‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 82 sur 292 · BLA - H · texte numérisé non relu

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du pain el du vin, rendit, le 20 mars de cette année, une ordonnance ayant pour but d'empêcher celle cherté, provenant de u lu malice et avarice débordée des huslelliers, laverniers el cabaretiers, rt continuelle fréquentation en leurs hôtelleries, tavernes et eabarclz par les desbauches, gourmandises et yvrognerics qui s'y commeclonl journellement, etc. « Pour remédier à ces maux et inconvénient.*, il est défendu aux Lôtelliers el cabareliers de recevoir, loger cl traiter aucun individu, quel qu'il soit, du domaine el de la recelte de Blàmonl, à l'exception des étrangers voyageant pour leurs affaires et leur négoce, el les gentilshommes et leurs serviteurs étant à la suite du prince, el cela sous peine d'aniende. Défense est faite à tous les particuliers d'aller boire, manger et prendre leurs repas dans les hôtelleries ou cabarets. Il est ordonné à ceux qui fréquenteront les foires et marchés des villes eu villages dislauts d'une lieue ou deux de leur domicile, de partir aussitôt après la tenue des foi* res el marchés el de ne pas s'arrêter daus les cabarets ou hôtelleries.

Sont prohibés lous festins, convives el banquets d'assemblées de communauté el gens de justice pour pasts el repas de hauts de métiers , confréries et choses semblables ; lous festins et banquet* de fêles annales des villes et villages, paroisses, fiançailles, noces, épousailles, baptêmes, obils, funérailles, etc., sauf toutefois les festins des fiançailles el des noces, pour lesquels il est permis que les pères, mères el parenls des mariés se puissent assembler, s'ils sont de qualité noble ou officiers de justice du prince.au nombre de trentesix personues de leurs plus proches parenls, alliés ou amis ; s'ils sont bourgeois, marchands el of liciers de justice inférieure, jusqu'au nombre de vingt-cinq ; s'ils sont artisans, gens de métiers,, manouvriers, valets cl chambrières, jusqu'au nombre de douze personnes seulement, outre le marié el la mariée ; cl à charge que tous lesdils festins de noces se feront ez maisous des mariés ou de leurs pères et mères, ou de leurs proches, voisins, parents et amis, et non en hôtellerie, taverne el cabaret. I! en sera de m me à l'e^ard des funérailles et obsèques des trépasses. [T. C. Ordonnances 3.)

Par lettres patentes du 7 jnnvier l'JS9, Charles 111 coufirme la permission qui avait été accordée par Christine de Dauemarck, sa mère, aux habi-

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la nls de Blâmout, i» de rehausser et augmenter le droil de la gabelle du vin , n c'est-à-dire de prélever vingt deniers au lieu de quinze. Ces lettres patentes commencent ainsi : « Mellans en favorable considération la fidélité, diligence el valeur dont iceulx bourgeois, manans cl habilans de Blamont ont usé pour la deffeuce et conservation de ladite ville contre les cfTorlz, puissance el violence des ennemis hérétiques passans en l'année quatre vinglz et sept par nos pais, el affin qu'ilz en aient quelque marque cl mémoire, pour servir de tesmningnage à culx el leur postérité... n (L. P. 1589.)

En 1592. les habitants de Blâmoot adressent au duc Charles III une requête dans laquelle ils exposent u qu'à l'occasion des guerres qui depuis six ans en ça ont régné cl régnent eucore, ils se seraient endettés de bonnes et notables sommes de deniers dont impossible leur était s'arquilter ni en payer les intérêts, pour la plupart d'iceulx réduits à grande pauvreté et nécessité ; n ils demandent, en conséquence, qu'il leur soil accordé une gabelle sur le vin qui se vendra, tant en gros qu'eu détail, dans leurs ville cl faubourgs. Le duc fail droil à celle demande el leur permel de percevoir, pendant quinze années, le dix-septième pot de chaque mesure qui se vendra en détail cl de prélever huit deniers par mesure vendue en gros. (L. P. 1j92.)

Le 22 septembre 1!>93, des chartes sont octroyées aux bouchers de Blàmonl. (Le registre des lettres patentes daus lequel devrait se trouver cette pièce, n'existe plus aux Archives, el je dois me borner a celte indication sommaire.)

Les habitants de la ville cl du comté de Blàmonl ayant adressé au duc Charles UI une reqnètc à l'effet d'obtenir un règlement pour l'administration de la justice, ce prince lit droit à leur demande, el rendit, le 19 mars 1j90, une ordonnance qui détermine la manière doul la justice sera dorénavant <» créée el establie, administrée, régie el gouvernée. » Voici les passages les plus intéressants de ce document curieux :

u Quant à ce que louche la création des officiers et ministres de justice, leur puissance cl juridiction : Q ie dorénavant, Us causes escheantes eutre ou contre personnes de condition noble, ou obïenans franchises... se iraiclertinl et audienceronl comme du passé, parJcvanl le prevost de Blamont, cl à sa préséance, comme au&sy

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