‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 70 sur 292 · OS · texte numérisé non relu

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comme sorciers. Les pièces de quelques-unes de ces procédures monstrueuses nous ont été conservées, et on peut, eu les lisant, juger d'après quelles accusations des malheureux étaient condamnés à la torture ou livrés aux flammes. Je crois devoir donner place ici à l'un de ces documents.

En 1608, un nommé Dcnicngc Noël, pâtre à Saiutc-Maric, ayant été convai}icu du crime de sortilège, par ses propres aveux, s'évada de prison et se réfugia dans la mai/on de Guillaume Reuard, habitant du même village. Noël fut découvert cl déclara qu'il avait vu Guillaume Renard au sabat, eu un lieu dit h Vallière , vêtu d'une jaquette grise et d'un bonuet blanc. Ce malheureux, probablement au milieu des douleurs de la question, dénonça aussi sa propre femme, Catherine Noël.

A la suite de ces déclarations, Guillaume Renard fut prévenu de sortilège, et les informations faites par WaultriD Marchai , mayeur, Nicolas Dcuys, échevin, et Nicolas Daale, formant la justice de Barbonville, à la requête du sieur de Bariscorl, procureur d'office audit lieu. Voici le résumé des dépositions des témoins :

Nicolas Balthazard, demeurant à Sainte-Marie, a déposé : Touchant la réputation dudit Guillaume, il l'a ouï répuler et soupçonner pour sorcier, et entendu dire qu'il a été accusé pour tel par les femmes dudit Barbonville, ci-devant exécutées par le feu au lieu de Rosières. Dit de plus que, dernièrement, lui revenant de Marey et passant parmi le bois des Cordes, il trouva ledit Guillaume étant debout, la tête dans un buisson, tout mouillé et tempcslc, encore que le temps était fort beau, dont il conçut très-mauvaise opinion de lui, considéré aussi que c'était un jour de dimanche, environ deux heures après-midi.

Agnès, femme à Mougenat Warquier, de Barbonville, a déposé que par bruit commun elle a ouï répuler et soupçonner ledit Guillaume pour sorcier ; qu'il y a plusieurs années qu'il fit uue grande tempête el lomba tant de grêle sur le bau de Barbonville et circonvoisius, qu'elle gâta tout où la nuée passa ; que le bruit fut lors que ledit Guillaume était tombé de ladite nuée...

Motigcolle, femme à Jean Mougenat, a déposé avoir ouï tenir ledit Guillaume pour sorcier, il y a forl longtemps ; qu'elle a ouï Nicolas Bernard, de Barbonville, l'appeler sorcier par plusieurs fois de suite sans qu'il s'en soit vengé.

Nicolas Daale, sergent ordinaire audit ville, a déposé que de tout temps il a loujuun. ouï réputer et soupçonner ledit Guillaume pour sorcier ; qu'il l'a ouï appeler tel par plus de cet el de cent fois tout à sa personne ; que, du lcm[is passé, il élail assez familier avec lui et buva souvent ensemble, Uni au logis dt» feu Broullanl que du feu maire Chevrier; ledit Chevrier prenant quelquefois le verre, buvait ai dit Guillaume, l'appelant genat (sorcier), deqm il ne s'en prenait et n'en faisait que rire, disant : Vous Pavcx belle. El quelquefois, retournant lu soir de compagnie, étant logés en une même rue, devisaient de ce qu'il était ainsi en bruit d'être sorcier, ledit Guillaume le priait que s'il en entendait quelque chose de lui cl que l'on parlât iln le vouloir prendre, de l'en avertir ; de quoi ledii Guillaume craiguait forl, pource que lebruiuui qu'il était tombé d'une nuée tout transi

Nicolas Mougenat a dit qu'il ne pourrait non déposer autre chose contre ledit Guillaume llfnard, siuon qu'il est en bruit et estime d'être nal, et qu'il l'a ouï appeler tel par plusieurs personnes.

Jean Mougenat a déposé que ledit Guillaun* Renard est en estime d'être un mauvais gewi qu'il y a sept ou huit ans qu'il résidait à la maison de la Cour audit Barbonville avec Nicû!« Bernard, ledit Bernard eut trois ou quolre b<<^ rouges qui moururent d'étrange façon, lelicm«T. que ledit Bernard disait cl soupçonnait que W> Guillaume Benard en était la cause, et lui di«.i loul à sa personne, l'appelant par plusieurs cl à verses fois sorcier.

Nicolas Warquicr a dit que par bruit corons ledit Guillaume Renard est en bruit d'être gcoui

Nicolas de Maixc a déposé qu'il a plus:«*r fois ouï répuler el soupçonner ledit Guillaum Renard pour sorcier. Un jour, il peut y avoir r.x viron quinze ans, il entendit feu Nicolas Mi/iict* nal qui appelait ledit Renard genat el lui di~i ledit Mougenat, tout à sa personne, qu'il I vu tomber d'une nuée, auprès de la baie Je ' vigne de la Cour.

Henri Aubry a déposé qu'il ne sait rien coii'r ledit Guillaume Renard, siuon qu'il est en mut mure d'être genat.

Remy Renauldin a dit que ledit Guillaoti Renard est en réputation d'être un sorcière» a ouï dire a feu Nicolas Mougeuat qu'il avait >

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ledit Renard tomber d'une uuéc, cl qu'il le maintiendrait josqucs à avoir la tète coupée.

Catherine, femme à Nicolas Bernard, a déposé que louchant à la réputaliou dudil Guillaume, elle l'a de tout temps ouï réputer et soupçonner pour sorcier ; qu'il y a environ huit ou neuf ans, da temps qu'ils résidaient à la Cour dudit Barwntille, ils eurent un porc gras, un bumf cl deux ^chfs qui furent morts de (elles maladies que rtacim en élail émerveillé, el n'v avait moyen de reconnaître quelles étaient telles maladies, sinon «tirtilégc, d'autant que lesdites bètes, principaleiccl Ie?dilcs deux vaches, criaieul si étrangement eue c'était .chose horrihle et épouvantable, cl •t'uvinl les faire assommer el tacr à l'étable, dont de, son mari et plusieurs autres eurent opinion que ledit Guillaume Renard en était cause et qu'il k< avait ensorcelées.

»o!as Bernard a déposé que dès longtemps il 3 ouï estimer ledit Guillaume pour sorcier ; de ?j part, il l'a appelé sorcier cl gentil tout à su personne ; qn'il l a ouï plusieurs fois appeler tel pu- antres ; qu'il y a huit ou neuf ans, étant tuoîinerde la Cour de Barbonvïlle, il eut plusieurs ttitiairv morts de maladies étranges, dont il eut '■t courut opiuion qu'il en élail cause pour avoir iiDsi disputé contre lui.

Claude Baguigoon a déposé qu'il a, r>ar plusieurs fois et par plusieurs personnes, ouï soupçonner el réputer ledit Guillaume pour sorcier ; cuit y a environ sept ou huit ans qu'il était servent des champs avec ledit Guillaume Renard, et •\ic s'en allant quelquefois de nuit, le soir ou le ma lia, pour garder que le bétail ne fit mal audit baa, cfcml ensemble, il était émerveillé que ledit Guillaume était soudain disparu, cl ne pouvait reconnaître quel chemin il prenait, dont il en kvait meuvaise opiuion, suivant le bruit commun fill avait el qu'il a d'être sorcier. Dit de plus H<fr, du m^me temps, revenant une fois des champ* cl de la garde dudit ban, étant environ fcax heures de nuit, se fit une nnéc avec de znnis éclairs et étoiles, approchés qu'ils furent 'le U maison dudil Guillaume, il aperçu l (par le nvsu-n d'un éclair), au-devant de la maison diuîil «iwidanme, une femme hideuse, noire, de grande et «rosic stature, appuyée contre la porlc saus mouvement, dont il fut grandement effrayé, qui .' occasionna de demander audit Guillaume ce que t: pouvait être, il lui répondit que c'était le. tau-

reau, d'autant qu'il était rouge ; ledit Guillaume s'absenta et disparut sans dire mot, et surviut cependant un autre grand éclair qui lui dunua à voir son chemin au-devant de ladite maison dudit Guillaume, où il passa sans voir autre chose, conçut néaumoius mauvaise opinion coulre ledit Guillaume.

Didier Chevrier a déposé qu'il y a plusieurs années qu'il a ouï ledit Guillaume Renard être en bruit d'être genat ; qu'il l'a ouï appeler tel par Nicolas Bernard dudil Barbonville, qui lui disait tout à sa personne qu'il avail donné maladie à uue sienne vache, que s'il ne la guérissait, il le ferail brûler. A aussi ouï dire à feu Nicolas Mougenat qu'il avait vu chcoir ledit Guillaume d'une nuée, cl le disait tout à la personne dudil Guillaume, dont ils en entrèrent en procès.

Isabelle, fille de Nicolas Daale, a déposé qu'elle a bien ouï estimer ledit Guillaume pour sorcier ; de sa part, qu'elle a eu telle opiuiou sur lui, d'autant qu'il y a (rois ou quatre ans que son père ayant tué un loup avec une arquebuse, ledit Guillaume l'écorcha el ayaul mis la peau pleine de paille, la porta parmi les villages pour faire la quête, où elle, déposante, l'assistait ; cl comme ils eurent fait la quête au lieu de Ferrières, tirant h Haussonville à cet effet, étant en chemin, ledit Guillaume posa la holle où ladite peau était emplie de paille et s'en alla dans un saulci, bissant ladite déposante auprès de ladite hotte; el comme ledit Guillaume fut audit saulci, il s'éleva un grand veut, dont tous les saules el peupliers dudil saulci tremblaient, sans que ledit vent soufflât ou parût autre part qu'audit saulci, auquel lieu y avail de l'eau, ledit Guillaume étant dans l'eau jusqu'au-dessus des souliers, et retourné qu'il fut ainsi mouillé, il était fort courroucé, ne voulait plus parler ; toutefois, ils furent encore audit Haussonville quêter en une ou deux maisons seulement, puis il voulut retourner el grondait toujours par le chemin, dont elle eut très-mauvaise opinion sur lui, suivant le bruit qu'il a d'être

genat.

Didier Bador a déposé qu'il a, dès plusieurs années, ouï réputer el soupçonner ledit Guillaume Renard pour sorcier, et qu'il avait ouï dire qu'il avait eu des sœurs brûlées.

:ellot a déposé

qu il

a loti; ours oui

Jean Roi

réputer et soupçonner ledit Guillaume Hcuard pour un vieux genat.

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Hélène, fi-m-r." à Jacquot Bernard, a dépose qu'elle a ouï répuler el soupçonner par plus de cenl fois ledit Guillaume Renard pour,gcnat, et qu'il e>l eu tell** estime par bniil commun.

Vanllrin Jouvenat a dépo.>é qu'il a ouï soupçonner ledit Guillaume, pour sorcier, qu'il l'a appelé lel en sa personne et en présence de plusieurs, sans qu'il s'en soit venge par justice; qu'un jour, étant ledit Renard pâtre do Rarbooville, lui, déposant, disputa contre lui, danl arriva que ledit Guillaume lui dit qu'il l'en garderait ù'tinc ; peu de jours après, arriva que ledit déposant ayant fait chasser son hé'.ail h la garde comme de coutume, sur le soir une sienne vache fut trouvée ayant la cuisse rompue et tellement froissée aux o?, qu'il semblait qu'on l'eût martelée, que fut cause qu'il eut l'opiniou que ledit Guillaume eu était cause.

A la suite de ces dépositions, Guillaume Renard fut arrêté, interrogé, puis confronté avec les témoins; il nia les faits qui lui riaient imputé?, soutenant qu'il était n homme de bien, non séduit ni abusé. »> Néanmoins, les gens de justice décidèrent qu'il serait appliqué à la question. Celle sentence fut transmise aux maître échevin et échevins de Nancy, qui la renvoyèrent aux gens de justice de Burbouville , avec un avis portant que, pour purger les indices résultant contre ledit Guillaume par le procès, il y avait matière à lui présenter les appareils de la question avec menaces de la lui faire sentir, au cas où il ne voudrait entrer en confession, et au cas où il ne voudrait confesser aucune chose, « lui faire sentir les grésillons (i), mais avec médiocrité. •»

Sur ces entrefaites, la femme de Démange Noël, qui était détenue prisonnière à Barhonville, cl convaincue, par ses propres aveux, de sortilège et vénéfice, déclara qu'aux subal el assemblées

(\) Cet instrument, composé de trois lames de fer se rapprochant à t'aide d'une vis qui les serrait h volonté, servait a ptesser violemment le boni des doigts du patieul, qui étaient introduits entre les lames jusqu'à \.i racine des ongles. Pour rendre la douleur plus intolérable et empêcher en quelque sorte l'accusé de se soulager par le mouvement des antres membres, si celle première épreuve n'amenait pas les résultats attendus, on iui plaçait eu même temps les doigts des pieds, surtout le-, orteils, d;;ns un pareil éLiu. (Justice criminelle des tl w!u'i de Lorraine et de iîary par SI. Diimont.)

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diaboliques où clic avait été et assisté par diverse* fois, en un lieu dit au Petit Pré deCharmois, en tre les bois, elle avait vu plusieurs personnes. ; inni lesquelles elle eu avait reconnu deux : Guillaume Renard et une nommée Marioltc Hasard, sœur de Nicolas lhizard, alors absent pour le même crime. Confrontée avec Guillaume, la T< »: me Noël renouvela ses accusations, que celui- -i traita de mensonges. Néanmoins, ce malheureux fut conduit en un endroit de la maison seigneuriale de Barhonville, où maître Claude, exécutenr de haute justice du duché de Lorraine, avait dresse ses engins de question. Les menaces et les remontrances D'ayant arraché aucun aveu à l'accusé, on lui appliqua les grésillons aux doigts des main* et aux orteils des pieds. Ces tortures ne tirèrent aucune parole des lèvres du patient , et il fut reconduit en prison jusqu'à antre avis et délibéralion. Nouveau prncès-verbal fut adressé aux échevins de Nancy ; mais, pendant ce temps, Guillaume Renard parvint à s'évader el prit h fnii.«.

lTnc nommée Bastienne, femme de Jean Ro\. de Saiule-Slarie, fut moins heureuse, et, sur d?*-> dénonciations à peu près analogues à celles qioje viens «le rappeler, elle fut brûlée en 161 3. (Titres des biens du Noviciat des Jésuites h Barbonville. Dans la même liasse se trouve un duenm- et non moins curieux pour l'histoire de la juslrncriminelle en Lorraine, c'est un » instrument u fichant l'exécution , à Sloyenmoatier, d'un p«»rr ayant dévoré l'enfant de Claudon François, du-Jit lien. « W7Z.)

En 161 ;>, une nommée Mongetlc, femme t\- Nicolas Denys, de Barhonville, fui encore exécutée pour le crime de sortilège.

Il y avait, dans l'église de ce village, une chapelle dite de Sainle-Barbe, fondée en 1.*»*j'1 p. r Auberiin Grauilgirard.

Rarbonville a été érigé en succursale en LSOJ. Vigncules lui a été annexé en 1817.

Patron, suint Remy.

BAR Cil A IN. Dans le courant de 1818. en ;r radiant un tronc d'arbre dans uue foret récemment défrichée, sur le territoire de Barchain, t-n a trouvé un coutelas dont la lame, rongée pur . i rouille, a a.» centimètres de longueur; la {,a;-.!v cl le pommeau qui la surmonte, richement ci>eliet recouverts d'un vernis vert, conservent cik'hp quelques rotes de dorures ; les ciselures repn - I sentent surtout des gueules terminées laléraU «

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ciKOl eo velofcs dans le goûl «les décoralious fit la reuisaue. (Note communiquée par M. le docteur JKarcfea), de Lorquin.)

Baftiu:o n'a pas d'église ; il fait partie de la jwri.ks» de Htmiog.

B.AfiDLVIÈHE (LA), ancien ûef au village de Cette. Ed 1699, le sieur de Jeandclaincourt iisu ^r* reTersr>!cs pour ce fief.

BA01YL Une localité de ce nom, qui fut décile on ignore à quelle époque, existait peul- 't^aatrtfyborèsdu village de Pagncy : Pévéquc k Toai, Pierre de Brixey, donne, entre autres

- i fa collégial*» de Liverduo, qu'il veuait i foadtr (1188), vinea* Olrici decuni in Batimtf citm dotno lapidea ad vadellum. Peut- 'te ksu les mots in Itarisiio, ne s'appliquera .^si-ilî qu'à la montagne qui porte encore

le nom de cote de Barine ; c'est, du ce qoi est indiqué dans tin passade de la

- ifanaîioo des biens de l'abbaye de Sainl- Éjn*, par Cbarlcs-le-Chauve, en 870 (in mon le Barre rW Barricino).

ÔIHBEY-AU-PLALW Par lettres datées du 2 1398, Ferry de Lorraine, comte de Vauîfnrai, rrtiecl, pour lui et pour Antoine, son •w, « « garde spéciale , tous les habitants de la v ie i> BartJ-ey au plain, leurs corps, leurs ;<-tii et ritipielz (fruits et levée d'hérilages) ; il

• ai q»n» Us bourgeois de ce lieu soient comme ■■5 propre* hommes cl bourgeois de son comté J- Vaufo&ooi, et il promet de les garder, aider,

rfortrr fi rectamer comme il ferait ou devrait pwsej propres hommes et bourgeois dudit «i* de Vaudémont. (Cnrl. Vaudémonl dom.) £<• chàietu de Barisey appartenaitjMmr portion, " XVIe tièele, à la famille des Armoises ; on ; ' tn *»£Tct , «bas on registre de comptes de celle ' *p*, la oaefitiûQ suivante : •» Met en despence retereur ta tomme de neuf gros qu'il a pavée ' faclu, marchai de Barisey an Plain pour avoir '^«ilrè h farurc dn pont levys et la porte de ■•^■l \t rha»teaa dudit Barisey pour la part du •w ^ei'Armotses. (Compte d'Esticnnc Poirson '-' ^*$é$*c, receveur cl officier pour honoré

* Osait des Armoises, seigneur de Barisey ■ i Pl«, Lrh-r:; seuil , etc., de to iles les censés, r»W ft retenu* provenant des chastcaux, mai- 'Vi, f**w»sigps, terres et seigneuries apparie- ^v* »«Jti «eur des "Armoises, du Vr janvier

«wqB'io dernier décembre I5«l.)

Une rue de Barisey s'appelle encore rue du Château.

Voici, d'après la N'olice sur la ville cl le comlé de Scarpone, quelques nouveaux détails sur les antiquités qui se trouvent aux environs de Barisey : m En suivant la voie romaine depuis Soulosse par Toul cl Scarpone jusqu'à Metz, on rencontre, à droite, dans le finage de frdombey, proche les finages de Biriscy-au-Plain et de Bagneux, une pierre d'uue grosseur énorme et d'un grain singulier, dont on ne connail point I origine. On la désigne sous le nom de DEMA. Cela veut il dire Dco Marti ara? ou bien Dits Manibus ? Dans le même pays, entre Housselmont et Bulligny, est une prairie absolument sans eau dans les temps secs ; mais, dans les temps pluvieux, il en sort, par différentes crevasses, des eaux si abondantes qu'elle.-» forment de gr.-s mis seaux qui s'écoulent en partie ilnus la Moselle et en parlic dans la Meuse, près d'Urnffe. On assure qu'il y a des vestiges d'un camp romain près de Barisey-au-Plain ; on y a trouvé beaucoup île médailles. Le ebernin continue dans la campagne au-dessous de Bléuod, sans passer par aucun village jusqu'à Toul, on il rencontre celui qui vient de Reims par Nasium. «

La paroisse de Barisey, qui éloit anciennement un vicariat .résident érigé le 18 nni i;>89, annexe de Saulxures-les- Vannes, n élé érigée en cure le 1 avril 1707. Le cbapilre de la cathédrale de Toul en était collaleur.

Barisey a élé érigé en sueenrsale en 1802.

Patron, la Nativité de la sainlc Vierge.

BAR1SEY-LA-COTE. Le 15 mai 1502, Claude de derrières, seigneur d'Amanly, fait ses reprises de ce qu'il tient aux seigneuries de Cibeaumeys, aux dîmes dudit lieu, à Barisey la Geste cl /Foussonont (llousselmonl). (T. C. Foh» 2.)

Ann. d'Allamps. — Patron, saint Jean-Baptiste.

BARV1LLE. Je dois rectifier ici une erreur grave qui a été commise dans la Statistique de la Meurlhe, à l'article de celle localité : ce n'est pas du village de Barvillc, ca:;loa de Lorquin, qu'il peut èlre fait mention, sous les noms de Barrovifla et de Barri-villa dans des chartes desévèques de Toul, de 1188 cl de 1248, car tous les lieux rappelés dans ces litres sont situés dans le pays toulois cl non loin de la ville de Toul. Il s'agit, sans doule, d'uue localité maintenant détruite cl dont il serait difficile de designer

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l'emplacement, ou bieu de Banitle-vur-Vair, qui faisait anciennement partie du bailliage de N'cufchâtcau.

BAS-DE-LA-COTE-DE-TOUL, ccuse , territoire de Nancy.

BASSE-DES-SEPT-CHEVAUX, censé renfermant 2 maisons, *2 ménages cl lt habilauls, cl dépendant du village d'Angomont.

BASSE-KUBLOT, hameau dépendant de la commuue de Sainl-Quirin ; il y a 10 maisons, 10 ménages cl âi habitants.

B A SS E- J E A*N -G E 01 IG ES , hameau dépendant de la commune de Pierre-Percée ; il csl composé de 5 maisons, 6 ménages et 18 habitants.

BASSING. Le 3 avril 1 532, le duc de Lorraine permit à Jean Ilegnart, châtelain de Dieuze, d'ériger un moulin au lien de lias* i m/en, et lui donna une bergerie el certaines terres arables audit lieu, moyennant un cens annuel. (L. P. de 15ÔI-52.) Plus tard, un nouveau moulin fut encore construit par le même individu, .sur le bu» de Bassing, car on lit dans les comptes du receveur du domaine de Dicuze, sous la date de 1010: it Le comptable fait recette de irois francs, neuf quartes de blé et deux chappous, à cause de deux moulins situés tant à Bessingrn qu'au ban el (inage dudil lieu, ensemble le» terres de chevalerie que le hou duc Antoine a permis à feu Jean Begnard, vivant châtelain de Dicuze, de bàlir et ériger esdils lieux, u

Le 5 mai 151S, un nommé Gui Nickel vend au duc Charles deux journaux de bois au ban de Bassing, sons le moulin à vent de Mersprich (Marimnot), pour la somme de G francs. (T. C. Dieuze 2.)

En 159i, Annon, veuve de. Didier Bloustein, de Bassing, fui exécutée dans ce village comme sorcière.

On lit dans le Règlement pour la prestation des corvées des sujets de la chalcîlcuie de Dieuze (1027) : u Les habilans de (jucnssclimj (Guinzeling), Bassing el Dompnom feront comme de. tous temps la couppe el levée du foing d'un breuil sçiluê entre Lorquin et Einswiller, ponr^uny faire leur sera continuée la paye d'une quarte de bled et à chacun des manouvriers et laboureurs qui feront, seavoir, les premiers la f!iu;:pe du foing et les derniers le charrois, deux miches de paiu.

»i Lesdils de Ba.s>ing, outre les servitudes cy devant, charroyeronl audit Bassing loutes les

gerbes provenantes des dismes de Sou Altesse, >:( ce depuis la première gerbe conppéc jusque* a fa dernière, et conduiront le grain en provenant k Dieuze, pourquoy faire ils auront pour chacune voieluredeux miches de pain, el eu considération de ce, seront exempts, pendant la conduicte dudil dismage, de toutes cl quelconques courvée» que pourroicul survenir, demeurantes icelles à L charge des autres villages de la mairie de Culting. » (T. C. Dicuze 2.)

Par un arrêt du il janvier J 716. François- Claude de Saiul -Félix, chevalier, seigneur île Marimonl, obtint rascenscmenl de la haute justice <le Bassing, avec les droits, cens, rentes <t revenus, moyennaut 150 francs de cens aniim l. Eu 1720, les comtes de Saint-Félix obtinrent, par suite d'un échange fait avec le duc de Lorraine, les dîmes de Bassing. Entin, par un autre arrêt du 19 août 1750, il fut encore accordé ii Antoine et Claude-Julien de Sainl-Félix, à litre d'indemnité pour l'échange précédent, la jouissance des hautes, moyennes et basses justices ile3 villages de Bisping cl Bassing, en toute propriété, sans rendre aucun cens, el la cession des ferre* de déshérence adjugées au domaine par le remembrement du ban de Bassing. (T. C. Dieuze 2 et Albe.)

Le village de Bassing avail beaucoup souffert pendant les guerres du XVIIe siècle : une note des comptes du domaine de Dieu/.e, pour lt)"".

porte : u Les amendes el pargées de Bassing

ont été laissées pour six ans à la communauté dudil lieu pour douze francs par an, attendu la ruine et pauvreté dudit village, arrivée par leguerres, n Une autre mention porte que les terres du linnge n'avaient pu être eusemencées cette année. En 1603, Bassing ne comptait encore que trois pauvres habitants, de 30 ménages qu'ii } avait en 1621.

Il y avait, dans ce village, un couvent de Minimes, qui avait été fondé, le 11 février 1615, par Uercule de La Forél, gentilhomme gascon au service de France et par son épouse en secondes noces, Antoine de La Tour. Cette fondation fut autorisée par lettres patentes du duc Henri II, données le juin de la même année 1615.

Le sieur de. La Forêt mourut en sa maison île Bassing, te 15 juin 1615, el fut inhumé dans lu chapelle de la paroisse, d'où ses ossements furent lires en D»51, mis dans une caisse de velours

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tnr cl transportés, suivant ses intentions, au ca- »p.iu Je l'église des Minimes. Antoinette de La Tour nivcnii le 18 décembre 1617, el fui enterrée socs It Jome des Minimes de Nancy ; elle avait online la trauslalion de ses ossements cl J. ur rvwnion à ceux de son mari.

Par une danse de leur fondation, les Minimes Je Bj>>ing étaient assujettis à ne pouvoir, dans aucun cas, abandonner leur maison. Cependant, il finit <jui!> eurent tellement à souffrir pendant J« jnerres qui désolèrent le pays, qu'ils furent forets de quitter leur couvent el de chercher un rtfiipî dans celui des Minimes de Dieuze, après «voir ru leur monastère livré au pillage, plusieurs J'eutre eux pris et obligés de se racheter par tôt forte rançon. (Minimes de Bassing.)

La bâtiments et l'église du monastère de Hijîiop furent vendus, comme propriété natior.af?, le 7 fructidor an II, ainsi que les biens dépendant de cette maison.

Bassiug a été érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Maurice.

BASS05IPO.NT. Bassomponl était, dans l'ori- :iae, un franc alleu qui fut donné h l'abbaye de Belchamp, ainsi qu'on le voit par la confirmation <iej biens de celle abbaye, faite en Iii>7, par Ilillu. archevêque de Trêves : il y est appelé Banmpont, et, dans un litre poslérienr, écrit on i^tin, alwliiun de Bassoponle. De là , sans i/Jte, le nom de Basse aux Ponts, qui lui a *k quelquefois donné.

Le meunier du moulin de Bassomponl jouissait k certaines franchises, qui furent reconnues et fermées à différentes époques. Il existe, à ce «j?l, les pièces suivantes : Ordre de S. A. M 11,0 Jtairix, du M mars 13il, aux habitants de i'<*rlieures, de n'exiger aucune chose par forme it contribution ni autrement du meunier de BasuowiDL — Décret de Charles III, du 23 septf&bre 15%, qui déclare les fermier et meunier iiiil lieu francs et exempts de l'aide général de Landfreid et des huit gros pour conduit et autres semblables à l'cvenir. — Décret de Charles IV, du 19 janvier 1667, qui ordonne que les fcrmim de Maimbennonl et Bassomponl jouiront des mènes franchises, privilèges, immunités el ttemplioas de fournitures el logements de gens vt guerre, qoe celles dont ils jouissaient d'an- — Ordre de M. de Tornielle, du 2 1067, portant que Bassomponl, Maim-

bermont, Mehoncourt elHaigneville ne seront pas compris dans les répartitions des quartiers d'hiver de celte année.

Des contestations eurent lieu, û diverses reprises, cuire les chanoines de Bel champ et les habitants de Roselieures, au sujet du canal du moulin de Bassomponl. (Ahb. de Belchamp.)

BATIIELÉ.MONT. Le 27 octobre 1026, Alexandre Clupslain (Klopstein) donne son dénombrement au duc de Lorraine pour la moitié de la seigneurie de Bathelémont-les-Marsal, mouvant de la chàtellenic de Dieuze. (T. C. Marsal.)

Ce hameau, qui était sans doute jadis plus considérable qu'aujourd'hui, fut ruiné pendant les guerres du XVIF siècle. On lit dans les comptes du domaine do Dieuze, sous la date de 1665 : t. Balhelémont est désert cl abandonné depuis les guerres : seulement, depuis un an, le seigneur y a mis un admodialeur, sans qu'il y ait d'autres habitants. »

BATIIELÉMONT - LES - BAUZEMO.NT. En 1078, la comtesse Sophie donne à l'abbaye de Saint- Mihiel les villages de Bathclémout [Buthclanimons), Ausanville {Ansoldivitla),elc. (II. L.)

Il existait, dans la Chancellerie de Vie, quantité de reprises faites du temps de l'eveque Renaud de Bar, entr'autres en 1311, celle de Balclémont, de Bazcmont, etc. (II. M.)

En lôô'i, le duc Raoul donne des lettres de sauvegarde pour la maison de liathlémonl et ses dépendances, appartenant à l'abbaye de Saint- Sauveur, moyennant un ceus de dix imaux d*avoiue. (Ahb. de Domévre.)

Le 17 août l.'iîiS , Catherine de 1 la rrau court, dame d'Ormes, el au nom de Théodore de Saulx, chevalier, seigneur d'Arc sur Thil, veud à Nicolas de Lorraine, comte de Vaudctnont, représcat;!tit le duc Charles III, leurs droits el actions cz terres de Parroye, Lineuveville-aux-Bois, Semybesauge , Balhelémont, Baulsemout, ^Canrey , Crion, llaudoiiviller, Hénamcuil el dépendances, pour la somme de 20/KJ0 francs.

... Par lettres datées du 29 avril 1604, Claude de Malvoisin, seigneur d'Aboncuurl, trésorier général des finances du duc de Lorraine, cède à ce dernier les part el portion qu'il avait ez hautes, moyennes cl liasses justices de Parrose , Ha rraucourt, Xanrey, Balhelémont , Semibesangcs et Bauzemonl, avec 300 arpents de bois, en échange

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de la terre cl seigneurie de Hammcvillc et dépentlanees. (T. C Vaudémont domaine.)

Le 28 octobre 162"ï, Simon Auberliu, seigneur de Juvrecourl, conseiller d'Henri de Bourbon, évéque de Metz, donne ses reversâtes à cause de la cession qui lui avait été faite par le duc de Lorraine, moyennant 3,000 frnncs, des part et portion que ce dernier possédait en la seigneurie de Bathelémont, droit de sauvegarde, et ce qu'il avait en la rue dite la Cour l'Abbé, audit lieu. (T. C. Eiovilîe.) On v«.it, par ce litre, que les cens dus par le gagnage de l'abbaye de Domèvre consistaient en cinq sous, monnaie de Vie, quatre pains fowasses (gàlelels, gàleaux) , d'un biche l l'un, quatre quartes de vin, trois dupons, deux resaux de blé, huit d'avoine pour le haut château dcParroye, el six resaux d'avoine à Einvillc. (Abb. de Domêvre.)

Le 29 décembre 17*:), le sieur .Michel Busscune, demeurant à Luuévillc, acquit de Joseph Sigisberl Magnicn de Magnieuville la terre el seigneurie de Bathelémonl, située sou» le ressort du bailliage de Vie, eusemb'c'ta partie du village dudil lieu, appelée la Rue (le Lorraine. (Ent. 1749-b'l.) Cette dernière seigneurie avait précédemment (1710) appnrlenu à M. de Juvrccourt.

Par suite d'arrangements faits, en 1757, cuire tes religieux de M»-nil, près Lunëville, et les chanoines de Domèvre, décimateurs à Balhclémonl, et M. Charles-Antoine Duniesnil, avocat à la Cour et substitut en la Chambre des Comptes do Lorraine, ce dernier fut autorisé à faire planter des vigues sur dix à douze jours de terre du ban de ce village, moyennant u*» cens de trois livres de France par chaque jour. (Bénédictins de Ménil.)

On lit dan» tes comptes du domaine d'Eiuville, sous la date de 1 «>82 : u Notre souverain seigneur, messieurs de Parroyc et Château brehain, sont hauts justiciers moyens el ! as au village de Uapthclémont, honnis en certaines maisons dépendant de l'abbaye de Saint-Sauveur, dites el appelées ta Court de l'Abbé, où notre souverain seigneur esl seul haul justicier à cause de la seigneurie d'Eiuville el non de Parroyc. Les prisons dudil Bathelémont sonl à Parroyc, où il se fait exécution des criminels dudit Balhelëmont... «»

Lne nommée Barbillou, femme de Cluudon

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Cérard, de Bithelémoul, fui exécutée à Einvillc pour crime de sortilège, le 28 novembre lCtli.

Le village de Balhclemout souffrit beaucoup pendant ks guerres du XVIIe siècle : depuis l'année 1017 jm>qu'cu 1GG5, il resta deserl.

L'église actuelle de Bathelémont a été construite en 176*.

Il y avait, dans ce village, un rapport cousiJcrablc, qui se tenait à la saint Jean-Baptiste.

Bathelémont fait partie de la paroisse de fouzemont.

BATTANT (le), tuilerie sur le territoire ,k Neuf Maisons ; il y a une maison, un menace et 8 habitants.-

BATTIGNY. Eu 1202, Henri, comte de V«dëmonl, donne h l'abbaye de Clairlieu 12 resaux u de wayn moi lange à la mesure de Yczelix, > prendre chacun an à la Saint-Martin, sur Jduui diz li Oisons de Betcgniex (peut-être Balligny ï . (Abb, de Clairlieu.) "

Par tellres datées du mois de niai 1293^. Miles, (ils de Husson de Houdrcville, écuyer, <i Salmonelte, sa feimne, vendent à Henri, cum|. de Vandémont, un de leurs hommes de B-.li-ir, , moyennant onze livres de bons toullois : » Nuw Miles, escuier, demorans à Beligncy, f:lz Iluw-«oii de Houdrcville , et Satinoncle, sa femme, fais.Dsavoir... que nous pour uostre nécessité, ax.u. vendu el acquicté, vendons cl acquittons, parce5 présentes lettres, à noble homme noslre tresclinr signour Henry comte de Woydcniout, Syat.-.i. uoslre homme, fil Mj.colcl de Belignty, la chose, ses hoirs heritable départ pere et dcjjti mère el tout ce généralement que uous aviri*, pneus el deviens avoir ondil S>mon par quelque raison q ic ce fuit, ù tenir, à panre, et a avoir audit Conte el à ses hoirs à lousiours ledil Symw. el ses hoirs avec loulo ers choses dessus'iii :. franchement, quiclemenl el eu paix pour la sol. m i- de onze libvres de boius toîiois, desquelz u juï avons eu el reccu plain paiement doudil Coi.Icij bonne menoie nomlirëe... Que furent faicles u.' de grâce Naître Siguour mil dons cens qiuln vins et treize on mois de may. (T. C. Yaudcui ;-r. licfs.)

On lit dans un aclc de partage fait, en 1317 entre Henri, comte de Vandémont, el Erra ru sire de Nanttiel, do* villages de Batligny, i>A locourt, Puix ,1'uxe;, Vclle cl Souveraincourl les clauses .suivaules : t. Ne puent nor-dis bumim

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îi n*>s famés, ne nos bourgeois acqaesler li uns jni antres, et s'il en estoit ainsi que aucuns de nos botf de nos hommes se mariassent l'un dessw l'îclre. ilz s'en sont désairilei, el ainsy de i'on comme de l'antre. El ne poons li uns ne li aaire retenir homme ne famé ne bourgeois doujjt paru:;*, en ville que nous aiens franche ne «rve, rtespeciaulenient cil de Favieres ne puent rrlenir eeaolx de Dolecourt, ne cil de Dolccourl *jti!s Je Favieres... w (Cart. Yaudémont docile.)

Par lettres datées du C décembre i 7)97, Henri it Feeocourt, éciiyer, reconnaît leuir en fief el Lainage de Ferry de Lorraiue, comte de Vau- .JctuoDt, tout ce qa'il a a Fccocourt, Foreelles- Sâiit-GergoDOC , Vcroncoort , Vandelainville , Batujuy, Eulmont, Souvcraincourl, moulin Decirap les Vczelise, etc., à charge de deux mois j« sarde à Vaudcmonl. (Cart. Yaudémont fiefs.)

Le itT mars 1598 , Guichard de Battigny , fcuver, déclare qu'il est hnmme-ligc du comte de Viadémual et tient de lui en fief cl hommage Ml ce qu'il a ei terres et seigneuries de Ballirny, Gelocoort, Vandelainville et Thorey, avec ta fours banaux de Rattigny et Celocourt, l'affimge de son hôtel et fours banaux, nue maison 2 Vandémonl et tout ce qu'il possède a Vitrey et Griller. (T. C. Vaudémont fiefs.)

Voict le lexle des lettres du 21 janvier U91, fjr lézardes le due René abolit les mains mortes ■* Hoodrttiï'e, Hammeville , Batligoy cl autres ïit'jges du roui lé de Yaudémont : « René, etc. \k U part des manans cl babitaus des villes de Uwidreville, Hameville, Parée Saincl Cesare, ce est de ooslrcdicl comté de Yaudémont, Vitrey. fiovdler, Pulz, Yellc, Souveraincourt, Baltîuer, Gillocodrl, Fecocourt cl Eumonl, Domwrif, Ponrccllc, Eâtreval, Cliaoulley, Gugney, Ficelles scubz Gugney, Préc, Fourcclle saincl fcrgwme, Yeroncourt et Oigneville, tous nslans w Dostrcilict comté de Vaudémont, nous a esté n,ii>»iré que de pieça feu de bouac mémoire iM'irediet très cher seigneur et nycul le comte rL-rry sjaul ior> regarl aux grandes charges et redmuces esquelle* lesdklz manans luy csloienl '•uni aiCa de le? norrir soubz luy, leur eust quiclé ci ataly jusque* à rappel la morte maiu qui t*sloil ;i:reufi, et que des lors, tant du vivant de feu de icoue mémoire noslrcdicl trescher seigneur el e*re qne Dieu absolve, que depuis a esté peu usé

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d'icclle morte main jusque* aa-zueres que nos officiers ondict Conté ont vendu à qui plus les bieus et héritages qui nous estoicnl escheuz k cause d'icelle morte main en aucuns des lieux dessusdiclz, à cause dequoy iceulx habilans onl esté fort desprisez el villipendez de leurs voisins cl plusieurs mariages se sont laissé à faire esdiclz lieux, que toarue et redoude au granl dommage de nous et desdietzsupplians nos subicclz, et plus fera pour Tadvcnir sy par nous n'y est pourveu, nous suppliant trcshumblerneol que du regart à la grâce premièrement pour ce à culx faicle à ce que dict est, et mesmement que plusieurs attitrés villes de nostredict comté sont dcsja hors de ladicte morte main, Sçavoir faisons que nous beiii^nemeol inclinans h l'humble supplication d'iceulx habilans, ayans regarl aux choses dessusdictes et qu'ilz uoussont taillablcs deux fois Tau à voulonlé, ausqueis ce doicnl cl sont teuuz nous paicr cl faire plusieurs au lires choses el redevances, pour ces causes et aullres raisonnables à ce nous mouvons, de grâce spéciale, avons, par bon advis el meure délibération de conseil sur ce preheu, pour nous, nos hoirs el successeurs comtes de Vaudémont, pour lousiours perpétuellement, ausdietz habilans dessuz nommez, h leurs hoirs el successeurs el à ceulx qui après viendront demeurer et résider esdietz lieux, quiclé, aboly et osté ladicte morle main et des maintenant pour lousiours la quictoos, abolissons et osions sans ce. que pour l'advenir nous ne nosdiclz successeurs leur en puissions aucune chose demander, pourveu toutlefois qu'ilz demeureront et seroul teuuz envers nous, nosdiclz hoirs et successeurs, en toutes les-aultres choses el de telle cl. pareille condition qu'ilz onl esté el sont de présent, réservé de ladicte morte main seulement.... » (Cart. Chartes et privilèges.)

Les habitants de Ealligny ayant essarté sans permission 74 jours de bois rapailles, lietidit les MajcaiUrs, ils obtinrent, le 27 janvier ly'64, des lettres par lesquelles ils furent relevés de la faute par eux commise, à charge de payer un gros de cens par chaque jour, conjointement avec les habitants de Vitrey el d'Oguëvillc. (T. C. Vaudémonl fiefc.)

On a des dénombrements de la seigneurie de Rattigny , donues par Gérard de Haraucourt (149») ; Jean de Launoy (U9G) ; Jean de Châlel (tiW4) : Jacquot du Bourg (1340); Jcau-Léo-

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îiard de Ranfning (1382) ; Nicolas Maimbourg el Ovule Maimbourg (1626); Louis Collignon, Clantlc Noirel el Charles de la Forge (iGOi). (T. C. Yaudcmonl.)

Par contrai du 20 janvier 17lïi, Nicolas-Joseph Le Febvre, chevalier, procureur-général de la Chambre des Comptes de Lorraine, ascense, au uom de S. A. R. , à Jean Philippe, comte de Cardou-Vidampicrre, premier gentilhomme des princes de Lorraine, les droits utiles et honorifiques des villages de Thorcy, Dalligny el Gelocourt, avec les rentes, cens, terres et prés au comté de Vaudémorit, et les droits de chasse, moyennant Ï»(K) francs de cens annuel. (T. C. Vaudemonl additions.)

Par lettres-patentes du 13 décembre 1723, Lcopnld remet à M. de Vidampierre le cens de 800 francs auquel ce dernier était allenu, cl réunit les villages ci -dessus rappelés au comté de Vandeleville, qu'il érige par les mêmes lettres. (Ent. 1721-23.) Enfin, le 1" octobre 17*4, Stanislas amortit pour toujours les biens acquis par la communauté de Baltigny sur M. de Laoeau, consistant en une maison avec ses dépendances, située dans ce village. (Ent. 174j-40 )

Ou lit daus les comptes du domaine de Vandémont, sous la date de lî>83 : a Baptcgncy el Gellorourl sont deux villages sous une même mairie, sous la souveraineté de notre souverain seigneur comme comte de Vaudémont, ayaut auxdits lieux toutes autorités el prééminences de justice sans portion d'autre. Les habitants sont laillables deux fois l'année à volonté, savoir Pâques el Sainl-Ucmy. Us sout sujets à tons impôts, corvées el charois ordinaires cl extraordinaires. IjChacun conduit ayant charrue doit aller trois fois l'an labourer les terres du gagnage de Salprey, savoir h ensemencer les avoiues, a somarler el à semer les blés. Chacun conduit doit uue journée à sercler les blés dudil gagnage, une à sercler les avoines, une à seiller les blés et uue aux avoines. Tous hommes portant faulx doivent chacun une journée à faucher l'herbe du grand breuil d'Atlenay appartenant à notre souverain seigneur, étant conduits par le maire desdils lieux avec son doyen, lequel maire doit avoir 18 michotles, chacun faucheur et le doyen neuf, cl avait ledit maire un homme à franchise. Lesdils habitants sont sujets comparoir aux plaids bannaux au lieu de Puixe, qui se tiennent trois fois l'an, et pour

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l'exemption de. comparoir, doivent chacun on gros au prévôt dudit comté par conduit. Sout sujets à deux guets à Vaudémont et en paient chacun an 20 francs au capitaine de Vaudémont, el nonobstant ce, ledit capitaine les commande par temps de bruit de guerre, d'aller garder audit Vaudémont, encore qu'ils paient ladite somme, v Us sont sujets sous la bannière dudit comté el aller en toutes expéditions.... n

Plusieurs individus de Baltigny furent arrêté et exécutés sous l'accusation du crime de sortilège : en UiOîi, sept habitants de ce village étaient détenus dans les prisons de Vézclisc ; trois d'tutre eux furent livrés aux flammes : Hannix Jaune!, Clandin Nicodemns el Marie Marcaire. Nicolle Nicodemns fut appliquée à la question et bannie pour cent nu ans. Eu 1608, un nomme Nicolas Gérard, dit Colol, fut encore exécuté par le feu.

Ce village eut h souffrir, dans le XVIIe siècle, de tous les fléaux qui ravagèrent nos contrée* : en 1631, la grêle détruisit une grande partie des récolles. Dans le courant des aunées suivantes, h guerre cl la peste le dépeuplèrent. On lit dans les comptes du domaine de Vaudémont, pour J fîâ" el KiiO : u Le comptable remontre, comme il i fait au compte précédent, qu'il est impossible de lever les cens dus auxdits lieux, pour être les lu rilages d'iceux demeurés incultes, et les propriétaires étant décédés ou absents. »i Eu 1667, ks villages de Baltigny cl Gelaucourt ne comptaient que seize conduits, tous mauouvriers, el point «Je laboureurs.

Balligiiy a été érige eh succursale en 1802, avec Gelaucourt pour annexe.

Patron, saint Germain.

BAUURECOURT. Il est parlé du village do Baudrccourt (Baldrecurt) dans la confiroialioa faite, en 1102, par le pape Célcstiu III, des bien* et des privilèges de l'abbaye de Saiut-Arnou de Metz. (H. M.) •

Le jour de la Saint-Simon et Saint-Jude 13"i, Jean d'Amelécourt-, écuyer. reprend d'Edouard, comte de Bar, ce qu'il a à Tinqucrey •Tincry), les Mannilz (les Ménils) el Baudrecourl. (Cart. Pont liefs.)

Le 6 juin 1-432, Simon, comte de Salm, donne aux habitants de Baudrecourl des lettres de sauvegarde, pour laquelle il devait lui être payé annuellement, le jour de la Saint-Martin, par cha-

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" que contait dudil lieu, une quarte d'avoine et un gros, monnaie de Metz, cl pour le demi-conduit, dm hichels d'avoine et six messins. Le li) novembre 1531, les religieux de l'ab- ; bveSiiot-Arnou-lès-Melz donnent à Jean, comte Jrj Sii)tn. niarecbal de Barrois, pour lui, ses hoirs et descendants en ligne masculine, et à faute d'ipi>ur ses descendants en ligne fémiuine, la nwtk de» villages, terre* et seigneuries de Mor-

II vifle, BaadrecoiH-l, Flocourt, Clianoy, Frémery et E Lcmuûcuurt, à charge par lui d'être reçus et main- ! tenus en sa .protection et sauvegarde, tant eux

i jae tous les biens de ladite abîme et spécialement ie> villages et lieux susdits, u cl sont les Jroits de ladilu vouerie tels que s'ensuit, assavoir J que le* habitants desdiles seigneuries paieront t audit seigneur comte et a ses successeurs les an- I cienBes gardes qui lui étaient annuellement par f ttt\ «lues; qu'il jouira des droits de garde et sauvegarde accoutumés d'être payes chacun an aux donataires et à leur monastère par lesdils habitants: qu'il prendra le tiers de toutes amendes, wniiseatioBS, épaves, treives (treuves, trouvailles) qui se commettront csdites seigneuries ; qu'il joiira des droits el autorité de haute justice, cas cnniiocl, sans plus auxdits lieux, avec puissance Je faire pnnir tous délinquants, lesquels ne pourront cire emprisonnés qu'audit Morville, ni leurs precès faits qu'audit lieu ; des frais desquels procès les donateurs seront tenus payer le tiers ; auro»t cepeodaul tout pouvoir de faire ériger csdits Jîeoi les signes patibulaires , carcans el autres marques de haute justice ; et seront lesdits habitants de cris, de bannis (bannières), de chevauchie, sujets auxdits donataires comme les hommes el sujets de leur barounie de Viviers, se réservant lesdils donataires tous acquêts d'eau, accrues de bols, terres, vignes et Irexes ({riches, (rviches, tresches, trisches, terres en friche), aubaines, les grosses et menues dîmes, les gagnages et toutes rentes el revenus quelconques desdils lieux, arec la collation des églises paroissiales desdits Monilie et Baudrecourt. (Baronnie de Viviers.)

Oo lit dans les comptes du domaine de Viviers, somla date de HiOa : u La seigneurie de Mur- Tille, Bauldrecourt et Fccocourl est mouvante de l'empire, de laquelle Monseigneur est haut voué, et à lui appartient l'autorité de la justice criminelle. Il prend le tiers en toutes amendes, épaves et confiscations. Les habitants desdils Morville et

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Baudrecourt paient bourgeoisie à Monseigneur, savoir : chacun un gros, monnaie de Metz, le gros valant dix-huit deniers, monnaie de Lorraine, el une quarte d'avoine, mesure de Viviers , que les habilans sont tenus rendre au château dudil lieu. Et ne sonl tenus aux prestations ni servitudes. «

m La bourgeoisie de Morville et Bauldrecourt. Les habitants desdits lieux paient par chacun au un gros, monnaie de Metz, valant 18 deniers, monnaie de Lorraine, et une quarle d'avoiue. •» (Domaine de Condé.)

Baudrecourt a été érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Pierre.

BAUZEMON'T. En lOGîi, Eudes de Sorcy, evequede Toul, donna à l'église Sainl-Gcngoult de cette ville, Ban/.emonl et l'église de cv lieu, qu'il venait de faire reconstruire (villa qutv d'icitur Bosonis montis cum ccclcsia in honore suncli Grni'f/ii, qttatn nociter à fundanxentU rcstruxiinus.) II. L.)

Ou lit dans l'Inventaire des titres de la mense canoniale de Domcvre, que toul ce que celle abbaye possédait h Bauzcmont lui venait du chapitre de Toul, qui l'avait cédé à ladite abbaye pour le Ménil près de Choloy. Cet échange, daté du vendredi avant les Bures de l'année 1203, fut confirmé par Gilon (Gilles de Sorcy), évoque de Toul, au mois de mars de la même année.

Au mois d'avril 1276, Pierre, altbé île Saint- Sauveur, ascensc à un nommé Mathieu eteonsors, héritiers de Jean Brehart, tous les biens de Viry de Bauzcmont, moyennant un cens annuel «le quatre imaux de blé, payables à la Saint-Martin. (Abb. de Dotnèvre.)

Par une sentence rendue, le dimanche après la saint André 1305, par TOflicial de la cour de Toul, dans un procès entre les abbé et couvent de Senones el ceux de Saint-Sauveur, au sujet de l'obligation de réparer la toiture de l'église paroissiale de Bauscmnnt, l'abbaye de Senones fut condamnée aux deux tiers el celle de Saint- Sauveur à l'autre tiers. (Cart. Senones.)

Le mercredi après la Saint-Georges (avril) l.~89, Thierry de Dompaire, abbé de Chaumousey, vend h Thierry d'Amancc tout ce qui pouvait lui appartenir, à cause de son abbaye, aux village, ban, conduit cl passage de Bauzemont, Drouvillc, Dombasle el autres bans, pour la somme de 80 fraucs. (T. C. Eioville.)

Le 19 avril UI7, Bcnaud Le Chcsnel, au

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nom de Jacotte, sa nièce, reprend du duc Charles II le fief du passage entre Einvil le el Bauzcmont, dit le Poncel, et le pré qui est a côté. (Cart. Fiefs de Nancy et Vosges.)

Par suite d'une transaction faite, en 1j43, entre l'abbé de Senoncs et le «tiré deBauzemout, d'une part, el les habitants dudil lien, d'autre part, l'abbé et le curé avaient droit de choisir deux pauliers, en payant deux francs et deux quartes d'huile a la communauté.

Par lettres patentes du H avril 4351, Christine de Daneinarck et Nicolas de Lorraine, comte de.Vandémont, tuteurs de Charles III, confirment l'érection qui avait été faite d'une école à Bauzemonl. On lit dans ces lettres : u Chrestienne... et Nicolas... L'humble supplication et requcsle de... messirc Jehan de Liguiville , chevalier, seigneur dudit lieu de Bauzemont..., et dame Anne de Nouroy, sa femme, avons receue, contenant : Que désira ns de tout leur cuetir l'augmentation en bicus et honneurs des manans et habitans audit Bauzemont, ensemble de toute leur postérité et république, spécialement de leurs enffans, en intention que durant leur adolescence ilz puissent estre par homme docte el suffisant instruisis et endoctrinez avec continuelle estude, tanl à la profession des lettres que en bonnes mœurs el crestienne conversation, ilz ont érigé et fondé audit Bauzemotl une escolie, el eulre aullrcs biens faicls, afin de tant mieulx y entretenir ung maislre d'cscolle, l'ont douce el reniée à loujoursmaix de quatre resaulx froment par ebacuu an sur leur molin dudil Bauzemont, pour ledit maislre et rcgenl qui tiendra icelle escolle... « Les tuteurs de Charles III, au nom de ce prince, continuent la fondation ci- «Icisus rappelée et amortissent à perpétuité la rente de 4 resaux de froment. (L. P. lîïîiO-M.)

Par lettres patentes du 17 décembre 1623, le duc Henri II, à la prière du comte de Tornielle, seigneur de Bauzemont, établit, dans ce lieu, un marché qui s/y tiendra le mercredi de chaque semaine, cl deux foires publiques l'année, de toutes sortes de marchandises, qui dureront chacune un jour et se tiendront, la première au mois de juin, la seconde le mercredi après lu Nativité de saint Jean-Baptiste, el l'autre au mois d'octobre le mercredi après la Saint-Luc, auxquelles foires tous les marchands, soit de la Lorraine, soil des pays étrangers, pourront venir séjourner pour

u trafiquer, marchander, vendre et acheter, troc quer et échanger marchandises et denrées », u payant les droits d'impôts. On voit, par le préau, bule de ces lettres patentes, que le village di Bauzemont était autrefois considérable et jouissait, par sa situation, d'une certaiuc importai t commerciale. C'est ce que M. de Tornielle c\pti<< dans s;» requête, on il dit : u Que Bauzemont un gros, beau et bien peuplé village, asaî.* et pays abondant en grains, vin, légumes, fruit-, chanvres, bois et pâturages, et construit d'in grand nombre de maisons, la plupart bien bàtici el habitées de sujels aisés el trafiquant avec leuri voisins et autres... « (L. P. 1623.)

Le 3 juin 1664, Caries de Tornielle, cornu de Brionnc, marquis de Gerbéviller, grand chair bellan du duc de Lorraine, donne sou dénumiiir menl a ce prince pour les terre et seigneurie de Bauzemont cl dépendances. (T. C. Einville.)

En 1710, la seigneurie de Bauzemont appartenait à M. de Tilly, doul les officiers connaissaicot des causes en première instance ; les appels allaient au bailliage de Nancy. Le château était France, terre d'Evèché, et la moitié des fossts Lorraioe. Il y avait, a celte époque, 60 habitant?. (E. T.)

On lit dans les comptes du domaine d'Einvillr, sous la date de 1582 : u Messieurs du haut château de Parroye ont une rue à Baulzemonl, qu'on dil Sur le Bain, en laquelle ils créent «n maire. •»

Ce village souffrit beaucoup des fléaux qui désolèrent la Lorraine au XVIIe siècle : dès l'arinv-- 1627, la peste y éclata. En 1612, la plupart dfc terres el héritages étaient «• déserts el les propriétaires cl détenteurs morts. Il n'y avait que i habitants en 164.), et seulement 3 en 1654.

Il y avait, dans l'église, les chapelles de Satot- Nirnlas el de Notre-Dame-de-Pilié. Celle dernier* avait été fondée, le 12 juillet loiO. par M. de Ugniville el Anne de Norroy, son époosc. (E. T.)

Bauzemont n été érigé en succursale en lW-> avec Buthelémonl el Valhey pour annexes. Ccludernière commune a été réunie à la paroisse d'Einville en 1807.

Patron, saint Martin.

BAYAHT. En 1211, l'abbaye de Beaupré el celle de Salivai firent un accord au sujet du tuoulin Buyart, situé sur la Scille(ri<? molcndino su}'™

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(arth), dont la hui- !i-fje parue ;»ail été donnée aux religieux de i>iupfc{v»r Pierre, chevalier d'Amance. Il fut Dijutnu |ic i: abbaye de Salivai deviendrait pro- \ ric\iireL' cttte huitième partio en donnant ehaj ;o natf, i ctlîc de Beaupré, le jour de la Saint- .':,:.ja. S 'r-ui de blé récolté près de la grande J. -iltt-Lux iapmi grangiam que dicitur >ir--uffji"j;, appartenant au couvent de Salivai, 1 a !r fa prés po>*ibfe de Bezange {de liesenjes).

li tnri'f de Sallrawe (ou Saline uice) ayant ^ . it^Vale et allée à rnviic pour les grailles

• •••• jserres) qui ont estee* au paiix, n les •r ç«iu Je Salivai abandonnèrent a ceux de l-i-.yn,tn échange de la redevance de 8 imaux

t'a « <p'ils avaient en la ville cl au moulin L ity. Gu acte d'échange fut passé au mois de

>. i-cj!jn 1300. (Abu. de Beaupré.) HW'OS. Suivant D. Calmel, c'est de Bayon

-3 1 wraii fait mention, son» le nom tVAbajum,

• \» Cbrvnique de Richer, au chapitre inli-

■ ■• : Dt jtùtcstale A bbatis Senonirnxis et jure ' .f <-tli... Malheureusement, le savant abbé de x » trt ae donne aucune preuve à l'appui de

>4«rti.io,qui semble fori contestable. (II. L ) k «iiaeJi après la Saint-Luc IjDQ, Jean de ^ rr>, dietajJtTf Joone son dénombrement au •-• Harki U pour les fiefs de Bayon, Roaclieu- . ScraavJie, Landecourl, Francouvitle, etc., |> i toi «tairnl advenus parla mort de Jean •-Tvo^fo aiusin, et de Wallhier de Warres, *■ j T. C. Rosièro 5.) I"|j<n.'«»e1 suus la dite du 28 août 1477, des •fi de Tcrriu de Haraucourl, seigneur de ' -J-Mt:, cl d'Evrard de Haraocourt, son frère, ;•■:.>:;'. qae jw«r avoir adliéré au parti du duc de > < --"goe, U ayant été pris d'assaut eu !a ville <- par les gens du duc de Lorraine, lewr si rlciuence» les a élargis de ses prisons •■r* tnjiû-ii-vïc de leurs bicus, ils protuel- ' LM-irtà l'arcair fidèles et obéissants sujets. ' C 0rclinuaîit>n» et ChMel.) ^•Ici^rs datées du 14 décembre 1482, le II, à la demande des seigneurs de

■ w^iie ces derniers à reporter au 3 dé- •liirr i», \,Mrifi ^ scf (enaienl de toute ancien-

" 1 dn- <* lieu le 2 novembre. (Cari. Chartes.) t***, [ç Juc Antoine donne à Jean, comte via, d ii hoirs, les châteaux, terres cl *• Fénéirangc cl de Bayon avec leurs

dépendances, excepté la souveraineté, ouverture et hommage, pour en jouir après le décès de Marguerite de Neufchàtel, veuve du comte de Ticrstcin, etc. (L. V. 1329-3!).) On voit, par les pièces d une procédure qui cul lieu, vers cette époque, entre les seigneurs de Salm et ceux de Linange, qu'un tiers de la terre de Bayon s'appelait la seigneurie de Brandcbutirg. (T. C. Nancy 2.)

Les habitants de Bayou obtinrent, eu 13S7, la permission de prendre leur affouage au bois des Foueresses, moyennant une redevance annuelle de 8 deniers par conduit. (L. V. 1337.) Au mois de mai 1368, Charles M les confirma dans ce droit, à charge par eux de payer annuellement une rente de dix francs à la recette de Châlel. (Cari. Nancy domaine.)

Bayon possédait, dès le XVI*' siècle, une branche d'industrie qui parait avoir disparu depuis longtemps de cette localité : je veux parler de la fabrication des papiers. Les plus anciennes noies relatives à la papeterie de Bayon, celles du moins que j'ai pu découvrir, ne remontent pas au-delà de 1337. On voit, par les comples du Cellericr de Nancy, pour celte année, qu'un nommé Thiéry Maillard, de Bayon, paie pour droit de passage à Nancy, U gros pour quatre char relu» à sept chevaux menant papier. L'usine de Bayon semble avoir acquis, vers cette époque, une certaine importance : c'était clic, en effet', qui fournissait les papiers nécessaires à la Chambre des Comples. Celle particularité est attestée par plusieurs mentions des registres des Trésoriers généraux de Lorraine, pour les années lîiiO, 13i3 et lîiiî», rappelées dans mes Recherches sur l'industrie eu Lorraine. (Mémoires de l'Académie de Stanislas, année 1 SiD.)

Je cn:is devoir mentionner ici une particularité que j'ai trouvée dans les registre» des lettre* patentes de U7* h LiSti, ccsl que, le 28 avril de chaque anuée, il se tirait à Bayon, au jeu de l'arbalète, des prix dounés par les seigneurs du lieu.

L'hôpital de Bayon avait été fondé vers la fin du XVe o:i dans les premières auuécs du XVI* siècle, par Henri, comte de Tierslein, et Aunc- Marguerilc de Neufciiàtel, sa femme, qui y firent également construire, en 1312, une chapelle sous l'invocation de suinte Anne. Le litre de fondation de cette chapelle porte que le comle et L comtesse l'uni fait ériger, u en l'hôpital neuf do

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Bayou, a la main sencsire, lequel hôpital ils ont fii il construire et édifier de leurs deniers avec ladite chapelle. * Il y avait encore, dans le même hôpital, une chapelle de Notre-Dame, qui avait été fondée avant 1382, par une nommée Jaquette^ femme de Didier de Denetivrc. (E. T.)

Quant aux Tiercelins, c'est le 28 mai 1623 que le duc Henri autorisa leur établissement dans la ville de Bayon. En 1 6-7, Marie-Claire de Croy, fille du fondateur de leur couvent, donne à ces religieux u le vieil corps de logis basly par le sieur Jacob d'IIaraucourt, audit Bayon , a commencer du nouveau corps de logis basty par !e sieur Jacob d'Harauouirt, lors seigneur dndtl Bayon , jusques au suivant joignant la part de monsieur de Salmc, dedans lequel vieil corps de logis et place ils baslirout leur couvent, cloislre et église, mais aveeq tel ordre qu'avant commencer ils envoyeront le plan h sou Excellence »

La dame de Croy leur assigne, en même temps, différentes renies et revenus, leur donne une chapelle à Dommarlin-snr-Vraine, les-dcux chapelles fondées en l'église de Bayon , par Henri d'As mnnee, (l'une, meuliounée dans un litre de 1416, portait le nom de son fondateur ; l'autre était sous le vocable de l'Annonciation), la chapelle Sainte- Anne de l'hôpital ( in hnspilali ojipidi de Rayonnât, etc.

En 162.2, Victor Mollot, «jadis curé de Bayon, n fonda, dans le cimetière de ce lieu, une chapelle sous l'invocation de Notrc-Daine-dc-Bon-Vouloir; il y fut inhumé, cl on y voyait son épitaphe, laquelle portait que si les services atlachés à cette chapelle ne s'acquittaient pas régulièrement, les revenus qui y avaient été afîeclés seraient donnés à l'hôpital. (E. T.)

Un arrêt du Couseil Souverain, du 22 mars 4035, maintint les Tiercclins dans la possession de ces chapelles, dont l'union h leur église fut confirmée par M. de (îouruay (1637) el par M. du Saussay (I6:>9), évèqnes de Toul. (Tiercelins de Bayon. Dans les titres de cette maison , se trouve un Arbre de ligne de Didier Durand , prêtre, fondateur de la chapelle Saint Corne en l'église paroissiale de Bayon, el fils de Didier Durand, prévôt de cet'e ville.)

Enfin, par lettre- patentes du 18 mai lf>33, le duc Charles, à la prière des seigneurs de Bayon, permit aux religieuses réformées de l'ordre de Saiiil-Benoit de faire bâtir un couveul dans celte

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ville, à charge, par elles, u d'enseigner la jeunes» aux bonnes moeurs el vertu, ainsi qu'elles s'y sou: offertes, n (L. P. 1052-34.)

Il y avait, dans l'église de Bayon , on grand nombre de chapelles : celle de Saint Michel et <k Sainl-Gérard ; celle de Saint-Hubert, dont l« Berman de Vircrourt étaient collaleurs ; celle île; seigneurs, sous le litre de l'Annonciation de U Saiute-Vicrge el de Saint-Nicolas ; elle fut unie a la mensc conventuelle des Tiercelins le 10 juin 163* ; celle de Notre-Dame-de-Pilié et de Samt- Césairc, unie aux Tiercelius le 1!» novembre 1030 ; celle de Sainl-Cômc el de Saint-Dami* a . unie aux Tiarcelins le li août I6.il) ; celles <)r Haraucourt et de Brandebourg, cl celle du Saini- Sépnlcre, nnie aux Tiercelins. (P.)

La viile de Bayon souffrit beaucoup durant lt« guerres du XVII* siècle : en 10iî, elle ne comptait, avec Haigneville, qite 16 ménages ; en lli^, elle élail inhabitable. En 1768, il y avail m feux.

En 1588, une nommée Françoise Pcrrin, it Bayon, fui brûlée comme sorcière. En 1603, Cv therine, veuve de Didier Martin, fut exécutée jvmr le même crime, bien qu'elle fût octogénaire. Los faits articulés contre elle dénotent loul ce qu'il y avail d'inique dans ces procédures monstrueuse: appelée à soigner une vache, clic s'était contenta de se signer cl de faire quelques grimaces, prumettant la guérison, qui n'eut pas lieu. On l'a v-.it vue un jour se rouler à lerre et se dénuw.r comme une possédée. Une aulre fois, son fils, qui voulait lui fmre abandonner uuc pièce u\> terre, avait été entendu la- mennraut de la Lin: brûler comme sorcière. Enfin, pour découvrir h maladie d'un de ses voisins, elle avail, à Yùk d'une chandelle, fuit une expérience évidemment diabolique.

En 1736, deux individus de Bayon, Luc Boit cl Jean Poirol, furent poursuivis pour avoir ci.usullé un devin ; la procédure établit qu'ils s'étaient donnés au diable et avaient signé un pacie avec lui. Mais, plus heureux que les infortunepoursuivis dans le siècle précédent fïour le crime de sortilège, ils en furent quittes pour être blâmés. (.1. C.)

Voici quelques pnssnges d'un procès-verbal ihs plaids annaux tenus à Bayon le 20 iiove:i;upj 17/7, au nom de M. le marquis de la talairin-:, lequel en était seigneur, ensuite de l'acquiMliim

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