de révoque de Metz cl des seigneurs de Chamhlcy, pourvu qu'ils obscrveul les cérémonies accoutumées qui sonl, lors dudit contremaud, de renverser les meubles de sa maison, délier le bétail et de ne se trouver aucun de la famille en icctle la nuit dudit coutremand, depuis soleil couché jusques au levé, ù peine, s'il s'y trouve «léfaut, par les prévôt et gens de justice dudil Azerailles qui gardent ladite maison durant ladite nuit, de confiscation de tous les biens du contremand ; lesquels sujets peuvent, puis après, retourner sous mondit seigneur ou donnant seulement audit prévôt ï> gros, sans cire tenus a autre coutume ou sujétion. El n'a ledit prévôt aucune connaissance sur lesdits sujets de l'Evèclié audit Azerailles ni sur ceux de Chamhlcy audit Glonville, mais ils onl chacun leur maire et doveu qui leur commandent.

n Les cens de ladite prévôté sont assignés sur plusieurs héritages séant auxdils ban et prévôté, et pour chacun denier desdits cens, après la mort de ceux qui en doivent, tous et chacuus les héritiers paient, pour droit de relèvement, 16 bons deniers valant Kl sols, monnaie de Lorraine ; et de tous marchés d'héritages qui se passcut par toute ladite prévôté, excédant la somme do 5 gros, les acheteurs paient, pour droit de revêtement, chacun 40 blancs pour une fois, à peine de confiscation des héritages, en cas que dans six semaines la paie n'en serait f;iitc. J<a ferme de ces droits se criait h l'enchère cl se laissait au plus haut enchérisseur.)

m Le prévôt d'Azeraillcs a tous commandements et prééminences sur les villages dépendant de la-

dite prévôté, ayant en chacun lieu un lieutenant et doyen, ensemble un échevin qu'il a créé, faisant, avec le clerc juré du lieu, le corps entier de la justice. De tout le ban prenant un prévôt toutes les amendes provenant tant des sujet» d-? saditc prévôté que d'autres y survenant, laul de justice, soit par ajournements, arrêts plaintif» et de toutes autres sortes de délits. Reçoit aussi ledit prévôt, par chacun an, 5 resaux de seigle et autant d'avoine, 11 gros, h pontes el 2 ponlets sur les renies des sujets de ladite prévôté. Ledit prévôl fait par chacun an une quête de grains par tout le ban, qui lui peut valoir de 48 à 20 resaux.

u Par chacun commencement de l'année, ledit prévôl fait un banquet à qui bon ce semble, où se trouvent la plupart des sujets de ladite prévôté, et après dîner chacun lui donne d'clrcnne la pière afin de n'être choisi pour ce jour sergent ou autre officier, el pour gagner l'amitié dudit prévôl, ce qui lui rapporte bonne somme de deniers.

»f Ledit prévôt a, de droit, des quatre sergents des champs de ladite prévôté, îj francs psr chacun an, outre les rapports qui lui sont faits uY; mésus des champs. Ledit prévôt fait cuire de ex ou trois el quelquefois quatre chaufours, pour lesquels le bois lui est donné par les habitants de ladite prévôté, la plupart et le tout, ensemble k> pierres par eux-mêmes charroyées par corvecs sans qu'il lui coule, sinon leur donner à Loire, et la manœuvre des civiriers (peut-être les porteurs de civières). Au demeurant, étant un prévôt paisible et bien entretenant les dits sujets, ii a deux voies pour son chauffage et aulremeut pour ses autres nécessités.

w Chacun conduit d'Azeraillcs , Gelacourt . Glonville el Hadménil, hors ceux qui sonl de l'Evèclié ou aux seigneurs de Chamhley, paie, par chacun an, 2 gros el le demi à l'équipolcul, ensemble le laboureur blé el avoine ; de quoi sont exempts les prévôt cl doyen, les quatre banvards, gens de justice, échevin et clerc juré. •>

On lit encore dans les comptes du domaine de Deneuvre : u Les droits dus pour le passage drvoiles flollanles sur la rivière d'Azeraillcs, à prendre dès les limites de Baccarat jusques aux limites du ban de Munit el de Flin, se paient à raison de chacune voile 8 gros et nue planche. (Le Recueil des Ordonnances de Lorraine (t. XI) contient, sous la date du 45 janvier 47GS, un Arnde règlement pour le droit de passage des flotte!

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*r les rivières d'Aicrailles et Dencuvre.) Les cens dadit Azerailles consistent en relcvage, payables en deoier*, oboles, mailles, angevines el poitevines, uot par ceux desdits Azerailles, Flin, Glonville. BsdméniU qu'autres villages circouvoisins. Le village d'Azcrailles ne doit aucune rente de por:l«, mais les villages de Glonville, Iîadménil ?i Gelaconrt en doivent, à raison de diacun conduit «lier deux, les hommes veufs point, cl les femme* veuves comme le conduit entier. »•

Oo lit, enfin, dans la déclaration fournie en I7Û0. par la communauté d'Azcrailles : m Les fcabiuoU possèdent en commun uu droit d'usage sur on pàtjuis dont le fonds leur appartient cl ijiuls possèdent de temps immémorial... Encore uq autre pâquis dont le fonds leur appartient, sine licudil au-dessous de Mazcrulc. Ont droit (Tarage cl propriété de prendre les dîmes de la In t/èmc charrue pour le gage d'un marguillicr, lequel est obligé de fournir le pain cl le vin qu'il fjet à l'église, de sonner les cloclies lorsqu'il est iKcessaire, cl de donner deux repas au curé par acuéi'...

- Lexiits habitants ont droit d'usage et propreté de pécher en commun avec les autres habitants de la prévôté dudil Azerailles, à la réserve de fisxx de la seigneurie de Manières cl Glonville, qui n'y ont nucun droit ; ledit droit de pécher est sur les rivières el ruisseaux affluant par ladile prevùté d'Azcrailles, dans lesquelles rivières et ruisseaux lesdits habilauls peuvent pécher ao juplol, à la trouble, à la ligne volante cl à la darpasne trois jours lu semaine, le mercredi, le vendrai et le samedi, comme aussi pendant tout U carême et jeûnes commandés par l'Eglise, suivant qu'il leur a été accordé par lettres patentes du 9 janvier 1619, par Henri, duc de Lorraine, ■;ui permettent ladite pêche aux jours dénommés ri-d^sus, pour leurs deffruits seulement, saus *|o"ï'a> m puissent vendre, à la réserve qu'ils peuxcnl vendre le poisson provenant de ladite pèche te temps durant la couche de leurs femmes, jusqu'à la concurrence de 6 deniers par jour, à l'effet de l'achat d'un petit paiu blanc, et péchant pvudint l'espace d'uu mois pendant ladile couche de leur? femmes.

n Ledits habitants d'Azcrailles possèdent en commun, avec les autres habitants de la prévolé, les bois ci-après déclarés, à la réserve des sujets ài seigneur de Maguières à Glonville, qui ont

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droit d'usage sculcmcul dans deux cantons. (Suil la déclaration des bois.) Dans lous cesdils bois, les habitants d'Azcrailles, conjointement avec les autres de la prévùlé, ont droit d'usage et propriété, dont le fonds leur appartient et dont ils ont joui de temps immémorial, dans lesquels ils peuvent preudre lous bois de marnage, chauffage el autre qui leur est nécessaire, en faisant connaître au prévôt la nécessité el le besoiu qu'ils ont d'avoir du bois ; celui-ci donne permission d'en prendre ce qu'il est nécessaire d'en avoir et ordonne au forestier de marquer les bois damandés par lesdits habitants, suivant cl conformément a ordre de grurie.

n Lesdits habitants d'Azerailles sont sujets aux réfections de la maison cnriale de Gelacourt , élant annexes dudil lieu. Chacun habitant doit chacun an, au domaine de S. A. H., 12 quarterons de seigle cl 12 d'avoine par laboureurs labourant 'i0 jours de terre à la roye chaque saison, et paient 'a proportion du plus ou du moins avec deux gros par chaque habitant tant laboureurs que manœuvres... <»

Eu 1615, un nommé Nicolas Chrétien, d'Azcrailles, fut brûlé dans ce lieu comme sorcier.

Pendant l'invasion dos Suédois, le village d'Azcrailles eut sa part des dévastations que commirent ces bandes sauvages sur tous les points de la Lorraine : on peut en juger par la mention suivante des comptes du domaine de T)eneuvre pour tannée 1636 : u Le comptable remontre que les troupes ennemies après avoir entrepris rompre lous les moulins sis sur la rivière de Dencuvre, furent a Azerailles où ils rompirent à coups de marteaux les pierres moulantes pour incommoder les garnisons ; vinrent au moulin de Denenvre. distant de deux cents pas de la ville ; le meunier s'élant sauvé, entrèrent, prirent, brisèrent tout ce qu'ils purent, entr'autres choses mirent en pièces deux bcurtcls. « En 16i4, Azcraille ne comptait plus que quatre ménages.

En 1710, il v avait GO habitants, et 170 feux en 1768.

L'église a été rebâtie au XVM* siècle.

Azerailles a été érigé en succursale en 1802. Patron, saint Laurent.

AZ01DANGE. Par lettres datées du jour de la saint Clément (novembre) 1218, Malhicu, duc de Lorraine, donne à Aubcrlio des Arnols, cilain de

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.Metz, el à ses hoirs, en fief cl hommage, la moitié d' Auzedangcs . (T. C. Fiefs cl dcuomb.)

Un Terrier de la châtcllcnie de Fribonrg, du 2 novembre 1063, conlicnl ce qui suit : u Les habilants d' Hazoudnngc doivent annuellement, à la Saint-Martin, de rente fixe et arrcstêe, centz reseaulx d'aveine rendus au château de Fribourg, pour le tnesme droicl qu'ils ont comme les autres habitant» de la chalellenie, de faire conduire leurs trouppcaulx à la vaine el grasse pasture des bois d'iccllc chalellcnic, oultrc deux reseaulx qu'ils payent au forestier pour Monseigneur. » (Chartreux de Bosservillc.)

Il parait que le village d'Azoudange eut beaucoup à souffrir des calamités qui affligèrent la Lorraine an XVII* siècle, car on lit dans une note ayant pour titre : Mémoire iustructif pour la dame abbesse de Verguville contre l'arpentage de Hasoudange : u En l'année 1635, le pays a été rainé par les guerres et demeuré désert l'espace

de plus de quarante ans... « (Abb. de Vergaville.')

Les mêmes faits sonl attestés dans un Mémoire imprimé, publié vers le commencement du siècle dernier, u On sçait, y est-il dit, que le Domaine de l'Evèché de Metz s'est ressenti pendant longtemps du malheur el des calamilcz des anciennes guerres ; le village d'Assoudange, dépendant de la châtellenic de Fribourg, est un de ceux qui a eu plus de peine à se rétablir ; car il n'y a p3s plus de trente-cinq ans qu'il n'y avoil qu'une maison habitée.

n Ce village s'est néanmoins rélably peu à peu ; les anciens propriétaires ont recherché leurs ancienne* possessions ; différents étrangers sonl venus s'y établir; chacun a défriche ce qu'il a cru luy appartenir on ce qui luy étoit plus commode... h (Charlreux de Bosscrville.)

Azoudange a élé érigé en succursale en 18«>2, avec Komécourt pour annexe.

Patron, la Nativité de la sainlc Vierge.

BAC (le). Il y a des censés de ce nom sur les territoires de Lorey el de Liverdun.

BACCARAT. Le nom lalin de Baccarat est Baccaralum, el non Buccin ara, comme l'a prétendu le P. Benoit Picart, trompé par une plaisanterie des Carmes de celte ville, lesquels lui avaient raconté qu'en bâtissant leur couveul, ou avail Irouvé un oulcl consacré à Baccfius, et portant pour inscription ces deux mots : Bacchi ara. (Eloge historique du P. Benoit Picart, par M. Aug. Digol, et Archéologie de la Lorraine, par M. Beau lieu.)

Du reste, celte tradition avail pris, dans le siècle dernier, une certaine consistance, car elle est rappelée par l'auteur de l'Etal du temporel des paroisses (170-J). Mais," quelque soil son peu de fondement, je crois qu'on a tort, pour la comballre, de prétendre qu'il n'y a jamais eu de vignes sur le territoire de Baccarat : Fraquclfinj: el Lorquin, qui soul placés sous la même température, possèdent, dans leur tinage, plusieurs contrées désignés sous le nom des Vignes, aux Vignes. Une note que j'ai trouvée dans les comptes du Trésorier général de Lorraine, pour l'année 1620, semblerait encore venir à l'appui de celle assertion ; on y lil : * Payé à Pierre Molel,

maistre des caves, 160 francs à luy ordonnez pour subvenir à la despence d'ung voyage que S. A. lui a ordonné faire à Baccaral pour y choisir el achapler quatre foudres de vin blanc nouveau dudil Baccaral. »

En 1389, messirc Thicmeis, curé de Nossoncourl, fonde, dans l'église de Baccarat, « en la partie senestre dou grand altcy (aulelv, « une chapellcnic sous l'invocation de saiul Martin. (Carmes.)

Durant la guerre qui cul lieu, vers 1427, entre l'evèque de Melz et Thibaut, seigneur de Blamont, el qui se termina par l'entremise du doc de Lorraine, les habitants de Vatiménil, Baccarat el Brouvillc eurent beaucoup à souffrir des violences que commirent les geus de Thibaut : plusieurs individus de Baccaral furent arrêté*, menés prisonniers à Turquesleim, jetés au fond d'une tour, u en fors el en ceps el mis en gehynue el grans lourmens de lors corps en manière qoe on ont accostumeisl de faire à malfaiteurs notoires. » Des habitants de Brouvillc furent « navreit, bailul cl viloneit, Icillement qne l'un d'eau îz eu ail esleil mort. » (Cart. Blàmonl fiefs.)

Le H mai 1433, Conrad Bayer de Bopparl. cvèque de Melz, fail don à l'ordre des Carmes, pour en jouir et y bâtir an couvent, d'une église

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(u chapelle, avec ses dépendances, dans le fauiiuurg de b v'"e ue Baccarat [de Baccarato), près do ctiieau, dédiée a saint Martin, fondée et tvDïiruife p»r son oncle, Thierry de Bopparl, ausii wqne de Metz. Colle donation, faile au cWiein Vie, fut contirmée, en 14.14, par le pjp« Eugène IV. (Carmes de Baccarat. La charte de Coorad dit bien que celle église on chapelle eU.i Jcdiéc à saint Martin ; il parait, néanmoins, ftpre» la bulle du pape Eugène, qu'elle était k&tt i» sjiul Etienne, et qu'tl y avait une chamelle di sjîiit Martin. J'ai parlé plus haut de la J cJaliiio de celte chapelle par un curé de Mos* ^acoarl.)

Peinbui les fêles de Noël de l'année U39, et utJ;s que l'éveque de Meti était prisonnier a. Onde (aujourd'hui Cuslines), les Lorrains tenlèrmule se rt-odre maîtres de Baccarat, niais ne pareil) réussir. Ou lit, à ce sujet, dans la Chrouiflue du doyen de Saiul-Tliiéltaul : u On temps çu'il tsloil en prisou, on ly Hsl faire plusjours ersatz {contrats , promesses) pour les salines, reauw pour Condcy et pour plusieurs autres ofiaiocs places de l'Eveschié, que ledicl Evesque jnHt racheplé, de quoy les Lorrains et Bai risieus rf»Hlai<roteslre saisis ; c'est assçavoir, Nouimeney, Kjinbmillcr, Baccarat et la Garde... Et parmey is festts de Noèl se travaillèrent fort lesd ils Lorrains de panre Baccarat; mais ilz faillirent ; de <|U6\ il lut dit que Icuicl Evcsque ne tanroit point reo ^u'il ly avie.nl faicl dire , sy comme ou dict ta u&jccjminun proverbe, Frangent i fidem, fides fraBjatur cidem.

Par lettres du C août i<i£'2, Conrad, évéque de Meiz, déclare avoir baillé et mis en gage en la outil d'Isabelle, reine de Sicile, duchesse de Lorrsme, certaines paris et portions des châteaux, Mlles et forteresses de Nomcny, Rambervillcr, Pairara, Fribourg et leurs appartenances et dé- [iîûdances, pour el au nom du roi, duc de Lorraîae, son époux, avec promesse cl convention toti entre ladite rciue de Sicile et ledit évéque dïMeu, de gouverner ensemble en paix et Iran- (pnuité lesdiles villes , forteresses et châteaux , faire ««si une certaine paix appelée bourgfride et de s'aider l'un l'autre contre leurs cunemis. (T. C. Nwiieny.)

Oa 2it dans l'Histoire de Metz , que vers 1 4î>0, le mène évéque Conrad , retira des mains de Rodolphe de Morsperg les forteresses tVAllxrs-

troff et de Moyen, racheta La Garde, fit faire

beaucoup de logements dans son château de Vie, commença en celte ville la maison des Cordeliers et commença le château de Baccaral.

Eu 1170, un nommé Cugnin d'Epinal, qui était châtelain de Baccarat, commit plusieurs excès coulre les sujets du duc de Lorraine et lui refusa l'entrée de la place où il commandait. René conlisqua les biens de Cuguin el les donna ù Jean d'Einvau, lieutenant de Sainl-Dié. (L. P. U73- 78.) Le duc avait été obligé de faire a^sié^er Baccarat par le maréchal de Lorraine, aidé de plusieurs capitaines el gens d'armes suisses. On trouve, à ce sujet, dans les comptes du Receveur général de Lorraine, pour l'année U7U-U77, un chapitre ayant pour litre : u Despencc aux Xuissaires pour leurs gages el perdes du service fuit au siège de Baccarat. » Une des mentions contenues dans ce chapitre, porle ce qui suit : »i Payé par le Receveur à plusieurs compagnons Xuissaires qui avoient perdus quant ilz furent mis en prison audit Baccarat. Aussi a ceulx qui montairent premier sur les murailles dudit lieu quant l'assanll fut fait, comprins en ce xxx florins paie u uug barbier ù Deneuvre pour avoir mediciné ceulx qui furent blecicz, qui est en tout Ixvj flo rins. » A la suilc de ces hostilités, il intervint un accord par lequel l'évéquc de Metz fut remis en possession de Baccarat, el le duc de Lorraine rendit les prisonniers qu'il avait faits dans celle ville. (Cart. Traités el accords.)

En 1486, Henri de Lorraine, évéque de Mclz, commençant à favoriser la Lorraine aux dépens de l'Evéché, afferma au duc René II les salines de Moyeovic cl «le Marsal, puis il lui permit de mettre garnison lorraine dans les châteaux el forteresses de Baccarat cl d'Albestroff, sous prétexte de défeudre le pays coulre les courses des Français et des Allemands. (H. M.)

A cette époque, Humberl de Widrangcs, élu ecbeviu de la noblesse aux assises de Lorraine, élail seigneur voué en partie de Baccarat.

Dès le XVe siècle, il se tenait, à Baccarat, un marché, au sujet duquel des conleslalious eurent lieu, en l-tî)!J, enlrc l'évéque de Metz el les setgueurs de Blàmonl ; le 5 décembre de celte an-» née, les fondés de pouvoir de ces seigneurs reçurent ordre de se trouver à Marsal pour régler ces différends, dont la nature ui les résultats ne nous sont connus. (T. C. Blàmont 2.)

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