SCÈNE III
Les mêmes, LE PÊBE GUILLAUME.
GUILLAUME, mirant par U droite.
Eh ben! eh ben! il parait que ça n’ va pas mal, pur ici? TOUS.
Le père Guillaume !
lorries.
Bis pour le père Guillaume !.. Garçon, un verre pour notre ancien.
GUILLAUME
Non, merci, rocs enfants; vous le savez, je ne bois que quand j’ai soif, et je ne fais pas partie, comme vous, du régiment des éponges.
TOUS, riaa».
Ah! ah! ah!
POITRIEa.
Vous êtes dans les traînards, dans ce régiment- là, l'ancien.
Je no le cache pas; je ne sais boire qu’en mangeant.
LAMBERT
CTast- à-dire que vous mangez pour boire.
LORRIK.
Tandis que nous, nous buvons pour manger.
GUILLAUME
Ça dépend de la construction de l’estomac et de la structure . du gosier. Les ménuisiers prétendent que c'est lus copeaux qui h*» allèrent, les maçons disent que c'est le plâtre, les serruriers mettent ça sur le compte de la limaille... moi, j’ flanque tout c i sur le compte de la pochardise.
LAMBERT
Bah! le hou vin faille lion ouvrier.
GUILLAUME
.V. dis pas ça, Pierre, t’es un bon entant, t’as un cœur d’or,
des bras de fer... mais méfie-toi de la bouteille, v’Ià le conseil que je te donne...
LORRIK.
Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
GUILMUME.
C’est donc Lorrin qui paye? (r radian n Poivrier p«*ai ,
droite.)
l.f.RRlK.
Est-ce que ça vous étonne?
GUILLAUME, k Lorriu.
Moi? pas du Inut... Il y a longtemps que j’ai remarqué que tu buvais plus qu’à l’ordinaire... et que, tant plus tu buvais, tant plus Pierre se grisait.
LAMBERT
Moi? mais je rendrais <k*s points à Lorrin; je lui rends deux litres !
GUILLAUME
Assez de discours et de conseils... je ne veux pas être embêtant aujourd'hui... dès que j'aurai rendu me» comptes à mon entrepreneur, nous commencerons nos travaux à Belleville, et c’est pour ça que je vous ai réunis tous h c'Ie guinguette, afin de trinquer z-avcc vous, au succès de mes entreprises à Venir. (Tom h rapprochant de Guillaume.)
LAMBERT
Vous voyez donc bien, l'ancien, que c’est vous qui nous mettez la grappe à la bouche.
GUILLAUME
Oui, mais on mangera... et je tous préviens qu'il n’v aura qu’une bouteille par gosier; chacun sa chacune. Nou* avons tous besoin de nous lever de bonne heure demain matin, et, quand la tête est trop lourde, les jambes lie jiemenl plu- It porter. Vous v’ià prévenus; à présent, je vais jeter un dernier coup d'œil à la gibelotte et au rôti. . . Au revoir, coterie, à tout à l’heure; j'vas faire dresser notre petit repas dans le grand salon.
LAMBERT
J’aimerais autant un grand rep.is dans le petit salon.
GUILLAUME
As-tu fini d’étre gourmand comme ça, à ton âge. (nUfor*
un» butte.)
LAMBERT, w inrtUat ni ganle.
Touché I Tiens, tiens, est-ce que nous voudrions en découdre?
GUILLAUME, lui porte»! d’uulrr» botte».
Est-ce que nous aurions la prétention de toucher paju?... Allons donc! allons donc! (u M porte » coup.)
LAMBERT
Ale ! à moi le prix !
TOCS.
Bravo, le père Guillaume!
GUILLAUME, d’uu air dw Dette comique.
Battez aux champs!
TOUS, te mettent ai ligne.
Plan, plan, rantanplan, rantanplau... ;r,um»umr ^ <v>wi
eut d'une façon comique, et entre dan» la maiaoo.)
LO MU fl.
Quel vieux troubadour!
LAMBERT
Lui, c’est de la crème... on n’en fait plus de c’te pâte-là.
POIVRIER
Eh! bien, oui, eh bien, oui; mais pas moins qu'il ne se fend que d’uno bouteille par personne.
mokkerok,
Quoiqu'y veut qu’on fasse avec ça, raisonnablement?
LORRIK, rviânl.
Garçon ! renouvelez les pots, c'est toujours moi qui paye-
POIYRIBR.
Mais t'es donc Baccbus et Crésus tout à la fuis?
LAMBERT
Un instant, la tournée me regarde.
TOUS
Non, c’est moi!...
LORRIK, plu» fort.
Non, c’est moi qui régale.
TOUS
Ali!...
UK GARÇOM, plaçant un broc de vin wr I» teb*r. ,
Monsieur Pierre, il y n là un nommé Andocbe, qm comme ça que vous l'attendez.
IAMBCRT. . .
Andocbe! Ah! pariait! c'est un jeune serin, qui arrivent son village avec l’ambition démesurée de devenir mon p* cheur. C’est innocent comme des œufs sur le plat, et je lu* aI indiqué cette guinguette, comme le local de nos réceptions— histoire de rire.
TOUS
Fameux!... fameux!...
LAMBERT, désignant le fond à fauche.
Il y a justement là-bas, dans le coin, une. truelle, une auge et un sac de plâtre. (*« çarvo».) Tu vas bander les yeux de la victime, et tu l'amèneras ici... Vous, apportez les bibelots de la profession. (la garçon soit parla droite.)
TOUS
Allons-y ! pk ruât au food tbcrcbrr Ica outils.)
LORRIN, fur la d;vant, uul.
l ue seule bouteille pir personne, ça ne ferait pas mon affaire... je vais préparer une petite flole d’c&u-ue-vie, que j'aurai dans U poche, et je verserai en frère.... je ne suis pas égoïste, mats je veux Madeleine pour moi seul, voilà tout. {U entre daci la mai**»-}
LAMBERT, rt venant »w une règle H Ira ouvrim. «pii portent le* outil* de
la maçonnerie, tels que : une auge, une truelle, deux petit* MO de
plâtre.
J’enteuds le récipiendaire... Attention aux épreuves! (Antioche et le garçon entrent per la limita.)