‹ Les communications de Mercator, sur la conteste entre le comte de Selkirk, et la Compagnie de la Baye d'Hudson, d'une part; et la Compagnie du Nord-Ouest, d'autre part [microforme]Chapitre 7 sur 11 · A SOS · texte numérisé non relu

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. à SR * Pendant l’hyver de 1818 à 1814, la Colonié

avoit reçu un accroissement de force par l’arrivée de plusieurs familles, débarquées ‘au fort Chur: chill, l’automne précédent, mais trop tard pour pouvoir venir par eau jusqu’au fort York : elles étoient dans une position encore plus déplorable que celle où s’étoient trouvées les autres familles errivées l’année précédente.

Dans ce même hyver (1813,) l’on apprit à la Rivière Rouge que les Américains s’étoient em. parés de notre flotte sur le Lac Erié, et que le Détroit étoit pareillement tombé en leur pouvoir. La Compagnie du Nord-Ouest couroit le risque

* par cet incident de voir intercepter, le printems

prochain, dans cette partie là, ses ressources en provisions de bouche et en fournitures de toute espèce. La circonstance étoit trop favorable pour que les ennemis de la Compagnie ne la missent pas à profit : ils résolurent donc, conformément au plan et aux instructions de sa Seigneurie, de por: ter au Nord Ouest le coup décisif. Dès ce mo ment ils leverent le masque, et ne gardèrent plus de mesure. Pour subjuguer, il falloit diviser ; aussi commença-t-on par essayer de détacher de cette Compagnie tous ceux qui en tiroient leur subsistance, en la repr*sentant comme absolument ruinée par la guerre. Cet expédient, si contraire à la morale, réussit auprès d’un malheureux, du nom de Prifchard, le même qui dût son salut à un engagé du Nord-Ouest, dans le conflit de Juin 1816. Miles soutenoit aux hommes du Nord-Ouest qu’il y avoit folie et témérité de lear part de résister à son pouvoir, quand l'existence de la guerre en Canada leur enlevoit tout espoir de recevoir aucune espèce d’assistance ou de renfort. Il empéchoit les approvisionnements d’ar-

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tiver aux postés du Nord-Ouest ; il cherchoïit 4: intimider par ses menaces les pauvres serviteurs fgnorans de cette Compagnie ; des uns il exigeoit le serment de rester neutres dans toute contesta. tion éventuelle ; des autres celui de déceler les lieux où leurs maîtres avoient déposé leur propriété, pour la soustraire à sa rapacité. ‘Tantôt il nioit qu’il fût dans la dépendance du Gouvernes ment du Canada ; tantôt il assignoit à comparoi. tre devant lui les gens de la Compagnie du Nord. Ouest, cn sa qualité de Magistrat reconnu du Terriicire des sanvages en Canada; selon qu'il convenoit le mieux à ses caprices ou à ses dessems. D’autres fois, :: menaçoit de condamner et de mettre à mort «' 1iconque résisteroit à son autorité.

En ianvier 1814, il publia cette fameuse, ou

plutôt cette infime proclamation, qui mettoit un

embargo sur les provisions de bouche. En Mai,

il notifia aux gens du Nord-Ouest qu’ils eussent à abandonner leurs comptoirs et le territoire de sa Seigneurie. Au printems de 1814, il éleva des batteries sur la Rivière Rouge ; il fit feu sur des bateaux et des Canots de la Compagnie, les força d’amener, et en enleva tous les cffets qu’il mit en sûreté dans les Magazins de sa Seigneurie. Enfin Pheureux Miles, parvenu au Zenith du pouvoir et de l’insolence, s’avisa de métamorphoser en Shérif un certain Spencer, Commis de la Baye d'Hudson, et de publier en même tems un ordre exprès qui donnoit à sa créature l’autorité et même l’injonction de s’emparer du poste du Nord- Ouest, sur la Rivière de la Souris, dans lequel la Compagnie avoit ramassé des approvisionnemens considérables, |

Le prétendu Shérif fit usagé de la force armée

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#our remplir sa noble mission : -son premier: soin

fut d’abattre les piquets dessinant l’enceinte du poste ; puis il saisit toutes les provisions qui s’y tronivuient, et les fit enlever pour l’usage des Coons. ‘Cependant on en: restitua, peu de temps aprés, une certaine portion. à une force supérieure, composée d'hommes du Nord Ouest, qui arrivés au Lac Winipeg, et comptant sur ces approvisionnomeits pour leur subsistance, ne se seroient point résignés volontiers à mourir de faim pour le bon plaisir du Sr. Miles ou de sa Seigneurie.—Quoiqu’il en soit, cette restitution n’altère aucunement la nature du fait, ni ne saüroit excuser le vol dont elle découle. Et quand on songe que la compagnies’est contentée d’une si foible restitution, peuton douter de l’esprit de modération dont elle é. toit animée ?—N’avoir point fait feu sur le parti en tête duquel se trouvoit le prétendu Shénf, se roit une autre preuve d’une extrême modération, .si une cause purement fortuite n’eut occasionné cette inaction ; et la voici: quand les honnîtes Canadiens qui se trouvoient dans l’enceinte du poste, lors de l’expédition du Shérif, eurent de. mandé des armes pour défendre la propriété des personnes qui les salarioient, Je traître Prvichard, gagné d’avance, leur donna bien des fusils, mais :

‘ point de munitions, et le dévoñment de ces braves

gens se trouva ainsi Ce bandit de Pritchard a quitté depuis Montréal pour entrer au service de Lord Selkirk, apres je ne sais combien de protestations de fidélité et d'attachement à ses anciens maîtres et bienfaiteurs.

Les vols se reproduisant chaque jour avec Îles -vexations les plus outrageuses, et la conduite de Miles McDonnell éèvenant ainsi de plus en plus insupportable, on décerna contre lui etson Shé- E

ré

rif des décrets de prise de corps, en vertu desquels ils furent transférés à Montréal pour être jugés ‘sur leurs félonies. Mais sa Seigneurie, par suite de son mépris habituel pour la loi du pays, les emmena avec lui au fort William, le printems dernier, et les y garda ou les envoya dans lPinté. rieur pour servir ses intérêts ; nonobstant l‘enga. gement authentique par eux souscrit de représetis ter ici leurs personnes au Terme Criminel de Sepi tembre dernier,

MERCATO

Montréal, 7 Novembre, 1816,

POUR LE MONTREAL HERALD

CLAIRAIL]:]

Mossivun Ga,

J'ai rendu compte, dans Je dernier Numéro, des fuite et géntes de | ‘imposteur Miles et de son Shéiif, de à attestation qui en avoit été la conséquence, et de leiir M ni dans le Has- Catiada, pour y répondre de leurs crimes. J'ai déclaré, sans nul déguisement, que Lord Selkirk, ses prétendus gouverneurs, ses agens et toute sa A rie avoiént été constamment les agresseurs à l'égard de la Compagnie du Nord-Ouest ; que sa Seigneurie n‘avoit d'ailleurs aucun droit légiti« me auf le territoire dont il s'agit ; et la vérité de cette assertion a été établie d‘une manière incontestable, D'un autre coté, l‘on n‘a produit aucüne réponse sérieuse en ce qui concerne le res

roche fuit à sa Seigneurie d‘avoir usurpé des erres qui ne lui appartenoient point : rien n‘a détruit ce que j‘avois posé en fait, savoir ; qu‘on ne s‘étoit jamais mêlé des Colons de sa Seigneurie ni de leurs affaires, avant d‘en avoir éprouvé les plus violentes agressions ; à moins que ce ne fut pour les empêcher de mourir de faim, comme dans l‘hyver de 1812 à 1813, où Miles et ses gens dûrent la vie a l'humanité des Employés du Nord- Ouest. Nous avons vu aussi comment, dans l‘hyver de 1812 à 1813, Miles reconnut ce service des plus signalés, en publiant une proclama. , tion incendiare contre ses bienfaiteurs, en s‘ems

parant de leurs forts ou plutôt de leurs factoreries : en les dépouillant de toutes leurs provisions, et en notifiant (en 1814) à tons les Commerçans du Nord-Ouest, qu'ils eussent à quitter leurs postes et à vuider le territoire usurpé par sa Seigneurie. Que l‘on veuille bien se rappeler que tous ces faits (et leur réunion détruit bien completement Ja supposition d‘un projet hostile contre la Colonie de sa Seigneurie !} eurent lieu deux ans auparae vant le démembrement de cette prétendue Colo. nie, opéré par les Colons eux mêmes, indignés dé l'esclavage auquel ils étoient réduits et des privations qu'ils éprouvoient par suite des infimes déceptions de sa Seigneurie. Mais je vais encore plus loin, et je mamtiens qu‘il n‘éxistoit point de Colonie, ni de bâse légale sur laquelle on püt jas mais en établir une.

‘ En 1815, Miles et son Shérif furent mis en route pour comparoitre devant le tribunal compés tent, mais le dernier tant soit peu avant l'autre. En Octobre de la même année 1815, Colin Robertson parut sur la scène et débuta par arrês ter (avec ou sans décret de nrise de corps) Dun: can Cameron, à la Rivière Rouge ; puis peu de tems après, il le mit en liberté. En Mars 1810, le même Robertson et Mr. Semple, autre nouveau personnage en costume de gouvérneur (de gous verneur en chef!) surprirent une seconde fois le poste de Cameron, arr/terent ce particulier et le retinrent prisonnier, chassèrent du fort les gens dü Nord Muest, semparerent de toutes les pros Visions, Marchandises et fourures qui s‘y trous voient et dont la valeur étoit considérable; et presqu’ incontineut, ils fondirent sur un autre poste du Nord-Ouest, situé dans:le même endroit et le traiterent d‘une maniere non moins galante, Em

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fin, le poste principal ayant été ensuite également surpris, occupé et pillé, ils le démolirent et en enleverent les matériaux pour renforcer le fort Douglas. En même tems, ils'arrêtoient le ('ou. rier du Nord-Ouest, s‘emparoient des dépêches venant de l‘intérieur, les ouvroient, les lisoient et gardoient pardevers eux celles que bon leur sembloit ; prétendant, vraisemblement d‘après le (‘ode Jeddart, que ces dépêches leur avoient fourni des preuves qui les autorisoient à faire tout ce qu'ils avoient fait, avant qu'elles fussent tombées en leur

Dès lors, ils ne dissimulerent plus l'intention où ils étoient de bloquer le poste d‘Alexandre McDonnell à Qui Appelle, (ils avoient déjà tenté de surprendre ce poste ct la personne même de McDonnel) et de couper ses communications avec le Lac Winepeg, au printemps de 1816, pour faire mourir de faim cinq cents employés de la Compagnie du Nord-Ouest, qui y passent annuéllement pendant le mois de Juin. Un bâtiment armé par les soins du renégat Suédois Holt, devoit co-opérer à cette généreuse entreprise et frapper ce grand coup, qui, comme on ‘a mentionné, auroit retenti d‘Athabasca à Montréal,

En Mai 1816, quand la Rivière Rouge fut de.

venue navigable, Robertson partit pour la Baye d'Hudson, emportant 50 ballots de fourrures et d‘autre butin provenant du pillage, afin d‘y mettre ces dépouilles en sûreté, dans le cas où l‘on se proposeroit de les reprendre. Les Brulés voyant cela, et non auparavant, (bien que Robertson et Semple eussent commis leurs vols dans le mois de Mars précédent.) les Brulés, dis-je, crurent devoir s‘emparer de ces autres ballots dont parle Manlius avec unesigrande ostentation, et quifurenttrouvés

su Fort William, empreints d‘une marque distinea tive; ostentation qui dégénere en une véritable fanfaronnade, lorsqu'il est avoué et réconnu que la saisie de ces ballots étoit bien postérieure à la te des postes et a l’enlevement des ballots du

ord-Ouest, d’une valeur infiniment supérieure à celle des ballots auxquels nous devons le beau mouvement cratoire de Manlius,

Après tous ces actes préparatoires et intention. vels d'agression et de pillerie, qui annonçoient assez l’objet ultérieur que l’on se proposoit, convenoit-il qu’Alexandre McDonnel restât les bras, croisés, et attendit patiemment que les Mirmidons du noble Bandit vinssent lui plonger le poi« gnard dans la gorge? Falloit-il que, par une conséquence nécessaire de son inaction, 500 de ses gens tombassent victimes de l’horrible projet que l’on avoit conçu de les faire mourir de faim ? Et McDonnell devoit-il attendre pour agir, que toutes les Marchandises destinées pour l’intérieur eussent été cenléves et transportées à la Baye d'Hudson, comme on se proposoit de le faire ? Ou bien, ne devoit-il pas plutôt employer .les moyens avoués par la loi divine et par la loi de son pays, pour préserver d’une mort affreuse et imminente des hommes confiés à ses soins, et pré« venir le pillage des effets commis à sa garde à D'aussi grands intérêts étoient pourtant subordonnés au parti que McDonell auroit pris dans ces tristes conjonctures.

Si quelque reproche pouvoit lui être adressé, ce seroit, selon moi, celui d’avoir trop temporisé et d’avoir outrepassé les bornes de la modération, En effet, les dignes lieutenans de Lord Selkirk ayant commencé l’aggression en Octobre, et l’a»

yant reprise en Mars avec une nouvelle fureur, log

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ne devoit apporter aucun délai dans l'application : des moyens de résistance, Cependant, au lieu de retirer une pronspee vengeance de tant d'in. jures, comme il eut pu le faire bien légitimement, älse contenta de demander par écrit la remise des Forts et des effets qui avoient été pris. Cette circonstance donna eu à une correspondance qui

lui fait beaucoup d’honneur, en même tems qu’elle

met à découvert l’âme de Semple qui (comme pour parodier d’avance le beau portrait que nous en trace Manlius) joue, dans cette correspondance, le rôle d’un bravache, parlant toujours du pouvoir qu’il « d’infliger des chélutes exemplai. res, et se vantant d’avoir à sa disposition des espèces de braves comme lui, dont il a peine à réprimer l’ardeur martiale, et qui attendent impatiemment le signal du combat.

McDonnell n’étoit pas homme à prendre toutes ces gasconades pour de l’argent comptant : aus. si n’eurent-elles d’autre effet que de lui montrer la nécessité de ne plus perdre de tems pour ouvrir une communication avec les gens du Nord-Ouest qui éloient attendus au Lac Winipeg, En conséquence, et pour prévenir tout choc, il résolut de détacher un convoi par une route détournée ; il lui fit donner quelques provisions, et lui enjoignit formellement de se tenir à la plus grande distance possible du Fort et de la Colonie. (Il existe des

. preuves surabondantes de cette injonction.) Sem-

ple et sa bande de fiers-à-bras, prirent cette précaution pour de la foiblesse, et n’en devinrent que plus déterminés à empêcher l’exportation, par terre ou par eau, de toute espèce d’approvisionnements; sachant bien que si la tentative de McDonnell réussissoit, d’autres convois succède. roient au premier ; ce qui feroit avorter son pro-

jet de famine et célui de s'emparer des ballots du Nord-Ouest venant de l’intérieur ; car l’enlève. ment de ces :ballots devoit être effectué à tout évenement, tel étant le bon plaisir et la volunté du Roi Tom. C’etoit là le grand-coup qui alloit bientôt retentir dans le lointain...

McDonnell fit une faute en n‘allant point jui. même par la route directe et ordinaire, (c‘est-à« dire par eau) avec des forces suffisantes'poar ouvrir la communication projettée, et déployer ses moyens en cas d‘opposition. Mais du moins cette erreur est celle d‘un cœur sensible et généreux, et l‘on ne sauroit avoir le courage de l‘improuver, alors même que le motif en devoit être aussi mal apprécié qu‘il i‘a été par les personnes auxquelles il avoit affaire. Le convoi que McDonnell avoit expédié par une voie détournée, fut, comme on Ja déjà dit; poursuivi et attaqué. . Les braves gens dont il se composoit dûrent faire et firent une mâle : résistance ; la victoire se décida cette fois enjfa. ‘veur de la justice Hé bien! ils sont aujourd‘hui flétris de la dénomination de meurtriers par Man- Jius, l'avocat de ce Lord usurpateur, tyran et embaucheur de coupe-jarrets, qui a eu le sang froid de combiner, dans son cabinet, les moyens de faire mourir de faim cinq cents personnes, attachées au service de cette compagnie là même qui s‘occupoit, dans le même tems, des moyens de préserver d‘une pareille extrémité quatrevingt misérables Canadiens engagés par Sa Seigneurie, et qu'elle n‘emploie aujourd‘hu: que tout autant gu‘elle croit pouvoir détruire ceux auxquels ils sont redevables de la vie.

Le fait de l‘agression commise par Semple et ses gens au nombre de 28 contre 26 Sauvages ou Brulés (il n‘y eut pas plus de çes derniers qui.prie

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ent part à laction,} ce fait, dis-fe, est fncontestæ blement prouvé soit par des témoignages positifs, soit par les circonstances mêmes du fait, plus positives encore, s‘il étoit possible. Ajoutez à cela le propre témoignage du traître Pritchard, qui a declaré devant un officier du Régiment de Meuron, qu‘il ne pouvoit pas dire qui avoit tiré de premier. Ceci me paroit bien concluant : car si un tel homme avoit eu la moindre idée que les Brulés eussent été les agresseurs, il n‘eut certaine. ment pas hésité à l‘affirmer, Et pourtant le mer cenaire Manlius est si furieux de voir échouer les plans exterminateurs de son noble client, que, sans respect pour son caractère moral ni pour celui qu‘il tient de sa prafession, il ose aventurer lassertion ia plus téméraire et la plusatroce que l’on puisse imaginer ; voici cette assertion : ‘ Si l‘on en ‘ croit (dit-il) le “ rappoñt d‘une des personnes ime #pliquéesdansl‘accusation de meuitre,et qui est dé« # tenue dans les prisons de Montréal, le plan de M°« & Donnell étoit de faire d‘abord prisonniers autant #ä de colons que possible, et d'attirer ou de pousser & ensuite tous les autres dans le fort ; puis de tirer sur quiconque en sortiroit pour se procurer de 45 ]‘eau ou des alimens.”” Il seroit trop ennuyeux de s‘appesantir sur cette citation; mais je maintiens que ceci et toute la substance du dernier essai de Manlius, inséré dans le Herald du 9 de ce mois, sont des faussetés insignes, produites dans des intentions perfides, et qui doivent exclusive. ment leur origine su cerveau fécond de cet Avocat qui, dans un discours prononcé lors de la dise cussion du Writ d‘Habeas Corpus, en Septembre dernier, (discours que l‘orateur comparz modestes ment à celui de Ciceron contre Verres) fit usage de la substance meme du dit essai: or Manus

gen empare aujourd‘hui pour opérer un nouveat coup de théâtre, en s‘élevant contre l‘exactitude des principes de jurisprudence qui y sont établis ; ce dont probablement ne le remerciera point l‘o. rateur, les paroles et les écrits étant bien différens, selon le vieil adage : Verba volant, sed scripta mas nent... L'on remarque cependant, à travers tout cela, que le Gouverneur Miles a disparu de dessus Ja scène, sa dignité s‘étant éclipsée devant la malheureuse preuve que j‘ai administrée de son incapacité à occuper ce poste, et de l‘imposture qui en avoit été la conséquence. Le silence garde sur ce Miles, sur le compte duquel on en avoit tant imposé au public dans toutes les cire constances précédentes, fait présumer au moins dans Manlius quelque honte de s‘être porté à de semblables écarts. Hélas! combien sont déchus ces personnages jadis si puissans |

J'ai avancé que Manlius avoit publié d’insignes faussetés : cette assertion est fondée sur un fait ; c’est que la personne détenue dans les prisons de Montréal, et à laquelle on a fait allusion, n‘a ja. mais dit ni autorisé personne à dire les paroles que Von tente si effrontément de lui prêter ; et qu’ayant été informée de ces honteuses suppositions, elle les a désavouées de la manière la moins équivoque, en en témoignant le plus grand étonne. ment.—(Que penser donc d’une cause qui ne peut étre soutenue que par des moyens aussi désespérés? Que penser des individus qui ne rougissent point de les employer? Assurément d’honnîtes gens auroient de la répugnance à s’en servir, même dans une bonne cause.

Le système d’artifices et de tromperies qu’ont suivi Sa Seigneurie, ses Avocats, ses dupes et ses mignons, pour induire Le public en erreur, surpassé

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de beaucoup tout ce qu’on a Jamais vu dans um pays Anglois, et ne peut être comparé qr’à ce qui s’est pratiqué sous les diverses phases de [a Révolution Françoise. Il n’est sorte de soins qu’ils ne se soient donnés pour circonvenir les personnes qui, par leur savoir, leurs vertus publiques et privées, et le rang distingué qu’elles occupent dans la Société, ont acquis depuis longtems le nobie privilège de créer et de diriger en quelque sorte FPopinion publique, C’est ainsi qu'ils ont essayé, par des exposés captieux et mensongers, de bou. che et par écrit, de se concilier les suffrages du Clergé et des Communautés religieuses ; comme s’ils avoient pu se flatter de mettre dans leurs intérêts ceux là mêmes qui ne stipulent journelle. ment que pour l'intérêt de la vérité, de la justice et de humanité souffrante! Frustrés dans leur attente de ce côté là, ils se sont avisés de solliciter le patronage des Taverniers, des Détaillans de Grog, et des Colporteurs, hommes ou femmes ; et les personnes honnétes ne pourroient revenir de leur surprise, si on leur révéloit les noms de tels ou tels confidens intimes de sa Seigneurie, qui sont descendu jusqu’à ce dernier dégré de souplesse, ou pour mieux dire de bassesse,

Nonobstant toutes ces intrigues, c’est un sujet de consolation, je dirai même de triomphe, pour la Compagnie du Nord-Ouest, de voir le peu 4’effet qu’elles ont produit sur les voyageurs Canadiens

ui la connoissent de longue date et par expérience: Elle sait que, sur onze individus de cette classe, dix préféreront entrer à son service plutôt qu’: celui de Lord Selkirk ; et en voici la raison : la compagnie s’est toujours fit un scrupule de te. air ce qu’elle avoit promis, et il n’en est pas de œême de sa Seigneurie. Le jour du payement

est.il arrivé? L'on doit s’attendre à quelque chte cane de sa part. En veut-on une preuve récente # Je l’offre—lJans le courant de la présente année, des gens s’étoient engagés à aller à Kaministiquia et à faire le retour, pour le compte de sa Seigneus rie. On les garda pendant tout l’été, les occupant à des travaux pénibles, soit dans les environs des L::: Huron et Supérieur, soit au Fort Wiliam. Un laps de tems beaucoup plus considérable que celui pour lequel ils avoient contracté leur engae gement, s’étoit écoulé ; on auroit dû leur en tenir compte : Point du tout ; ils furent congédiés l’automne suivant, sans avoir reçu un sou d’indemnités Voilà comme en agit avec son monde, ce prétene du modéle d'humanité et de bonne foi !

L’intention supposée à McDonnell de faire tis rer sur ceux qui sortiroient du Fort pour se pros curer de l’eau ou des alimens, at-elle la moindre vraisemblance? J’en fais juge le premier rustre qui se présentera. Si Manlius étoit d’I-lande, je serois tenté de croire que c’est wne füucétie de sa part, (a Bull.) Mais l'intention malicieuse qui perce dans cette supposition, décele une autre origine ; car un Irlandois est franc, est humain ; et ses contes sont d’ingénieuses, mais d’innocentes fictions. Quel homme, (pourvu qu’il eut sa rai« son) donneroit l’ordre, ou voudroit faire croire que d’autres eussent donné l’ordre de pousser des gens dans un fort, pour les fusiller ensuite s’il leur arris voit d’en sortir? Hé! pourauoi done, en ce cas, our plus de sûreté, ne pas commencer par les Fusiller ? | Le compatriote de McDonnell (Kirpatrick} en usa bien autrement avec le perfide Camin qui trahit Robert Bruce, son souverain ; car en plons geani son poignard dans le sein du traître, il s'és

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tfa: me voila maintenant bien sûr de mon fuit. @

ne aite ceci que pour faire sentir combien il est à absurde de supposer qu‘un homme qui médite de a tuer son ennemi, soit disposé à ajourner l‘éxécu. pe

tion de son projet à un tems indéfini, quand il luÿ est facile de le réaliser à l'instant même.

Mais tel est l'aveuglement dans lequel est toms l'A bé Manlius, depuis qu’il a abandonné ses premiers LR erremens, qu’on le prendroit volontiers pour un | misérable écrivain de Grub Street,* incapable de LL distinguer ce qui est juste de ce qui ne l’est pas, ni la cause de l’effet ; ne pouvant affirmer si un fait actuel doit, ou ne doit pas étre justifié par quelqu’autre fait analogue et antérieur, que lon puisse citer ; ou bien, s’il ne convient pas mieux | de lever toutes les diflicultés par cette simple dé.

proe | €laration Seigneuriale de son client, prononcée É: dre d’un air sardonnique : : “ Je prends sur moi la res- "4 istre 6 ponsabilité de tout.” "| e, Je L'histoire de la fusillade du Fort me rappelle le sa ee charlatan, dont l’occupation n’étoit pas à la qui vérité de brocanter des terres, mais qui vendoit à utre ! ses auditeurs ébahis une certaine poudre pour dé. ain ÿ truire les puces, Un plaisant osa lui demander. ntes comment il falloit faire usage de cette poudre ?—. Taie | Vous n'avez seulement, repondit le Chariatan, que qu’à attraper les puces et leur en jetter dans les zens yeux la moindre particule. S'il ne tient qu’à arTie cela, reprit le plaisant, nous pouvons aussi bsen, cas, sas l’assistance de votre poudre, détruire nous les mêmes les Puces. L’un ou l’autre moyen est | bon, repartit gravement notre Charlatan. C’est L' iCk} | vraisemblablement ainsi que s’exprimera Manlius, pl qué | + cet àl à où F3 lon ‘ Don veng den Vandeilles, den contes de-vichlas are sobes 4 1 ven es Vaudevilles, des contes de vicilles &

BOAT smuser Les eufgus et les badeuds, [à

Torsqu’à propos de son histoire de la füsillade, eg lui demandera si les Colons ont été fusillés avant d’avoir été conduits dans le fort, ou s'ils ne l’ont été qu'après en être sortis accidentellement ? ‘ Il “ne me seroit pas difficile, dira-t-il, moyennant ‘ Les ordres que j'ai supposés, de démontrer que ‘ l’une ou l’autre manière leur parut assez indiffé. “rente.” Qui pourroit renverser un raisonnes

ment aussi plausible que celui Li, émané de Man.

bus ?

Heureusement pourtant que les ordres qu’il suppose avoir été donnés par McDonnell, por:

tent en soi le caractère d’une évidente fausseté, puiscu’en aucun tems on n’y a eu égard. Au leu de faire prisonniers des Colons pour les en voyer au portage des Prairies, et d’en attirer d’autres dans le Fort pour les fusiller, par maniere de passe-tems ; au lieu de se porter à d’infâmes extremités envers un sèxe dont chaque homme doit être reputé le protecteur né; nous voyons le convoi, muni d’approvisionnemens, suivre pai« siblement sa destination, se tenant, autant que possible, éloigné du Fort et de la Colonie. Un ou deux Colons viennent tomber au milieu du convoi: on s’assure de leurs personnes pour empécher qu’elles n’aillent donner avis dans le K-rt des mouvemens du convoi, et au lieu de les envoyer au portage des Prairies, on les emméêne dans l’en. droit même où l’on se proposoit de camper au dessous du fort, vers le lac Winipeg. Comme le convoi étoit occupé à décrire le long circuit, à la faveur duquel on espéroit prevenir tout choc, Semple se met à sa poursuite, le joint et l’attaque avec furie.—Les gens du convoi ne s’en prennent qu’à ceux qui les attaquent de gaieté de cœur ; ils re molestent personne autre, après la victoire.

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&t quant à l’imputation de viol, Manlius même n’en parle que comme d’un sujet d’appréhension, et point du tout comme d’une chose effectuée. IL

est présumable que, quan il en vint à ce para:

graphe de rapt, il songeoit à l’anecdote de cette vieille femme que l’on avoit entretenue des horribles excès, en ce genre, qui pourroient s’ensuivre, si la ville assiégée dans laquelle elle se trouvoit, venait à étre prise d’assaut.

Y-a-t:il personne qui puisse ajouter foi au discoeurs que l’on met dans la bouche de McCleod ? s’il en éxistoit une, je ne me donncrois pas la peine de la dissuader autrement que par une dé: négation directe. Mais je ne puis passer sous silence l'intention malicieuse de ceux qui ont fabriqué ce discours : ils s‘en promettoient bien le résultat de faire croire à ceux qui le liroient ou qui l’entendroient réciter {car on lui a donné toute espèce de publicité,) que les effets d‘habillement, dont il y est question, avoient cté envoyés aux Brulés en récompense de ce qu‘ils avoient fait dans l’action engagée entre eux et le parti de Semple. Or le fait est que McCleod arriva sur les lieux quelques jours après la bataille; que,

n‘ayant point le don de prévision, il ne pouvoit pas avoir préparé des effets d’habillement sur la

résomption d’un accident qui n’a eu lieu que par Daaon de Semple, sans que celui-ci eut été aucunement provoqué. C’étoit d’ailleurs un usage établi depuis longtems d’envoyer chaque année, et d’avance, des habillemens à ces gens |: : ceux que l’on a trouvés depuis au Fort William avoient été préparés dans le même objet, et leur existence ne sauroit être rattachée au malheureux événement que nous déplorons.

“est vrai que McCleod vint sur les lieux avec

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Gi parti armés mais déjà (danse mois de Marÿ précédent) Semple et Robertson avoient commis des pilleries, mais McCleod savoit qu’une partié de leur projet consistoit à arrêter les spprovisionnemens venant de la Rivière Rouge, et à saisir tous les retours de l'intérieur pour les envoyer eusuite à la Baye d'Hudson. Or, des vues aussf hostiles, aussi scélerates, justifioient bien assurés ment toutes les précautions que l’on pouvoit prens dre pour en empêcher l’accomplissement,

En vérité, l’arrogance de sa Seigneurie, de se# Avocats et de ses suppôts quelconques, feroit croire que tous ses opposans dussent s’abaisser des vant lle comme des vers de terre ; qu'ils n‘eussent ni le pouvoir ni le droit de la résistance ; qué leur destinée fut d'être torturés jusqu‘à extinction, comme ces malheureux Indiens qui tombent sané vie aux pieds de l‘Idole de Jaggernaut,

On a beaucoup parlé des signes d’allegresse qu$ furent manifestés, lorsqu'on eut appris l’issue de la bataille. Si l’on témoigna de. la satisfaction, en voyant avorter le projet qu’avoit formé sa Sei. gneurie de faire mourir de faim 500 individus et de saisir et enlever 1200 ballots précieux de four. rures, est-ce donc uñe chose ai étonnante ou si ré: préhensible? quand on songe s irtout que cet hnportant resultat étoit du à la sotte méchanceté des gens de sa Seigneurie, comme ayant été bien gratuitement les agresseurs dans cette circonstance, Mais on ne songooit guere que le Lord flibustier avoit aussi projetté de S’abattre, comme un vautour, sur le fort William, et de poser ses grifles sur 600 de ces ballots réputés les meilleurs.

Manhus ou son collegue a “it (car je ne sais pas bien auquel des deux appartient ce sentiment.} # Peut-on supposer qu’il existe un homme assez

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# vi, assez effronté ou assez extravagant pour #5 faire, sans fondement, un exposé tel que celuë #4 que nous avons donné?” (ces dernicres expressions dénotent une fabrique commune) ‘ suppa- «* ser pareille chose, serbit folie.” Après l’exposé imputé sans fondement à la personne en prison... Je laisse à tout lecteur honnête à décider sur qu tombent la bassesse, l’effronterie et l’extravagance d’en agir ainsi; rien n'étant plus facile que d’avoir accès auprès de celte personne et de sc cone vaincre par soi même de l’imposture,

Manlius avance une autre fiuisseté en prétene dant que c’est moi qui, le premier, ai recouru à la Presse, Sa mémoire est probablement infidèle selon qu’il convient à ses intéréts: autrement il se rappelleroit des essais achevés de son noble cli. ént, insérés dans le Hérald, sous la signature du prête-nom Archibald McDonnell, longtems avant

ue j'eusse commencé d’y rien publier ; car tout fe monde rend cette justice à Archi, qu'il est in< capable d'écrire trois lignes pour la presse. Si quelques autorités de Juristes furent invoquées dan8 ces essais érudits, ce fut seulement pour ex imposer aux antagonistes. Mon objet, en écrivant, étoit d‘abord de combattre ces autorilés, en leur en opposant d’autres plus correctes et plus topiques, dont je pouvois disposer. Je n’avois pas alors le dessein d’aller plus loin : si je me suis enfoncé dans la carriere, j'y ai été forcé, Manlius, par ces assertions basses et mensongères, auxquelles vous préludâtes, en avançant un fait de toute fausseté, que je m’empressai de relever, vous mettant au défi d’en produire la preuve : vous n’avez pu la produire. Votre audace, votre mepris pour la vérité et pour la justice, ont été portés depuis à l'excès, Vous me pronostiquâtes, de prime M

abord et d'un ton arrogant, la perte de ma répin tation, si je persistois à écrire ; je crains bien que la vôtre, comme homme privé et comme homme public, n’ait reçu, dans ces circonstances, un terrible échec.

El falloit que vous fussiez bien dépourvu de ressources, lorsque vous produisites, en preuve de l'existence des droits coloniaux de sa Seigneurie, l'acte Impérial du 13 Avril, 1813, que j'ai main-

tenaat sous les yeux, et dans lequel je ne puis

trouver les mots Colonie ou Comte de Selkirk. Mais voici ceux que j'y trouve : “ Qu'il soit donc ‘ établi en loi qu’à dater de la passation de cet ‘ acte, et ultérieurement, rien de ce qui est cone “ tenu dans le dit acte relaté (43eme année du “ Règne de George III. Chapitre 36) ne sera ‘ étendu, ni présumé ou censé s’étendre à aucun ‘ navire ou vaissrau au service du gouverneur et ‘ de la compagnie des aventuriers "d’ Angleterre “ faisant le counerce dans la Baye d'Hudson ; ‘€ pourvu que ici navire ou vaisseau ne porte pas “ plus de vingt passagers, outre l’équipage.”- L'acte prescrit ensuite des dispositions réplemens taires, en ce qui concerne les licences et autres objets ; puis la clause suivante et derniere de l’acte conclut en ces termes : ‘ Et moyennant telle li- ‘ cence ainsi donnée, 1l sera et pourra être légal ‘ pour les dits gouverneur et compagnie, de met. tre à bord de tel navire ou vaisseau, et d’y pasé << ser tels passagers pour les établissemens des dits “ gouverneur ct compagnie, contigus à la Baye d'Hudson, sans être sujet aux reglemens du dit acte relaté.?

C'est très mal à propos, dans l’intérêt de votre cause, que vous faites allusion à cet'acte ; car les

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versent la bâse des prétentions de sa Seigneurie sur un territoire qui en est évidemment éloigné, au: lieu d'y étre contigu. Ainsi vous venez de foure nir vous-même une preuve surabondante de la nullité du titre de Sa Seigneurie.

Comme vous avez daigné, Manlius, en réponse à une petite partie de l’une des questions que je vous avois proposées, déclarer que la lettre d’Alexandre McDonnel, par vous mentionnée dans précédente communication, étoit adressée “

‘ beau frere del’ Honorable Willian MeGilhx

je vous prie, Monsieur, d‘aller un peu plus lo.

de compléter la réponse, en m‘apprenant de qui vous tenez cette lettre ; si c'est la iettre originale âdressée au dit beau-frere, ou si ce n‘en est qu'une. copie ou un croquis: car j‘ose à peine faire ob. server à un Avocat de votre trempe, que cela feroit une différence très essentielle quant au mérite de la preuve qu‘on en peut déduire en pareil cas. Vous lisez sans doute I‘histoire ; vous pouvez donc vous rappeller que Marie, Reine d‘Ecosse, fût condamnée à mort et exécutée, sur la simple pro duction de prétendues copies ou ébauches de lettres qu‘on lui attribuoit ; et vous savez que tous les Historiens judicieux se sont élevés contre ce genre de preuves, et n‘y ont vu que le prétexte de commettre juridiquement un assassinat.

Quand vous serez d‘humeur de compléter la réponse en question, j‘espère que vous voudrez bien publier en même tems celle que vous dites avoir été faite”par les agens de la Compagnie du Nord-Ouest, “ dans laquelle ils fesoient observer ‘“ que Lord Selkirk, ou la Compagnie de la Baye “ d‘Hudson pouvoient bien se croire intéressés à “ voir ces prétentions finalement réglées, mais ss que la Compagnie du Nord-Ouest n‘y avoit pas

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