SCÈNE IV
Les mêmes, GUILLAUME et LORRIN; ANDOCHE, k.
yeux bandée.
ANDOCHE, oouduit |tar le garçon.
Est-ce qu'on joue à Colin-Maillard, liein, pour être reçu?
TOUS, d’me voix ùnatre.
Silence!
LE GARÇON, le plaçant au milieu.
Là, VOUS y êtes, (il rentre dam la maiaon.)
ANDOCUE, cherchait à ôter sud bande ta.
Alors, j’ peux t-y ôter mon parletncnluire?
LAMBERT, lui ilonmaal un coup de régie sur 1 m doigta.
On ne touche pas à ça.
ANDOCUE.
Ate! ça suffit.
LAMBERT
Fais trois pas en avant, sans l’inquiéter s’il y a un trou devant toi.
ANDOCHE
Nom d’un d’ là! V’ià que £a commence. (S’avançant.) Un, deux, trois.
LAMBERT
Halte!
ANDOCUE.
Si ça vous est égal, j’aimerais mieux qu’on me tienne par U main...
LAMBERT
Parlementons !
ANDOCUE.
Comment, par le meuton ?
TOCS
Silence!
LAMBERT
Ton nom?
ANDOCUE.
Élisabeth Antioche.
LAMBERT
Ton pays?
ANDOCUE.
Coulanges-la- Vineuse, à côté de l’abreuvoir.
LAMBERT
Ton âge?
ANDOCBZ.
Vingt ans désormais!
LAMBERT
Et lu veux devenir maçon?
ANDOCHE
C’est le rêve de mes songes.
El tu me désires, moi, Pierre Lambert, pour Ion singe?
ANDOCUE.
Mon singe? Oh! je n’ai pas dit ça.
LAMBERT
Autrement dit, ton maître et patron.
ANDOCUE.
Ah! comme ça, oui, oui!
LAMBERT
Assez! Aux épreuves! Apportez lu non un. (on apporte le* «Uui “a d.; piètre de chaque côté d'Auducbc.) ÜUVTC la bouche ! (il porte dana *n de* un une piiio-o de pUlre qu'il met dans U bouche «rAndoche. et il dit -)
Premier échantillon, goùte-aioi ça...
ANDOCUE.
| Pouah!
LAMBERT
' Ne bougeons pas! Quelle est ton opinion sur la chose?...
ANDOCHE
C’est matité.
LAMBERT
Tu as raison, c’est du plâtre gris ; l'ouvre la bouche de nouveau, (il P*SM à la droite d'AnducbcT)
ANDOCHE, l paît.
Voilà le vrai nanan !
LAMBERT, lui mettant une pinède de l'autre aae.
Second échantillon; goûte ceci...
ANDOCHE
Sacristi!... pfou!...pfou!... qu’est-ce que c'est que ça?
LAMBERT
C'est du plâtre blanc... un bon gâcheur doit les reconnaître au goût.
ANDOCUE.
Je m’en souviendrai, soyez en surs. C'est bon, mais ça altère, ça fait soif, je boirais bien...
LAMBERT, lui doutant un coup da règle.
Attention et réponds d’aploiub.
Air : En avant I (J’aime l'élit militaire. — Cet étal plaît à " mon goât)
Compagnons de la Irnelle ,
J’ vous présente un candidat;
11 promet d’èlrc Adèle Aui statu U de notre état (a Andoche.)
Veux -tu dans la maçoon'rlo Vivre jusqu'à ton décès?
AHDOCHB.
Oui, c’est ma mélomanie :
Je l* veux à tel prix «pi' ce c'est.
LAMBERT
Et ton âme restera toujours blanche comme ta veste de travail?
ANDOCHE
Voui.
LAMBERT
Et tu payeras ta bienvenue à l’honorable compagnie?
ANDOCHE
Prenez mon porte-monnaie, mettez mes bretelles su uioutde-piété... tout, tout pour être nommé gâcheur!
TOUS
Bravo!
CBtSU R, en Ion ruant autour d’Andooba.
REPRISE DE L’Ail.
Compagnons! (âû.)
Il est dign' des franc* maçon»!
ANDOCHE
C’est-J fait? (llwut éler *oa bandeau.)
LAMBERT, lui donnant on coup da régir et pa-.u. I gxoch^
Un Instant ! (Lui donnant la truelle.)
DEUXIÈME COUPLET
Jure sur celle truelle D'avo r bon coeur et boo bras,
Et d'étre sur ton échelle Pas plus fier en haut qu'en bas.
Aim' les Aeors et la verdure,
Aim’ la femme elle raisin.
Et sans plainte, sans murmure.
Brave les coups du destin!
(Trémolo.)
ANDOCUE.
Je le jure !
LAMBERT, lui donnant nn coup de pied au derrière.
Je te reçois !
MARTEAU, même jeu.
Tu le reçois !
PRAPPART, mène jw.
Il te reçoit!
MONNERON, mémo jeu.
Nous te recevons!
ANDOfftK, aw rtaltaHoa.
| Vous me recevez?
POIVRIER, même jet*.
Ils te reçoivent !
ANDOCHE, troc joie.
J’ai tout reçu, je suis reçu !
LAMBERT
i Ne bouge pas!
CHOEUR
Compagnon», (Mt.)
Il eit dlgn' des franc i maçon» I