‹ Les communications de Mercator, sur la conteste entre le comte de Selkirk, et la Compagnie de la Baye d'Hudson, d'une part; et la Compagnie du Nord-Ouest, d'autre part [microforme]Chapitre 10 sur 11 · partie, est un Acte on ne peut plus illégaliet des · texte numérisé non relu

partie, est un Acte on ne peut plus illégaliet des

Uuuctif de toute confiance entre les :partiouliass $

| æenfif que tous les Actes de sa Scignenrie au

fort Willlam annoncent un tel mépris des princi. pes élémentaires de justice et de toute autorité

légitime, qu'ils vérifient la justesse de ce vieil

adage ; . “ mettez le pouvoir entre les mains du

plus chaud partisan de la liberté, vous verrez biens

tôt le Tyran le remplacer.” GRR . Les motifs sur lesquels on a basé l’arrêt.en mas

æ des Associés du Nord Ouest, sont de véritableg

‘ abominations, et l’acte en soi est une usurpation de pouvoir d’autant plus révoltante, qu'il étoit .

calculé pour apérer la ruine de rivaux en com

merce-Quant aux accusations de Haute-Trahi.

Son, c’est insulter au sens commun que-de les pro:

duire : ne sait.on pas que les. personnes qui en

sont l’objet, ont donné des témoignages de leur

loyauté assez, éclatans pour réduire sa Seigneurie

et ses Sycophantes à l'impuissance d’y porter at.

teinte ?—Je reprends le résumé de mes assertions, La Rivière Rouge n’est point une colonie : sa

‘ Seigneurie et ses phantômes de Gouverneurs né,

sont que des imposteurs, lorsqu'ils nous parlent de. leurs-prétentions sur cette Rivière—Les vols que; sa Seigneurie impute à la Compagnie du Nord.

Ouest, sont imaginaires ; les vols-réels, ce sant ses, propres. gens qui les ont commis—Les prétendue.

meurtres qu’on reproche à la compagnie, furent,

des actes forcés, que, provoquerent Semple et'son; parti, en attaquant les brulés igopinément et sans, faison,

Il paroîtra fort étonnant à tout homme impartial, que les Associés et les gens du Nord-Ouest, vexés en-tant d'occasions, soit par.sa Seigneurie, soit par ses Avocats, et abreuvés d’outrages, aient: porté la modération et le respect pour la simple.

apparence d’une autorité légale, au point de net

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à. à yo même va à faire de résistance, au fort

William, quand ils pouvoient déployer une force phisique de 8 contre 1. :[l est si notoire que cette Force étoit à leur disposition, que plusieurs per sonnes leur ont reproché une’‘foiblesse impardonpable pour en avoir agi de méme: en quoi l’on voit de prime abord la preuve de la fauseté des accusations dirigées contre eux par sa Seigneuric. Mais on en trouve une autre preuve beaucoup plus concluante, dans la proposition que fit sa Seigñeu. rie, postérieurement à ces indignités, de soumet. tre toutes plaintes et récriminations (sans exception quelconque) à des arbitres qui auroient annullé Je passé moyennant une évaluation de dommages ét intérêts : or il n’est sûrement pas croyable que sa Seigneurie, si elle eut cru fondées les accusations portées contre la Compagnie, eut consenti à voir compenser avec des ballots de pelleteries une injuste effusion de sang humain. ;

Sa Seigneurie se trouve embarassée ici dans u dilemme dont toute son adresse ne sauroit la tirer. J’avois presque oublié de faire remarquer un trait de lésinerie de Lord Selkirk, entre mille autres ; c’est la maniere dont il équippa, approvisionna et tit en route ses prisonniers, aur frais de la Compagnie du Nord-Ouest—Voilà qui est sans exem-

le chez des Anglois, et que l’on aura vraisem- Élablement emprunté du Code Napoleon, qui fait supporter aux accusés les frais de leur propre jugement. |

“ S'il existoit encore, après ce fidele exposé, quelques individus dont l’entendement fut telles ment perverti ou obscurci par l'envie, la malice, la haine ou par toute autre passion aussi peu cha. ritable, qu’ils voulussent encore chercher à justifier

les procédés sans exemple de sa Seigneurie, qui

Lo fort ecette TS pers Dardonoi l’on té des neuric.

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dans un la tirer.

‘un trait autres ; ionna et la Com- JS exeme vraisemqui fait opre ju-

exposé, ut Pelles , malice, peu cha.

j justifier rie, qui

Jeur est d’ailleuts parfaitement étrangère ; il à me reste plus qu’à leur adresser ces derniers mots;

qui me semblent être à la portée du lecteur le’ moins lettré : veuillez, je vous prie, je vous en

conjure, supposer un moment, en perdant de vue

"le fort William, que le magasin du Nord-Ouest

est à Montréal, et que c’est dans cette même ville que se sont passés tous les évènemens dont je viens de rendre compte ; que'sa Seigneurie est entrée dans ce magasin à la tête d’une bande de gens armés et salariés pour cette expédition ; qu'elle y est entrée en vertu d’un Warrant décerné par elle-même ; qu’elle a arrêté les propriétaires de ce magasin, dispersé et chassé leurs commi’;, letirs domestiques ;. sauf ceux qu’elle a jugé à propos de conserver pour faire sa volonté, les menaçant

de la mort s’ils ne s’y prétoient de bonne grâce ;

que ce magasin a été occupé par elle et ses étran. gers armés, comme une place à laquelle on impose garnison, et qu’ils ont retenu tous les effets qu’ils y avo’ant trouvés.—Cette maniere d’envisager le sujet ne fait que le rapprocher de vous, sans rien changer à sa nature ; les faits sont absolument les mêmes, quelqu’en soit le théâtre ; le fort William est dans le Haut-Canada, à 800 miles en deçà de la Rivière Rouge ; Montréal est dans le Bas-Canada, et seulement à une plus grande distance des limites usurpées.—Réfléchissez un peu, et rendez-vous raison des sentimens que vous auriez éprouvés, si sa Seigneurie en eut agi envers vous, à Montréal, comme elle l’a fait à l'égard de la

Compagnie du Nord-Ouest, au fort William.—

Alors vous ouvrirez nécessairement les yeux, si vous n'êtes des aveugles volontaires.

Quant à moi, les méfaits de sa Seigueurie me paroissent aussi évidens que mon existence ; et

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