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auprès du feu, il fui lue par le maître de la maison, non pour aulre sujet que pour le manger. De quoi la justice: avertie, elle Ht appréhender cet homme, qui confessa le fait, pressé par la ra,;e de la faim. Kn effet, il en mangea de bonnes Ira u ca des. m
Soixante ans plus lard, celte ville se ressentait encore des pertes qu'elle avait éprouvées : eu 1720, les prévôt, maire, communauté et habitants de Badonviller adressèrent une requête au duc Léopold, à l'effet d'obtenir l'autorisation de lever sur eux. une somme de 2U0 livres pour les nécessités de leur communauté, pour cette fois seulement, el de lever à l'avenir, par forme d'octroi, 9 gros par chaque mesure de viu qui se vendrait en détail dans celle ville. Les Ictlres patentes de Léopold, par lesquelles il est fait droit à celle demande, sonl du 'i janvier 1720 ; elles portent : a Les prévùl, maire, habilauts el communauté de Bajlonviller nous onl fail remontrer que leurs églises, halles, foulaine, chemins el autres édifices publics, dout renlrelien est à leur charge, sonl eu si mauvais élat qu'il esl absolument uéeessaire de travailler à leurs réparations, ce qui ne se peut faire qu'à grauds frais... » (Ent. 1720.)
A partir du XYI« siècle, la petite ville de Badonviller, alors importante en sa qualité de cheflieu du comté de Salm, avait acquis uue certaine célébrité pour la fabrication des armes de guerre el de chasse. Le voisinage des forges de Framonl avait probablement contribué à y développer ce genre d'industrie, en lui fournissant les matériaux qui lui étaient nécessaires.
Le plus ancien arquebusier (hacquebulicr , hocquebutier) de Badonviller, dont le nom soit parvenu jusqu'à nous, est un nommé Clireslien, près duquel, dès l'année IjOO, le duc de Lorraine faisait acheter des épieux de chasse. Vient ensuite Didier Wirion . qui vivait en lbUG. Mengeon Wirion, sou fils peut-être, cl, eu tous cas, membre de la même famille, lui succéda en 1!>77, concurremment avec Didier Calée ou Cnlere, puis avec Demengc (ialé el Jean Krançnis, donl le premier s'établit vers i:jH2, et le second en 1006.
En lfiOi), il y mail, sur le ruisseau de Badonviller, en la prairie dessons la ville, trois meules à csmoudre les armes , donl les tenanciers
payaient, pour chacune d'elles, six gros de redevance annuelle.
Le 2 juin lOOG, le cf>mtc de Salm laissa <l ascensa à perpétuité à Jean el Paul les Matlii;, frères, maîtres forgeurs de canons à Badonviller, ii la moitié du cours de l'eau provenante d:i ruisseau qui vient de Brumcnil, sur lequel préseulement ils tiennent une meutlc à esmouldre cl fotirer canons au dessus de celle que tieut Jean Virien, maréchal demeurant à iNeufviller. avec faculté de pouvoir faire dresser cl construire ung hatland à fouler draps proche ladite meullc. »
Le 21» juillcl ItilS, Samuel Lucas, marchand d'armes, demeurant ù Badonviller, obtint ra permission d'ériger « une muelle ii esmouldre de? canons d'arquebuses en un sieu prey au finauidudit Baudonviller, lieu dici à Herpey, parmi lequel y |>asse un*; petit ruisseau... «
Eulin, le \i septembre de la même année, un nomme llanss Schneider, maître arquebusier, demeurant ù Badonviller, oblint l'asccnsemcnt de la forge qu'il avait fait bâtir joignant les murailles de ladite ville, proche de sa maison, <* soin la moulée qui va sur les murailles de la ville. » On lui ascensa, eu outre (23 janvier IGIU), un usuairc silué au-devant de son jardin, au faubourg d'eu haut de Badonviller, dans lequel usuaire il promit de l'aire bâtir quatre maisonnettes pour loger quatre artisans. (T. C. Salm à.)
L'n document beaucoup pins complet que ceux que je viens de citer, prouve que, dès le commencement du XVIIe siècle, la fabricaliou d<.armes occupait à Badonviller un graud uombie de bras. Kn UilG, les arquebusiers et faiseurs de canon adressèrent une requête au eomlc du Salm, iilin d'être ériges en corporation ou maîtrise et de lorititT entre eux ce qu'on appelait alors uu ban ; voici celte requéle, désignée au Trésor di s Chartes, sous le titre suivant : «. Reiglemcnt et ban que les maislrcs et compagnons harquebuziercl forireurs de canons el autres gens de la fori:t el de la lime de Baudonviller et faubourg dVeiîo désirent establvr enlreulx par l'aulhorflé de J'v'f seigneurs les Comtes du Rhin cl Salm.
>i Comme ainsy soit que ce jourdhuy dixhuicticsino d'amis! mil six cens et seize, stil nouveau, (pie les maislrcs baïqnelur/ieis, tant forgenrs *\c canous et faiseurs de rouclz comme garnysseurs de canon et faiseurs de serpentins, monteur:,
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