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btets de l'église de TonI par Charlcs-le-Gros (6IQ); éas la confirmation de la fondation de labUr? dleaiul-Mausuy par le roi Olhon (903) ; esta, 4»u h coufirmaiion des biens de celle raèae tlhyt par saint Gérard, évêque de Tout :<vi. ;i paf le pape Adrien IV (1134). (II. L. cl H. T.
\- jb*5 d'aoùi 1334, Isabelle, femme de fan aeCherisey, fait ses reprises du comlc de fcffw ce qu'elle tienl ligement de lui à Boutava, Manille, Cberiscy, clc.
Le »a»f Ji devant la fétc Saint-Martin, 1.135', Itn» de Boucq fait ses reprises pour ce qu'elle i* « flef du même comlc a Tremblecourl, Btmtron, etc. (Cari. Pont fiefs.)
Dus l'origine, Bouvron u 'avait qu'une chapelle cëlépendait de Luccy, ainsi qu'on le voit par le atsKne de l'empereur Olhon, que j'ai rappelé jlti bot. L'église renfermait une chapelle de Dame, donl on ne connaît pas les fondateurs.
kairoo a clé érigé en succursale en 1^02.
fctron, saint Mansuv.
. !IES, censé, territoire de Vallois. Par fc*» ta mercredi après l'Annonciation Notre- Ba»e 131 i, Conrard de Fribourg, sire de Ro- ■«•I, et Catherine, sa femme, conviennent avec ^H^ra Ferry, «lue de Lorraine, du rachat de katarre, Vallois cl Bouvières, pour cent livres il tek T. C. Pool fiefs.)
fv une lettre du lundi après la Pentecôte "•»» donnée par le duc Jean, il appert que la •aataBM du duché de Lorraine est qu'à chacune W» f»e le seigneur du fief le trouve hors de la ■h el ligne de celui ou ceux qui, par droit ou îfcoonoo héréditaire, le devaient lenir, si ce •■t aar l'aveu et cousenlcmenl du prince, ce Jef lai est acquis de droit cl de coutume ; en vrt» d« quoi, le duc susdit ayant trouvé que les àmaax, ville*, bans cl appartenances de Ro- *tt, Siint- Maurice, Saint-Pierrcmonl, Vallois • tkuxures les Gerbéviller , étaient aliénés ■M pemitiion et consentement de ses prédêni de lui, eu fait don à Brun, seigneur de ftiHfierre et à ses hoirs, à charge de lief et k"'fl»*$t. ;Cart. Fiefs de Nancy et Vosges.)
Le vtiredi aranl la Toussaint V17\, Poinse, de Jean de Nancy, chevalier, donue au fa da Lorraine une maison à Nancy, une autre • lonèm, avec un gagnage en dépendant, l'é- "Hde Kosiérea, et tout ce que sondit mari avait
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a Vitrimont, Bouxières et Flévillc. (T. C. Rosières.)
BOUXIÈRES-AUX-CHÈNES. Il est fait menlien de Bouxières (Buxeriœ Majores) dans la coufirmaiion des biens et des privilèges de l'abbaye de Saiul-Pierrc de Metz par l'empereur Othon II, le il mai 967.
Ce village est appelé Buxeriœ subter Amanciam dans une lettre donnée par le duc Mathieu, en 1249, pour l'abbaye de Clairlicu. (Abb. de Clairlieu.)
Au mois de novembre 4290, Milians, fils de Jean de La y, chevalier, reconnaît être devenu homme-lige du duc Ferry moyennant & livrées de terre à lui assignées a prendre chacun an sur les premiers. fruits el revenus que le prince a à Bouxières sous Amance.
Le jeudi après la Saint-Nicolas 1293, Thiéry de Lay, chevalier, reconuaît être homme-lige du duc Ferry *a cause de 40 livres loulois que ce prince lui a assignées sur les revenus de Bouxières sous Amauce. (T. C. Fiefs de Nancy et Vosges.)
Le samedi devant la Sainte-Lucie (décembre) 1300, Joiïrois de Boncourt reprend du duc Ferry tout ce que tiennent de lui, Joiïrois, les hoirs Thomas de Bouxières, audit Bouxières el au ban. (T. C. Fiefs divers 3.)
Le 12 décembre de la même année, Willanme de Bussiôres sous Amance, écuyer, reconnaît être homme-lige du duc Raoul cl en reprend de son franc alleu 60 livres tournois. (T. C. Fiefs de Nancy el Vosges.)
En 13il, Jean de Nancy, chanoine de la collégiale Sainl-Georgcs, donue au chapitre de celle église tout ce qu'il avait au ban cl au Gnage de Grand Buxieres dessus Amance. (Coll. S.-G.)
Par deux contrais d'engagement, l'un de 1391, l'antre de 1397, deux particuliers promettent à Jean et Vautrin de Bouxières, frères et damoiseaux, certaine rente pour aller demeurer ailleurs que sur leurs lerres. (Cari. Nancy domaine.)
Le 7 janvier iM7, René Ier el Isabelle, son épouse, achètent à Simon de Sainl-Mcngc, seigneur d'Aulrey, et a Marguerite d'Orne, sa femme, ce qu'ils ont ez ville el ban de Grand Bouxières el d'Ecucllc. ^T. C. Amance 2.)
L'année suivante, Jean de Calabre, lieutenant du roi René dans les duchés de Lorraine, considérant m la diversité qui était eu scigneuriage,
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juridiction cl condition « des habita ois do ban de Bouxières, crut devoir faire el établir u certains statuts et ordonnances en forme de Chartres perpétuelles poar être observés auxdits lieu et ban de Bouxières. » Voici la teneur de ces chartes, qui furent confirmées par le duc Antoine, le 19 mars 1508, et par Charles lil le 13 juillet 1580 :
u Jean, (ilz du Roy de Jérusalem et de Sicile, etc., lieutenant de Monseigneur en ses duchiés de Bar el de Lorraine, etc., comme nous pour el on nom de Monseigneur ayons nagueires acquesté pour toujours mais à messirc Simou de Sainct Menge, chevalier, et à dame Marguerite d'Orne, sa femme, tout ce qu'ilz avoient en la ville, ban et finaige de Bouxières dessoubz Araance et es appartenances, tant en seigneuries, en justices haulles cl moiennes et basses, en hommes, en femmes...., en laquelle ville de Bouxières avoil moodit seigneur plusieurs hommes qui avant ledicl vendaige estaient d'autre taille et juridiction que n'estoient ceulx estant audit mess ire Sjmon, et il soit ainsy que pour tant gue à présent toute icelle ville, ban el finaige, les hommes el habitans soient el appartiennent seul et pour le tout à moodit seigneur, icculx habitans nous aient humblement supplié qu'il nous plaise eulx abonner tant de leur taille, dont auparavant une partie de ladicle taille au regard des hommes du dicl messire Symon estoit à voulonlci deux fois l'an, la moitié au terme de Pasques et l'autre moitié au terme de la Saincl Bemy, comme en aultres choses, afin que pour le temps advenir lesdicts habitants et leurs successeurs soient plus enclins de demeurer audict lieu el servir monseigneur, ses hoirs el successeurs, sçavoir faisons que nous, pour ces causes cl affln que la dicte ville et ban de Bouxières se puisse d'icy en avant amender et multiplier..., avons faict, ordonué cl cslably et par ces présentes faisons, ordonnons et eslablissons an regard desdils manans el habitans de Bouxières, pour tousjoursmais, pour eulx, leurs hoirs et successeurs, les status, ordonnances et choses y après contenues et declairées :
n Et premier, quant au regard de leur dicte taille, nous leur avons desmaintenant redulct et abonné en telle manière que les dicts habitans taillablcs payeront d'icy en avant chacun an quatre viugtzjivrcs de tailles, comptez vingt solz fors ou quinze gros monnoye coursablc à Nancy pour chacune livre, qui ne monteront ne avalleront, à
payer chacun an à deux termes, cl payeronl de la dicte taille tous les manans el habitans de la dicte ville el ban de Bouxières et de Blanzey chacun selon sa portion cl puissance, réservé le maire, les eschevins et le doyco et les clercz lonsnrex qui à ce sont ydosnes el souffisans, comme ont accoustumé les au lires clercz de Nancy el d'Amanec el aultres rcsidans desoubz monseigneur, excepté aussy les genlilz hommes qui seront cognus cslre de noble lignée el qui se lanroienl en estât de nobles, réservé aussy les se r vans de la maison de Blanzey qui demeurent an clos de la dicte maison, c'csl assavoir le bouvier, le charreton, le bergier, le vigneron et le moictrier s'il y estoit, par ainsy quilz soient gens espaves venus d'ailleurs que des propres villes estans à monseigneur de son duchié de Lorraine.
n Item certaine droiclure qui s'appelle l'osa vre de Nancy, qui se paye chacun an au meykresmefla mi-carcme) à monseigneur, que aucuns des habitans de la dicte Bouxières doient, demeure en son estât pour la paicr par ta manière accouslumcc du temps passé.
« Item toutes aultres droictures et redevances qui sont dchucs à monseigneur el que esloient dehues au dicl messire Symon avant ledicl vendaige en la dicte ville el ban de Bouxières, tant eu cens cl rentes d'argent, de bleif, d'avoine, de graines et oysons, fours, moullins, chaulcheux, comme toutes aultres droictures, demeurant en tel estai comme elles esloient auparavant el se payeronl chacun an aux termes el en la manière qu'il a esté accoustumé on temps passé.,
u Item, le maire el la justice du dicl ban et ville de Bouxières auront toute congnoissance sur le faicl de la justice haultc, moienne el basse et de lotîtes amendes cl espaves cl de tous forfais, pour en juger et déterminer selon justice el raison, cl rendera compte le maire qui est et sera on temps advenir à monseigneur ou son comtnan- ♦ dcmenl de toutes receptes quelconques tant du domaine de pied de lerre comme de toutes amendes, espaves el survenues d'argent, de graines et toutes aultres choses qui venront el eschcrronl en, la dicle ville et ban de Bouxières a mon dicl seigneur, el délivrera les dicfcs deniers à son recepveur de Nancy présent et advenir, pour el on nom de luy, dont ledicl rccepvcur l'en dourra sa quictance el en fera receple en ses comptes.
« Item combien que les dicls habilans et la jus-
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bol;
lice à Booxiercs eussent accoustumé on temps passé de aller quérir leur premier appel de plait et de jugement au lieu de Vandieres, icclluy appel est desmaintenant aboli , et voulous que d'icy eo avant le dicl appel viengne tout premier au Change et devant la justice de Nancy ci de là en la chambre de monseigneur par la forme et manière qoe sont ceulx d'Amance et d'au lires bonnes villes de monseigneur, qui prennent droicl audïct Nancy. Et feroul toutes retraictes d'erilaiges d'ici en avant, de l'espace d'ung an et ung jour, et du temps en arrière comme il a, esté accousiumé en la dicte ville de Bouxieres.
n Item les dicts habitants de la ville et ban de Bouxieres debveront d'ici en avant aller cl poursuivre la bannière d'Amance qnanl elle sera mandée pour les affaires de monseigneur et de ses pays et seigneuries par le commandement du maire, quand le prevost d'Amance Itiy fera sça- Yoir, et s'il y avoit aucuns qui fussent deffaillans d'y aller et faire leur debvoir à la dicte bannière, c'est assavoir de ceulx qui seront temu y aller, le dicl maire en leveroil les amendes telles qu'il est accousiumé à tel cas et en renderoil compte avec les aullrcs droitures comme dicl est.
• Item nous voulons que d'ici en avant les forestiers d'Amance qui paravent et on temps passé prelendoienl avoir certains drois sur aucuns des ha bilans de la dicte ville de Bouxieres payans de la taille de Pasques, n'ayent aucune cognoissance d'aucune chose pranre, lever ne demander eo la dicte ville ne aux habitans d'iccllc à cause de leur office de forestier, veu que les dicts habitans sont tous communément à monseigneur sans riens en retenir, el demeurent les revestures et les drois appartenons à la justice ainsy qu'ilz ont accousiumé du temps passé.
t Item voulons que les femmes qui ne souloicnl point aequesler audict lieu de Bouxieres, acqueslent d'ici en avant comme font les femmes à Nancy el aultre part soubz monseigneur.
n Item avec les choses dessus dictes, les dicts habitans de Booxiercs sont el demeurent en tous leurs bons usaiges et coustumes comme il est accousiumé d'anciennelé eo la dicte ville , ban el finaige de Bouxieres, réservé les choses cy-
dessus declairées par mois exprès (Aucuu
titre antérieur à cette charte ne fait connaître quelles étaient les anciennes coutumes qui régissaient les habitants du village de Bouxieres.)
« Faictes et données à Nancy le lier jour du mois d'octobre de l'an de graicc mil quatre cent quarante huict. »
,^Le 24 janvier 1471, Hardouin de La Jaille, chambellan de René II, donne soq dénombrement à ce prince pour la terre et seigneurie de Bouxières-aux-Chénes, dont il avait racheté la moitié, en 1465, d'Isabelle de Nancy, moyennant 1,500 vieux florins du Rhin. (T. C. Nancy.)
Le 24 décembre de la même année, Hardouin donne son dénombrement à Nicolas, ûls du Roi de Sicile, pour les terres et seigneurie de Condé et des Grands Bouxieres. (T. C. Fiefs de Nancy cl Vosges.)
Par suite d'une transaction faite le itT décembre 1493, René II engage a Bertrand de La Jaille, héritier de Hardouin de La Jaille, son frère, la moitié par indivis de la seigneurie de Grand Bouxieres et F.cuclles sous Amance, moyennant 1,500 florins d'or.
Le 3 février 1516, le duc Antoine fait don a vie à Hardy de Tillon, son chambellan et maître d'hôtel, de la moitié de la seigneurie de Grand Bouxieres, avec permission de rachclcr l'autre moitié des héritiers de Hardouin de La Jaille, le duc se réservant seulement les ressort, fief, juridiction et souveraineté. En 1541, Jean de Tillon, neveu de Hardy, était possesseur de celle seigneurie, qui lui était obveoue de la succession de son oncle.
Le 4 novembre 1339, Nicolas Henriot et Thiriot Aubcrtin, tiEcuclles tes Grand- Bouxières, cèdent el transportent à messire Nicolas de Luxembourg, seigneur de Flévillc, ce qu'ils avaient au contenu el pourpris sis au ban de Grand Bouxières, appelé le Bois de Fléville. (Cart. Nancy domaine.)
Le 29 novembre 1663, Charlotte de Sclve, veuve de Hardy de Tillon, fait ses reprises pour la terre de Bouxières-atix-Chèncs. (T. C. Nancy 4.)
Par lettres patentes du 19 septembre 1G65, Charles IV exempte les habitants de Bouxières de la banalité des fours cl pressoirs , moyennant onc redevance de 2 francs par chaque ménage et de 9 gros par chaque jour de vigne. (L. P. 4665.)
Deux femmes de Bouxières furent exécutées comme sorcières ; ce furent : Jacqueline Xalvète (1588) et Claudon, veuve de Pierre Mnihis(i597).
Eu 1632, les habitants de ce village, conjointement avec ceux d'Ecuelle el Moulins, demandè-
wh;
rcn il être quittés de leurs impôts, en raison des pertes qu'ils avaient éprouvées par suite d'un orage et du logement des gens de guerre. On lit, h ce sujet, dans le rapport fait par les commissaires de la Chambre des Comptes : u Que le 23 juin 1031, environ les quatre heures de relevée, l'air s'étant troublé cl les vents élevés avec éclairs et tonnerre, serait survenue une tempête de grêle si étrange, que les grêlons les plus petits étaient comme noisettes, les autres de la grosseur, d'une noix et une partie aussi gros que des pcloltes, dont les blés ensemencés sur le ban cl finage des réclamants auraient été tellement froudroyés et endommagés, que la perte se serait trouvée être des trois quarts de ce qu'ils en pouvaient espérer si l'accident ne fut arrivé.
n El bien que telles pertes soient dignes de commisération, et qu'outre i celles ils en aient encore souffert d'autres, notamment des logements divers qu'ils ont eus des troupes de Sa Majesté tres-chrélienne, qui les ont réduits à une misère et pauvreté si grande, que partie d'entre cnx ne peuvent éviter la mendicité.... n (Chambre des Comptes 1632.)
Il y avait, à Bouxières, un hôpital consistant en une maison qui fut ruinée par les guerres, cl qui était destinée k recevoir les pauvres. (E. T.)
Cure de Bonxières. — On lit dans un mémoire intitulé : u De quelle nature est l'église de Bouxières, h et portant la date de 177G : « Autrefois l'église de Bouxières était une cure de patronage; elle appartenait à l'abbaye de Saint-Pierre aux Noncs (aux Nonaius) de Metz. Le 10 mars 1311, celte abbaye donna au chapitre de la collégiale Saint-Georges de Nancy le patronage de celte cure, se réservant les dîmes et autres droits qu'elle pouvait y avoir ; le même jour, Thomas de Bourlémonl, évéque de Toul, confirma cette donation.
n Quatre ans après, le même Thomas, considérant que les prébendes du chapitre de Saint- Georges étaient très-minces, et qu'un plus grand revenu contribuerait à l'augmentation du service divin, unit l'église entière de Bouxières au chapitre pour la sustentation des chanoines, voulut qu à la mort ou démission do titulaire, le chapitre .«e mît en possession de tous ces droits et appartenances, sans qu'il fût besoin de requérir sou con- •seulemenl ou celui de quelque autre personne que ce fut, et l'obligea de la faire desservir par un vicaire perpétuel qui recevrait ses institutions
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de l' évéque, jouirait du tiers de tous les fruits, et néanmoins paierait moitié des droits épisconaux contre le chapitre l'autre moitié.
i> En li97, le chapitre eut des inquiétudes sur la solidité d'une union faite par un simple évéque et ne voulut plus, d'uu autre côté, s'astreindre a faire desservir l'église de Bouxières par un vicaire perpétuel. Eu conséquence, il sollicita et obtint du pape Alexandre une bulle datée du 1G des calendes d'avril, par laquelle le pape, ayant égard k la prière du duc Bené 11, unit et incorpore à perpétuité au chapitre de Saiul-Geurges l'église piroissiale de Bouxières, vacante par la démission que le dernier titulaire en avait faite entre ses mains, l'autorise à se mettre en possession de tous les fruits qui en dépendent et qui demeureront affectés k la mense capilulaire et paroissiale, et lui permet de la faire desservir à perpétuité par un prêtre amovible, au gré du chapitre, sans qu'il soit besoin de requérir pour cela l'agrément de l'évèque diocésain ou de quelque autre personne que ce soit, et, par conséquent, d'une vicairie perpétuelle, il en fil une administration amovible ou un bénéfice manuel.
n Cette amovibilité ayant fuit murmurer les évèques de Toul, avec d'autant plus de prétexte que, dans le même temps, le chapitre de Saint- Georges obtint la même faculté pour les enres de Guise (Frolois), Anlhelupt.DombasIe et Sécha m ps, qui lui avaient été uuies, que les desservauts de ces églises ne prenaient plus d'institutions, et qu'ils ne payaient qu'à regret les autres droits épiscopaux, il y eut, le 13 mars 1531, accord entre Hector d'Ailly, évéque de Toul, et le chapitre de. Saint-Georges, par lequel accord l'évèque consent à l'union des cinq cures susdites, et conséquemment k l'amovibilité des desservants, avec promesse de ne jamais les contraindre k prendre ses institutions ; et le chapitre, de son côté, se soumet k payer k perpétuité aux évéques de Toul, le jour du synode de la Peuteeôte de chacune année, i'2 francs monnaie de Lorraine, et ^ francs au secrétaire de la chambre épiscopale, en indemnité des droits d'institution , de confirmation, el autres droils qui pouvaient leur être dus, k la réserve néanmoins de certains droits précaires, connue droils synodaux, de joyeux avènement et autres semblables, auqucls les églises paroissiales étaient soumises alors...
» Tel a élé l étal de l'église de Bouvières dc-
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puis le milieu du XIVe siècle jusqu'en 1710 : en 1343, elle était desservie par un curé en litre ; depuis 15/5 josqn'cn 1710, elle l'a été par des vicaires aaiovibles, de l'autorité des deux puissances, le pape Alexandre cl le dtic Ile ne, de l'appui d on arrél du parlement de Metz, du consentement Je tous les évèqucs de Toul qui ont tenu le siège pendant tout cet intervalle...
n Eo 1710, il arriva nn nouveau changement iiOi l'église deBouxières. M. de Camilly, évèquc de Toul, et il. de l'Aigle, son grand vicaire, entreprirent de soninetlrc les vicaires des cinq églises ei-dessus nommées à recevoir d'eux de9 institutions, et conséqucmmenl de les rendre perpétuels.... Ils trouvèrent le chapitre parfaitement disposé» entrer dans leurs vues, et ils firent, le 10 janvier 1710, une transaction par laquelle il fut contenu : que l'accord d'Hector d'Ailly subsisterait suivant sa forme et teneur, tant à l'égard de son consentement à l'uniou des cures susdites, qu'à l'égard de la soumission du chapitre à payer U francs barrois à la chambre épiscopale de Toul ; que néanmoins le chapitre nommerait et présenterait à l'avenir aux églises susdites, h mesure qu'elles viendraient a vaquer, dans la forme usitée pour les vicairies perpétuelles ; que ni ces Dominations ni ces institutions ne donneraient aucun droit à ceux qui seraient nommés et institués de résigner on permuter leurs vicairics perpéiuelh-s, attendu qu'anciennement ces vicairies appartenaient au chapitre en corps ; que les évoques cnwnèmes n'eu pourraient jamais prendre occasion de les soumettre au concours ; que , dans toutes les lettres de nomination et d'institution, il serait fait mention oxpressc de ces réserves et restrictions...
« Telle est la transaction qui fnt homolguéc à la Cour Souveraine le 24 janvier 1710, insinuée au greffe des insinuations ecclésiastiques le ïj février suivant, et d'après laquelle on fit, pour l'avenir, un mode de nomination qui a été suivi jusqu'aujourd'hui (1770) pour toutes les cures susdites, excepté a la dernière vacance de Bouxières, pour laquelle on a suivi, par oubli, la forme des nominations ordinaires, n
En 15553, un nommé Thieriet Treubrose, tabellion et maître échevin en ia justice de Nancy, et Oudille, sa femme, fondèrent, dans l'église de Bouxières, une chapelle sous l'invocation de IN'ou*-Dame-de-Piiié. H y avait aussi la chapelle de
Saint-Nicolas et celle dite Jean d'Appellay, dans laquelle un nomme Gérard Wauquel fonda une messe en 1*23 Col. S.-G. et P.); enlin, celle de Saint Michel, fondée par François Marchai cl Anne Barahun, sa femme, il l'autel situé à la droite do maître-autel, laquelle fut érigée en titre de bénéfice par lettres du 3 mai 1098. (E. T.)
L'église actuelle de Bouxières a été reconstruite vers le milieu du siècle dernier ; l'ancienne était n non seulement exposée h plusieurs dangers (sans doute en raison de sa -vétusté) , mais trèsincommode pour te peuple, à cause de son éloignement do village cl pour l'administration des sacrements, et irop petite pour contenir tous les paroissiens. » Ces raisons sont consignées dans le procès-verbal d'une visite pastorale faite, le 8 avril 1728, par l'évèque de Toul, et ù la suite de laquelle le prélat enjoignit aux patrons et décimaleurs de prendre toutes les mesures nécessaires pour parvenir h la construction d'une nouvelle église dans leur village, sur le terrain le plus propre à cet effet. (Col. S. -G. cl P.)
Cette église, malgré la date récente île sa construction, possède un morceau curieux au point de vue de l'art : c'est une partie des stalles en bois sculpté qui décoraient le chœur de la collégiale Saint-Georges de Nancy. Le chapitre de celle collégiale possédait à Bouxières plusieurs héritages qui lui étaienl obvenns, soit par acquêt, soit par des donations donl la plus ancienuc remontait à Mil.
On a découvert, en !8i7, sur le territoire de Bouxières, un sceau de l'empereur Henri III, dit le >Noir (1039-1050). Ce sceau, en argent massif, d'un travail assez grossier, pèse environ 25 grammes. Henri III, fils de Conrard II, était cousin de Brunon, évèquc de Toul, qui fut pape sous le nom de Léon IX.
De Bouxières dépendent, outre les censés indiquées dans la Stntistir/ue, la Côte-de-Delme, le Graml-Napolcun, la Fine-Aiguille et le 31 mil in d'en bas.
Bouxières a été érigé en succursale en 1802. avec Blatr/.ey, Eeucllc et Moulin pour annexes.
11 j a un vicariat établi le 22 août 185*.
Patron, sainte Madelaine.
noUXlÈHKS-AUX-DAMES. Il est fait mention de Bouxières, sous le nom de /Jurarice, dans la donation de Varangéville à l'abbaye de Gorzc par l'évcquc de Metz Angelramc, en 780 ;
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— iiM) -
il est appelé Buxeriœ dans le litre de fondation de son abbaye par saint Gauzelin, en 936. Mais il est hors dp doute que ce village remonte à une époque beaucoup plus reculée, et que des habitations s'élevaient, pendant la période gallo romaine, sur son emplacement actuel ou dans les environs. Son nom même, Buxeriœ (plantation de buis), suffisait pour prouver qu'il avait été fréquenté à cette époque ; mais on y a fouillé récemment (1832) des tombeaux dans lesquels se sont trouvés des objets dont l'existence date des derniers temps de l'Empire ou du commencement de la période mérovingienne.
Postérieurement à celte découverte, des travaux •nlrepris dans la partie basse du village, près de la maison de cure, -ont mis au jour une construction antique qni dépendait bien certainement d'une riche villa, et était une salle destinée à prendre des bains de vapeur, un sudatorium, comme disaient les Romains. Le Journal de la Société d'Arehéologic a rendu compte, dans son numéro du mois de septembre 1832, de celte intéressante découverte, et le Musée lorrain possède plusieurs des objets qui en proviennent.
On lit dans l'Histoire de Metz que Hadvidc, abbessc de Bouxicrcs, ayant construit un pont de bois sur la Meurlhe au-dessous de ce village cl ■or son fond, mais sur le ban et sur le cours de la rivière appartenant à l'abbaye de Sainl-Aroou, il y eut là-dessus difficulté entre l'abbé de ce monastère et l'abbesse. L'affaire fut terminée a l'amiable par Pibon, évèqne de Toul, Hériman, évèque de Metz, et Thierry, duc de Lorraine ; ils condamnèrent Pohbesse à payer, lous les ans, le jour de Saint-Martin, 12 sous à l'officier de l'abbé, qui devait se tenir, ce jour-là, sur le pont, depuis six heures du malin jusqu'à midi, pour recevoir ce cens.
Dans la suite, ce pont devint une propriété du domaine ducal, et on ne pouvait le traverser ou passer dessous sans paver un droit de péage, lequel était fixé à un franc pour Us bateaux chargés de marchandises ; ù un gros pour le char cl à 8 deniers pour la charrette. Des lettres patentes du 2 janvier 1607 exemptèrent le chapitre de Bouxieres de tout droit de péage pour le charroi drs rentes, revenus et autres choses nécessaires à l'abbaye. ^Domaine de Nancy 1669.)
Il paraît que ce pont était sujet à de fréquentes dégradations, car on trouve, dans les comptes
des receveurs généraux de Lorraine, un assez grand nombre de mentions de dépenses relatives à ses réparations.
La seigneurie de Bouxicrcs appartenait en toute justice à l'abbesse cl à son chapitre ; les droits dont ils y jouissaient sont énumérés dans le procès-verbal suivant des plaids annaux tenus en 178i :
« Les dames abbesse, doyenne, chanoinesses et chapitre sont dames hautes, moyennes et basses jiislicicres sur le ban de Bouxieres, sans part d'autrni.
n Lesdites dames ont la création des moire et gens de justice dudit Bouxieres, qui ont la connaissance de lotîtes actions réelles, personnelles, possessoires et mixtes, même la connaissance de tous procès tant civils que criminels à causa de ladile seigneurie et hante justice, et leur appartiennent toutes les confiscations, épaves, accrues d'eau..., pareillement toutes les hautes autorités excepté l'exécution des criminels, lesquels, après être senlenciés par les gens de justice dudit lieu, sool à l'instaul conduits et menés parles habitants du même lieu au bout du pont du côté de Champigneules, où étant, lesdits criminels sont dépouillés du bras et du pied droits, ayant copie de leur sentence au cou, lesquels, par humble supplication qu'ils font aux officiers de mes dames de leur rendre leurs babils, sont revêtus et non autrement, puis livrés au sieur prévôt de Nancy ou autre préposé de sa part, pour faire l'exécution qui est portée par ladile sentence.
m Les habitants el sujets dudit heu de Booxières doivent à mesdames cl chapitre deux tailles pendaul l'année, qui n'augmentent ni ne diminuent, savoir : l'une de 24 francs barrois, payable au terme de Pâques, et l'autre de 30 francs barrois, payable au terme deSaint-Rcmy suivant...
m.... En ladile seigneurie, il y a droit de banvin deux fois l'année pendant quinzaine, la première depuis midi, veille des Rameaux, jusqu'il midi, veille de Quasimodo ; la seconde commence depuis midi du samedi huit jours avant la Pentecôte, et finit à midi, veille du dimanche de la Saiulc-Trinilé.
»i Me*dites dames ont pareillement droit de reveturc de toutes les successions qui arrivent au lieu et ban dudil Bouxieres, que chaque particulier doit pour revêt nre deux gros, comme aussi de tous acquêts, échanges de maisons el lu rila-
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ges qui sont en ladite seigneurie ; lesquels droits se paient dans quarante jours....
n Ont pareillement droit que nuls forains ne peoveot prendre bourgeoisie ni faire résidence audit Bouxières sans le gré et consentement de mesdames, et payer la redevance de 2(V francs barrois par chacun ménage, à moins qu'il ne soit modéré par nies daines pour cause de pauvreté ou autrement, lesquels droits sont appelés entrée de tille; la communauté du même lieu prend la moine pour être employée à l'utilité de l'église paroi.^iale dodit lieu.
s... Lear appartient comme dames hautes justiciers le droit de chasse sur tout le ban dudit Booïicres et fiuage de ladite seigneurie, pour Itqael droit exercer elles commettent qui bon leur semble, comme aussi celui de vendanger leurs lignes cl celles des clos deux jours aupararaaiia vendange du ban brisé....
» Me* dames soul pareillement en droit et possession de faire mettre le ban aux vignes et fixer àieur gré le jour des vendangea avec leur maire...
»... Par la transaction passée en l'aunée 1383, entre le chapitre et les habitants dudit lieu, il aurait été convenu que chaque chef de famille ferait par chacun an trois jours de corvées, savoir : an au somniaiier, un au chantrer et l'autre au feuilleter, sans cependant préjudicier aux autres corvées comme d'ancienneté. Du depuis il s'est établi nn autre usage par lequel de temps immémorial lesdits habitants, pour être déchargés desdiies corvées, font trois jours de travail à la volonté de mes dames, qui se partagent les corvéables en les faisant avertir la veille, et les veuves n'en font que moitié, n
Le village de Douxièrcs eut à souffrir, à différentes époques, soit de la peste, soit du logement des gens de guerre. En ISU, une somme de 12 florins est quittée aux habitants, u en déduction de 102 florins à eux imposés pour l'aide Saisl-Remy, et ce à cause qu'ils ont soutenu quelque dépense pour les Espagnols, w (Domaine deSaocy MU-M.)
Eo 1367, ils obtiennent quittance de 85 francs ** gros sur l'aide ordinaire Saint-Kemy, u pour considération de la peste, n Une nouvelle réduction leur est encore accordée en 1568. (Receveur général de Lorraine.)
Mais ce fut surtout au XVIIe siècle que les habitats d« Bouxières furent affliges de ces fléaux.
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On peut en juger par les notes suivantes empruntées aux registres de la Chambre des Comptes, u Avertissent ,' disent les commissaires de cette Chambre, daus un rapport daté du 2* novembre 1651, que la maladie contagieuse ayant fait paraître son infection audit village sur le commencement du mois de juin dernier, il aurait été défendu (mis en interdit) dès le 11e dudit mois, et celte défense continuée jusqu'au 25 octobre suivant... Durant lequel temps seraient morts, tant aux loges qu'audit village, 20 hommes, 22 femmes et plusieurs jeunes gens et enfants. Que pour subvenir tant à la nourrriture des pauvres dudit lieu et de ceux qui étaient aux loges, que pour salarier les aéreurs employés à nettoyer les maisons infectées, ils auraient contracté des dettes pour plus de 1,500 francs.... Qu'outre ces perles, comme ledit village est composé de vignerons pour les trois quarts, partie d'iceux avaient quantité de vin des vendanges précédentes, lesquels ne s'en étant défaits sous espérance d'en tirer quelque plus grand profil, et la maladie contagieuse les ayanl préveuus, leurs dits vins leur seraient demeurés sur les bras, dout une grande partie se serait gâtée, sans espoir d'en tirer que fort peu.
n El n'y a audit lieu que trois laboureurs qui ne labourent autres terres que celles qui dépendent des gagnages appartenant aux dames dudit Bouxières. n
A la suite de ce rapport, les habitants obtinrent réduction de la moitié de l'aide ordinaire Sainl- Remy, lequel se montait à la somme de 264 fr.
L'année suivante (1652), ils furent déchargés complètement de celte imposition, à la suite du rapport suivant qui atteste l'élat déplorable auquel ils étaient réduits : u Avertissent que les divers logements que pendant l'année présente les remontrants ont soufferts des soldats, tant de l'armée de S. A. (re duc de Lorraine) que du rot très-chrétien, les ont tellement incommodes et ruinés, que de 75 conduits dont le village dudit Bouxières était composé, il se trouve présentement réduit a 54, cl encore la plupart gens de fort peu de commodité et tous vignerons qui depuis quelques années n'o:it pas fait grand profit do leurs vins... Ayant ledit village logé la compagnie du sieur de Riehardmesnil, du régiment du sieur de Floraiuville de Faing, dès le 2» du mois d'avril dernier jusqu'au 26e suivant. Celle du
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sieur d'Auveoie, du régiment da sieur de Florainville de Cousance, dès le 8e mai jusqu'au 12e dudil mois, et celle du sieur de Vaodières le 29e suivant.
•i La compagnie de dragons du sieur de Dcmgiirnco, logée audit Rouxières le 14e juin jusqu'au 20° dudil mois, que sont sept jours, pendant lesquels ils auraient vécu à discrétion et si mal mené leurs hôtes, que partie auraient clé contraints d'abandonner leurs bieus et maisons, se retirer dans les bois et y vivre avec beaucoup de peine et incommodité.
•t Le 22° du mois de février précédent, cinq compagnies du Roi se logèrent audit Douxières et y demeurèrent jusqu'au 24e suivaul, qu'elles en sortirent. El le 23L> dudil mois de juin, s'y logèrent aussi grand nombre de soldats de l'armée du Roi, qui se disaient être en nombre de 800 cl y séjournèrent jusqu'au 27e, qu'ils en sortirent, dont lesdils habitants avaient été contraints de se retirer avec leurs familles dans les bois.
w rendant quoi lesdils soldais auraient rompu et brisé le peu de meubles qui leur restaient, tué et cmnieué lo reste de leur bétail et tous les chevaux qu'ils pouvaient remontrer, bu et lâché le vin qu'ils avaient en caves, dont lesdils remontrants auraient reçu de grarids iulérèls , lesquels sont encore de taul plus considérables, que la plus grande partie de leurs héritages sont demeurés treixes, grand nombre de pesseaux de leurs vignes brûlés, et iccllcs ruinées pour la plupart.
n El oulre ce, se seraient lesdils soldais jetés dans les bois et fait rencontre d'une grande partie desdils habitants qui s'y élaienl réfugiés, lesquels ils auraient déshabillés, leur pris ce qu'ils avaient, les ballus et excédés, en telle sorle que plusieurs à leur rclour, se voyant ainsi maltrailés cl réduits à une si grande pauvreté, qu'ils scraieni tombés dans de grandes maladies, dont y en a beaucoup de morts, autres qui en restent encore malades et incommodés, et autres quitté el abandonné ledil village, n
En J053, les habitants de Bouxièrcs sollicitèrent encore el obtinrent l'exemption de l'aide ordinaire Saini-Rcmy, en raison de ce qu'ils avaient été affligés de la peste durant les trois premiers mois de celte année, cl qu'ils avaient eu à supporter les logement» des soldats du duc de Lorraine el ceux du Roi de France. On peut, du reste, avoir idée de ce que souffril ce village,
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lorsqu'on saura qu'en 4661, il n'y avait que sept
ménages.
L'abbaye de Bouxièrcs, — Apres avoir parle du village de Bouxièrcs, je crois devoir donner quelques détails sur l'antique et célèbre abbave. qm y existait, et dont la fondation était due à sainl Gauzelin, évèque de Toul. Celle fondation fui, au dire des legeudaires, entourée de circonstances miraculeuses, qui sont ainsi rapportées dans D. Cal met :
u Gauzelin avait un frère nommé llardrade. Celui-ci étanl un jour à la chasse sur les bords de la rivière de Meurthe, el chassant un sanglier, ecl animal, poussé par les chieus, gagna la montagne qui esl au-desstis du village de Douxières, el se jeta dans des halliers et des épines qui étaient autour d'un arbre sur la hauteur, llardrade le suivit à cheval, el voyant que ses chiens jappaient autour du lieu, sans oser approcher, il* jugea qu'il y avait là quelque chose d'extraordinaire. Il descend de cheval, el s'approciuot du lieu, il remarque un autel démoli el les ruines d'un bîilimenl. Il se relire et vient raconter à son frère ce qui lui élail arrivé. Gauzelin envoie sur les lieux et fait demander aux anciens ce qu'il y avait eu en cet endroit. On lui rapporte qu'il y avait eu autrefois une église, dédiée à la Sainte- Vierge, qui élait tombée de caducité , cl que l'on y remarquait souveul de lu lumière.
« Sur ce récit, l'évèque prend la résolution de rebâtir l'église : mais comme la place appartenait à l'évèque de Metz, il la lui demanda cl lui donna, en reconnaissance, le bâton de saint Pierre , que saint Mansuy avait apporté de Rome. Des que le terrain lui eût été cédé, il y balit l'église de Notre-Dame, et en plaça l'autel sur le tronc mène de l'arbre sous lequel le sanglier s'était retiré... n (Lionnois a donné, à la fin du t. 1er de son Histoire de Nancy, le texte des be et 6* leçons de l'office des dames de Rouxières, où sont rappelées les circonstances miraculeuses et tant soit peu romanesques qui auraient accompagné la fondation de cette abbaye.)
D'un autre coté, on trouve, dans l'Inventaire des litres de l'abbaye de Rouxières, l'indicabuo suivante : u Une lettre en parchemin faisant mention que Gauzelin, évèque de Toul, en faisant Visitation de son diocèse, aurait trouvé une vieilli: église dédiée eu l'honneur de la vierge Marir, négligée par uonchaloir, icelle assise au pendant
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de la monlape au pied de laquelle est assis le village de Bouxières, et qu'ayant déjà mis ordre a réintégrer le monastère et l'église de Saint-Epvre hors Tout, il aurait commencé à penser mcllre aodil oratoire cl église de dessus Bouxières des saiotimouiales, et leur préférer pourabbessc l'une d'ictUes nommée Rothildis. n
Jlaiheoreusement, le litre rappelé dans la note qui précède ne se trouve pas aux Archives, et je suis forcé de me borner à celle mention succincte. Quoiqu'il en soit, il en résulte d'une manière posilive que l'abbaye de Bouxières fut fondée par saint Gaoielio (vers 936), et qu'elle eut pour première abbesse Rothildis ou Rolhildc. Le bruit Je plusieurs miracles qui s'y opérèrent, dit-on, reodil bientôt ce lieu célèbre dans toute la contrée, et contribua puissamment à provoquer, de la part des évoques de Toul, des ducs do Lorniae et de quelques seigneurs, de pieuses donations.
Le chapitre noble de Bouxières, qui avait succédé à l'abbaye de Bénédictines fondée par saiul Camélia, était composé d'une abbesse , d'une doyenne, d'une Irésorièrc et de onze dames, tant eapilalaotes que nièces. On u'y recevait que des demoiselles de nom et d'armes, qui justifiaient par trois titres originaux sur chaque ligne, de seiic quartiers, jurés et affirmés par parole de eeniilshommes de l'ancienne chevalerie. Encore les seize noms devaient-ils remonter à 200 années de noblesse militaire , sans trace d'anoblissement, de dérogeance ou de mésalliance.
lies dames abbesscs et capitulantes, également qsalifiées de dames tantes, composaient un corps de chapitre, auquel appartenait la direction du service divin, l'élection de l'abbesse, l'admission des eh&ooiiiesscs, la rédaclion des statuts, la discipline des dames, la punition de leurs fautes, en 01 mot, la juridiction et le gouvernement de la tullcgialc» Toutes les questions fiaient traitées en chapitre, sous la présidence de l'abbesse ou de la doyenne, ut résolues a la pluralité des voix. L'opprébcndement se faisait par tour, dans l'an et le jour de l'échute ; e'esl-à-dire que la dame toaniaire devait présenter une demoiselle dans les six mois de la vacance, sous peine do perdre ses droits à la prébende ; mais elle ne pouvait engnger sa parole avant que la présentée ae fût agréée du chapitre. Les preuves de légitiailé se tiraient des contrats de mariage, des
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extraits de baptême el de partage de famille ; ta noblesse des lignes s'établissait par des actes d'aveux el de. dénombrement, des reprises de fief ou des certificats d'admission dans les hauts chapitres d'Allemagne. La réception de la présentée lui concédait le litre de dame nièce el le droit de séance au chœur, mais elle n'avait ni entrée au chapitre, ni voix délibéralive ; elle vivait chez sa tante qui lui devait la table et le logement comme n sa fille adoplive. Les dames de chapitre el les dames nièces n'étant ni votaires ni bénéficiaires, avaient la faculté de posséder des biens, de les vendre, de recevoir ou de faire des donations, d'hériter, d'ester en justice, de quitter l'église, de se marier ou d'entrer en religion. Une dame tante mourant ou quittant l'église, devait laisser son mobilier à sa nièce, à moins que le chapitre ue lui permit d'en disposer; elle héritait, par contre, du mobilier de sa nièce qui mourait sans tester. Les dames uièces devenaient dames capitulantes par le décès ou la retraite de leur lanle, mais elles ne jouissaient des revenus de leurs prébendes que lorsqu'elles avaient dix-huit ans accomplis. Soit pour lester, soit pour s'absenlcr, les dames de chapitre demandaient congé à l'abbesse ; les dames nièces ne le demandaient qu'à leur lanle. Une dame nièce qui quittait l'église se couteutail d'écrire une lettre de remerciments à sa lanle, eu lui renvoyant son couvre-chef, et son départ ne faisait pas vacance de prébende ; il n'en n'était point ainsi d'une dame lanle : sa sortie d'éylisc devait èire notifiée officiellement en chapitre cl faisait vacance de prébende, dont l'échute donnait lieu à apprébcndemcnl.
Les pièces d'un procès soutenu, en 1761, par les dames capitulantes du Bouxières contre leur doyenne, la baronne de Briey de Landrcs, font connaître les cinq actes principaux qu'exigeait l'apprébendcment , sorte de noviciat cl de prise d'habit ; ces actes étaient: la présentation de l'aspirante ella production de ses titres, leur examen en chapitre, leur affirmation par deux gentilshommes d'ancienne chevalerie, l'acceptation de la dame tournaire (celle dont le tour était venu de présenter une demoiselle) , enfin l'apprébendemenl proprcmenl dit.
Dès qu'il y avait une prébende vacante, la dame qui était en tour de prendre une nièce, provoquait l'assemblée du chapitre et disait : « Mes-