‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 61 sur 292 · AD · texte numérisé non relu

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itorquebatts et autres faisans estai de forger et annver U Kme et autres utils pour faire arqueboies pisiolfes et autres armes pnr le ma niaient dt- la forge et de la lyme, se seroient icculx as- «mUcs («dit jour pour adviser et résoudre entre euh te moyens de pouvoir corriger et mettre ordre »cr les abus et mesus qui h présent sont cèdres et manifestes et se commettent a veu tijccad'onchascuo, au blasme, mespris et intérêt in westier et au mespris du beau rcuum que :,,r y devant la ville de DaudunviUrr a beu pour

b Éabricalure des

armes qui en sont aul-

Kxfuis sort) es.

i El désirant icculx que 6ur les abus cl mesus (ja< s'y sont trouvez depuis quelques années ençà il j wii pourvea et ordonné...

« Cesl pourquoy enscmblement (et entre eulx) i!i désirent et requièrent à Messeigncurs qu'il leur pLi-e ordonner. — Arl. 1. Qu'il y ail un ban pour les maislres fevres comme ez autres villes iDisiocs, et qoé par le moyen dudit han, il soil probité et deffeodu à tons bourgeois et habitaos uni de la ville de Baudooviller qu'aux faubourgs (ficelle, comme ez villages du comté de Salra et dépendances d'icelluy, qui ne sont et ne fout ^ofessiOD du meslier de la forge ny de la lyme, siooa par les mains d'aullruy, comme fonlN drapiers, eourdoooiers, marchands, merciers et anires qui a'oot fait aucun apprentissage ny faction, sinon par les mains d'aullruy, comme dict est, qo'iiz ayenl à faire chef d'œuvre dans six sepaiaiees pour estre reeepvables au ban, ou leurs t»\n deffendu.

« 2. Qa'ilz u'ay ent à tenir compagnons, serviuurs n> ouvriers faisant! professions et estai de U forge cl de la lyme, ains que par l'aulborilé i« seigneur* et magistratz il leur soit prohibe et «itfeado d'en plus leoir et de fermer bouticle «ttccmanl l'art de la forge et lyme, s'iiz ne font chef d'œuvre...

* 3. Et les serviteurs ou ouvriers qui se serr+tni de tant oubliés que de s'avoir louez a lelz •pi d« *oni du meslier, que pour la première fois i..-nr»«wi commandé de les quiler cl habandonner >an< lear* faire pins long service, ou de sortir de b fille cl faubourgs dans trois jours, et en cas ntùli tondroieol s'opioiuistrcr et par desonb maiu Muifriement el cianilestiencment seroieol iron- 'ti convaincus de les servir et travailler ponr iml* ca cachetle ou autrement pnr malice cl ma-

langin, qu'ilz soient coodampnés a Pâme ode de quinze frans...

n i. Pour le ban il a esté trouvé bon, pour booue considération cl conservalion de Testât et . meslier, que trois des principaulx seront choisis d'entre eulx, qui seront les maislres du ban, non subjeetz à faire chef d'œuvre el que loua les autres y scroul teuuz davantage que pour eslablir edit lian à douze frans, les deux tiers à Messeiguenrs el l'autre tiers pour les maislres el compagnons do meslier, comme il est usité es villes voisines el bien reiglées...

n 5. Ne sera doresenavant permis de pouvoir admettre ny recevoir audit han sinon ceulx qui sonl du mestier, lesquelz y seront receuz lorsqu'ils auront faict chef d'œuvre selon leurs vocalious el profession du meslier qu'ilz aurout apris el exercé, sçavoir les forgeurs de canons seront allenuz de faire un btau el bon canon de mousquet ou de guerre, cl le garoisseur de canon garnira proprement un canon de guerre avec (e serpentin bien fait, les faiseurs de rouetz feront un rouet bien faict et bien limé sans y trouver à redire..., les monteurs d'barquebuzes feront un bois d'barquebuze do quatre piedz bien faict, un bois de pislolle à la françoise bien acomodé sans y trouver à redire.

u 6. Et ayant faict el présenté leur chef d'œuvre et trouvé licite cl recepvable par les maislres dudil han, el après avoir payé un pallel d'un franc cl deux caries de vin cz maislres et compagnons, le chef d'œuvre luy sera rendu pour en faire ses prouffllz après qu'il aura payé lesdilz douze frans pour le han comme dit a esté..., à quoi seront allcous se submetlre el payer ions ,ccux qui ne seront trouvez Glz de maislre du meslier.

n 7. Aussy semblablemenl Ions les filz de maislre seront allenuz de faire chef d'œuvre de leur meslier sans loulles fois rien payer dudit ban, ains seulement pour leur bien venue payer un paltel d'un franc et trois cartes de vin aux maislres el compagnons du meslier. Le mesme sera observé pour les filles des maislres qui espouscronl des forains du meslier.

•i 8. Tous les maislres qui par cy devant ont tenu el tiennent boulicle el qui ont faici et peuvent faire pièce entière, pourront leuir des compagnons et serviteurs faiseurs de roucl, garoisseur et mouleur, sans en pouvoir cslre empeschu

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.par aucun du mcstier, mais cculx qui ne peuvent faire la pièce enlicre ne pouront tenir compagnon ny serviteur, sinon de ce qu'ilz pourront et scavenl faire.

^ 9. Nul maislre ne debvra ny ne poura desbaucher ny attirer aucuns serviteurs d'aullruy en manière que ce soit, couvcTtemcnl ou ouvertement, à peine de dix frans d'amende, et le compagnon qui se trouvera avoir esté desbauché et attiré par aullruy, sera atlenu et astrVint de retourner au logis de son maistre premier ou bien sortir de la ville et faubourgs dedans trois jours...

n 40. Aussy ne pouront lesdilz maistres et compagnons du mestier s'empescher ny courir sur le marché les uns des autres, a peiuc de trois francs d'amende...

n 4 1 . Lesditz maistres et compagnons s'assembleront tous en public le second jour de l'année s'il n'est férié, auquel cas sera l'assemblée remise au lendemain, lesquelz eslcuz prêteront serment ez mains des officiers, quatre des plus capables de chacun mcstier, sçavoir un monteur, un cano* nier et deui faiseurs de rouelz, lesquelz seront choisis pour eslre maistres du hanl sur toute l'année et un autre pour sergent pour faire convenir les delinquantz et deffaillans et poor faire assembler les maistres et compagnons à toute occurrence nécessaire et diticulté qui se présenteront entre eulx, lequel sergent aura pour son salaire à chacune fois un gros, et l'incoroparant paiera trois gros.

n 42. Tons et un chacun maistre seront astreint d'avoir chasenn sa marque pour marquer sa besogne affin de la recongnoislre cl dicerner enlr'eulx et par ce moyen les faire corriger et chaslicr par amende selon qu'elle sera arbitrée par les maigres et compagnons...

•i 45. Que s'il y a quelque rebelle et opiniaistre qui ne veuille se ranger à l'a raison selon le règlement cl qu'estant condampné par les maistres jurés et autres du mestier cl qu'il en appelle à sa justice, il donnera deux frans cz maislrcs et compagnons qui seront esté assemblés en le recevant à l'appel pour estre sa faulle ou mesus rccongnu par lesdilz sieurs officiers et le condampner (cas qu'il soit mal fondé) à l'amende de son fol appel, lequel se vuidera s'il est jugé par lesdilz officiers nécessaires y appelés des maistres et compagnons forains et ce aux frais du tort.

n 14. Et s'il y a quelqu'un qui ayl faict travail-

ler nn maistre ou ouvrier do mestier quel il soit sans l'avoir payé et satisfait, il ne pourra s'adresser à autre du mestier pour en tirer ouvrage parce qu'il sera par le moyen du règlement et du hanl deflendu à tous ouvriers et compagnons da mestier de travailler pour cesluy là jusqnes a ce qu'il aura satisfait et payé ce qu'il debvoit au premier par luy mis en besongne... Comme aussy s'il y a quelqu'un qui ait marchandé et baillé argent à quelqu'un du haut pour quelque besongne et qu'il ne face l'ouvrage dedans le temps qu'il aura convenu, luy sera le mestier interdit par le maistre du haut, en estant requis jusques à ce qu'il ayl parachevé l'ouvrage marchandé.

n 45. Les maislrcs du haut par chascune année auront une lable de plomb sur laquelle, au second jour de l'an, se frapperont toultes les marque* de chascun maistre qui se trouveront ladite année pour les recongnoislre et dicerner parce qu'il en peull mourir quelqu'un et qu'il s'en pourra trouver des nouveaux entrez audit hanl en ladite année, et par ce moyen se pourra recongnoislre la besongne d'un chascun par les maistres et compagnons qui auront charge de visiter la besongne pour par après y appliquer la marque de Messeigneurs ....

n 1G. Qu'il ne sera loisible à aucun maistre de recepvoir apprcnlif qu'il n'en ail donné advis au sieur chastelain, haultz officiers de Messeigneurs pour sçavoir et apprendre le lien de sa naissance et son extraiclion, s'il est de gens de bien ou non, el qu'il n'ait donné deux francs pour droicl d'entrée à Messeigncurs.

n 47. Item qu'il ne sera loisible à aucun soilicclui du hantou non de vendre aucune pièce d'armes quelle elle soit, qu'elle ne soil marquée de la marque du maislre qui l'aura façonnée el contremarquée de celle de Messeigncurs soubz peine de confiscation de la besongne et amende.... v (T. C. Salm 2.)

Vers 1649, ainsi que je l'ai dit plus hanl, le comte de Salm fil droit à celle requéle et, à partir de celle époque, « les gens de la forge el de la lime » de Badooviller formèrent une corporation distincte ayant des règlements particuliers. Cette branche d'industrie eut sans doute considérablement à souffrir pendant les guerres du XVIIe siècle, et l'on vit disparaître les étublissemens situés, soil dans celte ville même, soit dans les environs. Cette destruction/est attestée par la

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déclaration de l'étal des usines du comté de Salm, laite en HHw, et dans laquelle on lit, à l'article Sainte-Polie : m 11 ne se fait aucun profit de la meule asceisée a feu Chrétien Virion dudil lieu, pour sTuir été brûlée du commencement des jrnmes ; il est impossible d'en faire prolil de long temps pour le peu de monde qui est audit

Bien ne rappelle aujourd'hui le souvenir de «s anciens établissements, si ce n'est une usine bute moderne qui porte encore le même nom (fie celui donné autrefois aux meutes ou moulins destine* à esmpuldre les armes. (11 y a, près de BidoBïillcr, une fabrique d'alènes appelée la

Badonriller possédait encore d'autres usines, jouissaient d'une grande ré-

Lb 1620, les officiers du comté de Salm ascrûsèrent à nn nommé Jacob Brazy, demeurant i Badonviller, le cours de l'eau passant sous sa nui»», pour y faire bâtir nn moulin ou battant i piler éeorees, à condition de payer par an quatre francs de rente au domaine du comté. (T. C. Salm i.)

Ao commencement du siècle dernier, les habitante de la partie de Badonviller qui dépendait iin comlé de Salm, adressèrent au duc de Lorraine une requête tendant à ce qu'il ne fût pas donné soi le à la résolution prise dans le Conseil de décharger un nommé Jean-Jacques Courrier, nirtbafid tanneur demeurant a Badonviller, de aime que sa tannerie, de la cote à laquelle il «ait été taxé pour la subvention. (Il parait que la famille de cet industriel était depuis longtemps ïiablie à Badonviller, car je trouve , dans les eoaiptes do Trésorier général de Lorraine pour 1607, ta mention d'une somme de 110 délivrée à David Courier, marchand ù MoBviller, u pour paiement d'un miroir, façon Je Venise, que S. A. a fait acheter de lui pour 'idachesse de Bar. n)

Oo lit dans celle requête : « U faut remarquer qwWs tanneries de Badonviller sont le$ plus Idladela province et peut-être de l'Europe, par tapfarl a leur situation et à la bonté des cuirs q« l'on y façonne. Elles sont... bâties en turme de maisons et pavillons dans le faubourg 4e ladite ville. Autrefois lesditos tanneries ont « très-fameuses, et les marchands tanneurs

qui les possédaient étaient gens riches et accomodés, lesquels résidaienl tous dans leurs maisons qui sont jointes auxdites tanneries ; mais comme on les croyait encore plus, riches qu'ils n'élaienl dans le fond, il est arrivé qu'on les a extraordinaircment surchargés aux tailles, un d'entre eux ayant payé plus de cent écus par an, de sorte que présentement ils sont tous ruinés et ne travaillent plus pour eux, mais seulemenl à l'œuvre cl profit d'un marchand de Strasbourg, nommé Cberon, qui leur donne des cuirs a façonner et qui en fait un grand commerce dans lout le pays.. »» (T. C. Salm 2.)

Par lettres patentes du 40 mai 1724*, Léopold, voulant contribuer à l'augmentation du commerce dans ses Etats, permit à un nommé Daniel d'Hcguerly de faire ériger, dans le lieu de Badonviller, une manufacture de fayenec et de porcelaine, pour en jouir et disposer comme bon lui semblera, el sans prétendre exclure toutes autres

personnes d'en faire construire de semblables. (L. P. 1721.)

Les registres du receveur du domaine du comlé de Salm, renferment, sur la ville de Badonviller, d'autres particularités que je crois devoir rappeler. En 1577, des dépenses sont faites pour ré~ fectionner la tour d'en bas de Badonviller. En 1590, le receveur paie une somme de 25 francs, moitié de 50 que Mcsseigncnrs les comtes ont accordés aux gens de justice et treize de Badonvilvillcr, par chacun an, pour aider à l'entretencment des maîtres d'école du lieu, à charge que les y appelés soient reçus du sçu ou aveu de SIesscigncurs ou de leurs officiers. Dépense extraordinaire esl faite, la même année, pour le bâtiment d'nn pavillon au grand jardin de M&r le comte, entre le verger el le meix potager, pour servir de retraite en temps de contagion. Une autre note fait menlion de la dépense u pour les miches qui se doivent aux sujets tant de Badonviller que des villages amenant de corvée ce qui est ordonné en bois inarrien, pierres, planches, xons et autres matériaux nécessaires aux enlrctenements et bâtiments des maisons pour le service de BIcsseigneurs chacun à son particulier à Badonviller. n

L'année suivante (IM)l), des réparations sont faites à la porte d'en haut de la ville. Il esl fait dépense de 13 resaux de seigle, moitié de 26, livrés, pour leurs gages de celte année, aux deu*

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