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seigneur, appelée la Petite Cbaffe ; ils paient entore auBoelletncnt, savoir : chaque ménage 3 poules, chaque laboureur 5 francs, les manœutres et 1rs veuves moitié. Ils sont obligés de faufiler cl baser tous les ans environ 30 fauchées je prés appartenant au seigneur, et de voiturcr k foin à deux lienes de distance ; ils sont égale- Rirol allcnus aux menues corvées pour les réparations du château, n
De BiticàlrofT dépendent deux écarts, le Mou- /m et la Providence, composés chacun de deux Bai<on;.
BideslrolTa été érigé en succursale en 4802. Patron, saiot Michel.
B1EBERSK1KCH. Il parait que ce village ne hi»it qu'une paroisse ave/ Harlzvillcr et Trois- Fcotaioes, car on voit, dans la Déclaration de 1738, que la maison de cure de BiebersLirch fut tàiie aux frais de ces trois communes.
Cette de Biebcrskirch a été érige en succursale m 1802. ayant pour annexe Trois-Fonlaines, qui en dépend encore aujourd'hui.
Patroo, saint Nicolas.
BIE.XVILLE-LA-PETITE. Au mois de mars m», le dac Ferry donne à l'église Saint-Remy de LtraéTille 40 soudées de terre sur la moitié de nia four banal de Doinville. (T. C. Lunéville.)
Ea 1399, Jeanne de Ribcaupicrre, dame de Usinières, vend à Philbert de Tteauffrcmonl, dwïfJier, la moitié des villes de Rouvre, Bientille, etc.
le 3 avril 1571, Georges, seigneur de Crehan- »es et de Pultcbnges, maréchal héréditaire du duché de Luxembourg, fait ses reprises du duc Ourles Ul pour ce qu'il tient do lui en lief en la forteresse de Dorswillcr (Torclieville), aux château; village et seigneurie de liaraucourt, Ra- Tille, Bienvillc près Eiuville, Courbessaux, Héuawtail, Crion, haut château de Parroye, Pulligny, Ctiotrey, Crepey et Maizières. (Cart. Fiefs de .VjDcy et Vosges, t. 3.)
Le 2 mars 1582, le couvent de Seinl-Remy de Uncvjlle vend au duc Charles la moitié du four t-aaia! de Doinville T. C. Lunéville.)
Eo i72<>, les habitants de la Pelile-Bienville .'Mienncnl du dur Lcopold la remise de la moitié île la subvention à laquelle ils seront imposés, à 'àirçe d'en employer le produit au bâtiment de kur église. (Ent. 1720.)
Les habitants de Bicnville devaient au duc une
rente de 3 francs un gros appelée les Sommiers, à laquelle ils étaient abornes de toute ancienneté; ils ne payaient aucune autre rente en deniers.
Le village de Bienville fut dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle : il résulte des dénombrements faits pour établir le nombre, des conduits soumis à l'aide Saint-Remy et aux aides extraordinaires, qu'en 16-J2 il n'y avait que deux ménages, point en 1647, un en 165)4 cl un et demi en 1660.
On lit dans l'Etat dn temporel des paroisses (1712) : u La communauté de Dlainville-fo-Ptti te est composée d'environ 13 habitants. Elle est de différente seigneurie et juridiction ; une partie dépeud de Raville, l'autre de la seigneurie de Bonviller. La différence des seigneuries se connaît par les habitations ; néanmoins le scignenr de Raville est haut justicier à Blainville ; les causes ressorlissent par appel au bailliage de Nancy.
Les habitants, dit la Déclaration de 1738, ont droit de preudre leurs affouages, avec Bonviller et Sionviller, dans 1100 jours de bois qui appartiennent auxdiles communautés.
Ann. de Bonviller. — Palrou, l'Exaltation de la sainte Croix.
BINSING. Binsing est le nom d'un village qui était situé à environ un kilomètre nord de Fribourg, et qui fut détruit au XVII* siècle. Suivant la tradition, lorsque, vers l'an 1620, les troupes de Galas pénétrèrent dans le pays, les habitants de plusieurs villages, enlr'autres de celui de Binsing, abandonnèrent leurs foyers etse réfugièrent dans la forteresse de Fribourg. Binsing fut entièrement brûlé, et les habitants, se trouvant sans asile, se décidèrent à rester à Fribourg, où ils construisirent, avec les débris de leurs maisons, de nouvelles maisons qui contribuèrent à l'agrandisscmcul de Fribourg. Une croix, qui a subsisté jusqu'à l'époque de la révolution, indiquait l'emplacement qu'occupait anciennement l'église de Binsing. L'existence de cette localité est d'ailleurs attestée par un titre de l'abbaye de Haule-Scille, de 1 î>St>, et par plusieurs titres du XVIIIe siècle, où il est parlé des dîmes tlft ban de Binsing ou Duinsing. Il en est de même pour le village détruit de Milerquin ou Miliequin, dont je parlerai plus tard.
B10NCOURT. Il est parlé de Dioncourt dans , le privilège d'Adalberon, évèquc de Met/, pwur l'abbaye de Gorze (933), et dans la conlirmalion
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des bicos de celle même abbaye, en 936, par l'empereur Olhon Ier : ... in pago Salininse.... dimidiam ecclesiam in villa quœ vocatur Bioniscurtis ; — ... ecclesiam sancti Mariani in subteriori Vico silatn, cum capella in Bioniscurte. (IL L. el II. M.)
Le 28 décembre HU, Jean de Pulligny, chevalier, fait hommage au roi de Sicile pour Bioncourl el Ilaudonvillcr. (Cari. Fiefs de Nancy cl Vosges, t. 3.) ,
Le 20 avril I4*>6, Jean de Pulligny, chevalier, seigneur dc^Bioncourl, cl dame Alix de* ille, sa femme, reconnaissent devoir à l'abbaye de Salivai vingl quartes de blé froment « tel bled comme l'on paye chacun an es renies d'Alliocourl ou on molin de Bioncourt, mesure de MeU, deux livres de cire, un service de poisson ou cinq gros monnoye eonrsable en Lorraine, pour el à cause de la renonciation du moulin condil le molin de ^Bayart, séanl sur la rivière de Saille, cnlre Bioncourl et Bcy... ». (Abb. de Salivai.)
Le 25 février 1663, Henriette de Haraucourl, veuve de Charles, marquis de Bassompierre, fait ses reprises du duc de Lorraine ^pour les terres et seigneuries de Dombasle, Bioncourt et partie de la lerre de Chambley. (T. C. Nancy i.)
De'Bioncourt dépend, oulre le hameau d'AIincourl, la ferme de Rhin-de-Bois-Catoirc , composée d'une maison el 16 habitants.
Bioncourt a été érigé en succursale en 1802, avec Atlilloncourl pour annexe.
Patron, saint Uemy.
BIONVILLE. Aucun litre des Archives ne fait mention de celte commune.
Patron, saint Hubert.
BISPING. M. Lcjcune, dans une Notice sur les voies romaines du département de la Moselle, insérée au tome Vdcs Mémoires de la Société des Antiquaires de France, dit, en parlant du la voie de Metz à Strasbourg : u.... Elle a sa direction sur Dieuzc ou Bisping, et par conséquent sur Strasbourg. Ne serait-ce pas la vraie roule ancienne de celle ville, qui, au lieu de passer par Dieuzc, où le lerrain esl Irop fangeux, aurait coiiliuué par Bisping, qui serait le Deccmpugi dont il est parlé dans l'histoire, et qui a plus d'analogie que le non. de Dieuze avec ce lerme ?... »
L'opinion de M. Lejcune est aussi celle de plusieurs autres antiquaires, .qui se fondent, pour appuyer leur opinion, sur un passage de l'Histoire
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des évèques de l'église de Metz, par Meuriste, o« i! est dil que, lors de l'invasion des Barbares conduits par Attila, saint Auctor, évèque de eeu»< ville, fui emmené prisonnier avec beaucoup d'ttibitanls, u jusques a un village nommé Dix-poings, en latin Dccempagos, n où les Barbares forent tout-à-coup frappés de cécité. J'ajouterai, Moi I prétendre vouloir trancher celte grave question, I que, dans aucun des anciens Ulres que j'ai eus I sous les yeux, Dieuze n'est appelé Decempagi, I mois Dosia, Doza ou Duza. ,
On lit dans un mémoire pour le chapitre de I l'église collégiale de Verdun : u Le chapitre ettl décimalcur pour les deux tiers dans la parois^l de Bispiug et le curé dudit lien pour l'autre tiers. 1 Il a toujours' joui sans interruption de celle diacl depuis sa fondalion. Elle Ini a été confirmée pari plusieurs diplômes des empereurs et par bulle» des papes, cnlr'aulres celle d'Eugène III , ea Hi7, en ces termes: Ecclesiam de BùpintM cum decimatione. (Abb. de Vergaville.)
En 137i, Blanchcfleur de Falkcnslein, rwM de Fénétrange, fait reprise des fiefs qu'avaieol coutume de tenir les sieurs de Gcroltzeck dul duché de Lorraine: Asscnoncourt, BUpingeo.l elc. (Cari. Aveux el dénombrements, etc.)
Le 15 janvier 1568, Charles III affranchit une] maison et un gagnage séanl au lieu de âù/Mzn-l ges, appartenant à Nicolas Fournicr, tailleur des! salines de Dieuze. (L. P. 1568.)
En lN9i, deux femmes de Bisping, Catherine,! venve d'Adam Terrillon, et Zcnelle, veuve de Vis Peler, furent brûlées comme sorcières .
On lit dans le Règlement pour la prestation des corvées des sujets de la chàtcllcnie de Dieuze, fait en 1627, par les commissaires de la Chambre des Comptes de Lorraine : « Le village de Busseping, qui fait mairie à pari, fera les charrois cl ouvrages ci-après détaillés, au profil de Son Altesse.
n Premièrement. Seront Ions laboureurs dudit lieu altenus de mener le bois nécessaire à faire la chaussée de l'étang appelé Brcy-Wcyer, mener la lerre à sceller le devant du cors, celle nécessaire par dessus ladite chaussée, charroyer les pnulx cl fas*ins a fjire la baye à l'eotonr de la fosse d'icclui, lorsqu'il conviendra le pécher. Faire les charrois de l'allcvin à l'étang de Soubmanqe (Zommange) cl Lansquenet le , comme aussi d'aller quérir autres allcvins pour le repeu-
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ylet. Pareillement seront obligés d'entretenir l'étang appelé Angville et faire le charroi dn poisson poar l'allcviuer, el lors île la pèche d'icelui, de mener fallevin qoi en provient aux élaup de Lindre el Zommangc. Feront le charroi do bois pour faire les hayes devant la chausive, des paulx el fassins à faire celle de la fusse, d<t bois à faire les relays el venlillcries du dit ébog, de la terre par dessus la chaussée, bref du lurijge dudil élaoç. Soigncroul à l'cnlrelenemeut ,lu UrUge du pont de Gucrmauge el mèneront te paulx et fassins qu'il y conviendra employer.
(rois années à autres charroieronl les paulx et fjssifts à faire une baye au pré de Slamweycr, tu travers de la queue du grand élang de Lindre. Contribueront pour leur advenant à l'cntrctencaieil du pressoir de Kierprich. De trois années à aotres feront les charrois à leur colle des paulx peor faire les hayes aux fossés dudil élang de Ladre. Des paalx fendus pour cire employés à ["ftaog de Gelloucourt (Gelucourt), el ce depuis Irsbws de Son Altesse, la pari où il leur sera i&ghè, jusqu'au pàquis de vigne dudil Disping.
• Contribueront à renlrelencmcnl du château de Dieuic, y menant pierre, chaux, tuiles et autre» matériaux. Continueront en l'obligation de mener le bois qu'il convient employer pour les acculions qui se feront par le feu par toute ladite ehâleJieoic, comme aussi les poleaux et écbelles à faire lesdiles exécutions, moyennant Iturs droits anciens.
« Contribueront de même à l'entretien de quatre hayes de chasse et en l'obligation de se trouer mxdites chasses lorsqu'ils y seront commandes. Demeureront alleous de garder trois mois f «mec Paire d'oiseanx qui se trouve en leur bois tt lorsqu'ils en recevront l'ordre du sieur chàlel*ia. Et en dernier lieu entretiendront le grand <feain parmi leur village, de tout le bois qui y *ra nécessaire pour y faciliter le passage des mar- , cfcnda sauniers et autres voiluriers y passant. <t I 7. C. Dieuie 2.)
En 1621, il v avait à Dispiog 68 ménages. Le 7 août 1727, il fut dressé procès-verbal de imite et séparation d'un bois appartenant au duc LopoW, dit le Danholtz, ban de Richcpin, | d'avec celui appartenant à Févèqae de Metz, fait Ma consentement des habitants el communauté de |£icfcptn et Fribonrg, qui onl conclu et arrèlé If* le chemin qui règne eulre les deux bois en