II INTRODUCTION
les points les conclusions de M. Luchaire demeurent, et l'on peut dire, en somme, que si les derniers historiens ont parfois complété son exposé, ils ne l'ont guère contredit.
Dans la préface de la première édition, M. Luchaire a rendu un juste hommage aux beaux travaux sur Saint- Omer, sur Saint-Quentin, sur les Etablissements de Rouen, par lesquels M. Giry avait commencé alors à renouveler l'histoire municipale du moyen âge'. On espérait que l'éminent érudit ne s'arrêterait pas en si bonne voie, et l'on escomptait comme prochaine la publication de cette étude d'ensemble sur « les institutions municipales des villes du nord » qu'il avait peut-être trop prématurément annoncée dès 1877*. En fait, dès le temps où M. Luchaire écrivait son livre, M. Giry avait définitivement abandonné l'histoire des communes pour se consacrer tout entier à la critique diplomatique et à la préparation des Annales de V histoire de France à V époque carolingienne^ . Mais son enseignement avait
1. A. Giry, Histoire de la ville de Saint-Omer et de ses institutions jusqu'au XIV' siècle, Paris, 1877. in-S" (t'asc. 31 de la Bibliothèque de l'Ecole des hautefi études, sciences philologiques et historiques); du même, Les Etablissements de Rouen, Paris, 1883-1885, 2 vol. in-S" (fasc. 55 et 59 de la même Bibliothèque) ; du même, Etude sur les origines de la commune de Snint-Quentin, Saint-Quentin, 1887, in-A» (forme l'introduction au t. Ides Archives anciennes de Saint- Quentin). — A signaler encore la publication par le même auteur d'un choix de Documents sur les relations de la royauté avec les villes en France de II 80 à 1314, Paris, 1885, in 8°. Disons enfin que M. Giry a rédigé en collaboration avec M. André Héville pour VUisloire générale de Lavisse et Rambaud (t. II, 1893) un chapitre intitulé : Emancipation des villes; les communes ; la bourgeoisie. Ce chapitre mérite encore d'être lu.