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En i.'iOo, frère Paudargenl, prieur du couvent «les Cannes di: Baccarat, s'engage, au uoni de sa coinmuuaulé, à chauler à perpétuité, après Compiles, le Suive livijlmi devant limage de la Vierge, moyennant "200 frauc* qui lui avaient êle donnes par Olry de Rlâmoul, éveque de Toul. (T. C. Fondalious.)
Ensuite d'un accord fail, le 2 juillet Vùii, entre les commissaires du duc de Lorraine et les délègues des administrateurs de l'évéché de Metz, il fut permis au meunier des moulins de Deneuvre et Raccaral de prendre Lois au bois de la MonsclU' pour lu réfection dudil moulin. (T. C. Dcueuvre.)
Eu lîiift», le prévôt et les habitants de Dcueuvre s'étanl opposés à ce iju'uu nommé Gerardiu Jcandidicr, messager, demeurant à Raccaral, édifiai une maison proche de celle ville, cl des voies de fail ayanl même tu lieu à celle occasion, le duc de Lorraine et l'évèquo de Metz, afin de rétablir la paix entre les habitants des deux villes, lirenl un accord dans lequel on remarque le passage suivant : a Noua... el nos officiers presens et advenir audit Baccarat, pourrons à tous nos bous points et plesirs, laisser, ascenscr, veudre el autrement à uoslre meilleur proflit, à qui bon nous semblera, places et lieux pour faire dresser, ériger el bastir maisons, granges et autres choses servait* à la ville dudil Baccarat des le lieu que l'on dil des la Ro\e du Jardin... El pour écriai-
nés causes ordonnons que le maichie que par
cy devant se teuoit le mereredy audit lieu de Baccarat soit dcz à présent el pour toujours abolly...; toutes voyesnuus permettons... que les deux foyres, assavoir à la Saint Vincent en janvier et l'autre à la Saint Epvre eu septembre, se lieugnent par chacun au il toujours audil Baccarat... n (T. C. Deneuvre el Rosières
Le î> septembre ioo », Robert de Lcuoncourt, cardiual el évéque de Metz, renonce, eu faveur de l'abbaye de Seiiones, aux droits de percevoir la dime dans les terrains nouvellement défrichés daus les bois de sa cbàlcllenie do Raccaral, par les habitants de Thia ville, Vacqueville, Rrouville el Merviller. (Cari. Seuoues.j
En i77ii, M. Kenaul., propriétaire, conjointement avec Févêque de Metz, des verreries de Baccarat, adressa a l'ocquo de Tuut une requête à l'effet d'obtenir l'aulorisaliou de construire une chapelle dans l'intérieur de celte usine, u le grand
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nombre d'ouvriers qu'il emploie, et l'espèce de travail qu'ils y font, qui demande de leur par! nue très-grande assiduité, ne leur permetlant'p^i de s'éloigner, même les jours de dimanches et de fêles, pour assister au service, divin dans leur paroisse de Deneuvre. » L'évéque de Toul fil droit à celle demande, el, par lettres du '27 mai de la même année, autorisa le sieur Renaul a finir le bâtiment de ladite chapelle et a construire auprès un cimeliére pour enterrer r!c> ouvriers et au 1res personnes de leur famille : » laquelle chapelle sera desservie par un prêtre commis par l'évoque, chargé d'y résider, d'y faire toutes les fonctions pastorales el de leur administrer les sacrements, sous la direction du curé de Deneuvre, doni il sera vicaire. »t
Les droits dont jouissaient les habitants de la chàtcllenie de Raccaral cl les servitudes auxquelles ils étaient soumis, sont énumérés dans un titre a la date du 23 janvier 1601», intitulé : « Registre et papier lerrier portant déclaration particulière el par le menu de tous les droits régaliens el seigneuriaux, cens, renies el revenus, et des chasleau, maisons qui apparlicuuent à 1res haut et très puissant priuce Monseigneur l'illustrissime el sérénissime Charles, cardinal de Lorraine, evesque de Strasbourg el Metz, etc. :
n La cbàlcllenie de Raccaral consiste en douz2 tant bourgs que villages, savoir : le bourg de Raccaral, villages de Vacqueville, Monligny, Rrouville et Rrouvelotte, Reherey, Vaxainviile. Merviller, Ncufinaison, Bertricliamps, Thiaville, La Chapelle et Fagnou, avec la moitié du village de Badménil doul le ruisseau fail la séparation contre l'autre moitié qui appartieul à Son Aliesse' ^le duc de Lorraine^, sujets de droit de conlremand qu'a moud il seigneur ez villages d'Azerailles contre sadile Altesse, et de llablainville contre Monseigneur de Yaudémonl à cause de Badonviller et les seigneurs d'Ogéviller.
»i Eu tous lesquels lieux, bourgs et villages, mondil seigneur est prince régalien, haut justicier, moyen et bas, sans part ui portiou d'aulnit, hors mis el réservé que sadite Altesse, à cause de sa seigneurie de Dcueuvre, a droit de coulremaiid cz villages de Rrouville el Rrouvelotte, Reherey cl Merviller, ensuite duquel droit ceux qui lui sont faits hommes et sujets sont responsables défendants eu toutes actions pures et personnelles, où il ne s'agit de crime, pardevant les sieurs pre-
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■ -■•A cl rcai injustice de sadile Altesse audit lieu deltoeM:*. a exempts des renies, tailles cl Giathtwji -.cm. uot ordinaires qu'extraordinaires, rnvers uafriînear évoque de Metz, lesquelles les Mm stjcli en iceux villages ont accoutumé lui
l'en (ja'au surplus il soit prince régalien, lui jjttifsçr, moyeu et bas, seul et privativet.niJr veille Altesse, tant sur loué les manoir» -J t«> desdïtà villages que sujets y domiciliés et r^Lats cùDlremauds ou nou contremnnds de .-jiiî* Mir»*; en conséquence de quoi iceux eoui.-.-jnil* sont responsables pardevant sa justice : toctrs sciions réelles cl foncières et cas de ■aife »oi occurrences desquels la jusiicc de l zdii Meneur, sans entremise de sadile Altesse (k *e» officiers, leur fait et instruit leur procès >]x"* *enieuces et exécutions d'icelles inclusi- • Ji sl, cl peut les appréhender partout indifféra peur les rendre et constituer prisonniers v- U lait de leurs maisons, et à mondil sei- : rcvitfioiat toutes confiscations de leurs im- Us a* en échéaal, u'emportanl rien sur tj* t jritremands sadile Altesse que les njeuqui se rtlruuvent en leursdiles maisons. « SùltcLiics requises pour se coulremander tz v M dit- ^liages de coulreinand. Lorsque quel- 'tjtt de .Muu^eigucur, domicilié cz dits vil— '-:-$. •vfit cmtremandcr à Son Altesse, il est - n-itre, en premier lieu, qu'il aille trouver le )taù;û.onJil seigneur et lui fasse entendre
■ ".tu- ii vu volonté de se conlrcmauder, lui . .aul q uu cl quant un gros pour son droit, JrJi !ju q-'il éteigne le feu par toute sa maix «îi il détache et renverse par lerte tout ce qui
- rli<uc eu iixlle, et qu'ayant lâché toul son
■ -il an OvJans de la maison, il la tienne depuis
- I Ict.i^i jusque* a soleil couchant ouverte de
- mit» part, ci y lai««; ledit bétail libre et hors
If u.-. sin* qu'il soit loisible au mailrc ni ': i»-.tt.?«e rentrer en ladite maison jusqties an ''ru.i'rj Jrpuis soleil couchant ju^ques à soleil •• •I. puiijiil lequel temps, l'officier ou doyen • '1 nr ot obligé aller eu icelle maison ' •' -v.ur aux lias, de reconnaître s'il y a eu '■'•* \* rYi»- dc.-diica formalités et solcinnilés
- et '^nij, et où il s'y eu trouverait, le con- ••'•u H m tl^laré mal fait cl le sujet mulcté et
~tïit d'amende arbitraire on conliscaliou de •« i<fi.. a la volonté de inondit seigneur ou de ' fj'A-rî, et où le tout se trouverait bien fait,
lors le doyen de sadile Altesse reconduit ledit sujet qui s'est contremandé en sa maison, le remet en possession d'icelle cl fait feu et fumée, et delà il est fait homme de sadile Altesse.
n Ou toutefois que quelqu'un des hommes ou coutremauds de sadile Altesse veut se conlremander à mondil seigneur et se rendre son sujet, il n'est nécessaire qu'il observe aucune desdiles formalités ou cérémonies, ains (mais) suffit qu'il signifie et fasse savoir au doyen de mondil seigneur qu'il veut et entend dès lors et il l'avenir être l'un de ses sujets, lui donuant un gros seulement pour son droit, après quoi ledit doyen est altenu signifier au doyen de sadile Altesse que delà il ne commande plus rien audit sujet.
n Monseigneur est prince régalien sons sa majesté impériale, hauljusticier, moyen et bas audit lieu de Baccarat, sans part et portions d'autrui, et à lui, en celle qualité, apparlienueul la créatiou et destitution de touf officiers et ministres de justice, ensemble tous les fruits, profits, revenus et émoluments qui en peuvent provenir et dépendre , à la réserve seulement de ce qui en est attribué aux seigneurs voués.
it Office de maire. L'ou a de tout temps accoutumé, en la châlellenie dudit Baccarat, tenir une fois l'année, à certains jours, les plaids annaux, savoir : ceux du ban de Vacqoeville, le mardi après les Grands Bois , esquels tous les sujets dudit ban sont obligés se trouver et comparaître au château de Monseigneur audit Baccarat, où tous officiers et minisires de justice rendent et remettent leurs offices eutre les mains du châtelain de mondil seigneur, et en même temps est fait par les deux jurés, après qu'ils se sont informés des plus propres el capables, nomination d'autres, desquels le clerc juré écrit les noms en présence dudit châtelain ; el le vendredi suivant lesdils Bois, auquel jour se tiennent les plaids annaux dudit bourg de Baccarat au même lieu, s'en fait le choix el élection.
» Lors desdils plaiils annaux , se soûlait (ou avait coutume) élire lo maire comme les autres officiers ; toute fois, depuis longtemps ençà, il a été créé par un châtelain, qui a mis ledil office, profits et émoluments y appartenant... en payant par chacun an 170 francs, monnaie de Lorraine, avec 300 francs pour les vins.... Ledil maire demeure franc de toutes renies et aides ordinaires, a droit de faire aulaut de chaufours que bon lui
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semble, lève deux resaux blé froment cl deux resaux d'avoine sur les reoies, prend une charrée de foin au breuil de mondil seigneur et aulres meuus droits.
n Les deux jurés. Le même jour desdits plaids annaux, s'élisent six hommes desdits habitants par les vieux jurés de Tannée précédente, desquels six ainsi élus, il s'en preud deux pour jurés par ledit châtelain, qui ne doivent pour ledit office aucune chose, sont francs toutefois de leurs rentes.
n L'échcvîn. Se nomment par lesdits deux jurés trois hommes dudit ban pour ledit office d'échevîn, d'entre lesquels s'en prend et choisit un par le châtelain, qui est franc de ses rentes, mais doit aussi, a cause dudit office, quatre reseaux d'avoine et quatre chapons...
•t Forestiers. Le même jour se proposent cl nomment neuf hommes à un grand gruyer pour d'entre iceux ên élire et choisir trois des plus propres et capables audit étal de forestiers et gardes des bois, el en recevoir le serment. Obtiennent lesdits forestiers franchise des renies qu'ils pourraient autrement devoir à mondit seigneur. Pourquoi il n'est loisible prendre pour forestier entre lesdits trois qu'un laboureur, cl les deux autres manouvriers...
n Les deux bannaux bangards. S'élisent aussi deux bangards bannaux des six hommes, comme ci-dessus est faite nomination par lesdits deux jures, et s'en fait l'élection par ledit châtelain ; sont francs de leurs reules el paienl pour leurdit office 5 francs ...
« Le doyen de la doyenné de dessus résidant a Vacqueville. Lesdits jures fonl encore nomination de trois hommes habitants de Vacqueville, desquels trois ledit châtelain en choisit un pour ledit office de doyen, cl en prend le serment ; il est franc de ses rentes, mais paie auxdils maire et seigneurs voués qoatre resaux d'avoine et quatre chapons.
m Le doyen de la doyenne de Sajus. Ledit doyen se nomme et choisit comme il est ci-dessus déclaré, el est pris de la doyenne de Brouville, obtient; franchise de ses rentes, mais doit, à cause de son office, audit maire, deux resaux d'avoine et deux chapons et autant auxdils seigneurs voués.
n Le grand doyen. Se nomment par lesdits deux jurés trois hommes pour un grand doyen,
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l'élection duquel se fait par le châtelain en I; forme que dit est; est franc de ses renies, Uni d grains, argent que poules, el en outre prend pon ses peines de faire entrer les amendes de jnstie. et rentes de grains, sur icellcs amendes et reoies 20 gros d'argent, deux resaux de froment et dcir resaux d'avoine.
»» Doyen de Baccarat. Tous les ans, le ven dredi après les Rois, se tiennent les plaids aunaux audit Baccarat, en la chambre du château où assistent le châtelain cl aulres officiers, par devant lesquels, ensemble le prévôt des seigneur; voués, sont tenus comparaître tous les bourgeois dudit lieu, si doncqnes il n'y a exoinc sufibat) cl apparu ; autrement il y a amende de !> gro; contre chacun défaillant ; el là se plaident cause», hormis faits réels et fouciers, lesquelles suit vuidées promplemenl tant par lesdits officiers qtu ledit prévôt, après quoi lesdits bourgeois futn nomination de trois hommes pour d'entre jccm être choisi un doyen qui serve à la justice cl su public. El où la première nomination n'agrécraU audit châtelain, il n'est obligé s'y arrêter et peut en requérir jusques à trois, après l'élecliou et choit duquel doyen, ledit châtelain reçoit instantanément son serment, en la présence de l'assistance, et delà est obligé de faire bon el fidèle service une année durant, et néanmoins n' obtient aucune franchise, hormis de l'aide ordinaire de SainURemy.
n Clerc juré. Le clerc juré s'établît par Monseigneur cl n'est qu'annal comme les autres officiers.
n Château. Mouseigneur a son château auiln Baccarat, à la garde duquel, par temps de guerre, les bourgeois dudit lieu sont attenus el même à toutes occurences quand un capitaine qui y e?i établi par mondit seigneur les en requiert, à cause qu'en icelui ils réfugient leurs biens pour y èlre gardés et conservés. A l'enclos dudit château il y a un jardin dressé depuis 54 ans ençà, qui est de belle et longue étendue
m Passage de voiles et aulres bois. Mondil seigneur a droit de passage sur la rivière do Heurthe pour toute sorte de bois qui y flottent...
n Fours bannaux de Baccarat Monseigneur i deux fours bannaux audit Baccarat, auxquels les sn jets dudit lieu sont tenus cuire leurs pains, hormis ceux qui sont bannaux au four allant au château, que les seigneurs voués tiennent à eux.
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Ces Jeta fars s'appelaient le four du Pâquis et le tarifa haut.)
9 La Teste des foires de Baccarat. Monseigneur a droit de vente et étalage aux deux foires dudit Baccarat, qai se tiennent, l'une au jour de Saiot- Lpn, et l'antre à la Saint-Vincent. (Ce droit s afernul poftr an canon annuel de SG francs.)
« Le foids dudit Baccarat. Le poids dudit Baccarat appartint à moodit seigneur pour la moite, el o-w l'antre moitié à la commune, par dow« qni lui a été faite par moodit seigneur.
* Jbrqae des drapiers de Baccarat. Les drapier) dudit Baccarat doivent à Monseigneur, de fticcii drap qu'ils font, pour le droit de la oiar- <■■-*, u hiaoe, de quoi les deux visiteurs, autre-
revardeur* , sont tenus de rendre compte rm qu'ils ont visité les draps.
* Les nuilrcs et compagnons drapiers ont un i*t^at w la rivière, érigé par permission de "Mant le cardinal de Lenooconrt, lequel enlrc- !**eat a lears frais et dépens, moyennant le l;:>qne moodit seigneur leur doit fournir, et •■oportr noodit seigneur la moitié des proûls, !îm autre charge que ladite fourniture de bois ; *w lesquels profils lesdits drapiers paient par u a noodit seigneur la somme de cent francs.... £a tontes amendes qui se font par les compagnons éviers, Monseigneur prend les deux tiers, si ce -ai ls aaneodes de désobéissance, esqu elles il i >md qae U moitié et les drapiers l'autre ; inutile* amendes se jugent par l'officier de monlt ^ignear et par les maître el officiers de ladite •xipaçoie, avec le clerc juré dudit Baccarat, le /«■Saiat-Severio, patron des drapiers. Tous aplatis dr draperie paient, pour l'apprentissage, 'uni dit francs, dont la moitié appartient à >.inJil *«ijrwnr.
* Cfas de plusieurs lavoirs à laver draps, sis !**ieda moulin dudit Baccarat. Pour chacun
laïwrs se paient, par chacun an, le leudc- *ira de Noël, au château de mondit seigneur * dJBwar.il, l'i deniers...
* Baou de draperie de Baccarat. Monseigneur
U mciitié au droit que doivent ceux qui !■ iubi^, i |aJtte draperie, lesquels paient char« 5 hs«, et les maître el compagnons dra- F'-r» r4Bve moilié.
* U*{jU des bouchers dudit Baccarat. Les boutendodit Baccarat ont on hanl dès l'an iliï9,
xpitttibre, ^tassé el accordé par le sieur
de Saicedc, bailli de l'Evèclie de Metz, comme député de par le curdiual de Lorraine, par lequel haut apperl que de toutes amendes qui se font par les compagnons boucher* et autres, Monseigneur y prend la moitié contre lesdits bouchers, aussi prend h moilié de six livres qu'un de ceux qui sont hantés soul obliges de payer.
n Cens d'argent dus tant audit Baccarat qu'autres villages de la chàlellenie. (Quelques paragraphes de ce chapitre font mention d'anciennes usiues qui n'existaienl plus à l'époque où fui dressé ce pied terrier). Didier Cardillon, de Montigny, doit par chacun an six deniers pour la place d'un battant qui élail liàti sur le ruisseau dudit Montigny. Mariattc, veuve de Jean Clément, de Baccarat..., doit i francs assignés sur un pré proche la rivière au-dessus du pont de pierre dudit Baccarat, u ou du passé souloit estre une pape 1 1er ie (papeterie) »i, laquelle a été ruinée par les débordements des eaux... Les habilaols et communauté de Baccarat sur un pré, u au lieu où souloienl estre cy devant deux battons d'escorce..., »i doivent par chacun an 42 francs.
» Bentes en deniers dues pour tous les habitants el domiciliés ez villages de la chàlellenie dudit Baccarat. Tous laboureurs demeurants et domiciliés cxdils villages el y faisant charrues entières doivent chacun an à Monseigneur douze quarterons blé froment ou seigle, selon la nature du fond des villages où ils résident, cl autant d'avoine, et outre ce, pour chacun resal, 2 gros d'argent, à raison de chaque quarteron un blanc, el celui qui ne lient que demi-charruc, la moitié, el les mauouvriers paient seulement rente en argent a proportion de leurs moyens et sclou qu'ils soul cotisés par l'officier el gens de justice, selon le rapport que font les doyens d'un chacun village, des biens el facultés qu'ils peuvent avoir. Paient encore, tant lesdits laboureurs que monouvriers, chacuu conduit trois poules par jour de Saint- Martin, fors el réservé les hommes veufs qui u'en paient point au cas qu'ils tombent en viduité avant la Saint-Laurent... (Les laboureurs de Fagnou et de La Chapelle n'étaient pas sujets à la renie en argent.)
» Paxon des bois de la chàlellenie dudit Baccarat. Les sujets de ladite chàlellenie oui droit de tout temps mettre les porcs de leur nourriture, jusques au nombre de sept, nuxdits Lois, en payant, pour chacun d'iceux, deux bon: deniers.. ~
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«i Dépcuse ordinaire k laquelle Monseigneur est allcnu par chacun un en sa châtellenie de Baccarat.-. Le jour de Saint-Martin, auquel Ton lire les rentes en grains de la châtellenie, mondil seigneur doit le dîner à ses ofliciers, savoir : aux châtelain, maire, clerc juré et doyen de chacun village. Le jour dw plaids annaux, qui se tiennent ordinairement audit château le mardi ajirès les Grands Rois, momlit seigueur doit aussi Id dîner h ses officiers, savoir tout le corps de srf» justice, tant du ban de Vacqucville que mairie de Bertrichamps, et lesdils doyens. Mondit seigneur doit encore le dînera ses ofliciers, gens de justice cl doyens, ^tant du ban de Vacqucville que mairie de Bertrichamps, le jour des plaids annaux qui se tiennent audil château, le vendredi immédiatement après les Grands Rois, pour les habitants de Baccarat. Encore doit le dîner k sesdits ofliciers, savoir les châtelain, clerc juré cl doyeus de chacun village, le jour que l'on fait le compte des poules ducs par les habitants de ladite chàlcllcnic, auquel dîner toutefois les seigneurs voués contribuent pour un tiers. «
Pendant les foires de Dencuvre, les habitants de Baccarat ne pouvaient lenir ni étaux, ui commerce. (E. T.)
Les villes et chitellenics de Baccarat, Ramberviller et Moyen avaient des coutumes particulières, rapportées au long à la suite des Coutumes de Pévêcbé de Met/, dans un chapitre intitulé : u Aucuns articles tenus, gardés et observés, ou Coutumes municipales en la Ville el Châtellenie de Ramberviller, Baccarat et Moyen. > Ces articles sont au nombre de 22 el concernent principalement les droits du mari et de la femme au sujet des acquêts, successions, héritages, ventes el aliénations de biens, etc. (Coutumes de l'Evêché de Metz, avec les municipales de Ramberviller, Baccarat et Moyen. Metz, 1701.)
Baccarat n'a poiul d'église ; la chapelle des verreries, sous l'invocation de sainte Aune, avait été érigée en succursale en 180'2 ; elle dépeud maintenant de la paroisse de Denenvre.
BACOURT. Les Chroniques de la ville de Metz rapportent qu'eu UHt), Bertrand, évèquc de celle ville, édifia une noble maison dans la ville de Vie, acquit le chastel de Bacourl (custrum Dascurt) pour lui et ses successeurs, el prit et détruisit un château qui était près de Sarrebourg, parce qu'il portait grand dommage à l'évcché.
Un nommé Pierre de Bacourl (Petrus de fluxcors) , sous-diacre de l'église de Metz, figure comme témoin dans une charte de 1200, donne* par l'évéqoc Bertrand, en faveur de J'abbaye d< Clairlieu. (Abb. de Clairlicu.)
Le mardi avanl Pâques de l'anuée 1514, Huvezon, Parizelle, sa femme, et consors, vendent k Vicho, écuyer, tout ce. qu'ils avaient en cens edroitures k Hcnacourt (Hannocourt) , Prévocourl, Tincry cl Bacourl. (T. C. Viviers.)
Eu 13(0, Vorrion des Signes donne son dénombrement, pour ce qu'il possède à Bacourl, î< Jean, comte de Salm, k cause de sa baronnie du Viviers.
En 1457, il y eut, entre les comtes de Salm cl de Créhanges, un accord portant que la hau Injustice de Bacourl a été laissée audit sieur de Créhanges par le comte de Salm, en augmentation du fief' de Bacourl, u réservé que ponr lo fêtes cl danses qui se feront audit lieu, on sera tenu de prendre de? joueurs et menelres (ménétriers) en la buronnie de Viviers, se publiant au. surplus lesdiles fêles de la part du sieur de Oehanges. »»
Le ii juillet l£(î5, le roi René commande au bailli de Saint-Mibiel de saisir, k la requête de Jean, comte de Salm, et du procureur général du Barrois, les fiefs mouvant dudit seigneur comie. à cause de sa seigneurie de Viviers, nommément ceux de Chastcau Brehain, Bacourl, Sailly el Val de Vaxy, dont les seigneurs et possesseur.» avaient refusé de faire leurs reprises, foi el hommage, au mépris des commandements qui leur eu avaient élé fails. (Baronnie de Viviers.)
Les sires de Créhanges furent longtemps possesseurs, h litre de fief, de la terre de Bacourl ; ils en faisaient reprise des comtes de Salm qui, ii leur tour, eu faisaient hommage aux comtes oY Bar ; on a des dénombrements de cette lerre donnés par Jean de Créhanges (U88) ; Henri, corj'.e de Salm (1505 el 1505); Gérard Alaix, écuyer (lb'411); Georges de Créhanges (1571).
En loi-l, AII>ert-Louis de Créhanges, seigneur de Bacourl, adresse une requête au duc de Lorraine, pour luPdcmander la permission de rétnblir le signe patibulaire duifit lieu, qui éuii tombé. (T. C. Viviers.)
A la suite d'une visite de l'église de Bacourl. faite le 8 mai 17'J7, M. de Coislin, évoque de Metz, rendit nue ordonnance qui se termine
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îjosi : » Au surplus, nous ordonnons aux paroissiens d'être assidos aux offices divins, d'envoyer régulièrement leurs enfants à l'école, instructions et catéchismes ; continuons à défendre les danses puWiqacs entre personnes des deux sexes, la pu— Mica tien des valent ines ou fasscnnttes, les creiy.-irst ou veillées nocturnes où les garçons et les f Ik* s'assemblent. »
De* travaux assez considérables furent fails à l'élise Je Bacourl dans la seconde moitié du siè- .-^ dernier (1704-1772) : l'ancien chœur et l'ancifoa»' sacristie servirent à agrandir la nef, et l'on «astnisit »n nouveau chœur. Ces travaux furent décotes par ua nommé Jean Sigre, mailre marc n à Tiucry.
li existe, aux Archives du département, une «rte topo-graphique des bans de Thimonville, Bacoart, Cbevillon, etc., dressée en 1726.
Birourt a clé érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Martin.
BADMÉNIL. Eu 1280, un nommé Demengins, JitChabruna, prévôt de Denei:vre, dounc à Henri, «i,;nenr de Blàmont, les gagères de Magnières et Saint-Pierremont, de Bculemesnil, de Fonlenoy, I ibnj de Deneuvrc, sa vigne et toutes ses maiwns audit Deneuvrc. (T. C. Blàmont.)
Par ietircs patentes du 12 août LwS, les habitants de Baiidemesnil obtinrent la permission de mener vaiDpàlurer leur bétail au bois d'Onuine, en payant, par chacun conduit, 2 gros de redevance annuelle. (L. P. 1jj7.)
On lit dans le Terrier de la chàlellenie de Baccarat, que j'ai cité à l'article de celte localité : • Les habitants de Bauldrmcsuil, sujets à Monscsgoear (l'évcquc de Mêla) et séparés de ceux de S. A. par le ruisseaa qui traverse ledit village, dirent à moodil seigneur, au terme Sainl-Mariin, peur chacune charrue entière, deux resaux 4'aroiue, la demie et le quart à l'équipolcnt. Les manonvriers, hommes ou femmes veufs, nu gros on 2 scion la qualité de la personne, et le (nul à b discrétion de l'officier. Les habitants dudil village Vivent par chacun an, au terme Saint-Martin, chacun conduit trois poules. « Chaque ménage dirait, en outre, nn gros à la Saint-Martin, >• pour fjosc d'une droiture appelée le Se if j ne et l'affouage ci morts bois dudit ban. » (Voir, en cotre, l'article Azcraillcs, où sont rappelés Wocoup de titres concernant Badménil.)
Badménil, qui parait avoir été anciennement
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une localité assez importante, devint un simple hameau probablement à la suite des guerres du XVIIe siècle ; ce qui est du moins certain, c'est qu'il fut dépeuplé à cette époque : en lGiî, il n'y restait que 5 habitants, cl, Tannée suivante, il était complètement désert. (Domaine de Lunéville.)
Ce hameau dépendait a la fois de la paroisse de Dcneuvre et de celle de Glonvillc ; la première partie était à l'orient du ruisseau qui traverse le village ; la seconde, à l'occident ; celle dernière ne renfermait, en 1710, que 2 laboureurs et un manoeuvré. (C. T.)
BADONV1LLEU. On lit dans l'Inventaire des litres de la mense canoniale de Domévre, que, le 1" février 12 il , Rodolphe et lUiiubnii'd de Sclmakesinga donnent à l'abbaye de Saint-Sauveur 18 sols et £ quartes de seigle à prendre annuellement sur la recette de Badonviller. En 121", Henri , comte de Salm, représentant les Sehwakesinga, a cause d'acquit de Badonviller, se charge du cens ci-dessus.
Par lettres du 8 tuai H16, Philippe de Norroy vend, donne et transporte à Henri de Blàmont rengagement que Jean, comte de Salm, lui avait fait du quart des chàtellenie? et forteresses de Salm, Picrrcnercéc et Badonviller. pour la somme de iHH> florins que ledit comte lui devai!. ^T. C. Blàmont 2.)
Par d'autres lettres du mois de décembre KM», Philippe de Norroy quitte le seigneur de Blàmont de la somme de 900 viols florins qu'il lui devait, et pour laquelle il lui avait engagé la quatrième partie des villes de Salm, Badonviller et Pierrcpercée. (T. C. Salm.)
Le Vô septembre iWJ, Simon, comte de faim, quitte Marguerite do Lorraine, sa cousine, des foi et hommage qu'elle lui devait pour une maison qu'elle tenait h M'isenheim ou Badonviller ; il veut qu'elle tienne celle maison quittemenl sans quo lui ou ses hoirs puissent y demander ni réclamer jamais aucun hommage, et qu'elle la puisse amaisonner sans préjudiricr il la ville de Badonviller. (T. C. Blàmont 2:)
Le l.'ji février l'i -'»*>, .leau, comte de Salm, maréchal de Lorraine, à la prière de Mongeol Louviat, enré de Badouviller, confère à Bertrand Lonvial la chapelle de sa maison (île son château ) de Badonviller cl celle de la Vraie-Croix, sise eu l'église dudit lieu, fondée par le châtelain f.< i -
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«ioillc cl messirc Claude, jntlis curé de Badonviller. (T. C. Salin. 2.)
Par acte du 2(? février 15'68, Georges, le maire, Barbcline, sa femme, et autres, vendent à Jean, comte de Salm, et à Jean Philippe, comte du Rhin, moyennant GO francs, une place nature de meix et jardin, avec ses usuaircs et dépendances, sise à Badonviller , pour y bâtir une maison à l'exécuteur des hautes œuvres.
En 161*2, uue nommée Fleuratte, de Badonviller, femme de Pierre Cellerier, fut exécutée dans ce lieu comme sorcière.
On trouve, sous la date du 29 mars 1654, uu rapport des gens des Comptes de Lorraine, sur la requête d'Etienne Guillermin, curé de Badonviller, demandant qu'il plaise au duc confirmer la concession faite à ses devanciers des prés dépendant de la chapelle Saiul-Nicolas, du quart des dîmes du ban de Badonviller et du quart ez dîmes de ce que les habitants de Hréménil sèment sur le ban dudit Badonviller, appelé rapportage. (T. C. Salm 2.)
On voit, par plusieurs litres des XVIIe et XVIIIe siècles, que les abbé et chanoines réguliers de Dumèvre étaient francs, à Hadnnvillcr, du droit de cuveau, quarterons et poids de ville, lorsqu'ils vendaient des vins de leur crû ; des droits de hallage et du paiement du droit de passage pour leur charrette allant à la boucherie. (Abb. de Domévre.)
Le H juillet 1723, les gens des Comptes ascensèrent à Nicolas Fricl, demeurant à Badonviller, un terrain sous le jardin du chapelain de la chapelle Saint-Florent et sur le fossé de la porte d'en bas de Badonviller, moyennant 6 francs de ceus annuel cl perpétuel, à charge d'y bAtir incessamment une maison. En 1723, Pierre Gaillard, greffier du comté de Salm, obtiul l'ascensement de moitié de l'étang sis prés la porte, d'en bas de Badonviller, moyennant un cens de 6 gros. (T. C Salm 2.)
On sait que les comtes de Salm avaient introduit le protestantisme dans leurs Etats, et notamment dans la ville de Badonviller, où ils avaient fait construire un prêche. C'est vers 1612 que cette conslnietion avait eu lieu ; on trouve, ù ce sujet, dans les comptes du domaine de Salm , pour celte anm e, les deux mentions suivantes : u Met en dépense la somme, de 600 francs délivrés par le comptable au *icur d'Hanns, de l'or-
donnance de Son Excellence, en qualité de on mis de ceux de la religion résidant en ce cnij qu'il aurait plu à S. E. leur accorder cetli en don pour les aider à acheter une place d«J ville de. Badonviller et y construire leur ta>jj Payé 60 francs 6 gros pour la dépense faite le sieur Thevenin, conseiller et secrétaire de ^ Excellence, vaquant à la commission à lui d; née par mondil seigneur pour la séparation [ ceux de la religion prétendue réformée en k\ églises et cimetières du comté de Salm. n
Vers 1619, des commissaires apusloltq ni envoyés dans les terres du comte de Salm, CiT la visite des églises et indiquèrent aux seipo les moyens les plus propres à arrêter ia pmp: galion des idées nouvelles. Ils rédigèrent, iB effet, un Mémoire intitulé : w Advis prévej Nosseigneurs les Comtes de Salm par les missaires apostoliques de la visite des tf,\h la Comté, touchant ce qu'on requiert de hi ou main forte do coslé de leur Excellence remédier efficacement aux plus forts nions, dont le premier et le plus dangerenj l'hérésie, l'extirpation d'icclle dépend ; Dieu de la seule autorité et volonté de me seigneurs les Comtes. > A la fuite de cet ^ les comtes de Salm tirent, le 17 décembec 11 uo règlement qui indique à la fois l'étal d'il ralilé où était tombée la population et menti clergé de ces contrées, et fait connaître les me de toute espèce, rigueurs et concessions, quels on était obligé de recourir pour coinl le protestantisme. Ce règlement, dont je me à fiirc conuailre les principales dispositions, a pour litre : i< Articles accordez entre Monseigneur de Vaudemont et Monseigneur I Bhiograf pour les affaires de leur comté de Salm, tant au spirituel qu'an temporel. n On y lit : u Et premier, pour le spirituel. La volonté de mesditseigneurs est que commandement soit fait ai curé de Pcxonne de chasser la femme qu'il lieu chez lui, et au curé de Plaine d'ôler les deui scrurs qui sont en sa maison, ce que dès mainte nant ils enjoignent et ordonnent à leurs officier de faire, y procédant néanmoins sans scandale Seront avisés les moyens par lesdils officiers d'établir et donner quelque cnlreleuemeut des maîtres d'école catholiques pour tous le bourgs et villages dudit comté, pour l'ioslruclio de la jeunesse.
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. Sori fai« u»c ordonnance contre les calliolî- . tô qui n'enverront leurs enfants et servants à j [< ron du catéchisme les jours de dimanche, ei ■Kitrt l« ^e fa,u'"e 1U' n'assisteront au v.iHfc de ,rois dimanches l'uu à la inesse paroishV»: routre ceux de l'une et l'autre religion qui railleront en public de leurs métiers er jours [c {pie, t>o bien en leurs maisons, en telle sorte jUr «la paisse cire vue pour donner du seaubit: contre les laverniers qui tiendront table obrtIc aux bourgeois du lieu et autres que les priais durant la grnnd'messe et vêpres, et con- Uf Ici ménétriers, joueurs, danseurs cl ceux qui b ïSîisleol ou 'cs emploient durant le saint serré?; laqoellc portera 18 gros d'amende pour àjfline contravention, applicables aux maîtres fecfcie de? lieux.
. Usdits maîtres d'école seront, par leurs ëlafo*meols déclarés exempts de toutes tailles, ^Uiions, coDtribulious et corvées qui se paient tôt ita wuiniuuaulés du comté ...
r Pour le temporel S'établira une maîtrise
te anonaiers, faiseurs de rouets et monteurs i'jrqaebcses, au pins tôt que faire se pourra, ti *n à cet effet donné pouvoir cl mandement mdits officiers d'en dresser des articles pour t\n présentés à mesdils seigueurs et y ordonuer <t «pte verront convenable. Sera érigé une foire ..,1 <kn de bétail l'année audit Badonvillcr, au iffups <pe les officiers, par l'avis des communes, jtaroal le pins convenable... Mesdits seigneurs 3f ardent de faire la grande voie en leur dit cm... *
Les commissaires apostoliques avaient, en oult, demande aux comtes de Salm, qu'à l'exemple 4 des rois et des princes plus signalés de la chréjfate, \ ils frappassent de «• bonnes amendes n m Wwpbémrteurs et les adultères. Mais rien • lidirjue qu'il ait été fait droit h celle dernière wrue de leur requête.
Il parait que les habitants du comté de Salm, pr oSuat de l'agitation qui régnail dans le pays, rcfoiiieat de payer aux curés et vicaires des parok*e, certains droits qui leur étaient dus d'ancienneté, tels qu'aumônes, mortuaires, délivran- *>, épousailles, grosses et menues dîmes, etc. te ecclésiastiques furent obliges de s'adresser au •aie et de lui demander de contraindre les réaiatrwts a s'acquitter de leurs servitudes ; on
ne dit pas non pins quels furent les résultats do celle réclamation. (T. C. Salm 2.)
Vers celle époque, le duc de Lorraine fit construire , sous l'invocation de Notre-Dame , une nouvelle église à Badonvillcr. Il alla luimême dans celle ville et assista à la bénédiction de l'église, a laquelle il donna plusieurs beaux ornements.
On trouve, a ce sujet, dans les comptes du Trésorier général de Lorraine , pour l'année les mentions suivantes :
u Au sieur Boch André, confiseur de S. A., Ci fr. 9 gros pour marchandise qu'il a fournie, pour le service de RNr, laquelle a élé envoyée à Badonvillcr, pour 6crvir tant aux personnes de la suite de M«r assistant à la procession faite audit Badonvillcr, que pour servir sur un autel dressé devant le logis de Mer le même jour.
m A Jean Cuny, fondeur, 64 fr. pour une croix de cuivre argenléc, une lampe cl une encemoire que M»r a fait acheter de lui pour l'église Notre- Dame de Badonviller.
■t A Bené Braulche, orfèvre à Nancy, 120 fr. 4 g. pour un ciboire d'argent vermeil doré qu'il a vendu à M°r, lequel il a envoyé à Badonvillcr pour servir en la nouvelle église qu'il y a fait consacrer. »
En 1029, le B. P. Berlignon, de la compagnie de Jésus, fut envoyé à Badonvillcr pour y prêcher l'octave du Saint-Sacrement, et reçut, pour ses honoraires, la somme de SO francs.
Il parait que la ville de Badonvillcr avait beaucoup souffert pendant les guerres du XVIIe siècle, car on* lit dans une u Déclaration (faite en 1G03) des moulins, fours et autres usines du comlé de Salin qui sont en étal, et des choses qu'il y faudrait employer pour les rétablir : u Et premier Badonvillcr. Le four banual duifil lieu est totalement ruiné depuis l'an luôli, a la réserve d'une des grandes murailles. Les deux moniaux des deux portes de Badonviller, appartenant à S. A., que l'on soûlait, avant les guerres, admodier pour des greniers à des particuliers, sont tout ruinés de planches et de loiturues. »» (Domaine de Salm.)
La uote suivante, extraite du journal de Cassien Bidol, atteste combien la ville de Badonvillcr avail souffert de la famine, u Durant les grandes froidures, dit-il , un jenne garçon sciant allé chauffer chez un autre à Badonviller, étant