‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 72 sur 292 · UY · texte numérisé non relu

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dcre (Vandièrcs) dicta... (Notice sur la ville el le coinlé de Scarponc.)

Il est encore parlé de Bayonvillo dans une charlc de l'empereur Olhou II, du M mai 977, coufimialive des biens de la même abbaye. (II. M.)

Le dimanche après la fêle Saint-Luc 1310, Harmant, iils Godiu de Prigney (Preny), reprend du seigneur d'Apremonl tout ce qu'il tient en fief a Bayonvillc el Sponville. (Cart. Aprcmonl fiefs.)

Un titre de 13U el plusieurs autres des années 4318, Uï8, HGSel 15 10, concernent le moulin de Bayonvillc, construit sur le rupl de Mad. (T. C. Apremonl.)

Le samedi après la Saint-Mathieu 1318, Ferry de Chambley, écuyer, rcconuail que le duc Ferry lui a dunné cl à ses hoirs, en lief cl hommage, tout ce que Collignon dit le Jaus, de Bayonvillc, tenait de lui à Bayonvillc et Yandelainville, à charge de garde, pendaul six semaines annuellement, au château de Preny. (Cari. Fiefs de Nancy el Vosges.)

Un document curieux, qui porte la date de i 432, fait connaître les droits des habitants de Bayonville, et les redevances dues par eux :

u Droilz de la ville de Baionville, renouvelez l'an m. cccc. xxxij.

h Premiers, lez seigneurs de Baionville peulleut el doient chestun an, s'il leur plail, faire ung maire d'ung des proudhommes de Baionville, lequel qu'il leur plail, el depuis qu'il oui nommey pour maire, il ue la peul refuser pour ung an, el quanl il l'ait pourtcy ung an, il ne Test plus s'il ne lui plait, el s'il plail es seigneurs cl au prodomnic qui est maire, il demorait en l'office si longuement que hou leur sembleroit.

n Item les seigneurs de Baionville doient faire lez sepl eschevins de la justice de sepl prodomines de la ville quelz qu'il leur plail, et tantôt que les seigneurs kz oui nommeis, tls doient faire serment qu'ilz exesseront leur office bonnement cl justement au prof lit des seigneurs et des prodommes, cl depuis qu'ilz ont foil leur serment, les seigneurs ne lez eu peullcnt jamaix osier se ilz ne se meffunl en leurs offices.

n Item le maire et les eschevins doienl cslire cl nommer chc>lun an, es annanlx plais de Pasqucs, ung prodonime de la ville quel qu'il leur plail pour estre doien pour les seigueurs pour faire lez commamlemens des dis seigneurs el de justice et pour lever les chateis (rentes) des seigneurs si

comme il appartient, el doit faire serment de bien exesscr son office prodommement. El s'ainsy e>toil qoe les seigneurs ou prodommes heussem uecessileil d'nlcr fuer (hors) de la ville, le duyn y doit aler si loing qu'il poulrail alcr en nnp ju-jr cl retourner en sa maisou le soir au giste, et doit estre h ses despens.

♦» Item ung chestun conduit qui maint (manrt, demeure) a Baionville , doit es seigneurs de U ville chotun an trois deniers, les quelz se pateu à quatre termines, c'esl assavoir ung denier a-j mi may cl ung fort en fenaulx el ung denier a b Sainl Hemey el ung forl a Noël ; chestun conduit qui maint en la ville doient au maire de la ville ung pain tel comme ilz le cuissenl pour leur eouvernacion de leur hoslel, et s'ainsy estoil quf dclïaut fusl en une des choses dessus dites louchant ses cinq vers , pour cheslune chose nommié assenie (ou asscine, assignation, désigaatiou chestun seroil à cinq solz de fors d'amende.

» Item tous ceulx qui ont maison en la ville tle Baionville doient chestun es seigneurs trois biches d'avoiene à deux termines, c'est assavoir le joor de lu Sainl Bemcig ung bichet et es vingt jours après Noël chestun an deux bichez, cl s'ainsy estoit que aucuns proudhommes de la ville hetist jusqnes à ix unissons en la ville, ce ne doit il que trois biches, et se ung homme n'avoit que !? i\c en une maison, se doit il trois biches, cl s'ainsy estoil qu'il y eusl fonde en ladite maixon, Us trois biches d'avoiene quo le proudomme doit 1er v doienl faire, le selier au frinch.irt de la ville; rt s'ainsy estoil que ung prodons venisl demourerà Baionville, lequel n'y eusl point de maixon, il doit chestun an es seigneurs deux poilles et img bichet d'avoiene avec trois deniers quant il y ail demorey ung an et ung jonr, et parmi lez droitures des poilles, d'avoiene el de deniers que paient lez proudommes chestun an, s'il plail à nng ou a plusieurs dez proudommes d'aler demorcr hors de In ville, lez seigneurs le doieul ou les doient condure une lieue en sus de la ville, quel pnrt qu'il vouldra aler, s'ainsy esl que requis en soient dehument par ledil ou dessus dis prodomcie eu prodommes.

« Item peullcnt el doienl lez seigneurs dessus dis tenir leurs plais trois fois l'an, c'est assavoir le premier plail es octave de Pasqucs, le second le jour de la Saint liemeig , et le tiers es vrn^i jours après Noël, es quels plais dessus dis doient

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les jxsortericns du ban s'en ajourner, finaud les pbi* sont tenus pour lez seigneurs, ; :oire^::< vi - maire soil, doit faire serchie *>on paJpr le d'/icu, cl saulchuns des pourteîrfiwpil, il seroit à ciuq souldz de fors d'a- <a Irl manière que toutes foix que les î« tiennent , les seigneurs donnent à * km U à aungier es compaignons de leur justice 7 à cas fini appartient pour le jour.

t htm d>-Hl le t an de Baionville chestun an, le

jar^éia Saint Martin, Ireule deux livres el deaù, cas! «savoir xx gros pour cheslune libvre, i binâtes se dotent départir par la justice du ban, d faire, payer ung chestun porlcrricn de la ville *WMtxe qu'il tient d'eritaige on dit ban, et lez 'tarte deux libvre* el demie dessus dites se doieul kJûèl paier le leodernaiode la Saint Martin, par b justice ex seigneurs à cuil il appartient, et tumj exliisl que aucuns ne punit au jour que k est, lu justice doit londcinaiti délivrer l'critaige ita lu axais des seigneurs pour embani, le proumÊÊÊÊ^J poet revenir le lendemain de la Saint pur mi l'amande paianl, el s'ainsy estoit ^Tondommc laissait passer an el jour, les du liea en puellenl faire neuve terre, el quilx n'en feissent neuve terre, ly y puel revenir parmi douze souldz cl ■t e* quelz xij souldz cl demi lez seigneurs y tncidz et tex compaignons de justice deux et demi^ cl quant les seigneurs nienl detras feritav^e an et ung jour, ilz en puellenl faire tearu terre s'il kur plail, et s'ilz ne l'en faisoienl Je proudouMne y puel revenir parmi l'amande

t lus» le maire el justice de Baionville ont ifatoir, puissance et auctoriteilde faire chespour warder lez boix les sciiez boix de la ville, et avec ce tout le escepteit les vignes el les fruis des arbres, les deux wardes il y en ail une pour les et une pour tes proudommes, lez quel- - ■ «auto ii> « ni -licstuu an pourteir cl avoir ; sr fcjr* p-jf,^ l i • intiie de \l soaldx, desquels i' rujéi il çB dechicl vij souldz de la pari mon- . loueur Fcrri de Cfumbley pour le bois du Bailli, el les faneurs du ban doicnl paier tout le ùisuorsif es broder» dessus dis, el parmi ce >uoii émpaiïïpei en ce dont il snnt chergicl V eti aiu*y c«toil qu'il trouvas! personne ... ilz si roil .i cinq louldi

d'ameude el ne renderoient nulz dampmaiges ; et sen doicnl encore pourler ces dessus dis fourestiers de chestun conduit ung pain de cuite à Noël et de chestun waingnour une gerbe de froment con dil wain el une gerbe de tramoix, et parmey ce ilz leur doieul warder leur boix, bleis, preis, et saulz, et se n'est l'amende des boix de la ville que de cinq souldz de fors, et s'aincy estoit que les dessus dil forensliers ne savcroienl b dire qui avemit fais le dampmaigc, tant dez boix comme dez aullres biens dont il sunl chergiel de warder, ilz doieot rendre les dampmaiges , et doicnl les dessus dites wardes trois fois h» jour aler autour dez boix devant dis, cl quant ilz reviennent eu la ville y puellenl rappourter une founée do plain boix qui vaille ung denier, cl s'ainsy estoit qu'elle vaulsist plus d'ung denier et deux compaignons de la justice fautable les trouvaient , chestun scroil à cinq souldz de fors d'ameude, et s'aiusy estoit que -deux dez compaignons dessus dis trouvcroienl lez dis forenstiers ouvrant pour eux ou pour aultrui, ebeslun seroit i cinq souldz de fors d'amende, et avec ce ilz ne doient point aller hors de la ville ne du ban sans panre congié au maire, et on cas qu'ilz y viroil ou viroient , et deux eschevins le trouvoit ou trouvoicnl, chestun sersil b cinq souldz de fors d'amende.

n Ilem se les wardes trouvoieot aucune personne que prenist ouvraige fait es boix, il scroil h trente souldz d'amende. Item doit l'uxure es dites wardes chestun an de trois setiers de bleis lier cenge.

n Item les seigneurs de Baionville ne puellenl ne doicnl par raison mettre la main à corps d'omme ne de femme ne b leurs biens que soient manans b Baionville, se ce n'est pour cas criminel, et s'ainsy esloil qu'ilz li missent pour cas criminel, se doil eslrc par le regard de la justice du ban et du lieu, et ausy ni ail homme ne manant b Baionville que ne peulle. faire son chaulreu, son four, son coloumier el son iroupel en tel manière qu'il duil [i '--''i' Ix besles.

« Item se puellenl el doient marier lous ceulz de Baionville partout où bon leur semble, pourveu que ce soil en franc lieu et b franche lignié.

« Item est le moulin de Baionville baunaulz à tous les habitants de Vandelenville et de Baionville, et doieul mourc lez dis habitans ung selier pour ung pugnel b la trile donl les xxiiij doient faire le selier, cl s'y doil avoir on dit molin ung musnicr et ung aubelier, el se doicnl eslrc jureis

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fautablcs tous deux , et doit estre l'aubelicr si poissant qu'il puisse aidier à lever uug sac de iij selicrs de bleis de Tune des parties, cl doit avoir deux bestes ou moulin pour servir lez proudommes des villes dessus dites, et doit le musnier ou l'aubclicr reracnener en chief ung chestun proudomme sa farine, et s'ainsy ne le faisoicul, ung ebestun proudomme puel alcr panre la beste où clic soit, se donc u'esloit qu'elle fust axoiune pour les proudommes, et puel et doit ramener sa farine en sa maison, et quant il ail deschergié sa fariuc, y puet panre la bcslc el tourucr la leste vers le moulin et monstrer à ung ou deux de ses voisins, cl quant il ail fait tout ccu, si les loups mangoil la besle au chemin , le prodons en scroit tout quille, el s'ainsy esloit que le moulin ne fusl en bon estai pour mourc, ung chestun proudomme doit attendre ung jour el une nuit, et après ce, se le moulin n'esl en estait, il puet panre du bleis pour une cuist el alcr mourc où bon lui semble, cl s'ainsy esloit que il y alait plus d'une foix.Je moulin estant en estait cl le musnier ou l'aubelier le Irou voient, ilz li pucllent bouler jus son sac et farine el est acquis au musnier, el avec ce le proudons seroil a cinq sonldz de fors d'ameude es seigneurs du ban.

•i Item s'il plait es seigneurs du moulin, ils pucllent faire veudier le cours du mouliu chestun trois ans en tel manière que le maire doit sougnier une charue dcvanl les proudommes, et le maire doit mourc pour ncant pour la gouvernacion de son hosicl, el parmi ce le. maire doit doouer à mangicr el à boire le musnier ou l'aubclicr quant on lui remoine sa farine, el parmy ce le maire doil mourc après ccu Irewe baull dedans la tremenre.

n Ilcm doient estre lous les manans cl babitans des deux villes dessus dites à veudier le cours du mouliu, el s'aulcuns Hz falloient, le maire puell faire sercher lez proudommes par sou doyen, el s'il en y faull nulz, chestun est à cinq souldz de fors d'amende. El doient veudier ceulx de Ba ionville dez le moulin jusques à la maison Hanriol Tnepain jusques à une bonne qui est Lay, el ceulx de Vandclenville doient faire la veudengedu dessus dit cours des le ntonlin jusques à une bonne qui pisl en droit la ruelle, cl quant ilz onl fait, ilz doicnl venir parler au maire el es compaignous de la justice de Baionvillc et demander se ilz ont bien fait leur doubvoir, se ilz l'ont bien fait, ils

sont bien quilles, silz ne Tout fait, ilz le dot amender au regard de la justice de Baioovi De cl sur toutes les choses dessus dilcd^pudi le fait de la v'endenge du cours du tnwin, seigneurs du moulin doient es deux jnslice» Baionville cl de Vandelcnville, loul fovraige < rant, pour chestun jour, à boire el à men^ telles viandes qu'il appartient au jour, et avec doient los dessus dis seigneurs à chestun mau qui avérait esté en leur ovraige, voire que 1 vraigesoil bien fait à regard de justice pour ' denier de pain. « (T. C. Prcny.) »

Le pénultième août 1523, Guillaume de?', moises, écnycr, cl Isabeau de million, sa feuti vendent à Gérard d'Auvillicr, seigneur de M.i tour et bailli de Saint-Mihicl, les droib qu avaient sur les terres de Malalour, Bayons etc. VT. C. Preny.)

Par arrèl du 30 janvier 1732, la Chambre < Complcs de Lorraine entérine l'acquisilion f, par les abbé el religieux d'Orval, sur Lot Antoine, marquis de Ragccourl, du lier:

grosses el menues dîmes de Bayonville, moy nant 24,000 livres. (T. C. Preny 2.)

On a des dénombrements de la seigneurie de portion de la seigneurie de Bayonville, doii par Catherine Chaverson, veuve de NjY d'Eslh, cilain de Metz (U88) ; Varry de Lu 12 bourg, bailli de l'Fvèché de Metz (1504) ; Jarq Mahuel (1319); Jacques de Chaslenay (101 Paul-Bernard de Bagecourl, comte de Fonu (1663); Charles Caumcsnil, baron d'Orval, Ahne-Uenri d'Ernecourt , baron de Monm (1G6J).

Voici l'énuméralion des droits dont le du. Lorraino jouissait a Bayonville, en 1382, cou seigneur de Preny : « Son Allessc y est s.ou rain seigneur el seul haul justicier. La jn> foncière appartient à messieurs d'Anccm1 Chamblcy cl les représentants de feu sieur Sainl-Prin. La création d'icellc justice api licnl aux prévôts el ofliciers de saditc Ali audit Prcny... A Son Altesse appartient le .1 du haut conduit..., lequel est que tous t qui emmènent vins hors dudil Bayonville un char , doivent 6 deniers et la charren deniers. Et si aucuns emmènent vins hcr> ban sans permission du mayeur ou do fer; du haut conduit, il doit 30 gms d'amenvi Sont tenuz les maires et justices comparoir

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F iKoa an, lajour de fesle de saint André, audit irVny. par devint tesdiu officiers et délivrer 6 kawers de fart monnaie, faisant en coursante 14 tonr», pwr recoonoissance de souveraineté et •uata jtniict. Fonl aussi reconnoissanec da sou Je fa ctode «tant sur la tour dite Mamlrr/nerre. {fee m an ou plusieurs bourgeois dudil BayonojeaJ le son d'icelle sonner à tanne, sont kaus u toute diligence en avertir le n.iveur du Lin, que *i tôt averti, commande son d »\en ou ! tttec s'acheminer audit Preny, pour savoir la i ose dudil son, et ce pendant fuit a-M-uibler •« les habitants dndil lieu avec leurs urines et ! beoodnict d roi et audict Preny pour le service de '' nfiitr Altesse, en attendant le retour du doven

••Doibvenl lesdietz hahitans, de trois ans a Ittres, la réparation des fossez audicl Preny, ou \ n\±mr des officiers sy besoing faicl. \ * De pla* tesdirtz habilans doibvcnl par moicj*ee ceux de Vandelainville, ung guet ordiptaeaidict Preny, » la tour dict VMn!, que avec [ Irsoa d* ose clochette recongnoit les {jeus de chejrrivmas aadict Preuy. Doihvenl la chasse au [k« pM3r de sadicte Altesse ou de son officier.

- G mime aussy loutles prestations et aydes f ttlreord maires qu'ilz doibvenl à sadicte Altesse. »

Ob lit dans TEtat du temporel des paroisses >/es I7>K'. ta communauté do Bavonville était (■■posée de 50 habitants, la plupart à l'aumône. D n'est doac pas vrai, ainsi que Tu dit l'auteur M rO%rtoire de Pont -à- Mousson, qu'en 1708, ■ lie esmmnue ait été entièrement détruite et tes itanb tnés on dispersés.

Oa troBTe, i h suite de plusieurs procès- Nafeaux 4e visites pastorales faites à lia y on ville- ■tr les évèques de Metz on leurs délègues, dans fcsircJe dernier, tes passages suivants : u Nous tfimofis aux paroissiens d'clre assidus aux •Sœ> divins de la paroisse, exacts d'envoyer Kftfèiruieot leurs enfants a l'école, instructions ntécbi*n)e ; défendons les danses publiques sai personnes des deux sexes, les vab utiiies ou faamnvttn et toutes sortes de superstitions, les r^HjfOBr on veillées nocturnes où les garçons et Me» k trouvent, etc. (Titres de la cure de BayaerHe. Oa trouve , parmi ces tilre>, celui de rélaèfssemeol, en 1I>79, d'une congregaliou 4r files sons l'invocation de la sainte Vierge ; «tKfbtrt conte na ut la liste des confrère- et des

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consœurs de la confrérie du Saint-Sacrement, érigée dans celte paroisse, le 2 septembre 1000, cl plusieurs autres registres des fondations faites dans la même église.)

On remarque, au centre du village de Rayonville, cl à droite du chemin, les ruines de l'ancien château, dont la porte subsiste encore, portant le cachet du XVI" siècle; on aperçoit la coulisse de la herse et les restes des mâchicoulis qui surmontaient la petite porte.

De Bavonville dépend la censé de Mazagran, composée d'une seule maison.

Bavonville a été érigé en succursale en Is "2, avec Vandelainville pour annexe.

Patron, sainl Julien.

BAZIN, ancien fief au village de Saulxures- I es -Nancy.

Le mercredi devant la fête sainl André I apôtre \~2li, Isahcau, veuve de Thomas de Saulxures, et Gérard de Saulxures , leur fils, vendent à Tliirial de Nancy, dit Wanleil, et à Agathe, sa femme, m la maison de souveraineté dite Bazin, «f

Eu 1502, celle scignenric était passée dans la maison de Bassompierre ; on lit dans un compte du receveur de Barbe du Chastelcl, douairière de Bassompierre, rendu le 19 décembre 1572 : ii Au lieu de Saulxures, lesdits sieurs et dame de "Bassompierre ont et leur appartient la maison forte appelée anciennement la <maison d» Bazin, que de présent esl en ruyne, et n'y a aullre apparence que la maison où se tiennent les rooi- Iriers, les murailles de closture des jardins et d'un colombier en ruyne, qui est fief de Monseigneur le Duc... u (Visitation de Nancy.)

Ce fief fut successivement possédé par M'no de- Bemovillc, les sieurs de Fregnière cl de Tavagny, puis engagé par ce dernier, avec une partie de la seigneurie de Saulxures, a M. François Caîlot, médecin a Nancy, qui eu donna son dénombrement au duc de Lorraine, le b' avril 1661. (T. C. Nancy A.)

On voit, par un registre des revenus dus au fief Bazin, en raison de certains héritages situés à Saulxures, que la famille Callol possédait, dans ce village, une maison u qui lui était ohvenuc •le demoiselle Collennet, veuve de noble Jean de Flondrc, concierge chez Son Altesse h Nancy et tabellion général au duché de Lorraine et Barrois, beau-père et belle-mère de Monsieur le héraut d'armes (le père du célèbre Jacques Callot), et

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conséqucmmcnt aïeux de M. Callol, avocal. » (Visitation de Nancy.)

BEAUL1EU. Nos historiens oc donnent aucun détail sur la fondation du prieuré de Beaulieu, qui cessa d'eXisler, vers la fin du XIVe siècle, pour être réuni à l'abbaye de Belchamp. Le Cartulairo de celte dernière maison contient seul la copie informe d'une charte de 1152, par laquelle le duc Mathieu confirme la donation qui avait été faite à l'église de Beaulieu (ecclesiœ Iielli loti), par un seigneur et par son épouse, nommée Mathildc, de l'alleu de Morwcy (alloditnn de Morirty). D'un autre colé, l'Etal du temporel des paroisses contient quelques documents que je crois devoir reproduire : u Le prieuré de Beaulieu est en delà de la rivière de Vezouse, entre Marainviller et Handooviller, mais néanmoins sous la paroisse de Marainviller. Il y avait là une église qui est à présent (1712) ruinée. Il y a une niaisou où résident les grangers. Il y a plusieurs terres, prés cl autres héritages qui lui appartiennent et peuvent rapporter environ 2,'H)0 francs, compris le moulin et dépendances. Ce prieuré a une maison seigneuriale dont les habilauls sont juridiciahles aux officiers de Marainviller. Ce BeUolicu, ainsi qu'il est écrit dans, les titres, est néanmoins uue seigneurie de haute justice, moyenne et basse... '»

BEAUMONT. Le mercredi devant la Madelaine 13<>0, Henri, comte de Bar, assigne à Pierre de Bar, son frère, Mandres, Fey, Essey, SatnLut'mont (Beaumont), Frcmcréville, Flircy, Mamey, Maizerais, Saiut-Beaussant, etc. (Cari. Bouconville.)

En 132G, Pierre de Bar, seigneur de Pierrefort, assigne à Eléonore de Poitiers, sa femme, mille livrées de terre à petits tournois pour son douaire, sur Bouconville, Frémeréville, Mandres, Sambucmont, Seicheprey, Saint-Beaussant, Maizerais, etc. (T. C. Bouconville.)

En 1377, (Joberl d'Xprcmont vend, cède et transporte au duc de Bar la moitié de ce qui lui était fbveuu par la sucee>.-.ion de'Jeau tf Aprcinonl, son oncle, à Sambuismont, Sainl-Bcaussant, Seicheprey, Pannes, Bouillonville, Mandres, etc. (Cart. Bouconville.) '

Le 12 janvier I3S7, Thomas d'Aprcmonl, cenyer, donne des lettres portant que le duc de Bar lut ayaul donné tout ce que Jean d'Aprcmont, cousin dudil duc, avait el pouvait avoir

aux villes de Mousson, Saint-Beaussant, Lahéville, Sumbuefmont , Pannes, elc, il consent qui! puisse en faire le réachat pour la somme de trois ceuls francs d'or. (T. C. Bouconville.)

Par lettres datées du 23 octobre 4473, le r<i René permet ;i sa sœur de racheter tons les droits cl aclious qu'il pouvait avoir à Saiul-BeausMtii, Suuibuemont, Pannes et Seicheprey, que feu sou fils, Jean de Calabrc, avait engages à Hue d'Autel, seigneur d'Aprcmonl, pour l'acquit de 300 francs d'or que ledit Boi avait empruntés à Thomas d'Apremont. (T. C. Sainl-Mihiel.)

Le 23 octobre U79, Emich, comie de Linao^e, seigneur d'Apremont, el Jean B;»yer, seigneur de Chàteau-Brehain, échangent avec le duc de Cnr une f-finme de corps de Beaumont {Sembucfmont) contre une femme de pareille condition du même lieu, toutes deux âgées de vingt-deux ans el filles à marier. (T. C. Bouconville.)

Au mois de mars 1319, les habitants Je Beaumont obtiennent confirmation de leurs franchise». Malheureusement ces franchises ne nous sont pn^ connues : le registre des lettres pateutes où de vrail se trouver l'acte de confirmation , n'exi>ir plus, et il m'a été impossible de découvrir l.s charte primitive en vertu de laquelle ces privilèges leur avaient été accordes.

Eu 1501, Jean de La Tour est confirmé daus. la jouissaucc de ce qu'il possédait à Beaumont. (L. P. lî>(H-tt:>.) Enfin, le 8 décembre VMi, les habitants de Sambuemont donnent leurs reversâtes au duc de Lorraine pour ce qu'il avait plu à ce dernier de diminuer la redevance du froment el d'avoine qu'ils payaient pour chaque cheval tirani. (T. C. Bouconville.)

Annexe de Mandres. — Patron, saiut Martin.

BEAUPRE. Cette abbaye fut fondée par une colonie de religieux de Cileaux, envoyés de Morimood par l'abbé de ce monastère ; Folmar, comte de Metz et de Lunévillc, les accueillit, ri, conformément au désir qu'ils en avaient exprimé, leur donua un vaste désert (cremi vasli(u* et une vallée sauvage, sous Amermumrnil (llériménil) et sur la rivière de Meurlhe; en sorte que les hymnes el les cantiques sacrés retentirent bienlot dans les lieux où l'on n'entendait auparavant que les hurlements des bêles féroces.

Ce fut en 1133 que les religieux commcncèreiit à bâtir leur abbaye dans la vallée qu'ils avaient défrichée, el qui, grâce à eux, de stérile qu'elle

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était avait complètement changé d'aspect el mérité le n<"n 1uellc Porle encore aujourd'hui.

Lbtfwi" de la fondalion de Beaupré, comme eelle de presque tous nos mouaslèrcs, atteste combien «» établissements contribuèrent, dans l'ori- «î», » la richesse du pays : beaucoup de terres, ratées jusqu'alors iucultcs, furent défrichées par ics re!i?ieuï eux-mêmes ou par leurs soins, et drt Boissons abondantes couvrirent les champs cà ne croissaient auparavant que des ronces et

L'abbaye de Beaupré vit bientôt son patrimoine s'îccwilre par suite des donations qui lui firent, woiiue a l'envî , les évéques de Toul et de Metz, les daci de Lorraine, les comtes de Vaudemont, d'autres seigneurs et les abbés de plusieurs monasûfts. Ses archives, qui nous ont été heureusement rtosmtes, reuferment prés de cent bulles ou chartes, des XII*. Xlll", XIV el XVe siècles, lesquelles rappellent les donatious nombreuses biles à colle maison.

L'abbaye de Beaupré, après avoir été, comme trusteurs autres monastères de notre pays, brûlée et pillée par les troupes protestantes du duc de Bguillon, eut encore beaucoup à souffrir pendant )<i guerres qui désolèrent notre province au XVIIe siècle : ses religieux furent obliges de ! abandonner, el le trésor de l'abbaye fut transporté à l'église collégiale Saiul-Georgcs de Nancy. Eu 1663, les chanoines de celte dernière église avait «lé chargés d'acquitter les messes el les mires foûdalions de l'abbaye, en attendant que f'wdrc de Cilcaux y eût suflisammcnl pourvu, •[ijelqws-uns d'entre eux se transportèrent h Beaupré, el voici, d'après leur rapport, dans quel eut ils trouvèrent l'église el l'abbaye : u 11 es» Irès-difnciie el même daugercux d'y célébrer h sainte messe, nolammenl au maitrc-atilcl, à uuse que les vitres de ladite église étant toutes rompues, les venls éteignent les cierges el pourra»! enlever la sainte hostie. Il n'y a aucun lieu ;wjR! à loger dans la maison régulière, n'y ■mu qu'une petite cuisine et une autre chambre i faire feu, occupée par un religieux ; il n'y a juciw meubles ni provisions dans icclle abbaye, ••l. de plus, il y règne un air peslilenl et corrumpa qui peut causer des maladies dangereu- Ksaux habitants d'icelle, à cause que les canaux i t égoûts passant sous ladite maison, élaul boudes ruines d'icelle, sont remplis d'eaux crou-

pissantes depuis louglemps, qui regorgent dans ladite maison... w Un seul religieux, Dom Claude, vieillard de plus de soixante-quatre ans, habitait encore l'abbaye, qui, avant les guerres, était occupée par vingt religieux.

Aux documents que je viens de rappeler se trouve joint un inventaire des4eliqucs et objels précieux qui formaient le Ircsor du monastère : on y voit que celui-ci possédait, enfermés dans de riches reliquaires, du bois de la vraie croix, des cheveux et des morceaux de la robe de la Vierge, des reliques de saint Balthazard, saint Gérard , saint Eloy, saint Clément, de sainte Marie-Madelaine, de saint Pierre et de saint Bernard. La crosse de l'abbaye, qui était en argent, fui transportée à l'hôtel de la Monnaie de Metz, en 4G90. (Primaliale de Nancy )

On trouve, dans un compte des renies et revenus de Beaupré, pour l'année lfi!>3, les clauses du traite fail entre l'abbé Antoine de Leuoncourt, et ses religieux, « sur le vivre, vestiaire et autres nécessités desdils religieux, w On y voit que ceux-ci devaient avoir, pour leur pain et celui des cuisiuiers, boulangers, portiers et autres domestiques de leur communauté, la rente annuelle et lolale des moulins de Gcrbéviller et I Meharmcuil, valant à peu près 910 resaux de blé froment ; — : pour leur vin ordinaire, celui des messes et récréation des jours accoutumés, £0 virlins de bon el loyal viu, mesure de Nancy, ou 20 virlins en espèce el 800 francs barrois ; — pour leur vestiaire, 700 francs ; — • pour leur pitance annuelle, 1,000 francs, outre leur ménage el nourriture en la maison; le vain pâturage pour un certain nombre de bestiaux, 8 charrées de paille, un mnid de sel rendu a l'abbaye, la pèche de la rivière, le colombier, le droit de cueillir des fruits sauvages pour faire deux virlins de verjus, les pois cl fèves de Clétenlainc, les jardins qui sont dans l'enclos de la maison, elc. ; — pour leur chauffage cl la cuisine, loO enrdes de bois cl 1,200 fagots ; — pour la cuisson de leur pain, G journaux de bois ; — pour l'exercice de l'hospitalité à gens d'église et parents desdits religieux, deux ou trois fois l'année, un virlin de vin el 100 frano barrois ; — pour les gages du barbier francs, du chirurgien 2»»' francs, du tailleur d'habits 2j francs, du portier -iO francs, etc., elc.

Eu 17;ii, il y avait à Beaupré 56 religieux. Celle abbaye, qui avail été possédée en commende

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par le prince de Salm, fui remise eu règle en 477K. Son dernier abbé fut Dom Malin, qui survécut ii la suppression de son monastère, et mouru t eu 1809.

L'ancienne église de Beaupré , vaste cl remarquable par ses collatéraux qui longeaient nonseulement la nc% mais encore la croisée, fut reconstruite en partie en 1715 ; Léopold posa luimême la première pierre, sur laquelle fui gravée une inscription latine , destinée a rappeler la date de celte réédilicalion el le nom du prince qui y avait présidé. Le sauctunire était décoré d'uue Annonciation, peinte par le célèbre Claude Charles ; un Christ, dû au pinceau du même artiste, se voyait dans la sacristie ; les tableaux du chœur étaient de llallol. Plusieurs portraits cl deux tableaux de Charles, la Cène et la Manne du désert, ornaient aussi celui des appartemeuts de l'abbaye qu'on nommait la Salle des Princt s.

Cette église, qui fui, dit-on, réduite en cendres au commencement de la révolution, servait de sépulture à plusieurs princes el princesses de la maison de Lorraine el à quelques-uns des bienfaiteurs de la maison ; on y remarquait, cotre autres, les mausolées de Simon Vr, de Ferry III, de Ferry IV el de Raoul , lué, comme on sait, en combattant les Anglais à Crécy ; le tombeau de ce duc portail l'inscription suivante, destinée h rappeler son courage el ses vertus chevaleresques :

Mors, ki de tous preudre esl engrande,

Fist moull piteuse priusc et grande,

En Raoul, ki Marcbis cl Dus

Estoit, et h tous biens rendu,

Saige, courtois et plein d'honneur,

Sans envie et large donneur.

A Crcs>\ bien se deffendil :

Toutes batailles il fendît ;

Si mourut, n'en soit reprouchic,

Trouvé fust li plus approuchié

Des Angles. Cy en gist li cors.

Dieu li soil vrai misericors !

Le duc Thiébaul dil dans son testament, daté du 2t avril 1312 : u .... Jou eslis ma sépulture à Bcapré et je leurs doins cinq cens livres de petits tournois cl mes pallefrois, et mon Ici (lit), pour faire une chaspellerie (chapelle) pour chanter chacun jour une messe pour l'aine de mi cl de mes anciseurs.... Item je veut que mi esseculeurs me fuissent faire une cxepullure (un tombeau} de cent livres de tournois. » Le mausolée

de ce prince était à côté de l'autel des Evaugéli*tes : c'est, du moins, ce qui est indique dans un*: fondation faite, en 1546 à l'abbaye de Beaupré, par Isabelle de Lorraine, dame d'Anccrville el <k Gerbéviller ; celle princesse demande qu'une mes* soil dite chaque jour à cel autel, » que «tel entre la sépulture noslrc trescher signor et peire le d;ic Tbiebdull cl la sépulture monseigneur' Buruiq:^ de Ristcs, sus lequel autel nous volons que ly ymaige monseigneur saint Gylc soil assise pourli granl dévotion que nous avons à lut... n (ALïi. de Beaupré.)

En 1792, les restes des princes inhumés h Beaupré en furent enlevés el rapportés â Nancy, dan< le caveau de la Chapelle Ducale.

Outre l'église dont il vient detre parlé T il y avait encore, dans la cour de l'abbaye, une chapelle qui servait de paroisse aux fermiers el aux domestiques de la maison. Tous ces bâtiments furent vendus comme propriété nationale, le 3 mars 1791 ; il n'en reste plus aujourd'hui que quelquevestiges.

Il existe, aux Archives du département, uu grand nombre de plans des bâtiments de Beaupré et des biens dépendant de celle abbaye.

BEAUREPAIRE. C'est le nom d'un châtwti fort que, vers le milieu du XIV** siècle, Adèmarc. cvëque de Meiz, avait fait construire en face de Château-Salins, lors de ses discussions avec Marie de Blois, régente de Lorraine, au sujet de Ij possession des sources d'eau salée de ce derni' r lieu. Eu 1317, il y eut, entre l evèquc el la rcgente, un traité par lequel il fui convenu que h fontaine d'eau salée située près de Beaurepaire, appartiendrait à l'un et à l'autre, cl qu'ils y feraient construire une saline a frais commun?. L'année suivante, une sentence arbitrale dérida qu'Adémare mettrait en gage, entre les mains de Vuichard d'Amance, son château de Beaurepaire, jusqu'à ce que Marie de Blois eût fait rebâtir celui de Château-Salins, el qu'elle eût retiré, sur la partie des salines appartenant à l'évèquc, uue somme de 6,000 écus que celui-ci lui devait. (II. M.)

Il esl probable quey lorsque les différends dout il vient d'être parle furent complètement apai>i «. la forteresse do Beaurepaire fut détruite, car. ,> partir de celte époque, il n'eu est plus fait mention. (Voir au mot Château -Sa lin*.)

BÉBING. Il est parié de ce village, sous le

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