État civil. — Le mefropolitan district du
registrar gênerai di sa délimitation spéciale et ses 28 sous-districts. Au point de vue du registrar, Londres compte 3,254,260 habitants. Les autres délimitations en diffèrent sensiblement.
2. Police, — Le metropolitan police district a été formé en i 829, en traçant, autour de l'endroit appelé Charing Cross, un cercle de 15 milles de rayon (le mille = 1,609 mèlres). Ce district (population, 3,885,641 habitants) est sous les ordres de fonctionnaires et magistrats nommés (sauf pour la city) par le ministre de l'intérieur; ce qui est considéré comme un moindre degré d'indépendance que si les magistrats — juges de police simple et correctionnelle — étaient nommés par le ministre de la justice (*). Londres
(*) L*lionorabIe M. George G. Brodrick, dans les Cohden Club Essays, volume Local Government and Taxation par J. W. Probyn, dit, p. 57: « It is neediess to point out that, in thèse respects, London enjoys a less dcgree of independence than provincial borooghs, whose councils regulate the borough police, and whose magistrates, instead of being appointed by the home secretary, as head of the impérial Executive, are appointed by the Lord Ghancellor, as head of the law. » Nous ne savons si tout le monde en Angleterre fait cette distinction; c'est, en tout cas, la première fois que nous voyons le ministre de Tintérieiir désigné comme chef de TExécutif , nous avons toujours cru que c'est au premier Lord de la Trésorerie que ce titre revenait.
est divisé en 15 ressorts de tribunaux de police ou en 20 divisions de force publique.
3. Assistance publique. — Divisé en 30 districts qui s'occupent chacun de leurs pauvres, Londres a aussi une législation commune, des établissements et un fonds commun. En 1872, 661,889 liv. imputables sur ces fonds communs furent employées à égaliser les impositions dans les différentes parties du metropolitan district.
4. Travaux publics, voirie, salubrité. — Ce sont les attributions du metropolitan board of Works. Ce bureau ou comité se compose de 46 membres, dont 3 sont élus par le conseil municipal de la cité, les autres par les boards ou vestrymen des autres parties dé Londres. iCe comité est considéré comme l'embryon du futur conseil municipal. Ses pouvoirs s'étendent sur l'agglomération entière (3,266,987 hab.), et il a le droit dé lever des impositions {metropolitan Consolidated rate, loi de 1855). Il reçoit aussi l'octroi sur le vin et les deux tiers des droits sur le charbon arrivant à Londres.
5. Instruction primaire. — Il y a à Londres \ un school board commun; la ville est donc uni-
fiée à ce point de vue. Constatons aussi qu'il s'agit du mênne Londres que pour les travaux publics.
6. Pour le service de la poste et du télégraphe, Londres forme également une circonscription.
Pour toutes les attributions gui n'appartiennent pas à un service central^ les paroisses ont été réunies en districts administrés par des district boards; ces bureaux locaux se composent de membres élus par les paroisses, et leur organisation repose le plus souvent sur des lois spéciales.
2o Ecosse et Irlande.
Les deux « Sister-Kingâorns » de l'Angleterre ont une organisation communale qui diffère en quelques points de celle que nous venons d'esquisser, mais il y a aussi de nombreux points de ressemblance. On distingue également la paroisse du bourg, donnant à ce dernier à peu près la plénitude du pouvoir municipal et maintenant la paroisse dans une certaine dépendance du comté. Dans la paroisse écossaise, ce sont \es parochial boards (vestry anglais) dont
tous les habitants, ayant un revenu de 20 liv. st, au moins, font partie de droit. Les membres du board ont de une à six voix selon le montant de leur revenu imposable. On leur adjoint quelques membres élus par et parmi les habitants qui ont moins de 20 liv. de revenu. En matière d'assistance publique, les paroisses écossaises sont sous la direction d une commission dite boards of supervision et siégeant à Edimbourg. En Irlande, il y a un hcal government board, mais les communes y sont, dans une mesure plus forte, sous une sorte de tutelle exercée par les autorités du comté {grand juries)^ et des baroniai sessions qui sont des subdivisions du comté. Les villes ont, en Ecosse et en Irlande, également un maire, dit Provost, des conseillers municipaux, dits Bailies, et une certaine indépendance; mais il n'y a pas uniformité absolue. Il est assez d'usage, de l'aulre côté de la Manche, de faire une loi municipale et de laisser aux villes la liberté de Fadopter ou de continuer les anciens errements. Nous ne savons si cette diversité, poussée un peu loin, est bien utile aux villes ; la diversité rend la surveillance ou le con-
trôle difficile et favorise les abus, la routine, la négligence ; elle rend plus difTicile la connaissance de la législation et contribue au remplacement des magistratures gratuites par des fonctionnaires rétribués. Nous aurions bien voulu donner un aperçu plus complet de l'organisation communal de TÉcosse et de Vlrlande, mais pour être intelligible, nous aurions dû donner des développements que notre cadre ne saurait comporter. Nous nous bornons à renvoyer au livre édité par M. Probyn, Local Government and Taxation (London, Gassel, Petter et Gaipin), en exprimant le regret que les auteurs oût trop écrit pour les Écossais et les Irlandais, fet pas assez pour les habitants du continent.