‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 75 sur 292 · V - BEL · texte numérisé non relu

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garde dans l'intérieur du couvent, moyennant 20 francs que lui paierait l'abbé.

BELLAMOl'LLV. On trouve, sons la date de février lô"i7, un accord entre Georges de Saint- Epvre, écr.ycr, cl Tbiébaut, voué de Nomeny, sur le* dlPicullés qu'ils avaient au sujet de» réparations a faire au moulin de RcUnmoulin. Il p trait, d'après un ai'lnî titre de 15W, que ce moulin était près de Nomeny, non loin d'un lieu dil à la Roche. (T. C. Nomeny 3.)

BELLANGE. Le village de Bellangc parait remonter û une époque assez éloignée : en vertu d'un acte constitutif de Bertram, élu évéque de Metz en M HO, l'abbaye de Neumunsler on Neufmouliçr jouissait d'un liers des dimes de D3Ibain et des deex tiers de celles de Belanges. Lorsque, au XVIe siècle, les comtes de Nassau, qui avaient embrassé la réforme, ruinèrent l'abbaye de Neumunstcr, ils s'approprièreut les biens de celte maison, et, pendant la minorité du cardinal Charles de Lorraine, évéque de Melz, engagèrent les dîmes de ces deux vila-es au sieur de Cliambray, possesseur de la chàlellcnie de Habondaoge, dans laquelle Bellangc et Dalbain étaient enclavés. Mais, à sn majorité, le prélat revendiqua la jouissance des dimes de ces localités, ctt en attendant que l'abbaye de Neumunstcr pût se rétablir, les donna, en 1606, à la collégiale Saiul- Eliennc de Vie, qui les possédait encore dans le siècle dernier, et qui, en 17'>3, lil reconstruire l'église de Bellangc, tombant alors en ruines. (Chapitre de Marsnl et de Vie.) * Bellange a élé érigé en succursale en 1802, avec D ilbain pour annexe ; cette dernière commune est maiutenaut succursale.

Patron, saint Marcel.

BELLEAU. On lil dans la notice sur la villo el le comté de Scarpone : u Et; 1047, l'empereur Henri confirma au chapitre de la Madelaioe de Verdun un bien fonds situé h Belleau, consistant en trois manses avec un ban el une famille de serfs... Apurt Reliant Aquam très watisos cum ban no el famulis.... Ou connaît encore aujourd'hui (avant 1789;, à Belleau, le ban de la Madelaine (une rue 'de Belleau s'appelle encore rue de la Mode laine), quoique ce chapitre n'y possède plus rien depuis longtemps. Belleau était un ce Impôt pour les agens du chapitre de la Madelaine, à qui Dicuzc el les salines appartenaient.... Ils possédaient aussi à Dieulouard, sur

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j c»liinf dr Cnite, des moulins, des vignes el ire thir?i> ftrûèe par des ermites, laquelle fut i^Ttëirf t-a 172.1. Ces trois biens de la Madclaiiw, g Dit rue, Belleau el Dienluuard, étaient »ir h fese ite l'ancien chemin Similaire, dit de » râot Bncelnu t, qui de Scarponc passait h l.-.\i«eîv Esscv-eo-Voivre, Vigneuîle, llauiuwwi.oa i! traverse la voie romaine qui va de ïrti î Verdun, i

Eo fi$7, tes habitants de la mairie de Bel- Vi3 xJrtskfrcnt ao duc René une requête dans >pr!l( i\s eiposent qu'étant nournis à une »4tw<x aunuelle de 21 francs 4 gros, appelée les f«x, cet impôt était tellement onéreux wrfeioe ne voulait plus venir habiter celle "u-'ir. rt qu'elle était pour lors réduite à quatre t'djith René, faisant droit h cette réclamation, i' i» que ta rente dite des feux serait suppri- •>.-*. rt qu'à l'avenir, chaque habitant paierait i ii»?flf«ttit un franc ou 12 gros, monnaie du U Héie fi»r. IL. P. 1480-89 .)

Ea <Xfe, Claude de No rroy, seigneur de Porlajeense à Didier Thomas, sou labou- *-v i Btftao, une maison audit lien, joignant J jrtwfc mttairie, moyennant 12 gros de cens <wyrf. iT. C Fic£s el dénombrements.)

On ironie, sous la date de 1588, les reversâtes : 4ciWm J'ArqoiHcs, sieur de La Slothe et de "•«i deb cession à lui faite, par le duc Char- '*< <te ton» et un chacun des sujets de retenue ;i iftarvcaient audit duc, tant pour le présent K H*r Tivcnir, au village de Morcy, ban de ^-i-t^Mari*, en échange de quoi ledit sieur de -J V«»d» j f,<te audit duc les sujets de retenue 'i '«ri syi^rtenaient en la ville et prévôté de f i-»-M(.i^,q et qui lui appartiennent à Bclrt J Litières, et consent en outre que les- J-'ittifbon te»j» autres qui, par la suite, pour- M>rtir »le «a seigneurie de Morey, pour JW 4mynrer à ladite ville du l'ont ou villages * b fr«v/»ré dndil Pont, soient sujets dudil duc iUitny>:i> de haute, moyenne el basse justice « « Unie b'jic ur et juridiction.

Wro litres concernant Bellcau, sont des '•"•"ÉSniï donnés, pour tout ou partie de "^fcifiwrie, par I s» beau de Brocos, veuve de ^'^llucr ^TDeres (1314) ; Antoine de. Chassel

1 -4^î Joo de .Norroy (1612) ; Audré des Por- "Hi(«l3î; Charles 'de Bourges (1021) el *r**fc< 4c Vigne ull es (162*}.

Au mois de février 1662, te due de Lorraine vend, à faculté de réachat, au sieur Nicolas Manjîin, seigneur de Chauipigneules , la terre de Belleau. (T. C. Bar, Chambre des Comptes.)

En 1700, la seigneurie de Belleau appartenait a Mme Pichard, qui l'avait acquise de M. de Vitrimout. Le seigneur créait, pour l'exercice de la justice, des officiers qui connaissaient de toutes actions en première iii.-Liiic.e ; les appels se portaient au bailliage de Pont -à-Mousoon. La- communauté était composée Je 17 habitants. (E. T.)

On lit dans les comptes du domaine de Ponl-à- Mousson, sous la date de 163.1 : i* La mairie de Bellcau. Les assises de ceux faisant labeur ^labour) audit lieu sont telles que de tant de chevaux qu'ils mettent à la charrue par deux saisons, voyen el mars, «roivcnl une assise qui vaut deux bichels de blé el autant d'avoine, mesure ancienne du Pont, sept Idancs d'argent el deux gelines pour son chef, el ceux non faisant labeur, les uns plus, les autres moins, ainsi que les mayeur cl doyen les jettent par serment, dout lesdils mayeur cl doyen sont quilles à cause de leur charge, cl prennent une asî-isc de ceux faisant labeur, et le contrôleur une autre pour leurs droits.

« Bourgeoisie. Lorsqu'il arrive quelqu'un pour faire sa résidence audit lieu et se rendre bourgeois à S. A., il doit pour ce donne deniers, el ses descendants demeurent sujets à S. A. La vouerie du ban de la Madelainc à Belleau esl telle que chacun conduit demeurant audit ban de la Madelaiue, doit un biehel d'avoine cl une gelinc au terme Saint-Martin. ■»

Les comptes que je viens de citer, font mention de la dépense faite, en 1610, pour les ouvrages exécutés au moulin de Belleau, u bâti à neuf sur le ruisseau d'Aijan, du côté de Morey. «

Belleau a été érigé en succursale en 18G2, avec Morey pour annexe : il lui fut eusuite annexé en 1807; enfin, ces deux communes furent érigées en succursales par décret du 1 juillet 1S11. Patronne, sainte Madelainc.

BELLE-CROIX. L'ancien fief de Belle-Croix, situé au villnge de Fautx et appartenant aujourd'hui h M.deMyon, quia fait restaurer el embellir la chapelle ca-trale, avail été érigé, en 1736, en faveur d'Antoine Grisol , grand gru\cr au déparlement de la Sarre. Le 21 juin de celte même année, le duc de Lorraine céda au sieur

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Grisol le fonds et la superficie de 200 arpents de bois à prendre dans la foret de Lamaix, grucrie du Val des FauK, pour être unis a perpétuité au fief de Belle-Croix. (T. C. Cbàteau-Salins 2.) En 475S, M. Grisol fournit à la Chambre des Comptes un pied-lerricr général en forme de dénombrement de tous les biens et droils-fiefs de Belle-Croix. (T. C. Condé.)

BELLEVILLE. Ludelme, évèquc de Toul (801-007), pour indemniser ses successeurs de quelque* concevions qu'il nvail faites au chapitre, leur ac(|iiil quatre métairies du lils du médecin du roi Louis, situées au village d'Issey, cl sept antres à Itottiers en /fris, h Belleville et à Miller). Il est aussi fait mention de Belleville (Bellarilla in comitatu Scnr/ioninsc) dans un diplôme du roi Zuentihi.lde, de Tan 0*8. (IL T.)

Au mois d'août 13LS, Pierre de Serrières, chevalier, donne des lettres portant qu'Edouard, comte de Bar, lui a donné tout ce qu'il possède a Belleville , dont il pourra faire le réachat moyennant huit vingt douze livres de petits tournois.

Le samedi après l'octave de IVoël I52ô, Pierre de Serrières reprend du comte Edouard le moulin dit lielraut et dépendances, sous Craincourl, cl loul ce qu'il possède à Belleville. (T. C. Pont

liefs.)

Eu iôSO, le même Edouard assigne à Pierre de Serrières dix livrées de terre à petits tournois sur le paiement des bois et sur plusieurs hommes de Belleville. (T. C. Pont ecclés. et université.)

Eu 1370, le château de Belleville appartenait u Geoffroy de Serrières ; on a une quittance dondonnée par ce seigneur et par plusieurs autres, au duc de Lorraine, à l'abbé de Gorze et à Olry de Fénélrangc, par laquelle ils quittent ceux-ci des dommages qu'ils leur avaient causés en les détenant longtemps prisonniers cl en preuanl, abattant et arrasant la forteresse de Belleville. (Carlulaire de Gorze.)

On a des actes de reprises et des dénombrements de la seigneurie et de la maison forte de Belleville, donnés par Pierre de Serrières et Gérard Sere de Pulligny ( I Ô3i) ; Gérard de Serrières (i:»O-'0 ; Malhelin Alaix (1KÔ2) ; Gérard Alaix (I.'i'iO) : Catherine de La Tour, veuve de Malhciin 'Alaix (Ii>S0); Philippe de Sainlignon (KWîi ; ; Théodore de Saulx (lG5fi)et Gaston de Tornielle

'Ami).

Yw différend s'étant élevé , dans le courant du XVI" siècle, entre le chapitre de la cathédrale de Metz et M. de Sainlignon, seigneur de Belleville, il fut dressé un acte dan9 lequel sont établis le* droits réciproques des différents seigneurs de « lieu.

u Le ban cl finage de Belleville, y est-il dit, se divise eu trois contrées qu'on appelle chaînes; l'un est à Monsieur (l'évèqne) de Verdun, et ><; nomme le chamey Saint -Laurent, le second en le chamey Saint-Paul, qui appartient aux vùjlrables doyen, chanoines et chapitre dcMelz. Il y a, à chacun desdils chaînes, un maire, lesquels ont conjointement l'administration de la juridiction foncière de tout le ban dudit Belleville ; ils a bornent par toul le finage. Tous ceux qui ont héritages audit chamey Saint-Laurent, sont tenus Je comparoir pardevanl eux aux plaids bnunauv (qui se publient de par Monsieur de Verdun seul . où ils élisent et présentent des messiers pour h garde de tout le ban...

» Se partagent les amendes cnlrc ledit sieur de Verdun el les vénérables de 3Ielz, et si des gauf res et reprises que font lesdils messiers, il y a opposition, elle se déduit pardevanl le prévôt de Dieulouard, qui en juge el connaît privalivemem à tous autres juges. Et si de sou jugement il y a appellation, il se relevé el ressortit au bailliage de Verdun , comme celui qui s'interjette dc^ abornemeuts qui se font par lesdils deux inayeuo, de sorte qu'il y a apparence que Monsieur de Verdun csl seigneur haut justicier el souvemiu sur tout le Image dudit Belleville, vu que la counaissance de l'opposition appartient à l'officier du haut justicier, et le ressort de l'appellation au souverain ; que la fête de Belleville se crie de p: Monsieur de Verdun seul, qui fait édits et ordonnances audit Belleville, qui lienl les habitants dudit lieu en général el chacun en particulier; oV sorle que les infracleurs d'icelles sont appelé pardevant son prévôt de Dieuiouard , punis ci mulctés d'amende, el ne peuvent demander renvoi et décliner la juridiction dudit prévôt.

n Quant aux autres juridictions qui s'exercent sur les personnes résidaul au village dudit Belleville, tous les sujets de Monsieur de Verdun uudit lieu sont juri.liciables en première instance c i actions personnelles tanl civiles que criminell»*?. pardevaul ledit prévôl de Dieulouard, et s'il y i appel ou appaux de la sentence, elles vonl ai-

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fcilliagc de Verdun. Si le criminel est condamné i morl cl ses biens déclares acquis et confisques, ledit soigneur de Verdun prend les meubles de son MjjeC {trivalivcment à tous autres, et les seigneur? des chames les immeubles qu'ils trouvent cd iceux. L'exécution du crimiucl se fait à Dieuitkoard, et lui peut ledit seigneur de Verdun douter «rice (si bon lui semble}, q.ui s'entérine au luilliage de Verdun, en présence du procureur îcuérii de l évèche cl comté, et des parties civiles.

n Les sujets du chapitre de Metz à Belleville >ool justiciables en première instance en toutes ictioos personnelles, tant civiles que criminelles, prdevant le majeur de Millcry. S'il y a appel de ces semences, il va en première instance pardevmI messieurs du chapitre, et en second et dercier ressort pardevanl Son Altesse en sou conseil. Si le criminel est condamné à morl, ses seigneurs prennent le* meubles, privativemenl des antres, et les seigneurs des chames, les immeubles qui a trouvent en leurs chames. Lui peut Son Altesedouner grâce, et se fait l'exécution à Milkry, où les sujets desdils vénérables audit Bel loti fie sont tenus assister en armes.

n Les épaves et bieus vacants qui se trouvent au dàmey Saint-Paul, appartiennent à Monsieur Je Verdun...

" Les sujets desdits vénérables ne paient les aides «généraux de Lorraine ni taille aucune à leur seigneur, mais ils en doivent une à volonté a Monsieur de Verdun, et toutes les maisons qui son! en leur cliamey, une songnée de poule et avoine.

n Les sujets desdils vénérables audit Belleville, comme tous les antres qui résident audit lieu, sont responsables pardevanl le prévôt de Dieuk-wrd, pour l'infraction des ordonnances que Monsieur de Verdun a fait publier, et sont tous ijûQrnés purdevaul ledit prévôt sans parealis. Kl «aroreque l'église dudil Belleville soit bâtie sur le cttatney Saint-Paul, si est ce que Monsieur de Verdun donne le placet et le prévôt dudil Diculouard, la permisMou à celui qui est pourvu de la cure dudil Belleville d'eu prendre tu possession...

* Le ehauiey de M. de Voilchay est le iroisiè/ne. Ses sujets sont juridiciables pardevanl son officier au lieu de Ville en Vanlr (Ville-au-Val) eo première instance, et vont les confiscations de m sujets comme celles des autres sujet* dont ci-

devant est fait mention. S'il y a appel de son officier, il va à Saint— Miliicl , et poil Sou Alte»e, comme duc de Bar, donner grâce à celui qui est condamné à morl.

> Le quatrième cliamey est celui que le seigneur de Sainlignon a, et qui dépend de sa maison seigneuriale audit Belleville, dont il reprend de Son Altesse à cause de son châtel' et châlellenie de Moussou ; et est ladile maison assise au bailliage de Sainl-Mihiel...

> Outre les sujets que dessus, il y en a encore de deux autres sortes audit Belleville, savoir : les sujets de retenue de l'Avanlgarde et ceux de la terre de Pierrefort, qui sont juridiciables en première instance pardevanl les ofliciers desdits lieux ; le lont sous la souveraineté de Son Altesse, à cause de son duché de Lorraine. »

Belleville a été érigé en succursale en 1802. Pa'lron, saint Etienne.

BELMONT, ancien lief au village île Bepaix, érige, le 8 juin 1730, en faveur de Joseph- Etienne de Poirot. (L. P. 1730.)

BEN'AMÉNIL. Le jeudi après l'Annonciation 1313, en présence de Ferry, duc de Lorraine, Jean, abbé de Saint-Remy de Lunéville, et Au— bcrl de Paroye, écuyer, font un accord par lequel ils règlent leurs droits respectifs au ban et village de Bénaménil. L'abbé et son couvent auront les deux tiers dans la seigneurie, et Auberl l'autre tiers, en hommes, femmes, eaux, bois, rentes, justice haute et basse, etc. Les habitants devront 'labourer les terres du gagnage du couvent, Tanner ses près, couper son blé et sou foin et les conduire à sa niafeou de Bénaménil. Les hommes dudil lieu paieront une taille de 15 livres de louloîs h Pâques et de 30 livres à la Saiul-Kcmy, etc. (Chanoiues de Lunéville.)

Le 3 septembre 1012, Nicolas de Pulleuoy, conseiller d'Etal du duc Henri, donne sou dénombrement pour les seigneuries de Ilaudouviller, Pullenoy, Cercueil, Ilériménil, Bénaménil, Crion, Xermaménil, Meboncouri, Einville et Saint- Epvrc. (T. C. Rosières 3.)

On lit dans l Elat du temporel des paroisses (1712) : ii La paroisse est composée du village de Bénaménil, où est l'église-mère, et de Fréménil, terre d'Eveché. L'abbé de Lunéville a les deux tiers dans la seigneurie, qui est liante justice, moyenne et basse ; il crée seul les ofiieiers pardevanl qui sont portées les causes eu première

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instance ; les appels ressortissant au bailliage de Lunéville. Le reste de lu seigneurie appartient au comte de Craon, aux héritiers de M. Fouruier et à 31. de Fiquemonl. «

Le village do 3. mménil eut beaucoup à souffrir pcmhnl les guerres du XVII'' siècle : il fui ruiné et incendie ; eu MH5 et ItilG, il n'y restait en tout que deux habitants , i> fort pauvre» cl nécessiteux, dont l'un faisait l'office de maire, n Cet état de dépopulation se contiuua louglemps, car, en 1712, Béuaméuil ue comptail encore que u sept ou 1 1 11 î I laboureurs el euviron vingt manœuvres et pauvres réfugiés. »

D'après la Déclaration fournie, eu 1758, par la communauté de Bénuménil , celle-ci pondait environ 1,500 ;irp.nls «le bois cl plusieurs pàquis donl elle ne lirait d'autre parti que pour sou affouage, maronage cl pâturage.

Bénamenil a été érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Jean Baplisle.

BÉXESTROFF. Le 7 décembre 120i, Jeoffroy, écnycr du seigneur de Moyseubach, el Gopcla, sa sœur, donnent aux religieuses de Vergaville « le droit de patronage ou le don de fondateur de l'église de Béneslroff, qui leur appartenait par droil d'hérédité, n Cette dmulion fut coulirmée, eu 1508, par Uenaud, évèque de Metz, elen 15^5, par Thierry, au>si évèque de celle ville. Enfin, une sentence arbitrale de Nicolas Henri , curé de Salivai, confirme à l'abbaye de Vergaville le droit de patronage à la vicairie perpétuelle de l'église do Béucslroiï. (Abb. de Vergaville.)

» Au carluluiro des lit fi d'AIIemaignc se trouve un adveu de Jacques de Warneszberg, fail en présence de Gérard, evesque de Metz, l'au 1500, où est porté que leJil Jacques a reprins du duc Ferry la ville de lienncstorff", les hommes el les femmes, el »mi lwu el la justice de ladite ville, culièretiienl ce qu'il y a.

»> Au même feuillet se trouve que Jacques de Kaville, sieur de Benneslorff, a confessé, l'an 1598, qu'il lieut el doibl tenir en lief après la liegèe de IVvesque de Metz, du due Charle», la ville de Bennestuifr et toute la seigneurie, justice el bailleurs de ladite Bcuuc.«loiff. « T. C. Dieuze2.)

Par lettres datées du mardi avant la Conversion Saint Paul 141 1, Georges, Jean el Jacob de Uullintjen (Uaviile' frères, se promettent respectivement de s'iudemuiser des bàlimeuls que l'un pourrait avoir de plus que l'autre dans leur par-

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lage, el enlr'autrcs à Ravillc, Benestorf, elc. (T. C. Fénélrauge.;

Ou trouve , dans les titres des Minimes <Jr Dieuze, le procès-verbal suivant des plaids aunaux ternis à Béuestroff, le 21 septembre 1789: u Nous reconnaissons M. le comte de Cier^g d'ilaussonvillc seul seigneur, haut, moyen elbas justicier do ce lieu ainsi que du lief de Bcsville; à lui appartient seul la création cl la destitution des officiers el autres droits iuhcrents h la hante justice. Ledit seigneur a seul le droil de faire tenir les plaids annaux quand bon lui semble ... Il a pareillemeut le droil d'avoir signe patibulaire, carcans el piloris pour les exécutions de la haute justice, de créer forlicr, garde-chasse el de pèche, avec toutes les amendes et cou fisc» lions tu quelque nalure elles soient el où les délits puissent avoir été commis ; enlin le droil d'une gruric qu'il fail exercer par des officiers gradués...

«t Personne ne peul s'établir dans le lieu dp Béneslroff, sans l'exprès consentement dn scigoeur représenté par ses officiers, el à charge de payer audit seigneur 12 francs el autant h la communauté si les enfants sont étrangers, et moilié seulement s'ils sont enfants du lieu. Il appartient encore audit seigneur le droil de gabelle, qui est d'un pot par mesure sur tontes les boissons qui se vendent el débitent par les cabaret iers vendant vin en détail ; le même droil est du par les propriétaires dans le cas de débit. Tous les habitant de Béneslroff sont obligés de faire guiH el gardien temps de guerre au château de Béneslroff lorsque la nécessité le requiert.

« Les habitants de la communauté de Béneslroff ne peuvent disposer de leurs biens communaux ni de leurs bois pour en faire des venus, quand même ce serait pour leurs nécessités, sa:* l'exprès consentement du seigneur, à peine d'amende ; el a droit ledit seigneur de prendre dun*. les bois de la communauté tous ceux qui lui soûl nécessaires tant pour les réparations que pour les reconstructions de son château et de ses moulins...

« Il esl dû au domaiue de cette terre, par chaque maison cl masure Mlute en ce lieu de Bcutstrofi", un bicbct de blé froment el un biche t d'avoine, mesure de Mclz , et un sou par chacune d'icetles, qui se paient annuellement à chaque Sainl-Murlin. Il lui « il dû uuc renie foucicre appelées la >jrQ$se chaffe, laquelle csl d'un fouraî

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