RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS IN
soixante-dix ans, il ne se fonda que 12 Compagnies. I est vrai que l'une d'elles a le monopole ou plutôt prétend au monopole sur la moitié du monde connu; mais, en fait, au bout de peu de temps, elle ne trafiquait plus qu'avec les seules Indes orientales. EL une foule de territoires, qui autrefois relevaient des Compagnies de colonisalion, avaient, depuis 1715 et mème bien avant (notamment pour le Canada), passé sous l'administration directe du roi : le Canada, déjà cilé, le Sénégal, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Domingue, la Guyane, Grenade, la Réunion, l'Ile de France, ete. Dès les premières années du xvin° siècle, on n'avait plus confiance dans les Compagnies.
Tout à fait au début, l'opinion sur la portée de ces Compagnies est partagée : Montchrétien les soutient énergiquement"'; Richelieu ne voit pas sans elles de colonisation possible ?. EU plus
«n'y a point de meilleure méthode pour s'accommoder bientôt du commerce colonial que de le faire en société comme les Hollandais... Car un particulier, quelque opulent qu'il peut ètre, ne le saurait longtemps soutenir tout seul, outre que les choses se font plus sagement et plus sûrement qui sont dressées et conduites par le conseil de plusieurs avant même
itérèt et mème foi, »