‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 76 sur 292 · BEX · texte numérisé non relu

BEX

BEN

«frontal tiraillant d'avoine par chacun joor-

u\ de lerre...

* Le» auwaTres dodil lieu sont obligés de •^rirî loitf* le» lettres du seigneur toutes cl Itnfcf hii il lai plaira, en leur payaul, par r'jàtm lieue de distance , deux michettes de p*ii, et u's 50nl commandés pour aller plus 1 ;4>, ne Utz par lieue. Tous les laboureurs soot a&tas s (aire annuellement par corvée quatre jiin de labonragc aox terres du domaine de ferre et ao choix do seigneur, avec obligatji Je tfjTaiilcr depuis le soleil levé jusqu'au ^«•cat, moyennant, par chacune eh arrue, futa nichenes de pain le matin cl autant le wr, eatnue du poids d'une livre et demie. Sout hkc« chutes a charroyer an château de Béncs- Efjtf, ii temps de la fenaison, annuellement el t rsjïib sont commandés, chacun une voilure * !• » arcteaaot des prés da seigneur sur le ban ■diluai, eu payant par chacune voilure deux jj-isuo de paiD. Ils sont encore obligés à quaffiisres de bois de chauffage à charger dans iti U>» coiwuumux, une par chaque Qualre- Tcjp de f'aaaée, moyennant aussi quatre mictiia de juin par chaque voilure. De charroyer vu les matériaux généralement quelconques ttrairtsia bâtiment du château el de son cnttite, iiui que pour ses moulins, tant en répandra qn'en reconstruction, moyennant deux milita dt pais par chaque voiture. Sonl de même ^■rfodt charroyer tous les hois nécessaires aux "^çspotr les haies, les chaussées, relais, glis- -v-n, eorps, anges, ainsi que toutes les terres et *dtns miiemux nécessaires à leur entrelien , irtîrjtiw», reconstruction el fermeture... Sont ïi.w oblige» ledits laboureurs, lorsque l'on wiioo réfretionoe, soit les chaussées desdils cj»fi,4tril les moulins, d'apprêter tous les matéf^n Heeiaires auxdils bâtiments, comme de P«tar umte les tailles cl mortier jusqu'au pret'w iSm, et généralement faire toutes les cor- <r» 4c bras, quelles qu'elles puissent être, aux ^ïtncUoawi réparation dudil bâtiment, moyen rat far Krarrilore seulement. A l'égard des a,|WW,i!j ionl obligés de charger el déchar- :,t tofciset toutes les terres nécessaires pour et la réparation desdits étangs, moyenne arpe de la mise et six pièces de rousi chaton pour tout salaire... Eniin soot el manœuvres à six

jours de corvée pour siller, couper et faucher les prés du seigneur, ou pour tout autre emploi auquel il lui plaira les occuper, aussi moyennant leur nourriture seulement... »»

Béneslroff a été érigé en succursale le 25 avril

Patrons, saints Côme el Daraien.

BÉNEVISE. Deux chartes, l'une de Pierre de Brixey (i 176), l'autre d'Eudes de Sorcy, évèque de Toul, imprimées dans D. Cal m et el conservées en original dans Us litres de l'abbaye de Clairlieu, font mention de la grange de Béuevise, qui avail été donnée h celte abhaye par Raymond de Seroncourl el Ehaldus, son frère.

BÉNI COURT. Le hameau de Bénicourt, commune de Clémery, qui renferme aujourd'hui 45 maisons, p iruit avoir été plus considérable autrefois ; mais il fut roiué el dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle. Il formait, conjointement avec Clémery, une seigneurie imporlanle qui dépendait de la haronnie de Viviers.

Au mois d'avril 1315, Oddarl de Morlamcourt et demoiselle Fauge, sa femme, promettent à Edouard, comte de Bar, de faire, au château de Mousson, la garde accoutumée qu'ils lui devaient pour 25 livres de terre h messins, teuues par eux à Clémery et Begnicoitrt.

Au mois de mai 1513, le même Oddarl et sa femme abandonnent au comte Edouard ce qui leur appartenait à Clémery el Begnicourl, en droits, renies, corvées, héritages, hommes, femmes, enfants, etc., moyennant une rente de 250 livres de bous petits tournois.

Des l'année 1518, Edouard avail engagé au couvent de Sainl-Symphorien de Metz la vouerie de Clémery el Bénicourt, dont il ht le rachat au mois de juillet 1535.

En 1560, Jean, comte de Sal m, seigneur de Puttciange cl de Viviers, vend a Jean le 'Gournay el à dame Jacques Dieuamy, sa femme, avec l'anlorisation du comle de Bar, la vouerie de Clémery cl Bénicourt.

Celte seigneurie, qui était rentrée sans doute en la possession des comtes de Salm par voie de rachat, fut vendue, en U61, par Jean, comte de Salm el de Viviers, à Reuaull le Gournay et Elisabeth Bataille, sa femme. Le 20 mai 1474, Jean racheta, moyennant la somme de 300 livres de messins , la seigneurie de Clémery et Bénicourl-

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Celle-ci fol encore vendne, en 1489, à Anloinc Varin, puis a Pierson de Rolignon, et rachetée, en 4SI G, par Nicolas, comte de Salm. (Baronnic de Viviers.)

J'ai dit précédemment que le hameau de Bénicourt avait été ruiné et dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle ; celle particularité est attestée par des documents nombreux qui méritent d'être rappelés. Dès l'année 4633, les habitants de Clémcry et de Bénicourl ayant demandé la réduction des deux tiers de leurs rentes, la Chambre des Comples envoya sur les lieux des commissaires qui rédigèrent le rapport suivant : a Les conseillers et auditeurs de la Chambre des Comptes avertissent que les pertes et intérêts soufferts par les remontrants leur ont été causés de plusieurs passages des troupes françaises qui se seraient diversement jetées et sans ordre ni départements et par brigade» esdils villages de Clémcry et Begnicourt, on elles auraient vécu à volonté, mais particulièrement celles qui y auraient logé au commencement des moissons dernières, savoir, le régiment du comte de Grandprey, portant vingt compagnies réduites à douze cents hommes, qui auraient pressé lesdils habitants jusques à abattre les tuiles des toits et renverser les couvertures qui sont encore aujourd'hui en ce piteux état ; le régiment du comte de Thonin avec six compagnies , des vingt-deux qu'il avait ; et les derniers du comte de Nantevillc, lequel, avec son régiment de douze compagnies portant douze cents hommes effectifs, y auraient logé et séjourné deux jours et deux nuits avec une si licencieuse liberté, qu'ils n'auraient rien laissé aux remontrants, n'ayant épargné de foncer la bassecour du château nou plus que la porte de l'église cl par toutes les maisons mangé fruits et emporté tout ce qu'ils avaient pu, et par après obligé et contraint le mayeur de leur donner attestation de leurs bons comportements, tellement qne les laboureurs y ont laissé le meilleur de leur récolte, comme blé, orge, avoine, foin, paille, bois et autres ustensiles, et les manouvriers la meilleure partie de leurs meubles, les vitres, portes cl fermetures de leurs maisons étant toutes rompues et déroquées, et lesdils remontrants réduits à une telle pauvreté qu'il leur est presque impossible de s'acquitter de leurs rentes de l'année présente, notamment les maoouvriere, qui n'oul aucuns grains, el les labou-

reurs si pen qu'il n'y en a qoe denx qui ai pour leur fourniture seulement... n

Cet état de misère ne lit qu'empirer dan* cours des années suivantes ; on peut en juger les notes ci-après, extraites des registres du ceveur du domaine de Noraeoy : a 16.7'». comptable n'a pu satisfaire a l'apostille mise compte précédent pour le sujet du droit de roture, à cause du décès arrivé du maire des ul ges de Clémcry el Begnicourt, auparavant U n dition de son compte, el n'y en a encore p« d'établi ni autres officiers de justice pour le f i sent, à cause des guerres et que le village de li gniconrt est désert. Le comptable ne fait rc a du droit de centaine (redevance en grains due j les propriétaires non habitant le village), a'ayJ pu, ni son contrôleur, se transporter auxil lieux pour en faire la levée, à cause de l incorfi des guerres, notamment du siège dudil ClémK qui aurait entièrement ruiné de fond en cuml les villages susdits el les habitants diceux.

« 1636. Remontre le comptable... qoe prt^ci lement la justice ne s'exerce auxdils villages p le décès des officiers arrivé pendant les sièges m devant le château de Clémery, n'y en ayant enra point de créé, attendu que lesdils villages * déserts el inhabitables... Le comptable rtmont que lesdils villages ayanl été occupés Fan Je compte par gens de guerre de l'un cl l'autre pv.n sont à cette cause déserts et inhabitables, où iU réside présentement que trois a quatre persoum qui ne font antres métiers pour vivre qa'app* ~" le bois des bâtiments, lanl desdits villages qu'a 1res voisins...

•i 1637. Le comptable remontre qoe les Ji grâces cl misères qui ont continué l'an de compte en ce pays, ont tellement désolé trois quatre habitants résidant esdils villages, qu'il*' été contraints abandonner leurs demeure*, < façon que tout présentement il n'y a aucuns Hait lants que les domestiques de la dame do liante; dame desdils lieux...

n 1638. Par la continuation des guerres, \a dits villages étanl déserts et abandonnés, le cm: table n'a tiré quoi que ce soit du droit de re'^ turc. <t

BENNEY. En 1090 l'évèqne de Toul donna une charte portant continuation de la (<l de Bcnoey (ccclcsiam de Barnet) à I iW*0 d'Epinal. (ïï. L.)

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Le chapitre dUaussonville possédai!, dans ce 'icu, wi qui lui venait d'un uommé Thi natMeiaii de Rivières. (Chapitre dHaussouvilIc.)

Le niLse de Benney souffrit beaucoup , au XVIF «de, de b peste et de la guerre : la fjvmièr y éeiatt dès l'année 10:27, cl y exerça it pué rmges. Elle y régnait encore en 1 05:2. VJadçis usées après, les troupes ennemies arr.\?r«l et y séjournèrent longtemps ; une note •'s ample* du receveur du domaine de Nancy f A? fioaée 1643, porte ce qui suit : <» Ayant £.r grè tDt iu comptable de faire fournir par le dwniledes conduits des sujets de la bautc jusi*t 4e Beoaey, ledit comptable représente que ;-jî Miergeal n'a voulu se bazarder d'aller audit f i,a eja>e des Cravates qui sont ordinairement vry te* qojrtiers-là. o En MiOl, Benney ne (■ Kftik encore que 7 conduits.

\kn femmes de Benney furent exécutées- ^■■ae sorcières, l'une en 1588 , l'autre en Itt*; b première s'appelait Isabelle Collcsson, -i Ij teeondc Isabcau Gérard, femme de Jean

0» lit, daus l'Etat da temporel des paroisses ITiB): - La communauté de Benney est comr «r.e de 80 habitants et quelques veuves. S. A. & le due de Lorraine) a part dans b seigneurie. I "k loîrc partie de la seigneurie dépend du rnar- |p>ai dllirouc ; l'autre part appartient au seis>n de Jieuvillcr. La part de S. A. dans

«iguane et dans le nombre des sujets, est P'u furie qoe les deux autres... Quant à la par récbcTin d'église est exempt de payer ■-i aemtâ dîmes, pour raison de quoi il doit n turé an jour de la Cène, et la communié doit deux francs au curé et un au maître tttsk j»ar le repas des Itogations, après b pro-

* ùuu Iegli»e, à !a gauche de b nef, est la ^ïintle de Sainl-Jcaii-Buptisle, dont le palro- «pjttriient à b famille des Lorey et des

♦Uebpciic Jo [4 Conception de Notre-Dame H Wfuîbuiral de celte église. Le patronage eu ''Jfwfcw Mx Oéteuol de Chenaux, dont cette '•Jfillt pwte ao^i |e uom. » Celle chapelle avait r « fotdétpir l'oirson Géuio, d'Haroué, et sa

^tierGturgin, enré de Benney, par son ics- *«l date de L'année iuOi, avait fondé, dans

celle église, une confrérie du Saint-Sacrement, qui fut autorisée, le 2 décembre 1087, par 31. de Thyard de Bissy , évèquc de Toul. Il y avail aussi une confrérie de la Conception Notre-Dame, qui existait déjà en 1601.

Beuuey a été érigé en succursale eu 1802, avec Lemainville pour annexe ; cette commune eu a été détachée le 5 juillet 1811 el érigée en succursale.

Patron, saiul Martin.

BERANGE. Bérauge, qui n'est plus aujourd'hui qu'une simple ferme dépendant de Cbàleau- Votié, parait avoir élé construit sur l'emplacement d'une localité importante qui fut détruite à une époque tres-éloiguée ; on lit, en effet, dans le litre de la donation de la métairie de Bérange, faite à l'abbaye de Salivai, le 12 novembre 1200, par Gérard, seigneur de Baxey, el Sophie, sou épouse : villam nostram de Bcrungc , ubi antea pagus crut erectus.

Par son testament, daté du 29 juillet 1204, Ferry, chevalier de Bretes, donne à l'abbaye de Salivai Bérange avec ses dépendances {ma grainge cun dist de Berrangcs). Au mois de mars 126j, dame Odélie d'Ottonville confirme b donation faite par Ferry de Bretes, son mari, à l'abbaye de Salivai, de b ferme de Bérange {la grainge de Binrangen). La même année, Vil— bume de Bretes donne également à celle abbaye lout ce qu'il possédait eu terres, prés, bois, etc., tant à Bérange (Bcinrunges) , h Haboudange (Otulanges), qu'aux bans et linages de Wuisso {Ygce} et de Saint-Médard {Saint-Marc).

Le li septembre 1272, Henri, comte de Salm, fait dou à l'abbaye de Salivai du droit de pâturage sur le ban de Wuissc pour loules les bêles appartenant au fermier de la lerre de Bérange {de la maison de Belronges), En 1278, ta mémo abbaye achète lout ce que les eufanls du chevalier de Dalehcin possédaient aux quatre bornes ban et seigneurie de Bérange, en prés, en terres arables, el le bois appelé Kriquvharl, sis au même ban. (Abb. de Salivai.)

Ou lit dans un document qui fuit partie des litres des cures de Wuisse el Chàteau-Yoné : u A b requête des révérends pères prieur et religieux de Salivai soit signifié suffisamment fait à savoir à messire Dudon, curé de Chaslcanvoué, el à messire Chaillot, curé de Wisse, que b métairie de lU h attge leur appartient en haute, moyeuoe

cl basse justice, avec loutcs les dîmes en dépendant, droits de patronage, cl qu'ils en sont les vrais et légitimes curés. Néanmoins, à eause que ladite métairie de Brfrange csl éloignée de ladite abbaye de Salivai, que, dans les occasions, ils oc pouvaient être assez tôt prêts pour administrer les sacrements à leurs fermiers et domestiques, pour considération de ce, encore que ladite métairie soil exempte de dîmes et libre par grâce particulière et spéciale, ils concédèrent la dîme de deux corvées aux sieurs curés de Chasteauvoué cl de Wisse, à charge et condition d'administrer les sacrements à leurs fermiers cl domestiques toutes et quanlcs fois il leur plaira, ainsi qu'il en consle par le litre daté du premier jour de mai 14O0 (ce litre, en latin, csl joint au document que nous publions), lesdils révérends pères prieur et religieux consentent qu'ils jouissent des dîmes desdites corvées comme d'anciennelé, à charge et condition d'administrer les sacrements susdits fermiers et leurs domestiques, el que, lorsqu'il s'agira de quelque mariage, l'on sera obligé de venir audit Salivai prendre le consentement pour les épouser, leur laissant néanmoins les droits dus à un curé pour lesdils mariages ; comme aussi aux jours el fêles de Pâques , ils veulent et entendent que leursdits fermiers el domesliques dudil Belraoge soient obligés de venir audit Salivai prendre un billet du père supérieur pour se confesser au curé auquel il conviendra d'administrer les sacrements ; el s'ils veulent venir audit Salivai confesser cl communier, ils prendront billet du curé qui sera en tour ; cl an défaul que lesdils curés de Chasteauvoué et Wisse ne voulussent acquiescer à ce que dessus, ils leur déclarent qu'ils pourvoiront d'un autre prêtre pour administrer les sacrements à leurs fermiers et domestiques dudil Bclrange... « (Cures, chapelles, fondations, etc.)

BERGERIE (la), ferme, ban de Manonviller ; elle csl composée de i maisons renfermant 17 habitants.

Il existait autrefois différentes localités de ce nom, qui ont été détruites ou qui ont reçu de nouvelles dénominations. Ainsi, plusieurs titres des XVI" et XVII* siècles font mention d'un gagnage dit la Bergerie, appartenant à la rommauderie de Sainl-Autoiue de Pont-à-Moussou. Ce gagnage, consistant en deux maisons, grange, écuries, jardin, terres el prés, situés au ban el

fi nage du Pont, fui admodié à Christophe Vincent, par bail du 25 novembre 1700, pour neuf années, moyennant la quantité de 55 quartes de froment, 25 quartes d'avoine et un porceau du prix de quinze livres.

Par arréi du Conseil d'Etal, du 18 octobre 1390, u sur la requête du commandeur de PfcApital du Pont-à -Mousson , et loul considéré, même la jouissance de la franchise da moitricr du suppliant, en sa maison communément appelée la Bergerie les Madière, et donnée par les prédécesseurs de S. A. à la commanderie dodu Pont, saditc Altesse veut, ordonne et lui piait que !c moitrier présent el advenir résidant en ladite maison, soit cl demeure frauc, comme da passé, île toutes tailles el aydes générales ordinaires et extraordinaires. » (Corn, de Ponl-à-M.)

On trouve encore, dans les litres de la Priauliale de Nancy, sous la date de l£3i>, une requête des habitants de Vie contre le prieur de Saionne, qui envoyait pâturer les bestiaux de s» nouvelle ferme dite Bergerie au-delà de la rivière, sur son ban de Saionne, u prétendant ledits habitants que ça diminuait leur droit de vain pâturage sur ledit ban de Saionne. n II existe, aux Archives, différents baux de la ferme de la Bergerie, depuis 1332 jusque 1708.

BERLINGEN. Je n'ai pu, malgré, toutes mes recherches, découvrir aucun litre relatif à celle commune ; elle est protestante.

BERMERING. J'ai indiqué, à l'article Achain, une charte de Tan 857 dans laquelle il est fait mention do Bermering.

Ce village, qui n'a été érigé en cure que vers la fin du siècle dernier, était auparavant annexe de Bislroff, dont la cure appartenait à l'abbaye de Sainl-Martin de Metz. Les biens de cette abbaye ayant clé réunis, dans la suite, à ceux de la Primaliale de Nancy, c'était celle-ci qui nommait au vicarial perpétuel de Bermering. l/église de ce village fut reconstruite vers 1724. Les rompus du domaine de Dicuzc nous apprennent que chaque coudait ou ménage de Bermering devait «ne redevance annuelle de 14 deniers, une quarte d'avoine et une gelinc.

Bermering a été érigé en succursale en 480'i.

Patron, saint Martin.

BERNÉCOURT. Par lettres datées du jour de la fêle Saint-Pierre et Sainl-Paul 1322, Pierresson Delomet, dit Froiùeaux, cède au comte uY

Sir sa noilié en trois personnes dtf corps qu'il a 1 Bmëtoirl, moyennant U sols de petits tournois de r»ie, assignés sar Qoe maison sise devint U fcj/lc de Pont-a-Mousson. (ï. C. Pool dcajiae i. h

Par IcMres-paleoles datées du 9 novembre Ï\n6,k4tc Aoloine établit à Bernécourl deux fiira/'Kiiée, l'onelejour de Saint-Jacques et >uit-PWiii?e, le l*r mai, ranlrc le jour de la Sîuu-OémcDt, 25 novembre, et un marché cha- ^*j<fldi d« la semaine ; de plus, il affranchit, ^cdioi trois ans, ces foires et marchés des droits

^te rl loolieu qui se payaient aux foires de !WMms5oo, a condition toutefois que les haxjbh ir Beroécourt entretiendront en bon et «.fontcui la halle érigée audit lieu.

Le préambule de ces lettres patentes fait voir rie le village de Bernécourl jouissait, dès celle il^ae, d'une certaine importance ; voici ce qu'on y lit : ■ Anihoioe, etc. De la part des manans, Wûa» et communauté de Breneycourt nous a Ke rnaxmslfé qnc aodil Breneycourt y a pluj-'rjrt ;eis de meslier et laboureurs, marchans *;m< jwt&aoec de traffuquer et faire faict de JurriuDducs, et est l'ung des plus beaux et gros t -i»?o ie aostre prevosté de Pont-à-Mousson, •ijir pesage de tous marchans allans, veuaos, Tti^nun* des Pays-Bas, Picardie, France et (fmltfti linxf d auquel des loingl temps il y a Wlc bien equippée et entretenue... w LF.4SWI.)

E™ 1»*, les habitants de Bernécourl demandât ai duc Ourles III et en obtinrent la per- * de fermer leur village de portes cl mu- T*l t». Lw lettres de ce prince contiennent quclî>* dixniaeûU curieux ; on y lit : u Charles, ûu" L'kmiilile supplication el requeste de nos lits ri bitn amez les manans, habitons et comittalté drj tiHage de Berncycourl Belle F.m- »toos receue, contenante que depuis dix t1 3 **ç* i'î ont supporté des guerres, pertes et k'iiH ionauterdhles par les gens de guerre qui village, tant pour le traietement

'«* que pour les larcins, pillerics, rançonne- « mêlions d or et d'argent qn'ilz y ont J"t, Bi«t4isUnl que par deux fois nous leurs 3 3fl Mires d'exemption, lesquelles, pour u «alloué <jn |€n,pS el lin-oce desbordée design» de guerre, ne leor ont apporté aucun ^paeat, et se trouvent lesdils suppliaos

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maintenant tellement redtiiclz a telle affliction quo la plus grande partie cl les principaulx d'entre eulx sont en délibération d'absenter le lieu el se retirer ailleurs où ilz soient exemptz desdils gens de guerre et de telles misères et vexations, lesquelles leur viennent en partie de ce que ledit village est environné des terres de noz prevostez de Boocconville et Mandrcs aux quatre Tours el de Manonville et Nouvyanl aux Prez, qui sonl exemptz de telles calamilez qui tombent sur ledit Breneycourt seullemenl, qui est l'occasion que lesdits supplians se seroienl retirez vers nous par très humble requeste a ce qu'il nous pleusl leur vouloir permeclre de clore et fermer ledil Breneycourt et le fortifficr avec bons fossez el murailles tout h l'entour, et y faire construire deux portes el porteries, ou trois sy besning est, avec ponlz levis bien accommodez, selon qu'il scroit trouvé bon h faire par ung ingeniculx (ingénieur) et homme a ce congnoissant, tant pour la fortiffication el commodité que pour l'embellissement dodil Heu, qui est ung village respectable où journellement arrivent et logent princes, princesses, seigneurs, dames et autres notables personnages, joioct que ledit viUagc a desja du passé esté fermé de murailles et porteries, comme on a peu remarquer en ce qu'on en a veu une partie

droite, depuis cinquante ans Nous auroient

aussy supplié de leur donucr terme de six ans, pour faire ladite fermeté, avec sauvegarde pendant ledit temps, à rencontre des gens de guerre »

Le duc de Lorraiue, après avoir envoyé sur les lieux, pour lui faire son rapport, le sieur de La Ferté , avec un ingénieur choisi par ce dernier, fit droit à la double requête des habitants de Bernécourl et leur permit de clore cl d'environner leur village de fossés, murailles, portes et porteries, d'après le plan qui leur en fui montré.

Par lettres patentes du 20 janvier 1619, le duc Ilcnri érige en flef, en faveur de Charles Nicolas, sieur de Lorry, une maison que celui-ci possédait près du village de Bernécourt, laquelle était m bastie et dressée en forme de chasleao, environnée de hautes murailles el fortifflec aux qualre coings de quatre tours dont la toictiire est cslevée en forme de piramide. " (L. P. 1G11L) Il s'agit très-probablcmenl ici du fief de Gnrr/e- Salée, dont parle Maillet dans son Pouillé do Barrois.

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ItF.U

Le 25 octobre iClifl, Charles de Rheims, seigneur de Lorry et Bcrnécourt, donne son dénombrement au duc Charles pour les terre et seigneurie de Bernécourl, maison seigneuriale du même lieu et dépendances. (T. C. Pont fiefs 2.)

On lit dans l'Etal du temporel des paroisses : «» La communauté de Bernécourl se compose de vingt habitants, trois gentilshommes et l'admodialeur. L'abbé de Brovillicr, premier aumônier de S. A. R., est seigneur haut, moyen cl bas justicier. Néanmoins, la seigneurie de Gorge-Salée, qui est foncière, appartient pour moitié à M. de Brovillicr et pour l'autre à M. de Sainl-Remy- Vassart et consors. Il y a un maire pour connaître de toutes actions civiles et criminelles, sauf appel au bailliage de Pont-a-Mousson, et en dernier ressort à la Cour Souveraine. Le patronage de la cure appartient à la cathédrale de Verdun, m

Bernécourl a été érigé eu succursale en 1802, avec Gros-Rouvre pour annexe.

Palrou, saint Georges.

BERTHELMING. Aucun litre antérieur au XVIIe siècle ne fait mention de ce village, bieu que son existence remonte à une époque beaucoup plus éloignée : celle absence de documents s'explique par la dévastation qu'eurent a souffrir les localités de la seigneurie de Fénélrange pendant les guerres du XVIe et du XVII0 siècle. Un état de celle seigneurie, dressé dans les premières années du règne de Léopold, contient les renseignements suivants au sujet de Berlhelming : i« Ce village est composé de 22 habitants, la plus grande partie catholiques et quelques luthériens, li y a 2a maisons en état et ii) masures ; une église anuexe de Bellhorn. Le ban esl plus des trois quarts en valeur et le reste eu friches... Il y a un mouliu et une tuilerie au domaine, m

Les Archives renferment un assez grand nombre de tilrcs relatifs à ce moulin, un Terrier des biens fonds sis au village et sur le ban et liuage de Berthelming, et une carte géométrique des mêmes ban el linage, dressés en 17:21.

En 170U, le prince de Yatidémonl rend il une ordonnance portant réduction des rentes seigneuriales dues par les communautés de Berthelming, Sleinsel, Postrolï, MitKM-sheim, Loudicltng, Ro- Dielflu^', Bcllbiini, 51 u tu; 1er, Lhnr, Yihersvi!ler, Laugalle, Haut-Clocher, Schalbach, Biihl, Mettiug, elc. (T. C. Féuét.-ange -t.)

Vers 1738, les habitants do Berthelming tirent

construire deux pouls en pierre, l'un s.ur la Sarre, l'autre sur le ruisseau descendant des élangs de Saint-Jean-de-Bassel.

De Berthelming dépendent, outre la ferme Je Thélung, les hameaux iVVntcrdorff. Lanr/heck, Oebvvdorff el une tuilerie.

Berthelming a été érigé en succursale en 1802, avec Silint-Jean-dc-Basscl pour annexe ; celle commune en a été détachée en 1807 et réunie à Gosselming.

Patron, l'Exaltation de la sainte Croix.

BERTRAMB01S. Il esl parlé de BertramboU, sous le nom de liurtramboix, dans une quittance donnée aux religieux de Haule-Seille, le 1er mai lôîiti, par un uommé Vaulriu, prévôt d« Blàmonl. (Abb. de Haule-Seille.)

On trouve, eu outre, dans l'inventaire du Trésor des Charles, l'indication du litre suivant, qui malheureusement n'existe plus : u 1618. Copie d'une requête à Frauçois de Lorraiue, comte de Vaudémonl, par les communautés des villages de Saint-Georges, Hattigny, Laudauge, Bcrlrambois, etc., tous dépeudanl de sa baronnie de Saint- Georges, réunie à celle de Turquesleim, avec le décret au bas portant coniirmalioo de leurs chartes, et iuterprélaliou sur leurs affouages. *» (T. C. Salm.)

De Berlramhois dépendent, outre les écarts que j'ai indiqués dans la Statistique, la ferme île (lindrimont el le château de Sauccnrupt.

Palrou, saint Florent,

BERTR1CHAMPS. Par lettres datées du vendredi après l'Annonciation 1271, les enfauls de Warry, dit Vogien, de Dcueuvre, confirment h donation qui avait été faite par leur père, à l'abbaye de Senones, de six quartes de blé à prendre tous les ans sur le mouliu de Bcrtrichamps. Plusieurs aulres titres des XVe cl XVIe siècles, nuis qui offrent peu d'iutérèt, fout encore meuliou du moulin de Bcrtrichamps. (Cari. Senoucs, l. 2.)

Il faul ajouter aux écarts de Bcrtrichamps indiqués dans la Statistique : la fiappe, le Rcchi dit le Rouge- Vêtu, DcvaiU-llumbepaire Hoche de la (irandeur.

Berlrirhamps, qui était annexe de Vncquevillc, était desservi par un vicaire résidant ; l'église a. été rebâtie eu 1770. Il y nvail 100 feux en 17(>S.

Il y a, dans ta campagne, sur le territoire de cette rommuue, une chapelle de Sainl-Jean-Bap-

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