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larités curieuses pour l'histoire de Boudonvilte cl

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pour celle de l'industrie daus nos contrées.

Il existait, dès la seconde moitié du XVe siècle, sur le ruisseau qui d.jceod de ce vallon, un moulin u à moudre fers el viretons pour l'artillerie. « On lit, à ce sujet, dans les comptes du Receveur général de Lorraine, pour l'année 1105 : u Payé par le Receveur à -Marguerite, femme de Hanns, de Francfort, barbier, demeurant à Nancey le 15e jour de septembre 1462, en recompensation de quatre jours de terre séans au-dessus de la fontaine de Boodonville, entre mondil seigneur d'une part el d'autre, qui lui ont esté gastcz et mis à ruyne par le molin que mondil seigneur a fait faire sur le ruy de Boudonvillc à moire ferz et viretons pour l'artillerie, pour ce vj francs (4 livres 16 sols tournois.) m

Vers lu 10, le duc Antoine douua à un nommé Didier Fossier, canonnier en son artillerie, « une place ainsi qu'elle se contient où soulloit estre ung moulin près de la fontaine de Boudonvillc, pour en iccllc faire cdiflier et cooslruyre à ses despens ung moulin h faire pouldre el battons h feu el une meulle à esmouldre tons ferremens tant de javelines, espiedz, comme autres. « Didier Fossier s'occupa aussitôt à faire faire, sur la place qui venait de lui cire concédée, u des ouvrages pour la somme de douze ou quatorze vings frans n donl il fut obligé d'emprunter une partie. Mais, comme les lettres du prince ne concernaient que le concessionnaire lui-même, celui-ci demanda el obtint, le 22 janvier 1511, des lettres pateutes qui assurassent ses droits à ses hoirs el héritiers, el cela, moyennant un cens annuel de cinq sols, monnaie de Lorraine. Celle faveur est necordée au suppliant m afin qu'il soit plus enclin pour l'avenir de servir le duc de bien en mieux, « (L. P. I.j 110-15 14.)

Le personnage donl il csl fait mention dans les lettres patentes du duc Antoine, n'est pas connu, bien que son nom soit arrive jusqu'à nous, avec uue légère «Itération il csl vrai, cl se rattache à l'un des lieux les plus fréquentés des environs de Nancy. Ce nom se trouve, en effet, gravé en forme de signature, au bas de l'inscription de la Croix-Gagnée : Didié le Gamnic.

Didier Fossier n'était pas seulement, ainsi qu'il est qualifié plus haut, canonnier en l'artillerie ; il étail encore fabricant de gaines d'épée, d'étuis, de coffres cl de seilles ou de seaux de cuir, d'où

ni vient le surnom de Gaimrtier, Guinnier ou Gumnid, sous lequel on le voit plusieurs fois désigné. On sait qu'à cette époque, beaucoup d'individus supprimaient leur nom de famille pour y substituer celui de leur profession, et je pourrais en citer un grand nombre d'exemptes.

Des l'année 1501, cet ouvrier s'étail déjà fait connaître par des travaux importants qui avaient atliré sur lui l'altenliou de René II el lui avaient mérité sa bienveillance : nns>i, lorsqu'il voulut enlrer dans le liant ou la maîtrise des maréchaux, ce prince lui fil remise d'une partie des droits qu'il était tenu de payer à litre de réception.

De 1501 à 1507. Didier Fossier exécuta différents ouvrages pour le duc , tels que coffres de cuir ferrés, seilles de cuir pour servir aux puits de Bar, étuis de bois, aussi couverts de cuir, pour mettre des pois de confiture ; enfin, les comptes du Receveur général, pour 1507-1508, conlicnneul la mention suivante, qui ne laisse aucun doulc sur le cas que le prince faisait de cet habile ouvrier ; «» Payé par le receveur à Didier la Gaynnier, compagnon de l'artillerie, par ordonnance dudit seigneur (le duc), pour son veaige et despence d'avoir esté ù Mylan pour savoir la façon el manière de faire quelque canon, 15 florins, u

Dans les comptes de 1518-1519 et suivants. Didier le Fossier, dit le Gaynier, canuouier en l'artillerie, est porté pour 30 francs de pension el pour le cens de 5 sols, qu'il élail lenu de payer pour la place qui lui avait clé concédée près de la fontaine de Boudonvillc, pour y établir son moulin à poudre el sa meule. 11 esl ainsi rappelé dans les registres du Receveur, jusqu'en 1531, époque où, sans doute, il mourut.

Le nom de ce personnage, rapproché de celai qui se trouve nu bas de l'inscription de la Croix- Gagnée, ne laisse aucun doute sur l'origine de ce monumeut, et l'on peut affirmer qu'il fut élevé par ce Didit! le GamwV. Pour quel motif* c'est ce que j'ignore et ce qu'il esl difficile d'indiquer. Il est assez probable, toutefois, que cet individu ayant, en sa qualité de cannonier, accompagné le duc Antoine dans son expédition contre les Rustauds, et échappé à quelque péril durant celle guerre, il voulut en perpétuer le souvenir par l'érection d'un monument votif qui témoignât de sa reconnaissance envers Dieu. 11 est également probable qu'il sollicila cl obtint de Jean de

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Lncraioc, li>* de ^eoc II, et cardinal du litre de 'tint Onufte, que des indulgences fussent accordées à cm qui viendraient visiter la croix Gamntfely reciter pieusement leurs oraisons.

Pir kurcs patentes du rj août 1602, Charles III permit à Jean de Nirandorf, u armurier des sais, de construire el baslir nn moulin h polir irnu» >or le rup de Boudonville, en tel endroit cl esîcaJtie qu'il luy scroit assigné par monsieur d'Ilirancouri, gouverneur de Nancy..., b charge ti cunditioa d'en payer à la recepte de Nancy la Kimme «le quatre francs six gros monnoye de lorraine, de redevance annuelle et perpétuelle, « «T. C. Nancy 3.)

Le £ janvier 1603, les religieux de Clnirlieu ^uadonnent h Charles III, moyennant une redetîoit annuelle de 180 resaux de blé, h prendre sur b cellerie de Nancy, les Grands Moulins de cette ville, a ensemble ung aullrc mouiiu scitué sur un* petit raysseau dit de Boudonville, ses ippartenances el deppendanecs, et la place de de celny qui s'appeloit cy devant le mouiiu de l'Eunclic, présentement pour la nécessité de la rectification et hien du publicque dans le boulevard de Sainet Thiebauld. n (L. P. 1603.)

Eu 16U5, le même duc rend une ordonnance concernant les moulins de Nancy, de Sainl-Thiél«nt et de Boudonville, les grains qui y seront montas et les droits de mouture. (T. C. Ordonnances 5.;

On troove, dans les comptes du Cellerier de Nancy, sous la date de 1022, la mention suii3Dlc: u Payé 21 fr. a Collot, peintre, pour trois dessins par lui faits de quelques étangs que Son Altesse avait volonté de faire, sous la Madelaine, SoJrupl et Boudonville, et M fr. a plusieurs maçons pour y avoir assisté, jeté les niveaux et donné leur avis, t»

Lors de fa peste qui décima Nancy, et du siège n de l'occupation de celte ville par les troupes françaises, les fermiers du moulin de Boudon- >i!le furent obligés de solliciter, o différentes reprises, des réductions de leur canon. La première rvq«éic de celte nature remonte à l'année 1G31. Y. i 1035, ce moulin fut u gesié jus el ruiné « |ur les soldats du camp devant N'a ne y. Lu 1034, i o y fit des réparations importantes. Ojianl aux usines à èmoudre le fer el à polir les armes, qui •Estaient sur le ruisseau de Boudonville, il n'en r>i pas fait mention à cette époque, ce qui sem-

ble prouver qu'elles avaient déjà cessé d'être exploitées.

BOUILLON VILLE. Il est fait mention de Bouillonville dans une charte du 23 novembre 875", par laquelle Louis de Germanie confirme les biens de l'abbaye de Sainte- Glossinde de Metz, et dans la confirmation des biens de la même abbaye par le pape Pascal II, le 28 avril 1159 (11. M.)

Il en est également parlé, sons le nom de Bodulfivitla, dans le privilège d'Adalbéron pour l'abbaye de Gorze (933) ; In pago Scarponinsc... villas très quœ vocantur Ha : DodulfivHla, Gcmnvilla , Penna (Pannes), et quicquid ad ipsa» villas pertinct in ccclcsiis... (II. L.)

Un nommé Warnier de Bouillonville reconnaît, en 1267, tenir de l'abbaye de Gorxe le monlin de Bouillonville, une grange et une maison audit lieu. (Cart. de Gorze.) ^

En 1278,"joffroy de Nonsarl vend h Ascelin de Bouconvillc, bailli de Saiot-Mihiel, ce qu'il avait à Nonsart, Esscy, Bouillonville, Seichcprey et Pannes. (T. C. Bouconvillc 2.)

Jean, abbé de Gorze , el le couvent dudil lieu reconnaissent, par des lettres datées de Tan 1279, qu'ils ont cédé par échange à Thibaut, comte de Bar, ce qu'ils avaient h Thiaucourl cl à la cour de Bouillonville et de Pannes. (Cart. Thiaucourl.)

En 1284, Aubcrt de Boncourl, fils Warin de ^Nonsart, échange avec Philippe, châtelain de Bar, contre AU livrées de terre sur les moulins d'Andernay, ce qu'il a à Haz, Nonsarl, Bouillonville, Saiul-Beaussant, Seichcprey et Maizerais. (T. C. Bouconvillc 2.)

Le 10 février 1330, Henri, comte de Bar, donne h Gniol de Montigny 70 sondées sur les renies qu'il a à Bonillouvifle, (T. C Apremont.)

Par lettres du mardi après les Bures 1343, messire Gérard, curé de Pannes et archidiacre de Gorze, vend à Alart de Thiaucourl, chanoine el sous-diacre de l'église de Saint-Sauveur, sou frère, tout ce qu'il a à Bouillonville et dépendances, pour <tt)0 florins à l'écu de bon or. (Cart. La Chaussée.)

Le 27 mars 13G3, Jean d'Apremonl vend h "Régnier de Manoiuille, moyennant cent vieux florins, tout ce qui lui appartient en la ville de Bouillonville. (T. C. Apremont, liasse.)

Au mojs de mars 1369, Joffroy d'Apremonl vend à Kabran de Ludrcs tout ce que défunt

doi;

Thierry de Bouvilliers avait au ban de Bouillonville en fief el hommage. (Cari. Apremont fiefs.)

En 1377,' Robert, sire d'Aprcmont, cède au duc de Bar ce qu'il avait à Rouvres, Mnndres, Bcaumonl, Saint-Beaussanl, Scicheprey, Pannes, Dommartin, Bouillonvillc, etc. (Cart. de la châlellenic de Bouconville.)

Le 10 juillet 4402, le prieur de Notre-Damcnux-Champs devaut Melz donne des lettres d'assurance par lesquelles il déclare qu'en raison de ce qu'a ce prieuré en la maison, rentes et revenus au ban et fi nage de Bouillonvillc, il doit fournir, en temps de guerre, au duc de Bar, h son commandement où à celui de son prévôt de La Chaussée, une charrette bien attelée de bous chevaux, pour servir le temps du mandement. (Cart. La Chaussée domaine-)

Le 26 février 4446, Hue d'Autel, seiguenr d'Aprcmont, donne à Thierry de Pannes, gouverneur de Commcrcy pour le roi de Sicile, le siège du moulin de Bouillonvillc avec ses appartenances, le four de ladite ville, etc. (Cart. Apremont fiefs.)

Le 17 janvier 1549, Philippe de Liuangc, seigneur d'Aprcmont, vend le moulin de Bouillonville a Cola-Eudol, marchand à Thiaucourt. (T. C. Apremont, 16e liasse.)

On voit, par uu rapport des officiers (TApremont, du 28 décembre 1572, que le mennier du mouliu de Bouillonville était exempt de taille, bicu qu'il habitat ce dernier village. (T. C. Apremont 4.)

Par lettres du 10 décembre 1580, le duc Charles ÎII donne au mayeur de Thiaucourt la connaissance el juridiction en première instance, en toutes actions réelles, personnelles cl mixtes, civiles cl criminelles (excepté les causes et personnes privilégiées), sur et enlre lous et chacuns bourgeois, mnnans et habitants de Thiaucourt, el ez villages d'Euvezin el Bouillonville, sous le rapport et par appel .m bailliage de Sainl-Mihiel, lesdils d'Euvezin el Bouillonville demeurant sujets h la garde du cbàleau de La Chaussée, comme du passé. (Cart. La Chaussée domaine.)

On trouve, à daicr de 1330, un grand nombre de dénombrements el d'actes de reprises de portions de la lerre de Bouillonville : par Miles de Saint-Benussant, bailli de Pierreforl (1330) ; Cunins le Meule (1331) ;' Gérard de Thiaucourt, niré dePanues, archidiacre de Gorze (1342);

Thomas de Lucques, Lehor et Wiltaumc, &es frères (1342) ; Perrcsson, fils de Warnesson de Bouillonvillc (1330;; Thierry de Bcmvilliers (1539;; Symonel de Monhuerre, dit de Leheville (1434) ; Gcrardin Brodicr, de Pout-à-Mousson 1346); Gérard d'Essex, écuyer (1458) ; Jean de Leheville (1468) ; Claude Xovot, écuyer (1524) ; Mahaull d'Aprcmont (1532) ; Antoine de Rosières (1588); Elienne de Rosières et ses frères (1664). (Cari. Apremont fiefs.)

Bouillonvillc dépendait, au spirituel, du diocèse et de l'oflicialilé de Metz el de Tarchiprèlré de Gorze; la cure était h la nomination des seigneurs. En 1481, Jean, fils de Jean Migot, fut nommé a la cure ; il ent pour successeur, eu 1407, Alexandre Petitjean. En 1700, la haule, moyenne et basse justice de ce lieu appartenait à BIM. de Rosières. La communauté était alors composée de 3f> habitants. (E. T.)

Annexe de Vannes. — Patron, saint Denis.

BOUILLU, écart de Bicquelcy , composé d'une maison.

BOULAIE, censé, territoire d'Angomonl, composée de deux maisons et huit habitants.

BOURDONNA Y (BOl*RDENEY). En 1352, Renaudin de Marsal donne à l'abbaye de Ilaute- Seille 5 sols de cens, monnaie de Mclz ou aulrc coursable, lesquels il assigne sur divers héritages sis à Itotii'denet/ . (Abb. de Haulc-Scillc.)

Le 0 février 1575, Nicolas Collot, gouverneur des salines de Marsal, au nom du duc de Lorraine, et la communauté de liourdcncy font un échange par lequel le duc cède à celle communauté une pièce de bois au ban de ce village, lieudil derrière la Fourlclle , en coulr'érhange d'une autre pièce de bois sise au même ban, lieudit la Fontaine au But, que ladile communauté cède au duc. (T. C. Moyeuvic.)

On voit, sur un monticule voisin du village de Bonrdonnay, à côté du télégraphe, les restes de l'ancien château des princes de Salm ; uuc tourelle, dont les murs ont nue énorme épaisseur, est encore debout.

Près de ce village est le cbàleau de Marimont, propriété de M""5 de Jankowiîz ; il a appartenu successivement aux familles de Richelieu et de Faleonnel, dont une fille avait épousé M. le barou de Jankowiiz.

Bonrdonnay a été érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Remy.

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boi;

BOl'RGALTROFF. Le village de BourgaltrofT, sur lequel il existe aux Archives un grand nombre de (iire* dont je inc buroerai h indiquer les principaux, appartenait, dès l'origine, aux chanoines de la cathédrale de Metz ; ils eurent, à diSénatë époques, soil avec leurs évèques, soit avec d'antres seigneurs, de vives contestations au «jet de celle propriété. On lit dans l'Histoire de HeU, qn en 1507, Renaud de Bar, évéque de telle ville, eut un démêlé assez grave avec le chapitre de la cathédrale. Les chanoines l'accuaieat d'avoir envahi leurs biens à Marsal, de !tur rtfustr leurs droits sur les salines de Vie cl (jeJbnal, d'avoir envoyé des gens de guerre sur b terres de Millery et d'Autreville , où elles raient fait du dégât pour plus de 200 livres Dessins, cl d'avoir permis au comte Valeran, son wsal, de construire malgré eux, à Bouillatroff', u château qui causait beaucoup de dommages

On trouve, sous la date de 1310, une Déclaration des droitures, rentes et revenus de Burigal- (orf, Bedcslorff et Gebeldingen (Guébling) ; j'ai jjddc ce document à l'article de Bodestroff.

Par un mandement daté du 16 octobre 1347, Ûiarles-Quint enjoint au comte de Bilche de laisïtt\e chapitre de Metz jouir paisiblement des (erres et seigneuries de BourgaltrofT et de Guébling.

En 12W8, le duc de Dcux-Ponls cl les chanoines de la cathédrale ûrcnl une transaction au sujet de la seigneurie de BourgaltrofT et réglèrent Icors droits respectifs dans celte seigneurie. Il y eol encore, entre eux, en 1597, un accord pour l'exercice de la justice.

En 1678, le roi de France donna la terre et seigneurie de BourgaltrofT au sieur de Roltcm- Lourg. En 1691, M. de la Noue était seigneur Toué de BourgaltrofT. Il vendit ce ûeT à M. le warte de Ludrcs, le 18 novembre 1743.

Il parait que, dans le commencement du siècle dernier, plusieurs familles juives s'établirent à BourgaltrofT, contrairement aux règlements qui kur défendaient de s'y fixer. Aussi les habitants mirent devoir s'en ptaindre, dans la requête suivante qu'ils adressèrent au chapitre de la cathédrale de Metz :

u A Messieurs les Doyen, Chanoines et Chapitre de Péglise Cathédrale de Metz, seigneurs hauts, «noyens et bas justiciers de BourgaltrofT. Supplient kMiblemcnt les maire, habitants et communauté

de BourgaltrofT disant que quoiqu'il soit de principe que les juifs ne peuvent s'établir dans aucune ville du royaume sans la permission du Roi, et dans aucun village sans celle du seigneur haut justicier, il est cependant arrivé que les procureurs d'office de Messieurs, et sans leur participation, ont souffert dans ledit lieu de BourgaltrofT rétablissement de quelques familles juives qui se trouvent déjà multipliées jusqu'au nombre de dix, en sorte qu'il y a actuellement dans ce lieu plus de trente personnes de celle nation, ce qui cause un préjudice très-considérable aux suppliants, tant par les usures qu'ils exercent sur ceux qui sont obligés de recourir à eux, que parce que ces juifs ne sont assujettis ù aucune corvée ni convois, de façon que les suppliants s'en trouvent d'autant plus chargés, parce qu'on règle ces sortes de charges eu égard au nombre d'habitants, sans distinction de sexe ni de religion. Celte surcharge n'aurait pas lieu si les maisons que ces juifs habitent étaient occupées par d'autres, et elle est si considérable que la plupart des suppliants sont dans le dessein d abandonner ce lieu qui insensiblement se trouvera entièrement habité par des juifs, dont le nombre csl déjà si grand qu'ils font la loi au reste de la communauté, ce que Messieurs ayaul intérêt de prévenir el d'empêcher, les suppliants ont cru devoir leur faire leurs très-humbles remontrances à ce sujet. Ce considéré, Messieurs, il vous plaise faire défenses à tous les particuliers qui possèdent des maisons dans le lieu de BourgaltrofT de les louer à l'avenir à des juifs, à peine de cent livres d'araeude, ordonner que les juifs qui y résident actuellement seront tenus d'en sortir pour

la Saint-Georges prochaine n

Celle requête, siguée par un nommé Simon George, se qualifiant député do !a communauté, fui renvoyée saus doute à l'examen du chapitre, car uous trouvons ce qui suit daus une liasse intitulée : Pièces concernant les juifs de Bourgaliroff ; u 11 a été conclu, le 27 décembre 1757, dans une assemblée tenue chez M. le princier, que les juifs ne pouvant s'établir daus aucune seigneurie, sans l'agrément cl la permission du seigueur haut justicier, loi règlements et ordonnances faits par Messieurs les députes du chapitre aux derniers plaids annaux de BourgaltrofT, du *i9 septembre 1737, a l'occasion des juifs établis audit lieu, étaient en règle, et qu'il

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fallait en faire poursuivre l'exécution par le procureur fiscal n

On crut cependant devoir s'assurer si les juifs ue payaient réellement aucune redevance, et si les griefs allégués contre eux étaient fondés. Les maire et gens de justice, consultés à cet effet, répondirent en ces termes, le 21 mars 17j8 : u Nous, maire et gens de justice de la seigneurie de Bourgallroff certifions à tous qu'il appartiendra qu'Alexandre Moyse, Seerf Harman, Meyer Borich, Moyse Meyer et Jacob Meyer, tous juifs, sont résidauts à Bourgallroff, les quatre premiers depuis très-longtemps, lesquelles familles se sont gouvernées comme gens de bicu et n'ont commis jusqu'ici aucune malversation qui ail venue à notre connaissance, au contraire, sont portés d'inclination à rendre service aux habitants dudit Bourgallroff, aiusi qu'ils le font connaître journellement ; que ceux qui font leur résidence vis-à-vis l'église dudit Bourgallroff sortiront incessamment pour s'établir dans un autre emplacement plus éloigné de ladite église ; que cependant s'ils sortaient du village, ce serail au préjudice des habitants, avec d'autant plus de raisons qu'ils paient 81 livres et des sous de subvention et de la capitalion a proportion, laquelle somme il faudrait répartir sur lesdils habitants, qui sont de pauvres gens et une très-petite communauté, ce qui leur causerait uu tort très-considérable ; ce que nous certifions n

Le résultat définitif de celle affaire n'est pas connu ; on voil seulement, par une lettre du 17 mai 1738, signée de Mayer et Moyse Mayer, que les juifs consentirent à l'expulsion de Jacob Mayer, h la translation de leurs habitations à une plus grande distance de l'église paroissiale, et qu'ils promirent de limiter leur nombre aux quatre familles résidant alors à Bourgallroff.

Il paraît que ce village souffrit beaucoup pen- 1 es guerres qui désolèrent notre province au XVII'* siècle, car ou lil en téte d'un procès-verbal des plaids anuaux tenus h Bourgallroff, le 19 septembre 10'iG : m Comme ainsi soit qu'à cause des grandes guerres commencées en Allemagne, continuées en France, Lorraine et tant d'autres royaumes et provinces, nou encore finies (laissant en celte saison néanmoins un peu de relâche et de liberté de pouvoir renouveler ce qui par un si long silence se pourrait oublier), il soil élé comme impossible à messieurs les vénérables

grand doyen, chanoines et chapitre de l'église cathédrale de Metz et à M. le comte Fougger, seigneurs de Bourgallroff, de se trouver ensemble ni aucun de leur part, de peur des hasards cl risques, pour communiquer de leurs droits.... n (Bourgallroff, etc.)

Bourgallroff a élé érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Vendeliu.

BOURMONT. On lil dans une pièce intitulée: Mémoire pour prouver que les abbés et religieux de Salivai sout en droil et possession d'uu ban séparé de Ions les voisins, d'y lever la lolalilé de la dime, etc. : u Depuis la foudalion du l'abbaye de Salivai par l'illustre Malhilde, veuve d'Arnunld de Hambourg, comte de Hambourg, nous sommes en possession d'avoir un ban séparé, appelé par la comtesse Malhilde ban de Bounnont, et à présent ban de Salivai... Le premier titre sur lequel est fondée celle possession, est la confirmation de l'évèque de Metz, Bertrand. ... l'an 1180.» (Cart. de Salivai.)

Le lestement de la comtesse Malhilde, imprimé dans les preuves de D. Calmel, sous la date de 1195, porte qu'elle a donné à l'abbaye de Salivai (e lieu de Bourmout, situé sur le ruisseau de Côrupl, à gauche du chemin en allant a Vie : qucmdam paynm nomine Bourmont, situm dnttpcr Curlum rivum, û latere sinistro tundi Vicum.

BOUBSC1IEID. Le 20 avril lC9i, Jean-Jacques et Georges Louis, frères, de Laudsperg, seigueurs de Bourscheid et CourUerode, vendirent à Jean d'Elvert, écuyer, bailli de la principauté de Lixheim et du comté de Dabo, ladite seigneurie de Bourscheid el Cotirtzerode, avec tous les biens el droits seigneuriaux en dépendaul « situés en Auslrasic, près de Phalshourg, n pour la somme de 20,28a florins qu'ils lui devaient. Le 28 décembre 1711, Jean Ollo d'Elvert, fondé de procuration de Jean d'Elvert, fil ses foi et hommage à la Chambre des Comptes de Melz, pour celle seigneurie, u mouvant et relevant de S;i Majesté, à cause delà prévôté de Sarrebourg. » (T. C Féuélrange 3.)

Bourscheid, qui était autrefois anuexe de Herauge, a élé érigé en succursale par ordonnance rovale du 2?i avril 1827.

Patron, saint Michel.

BOUVKON. H est fait mention de ce village, sous le nom de Bcvro, dans la confirmation des

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