‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 23 sur 100 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ANDOCHE, qui a toujoan l'auge wr U figure ; puis ZTZ1NE. ANDOCHE, seul.

11 m’a dit de ne pas bouger, ne bougeons pas. Tout, oui, tout! plutôt que de renoncer à mon rêve.

ZIZINE, entrant par la droite.

Comment, on ne danse pas encore?.. Et cette Madeleine, qui craignait d’être en retard, et qui s’amuse A tirer des macarons.

ANDOCHE, h lui-mtat.

Ils sont toujours là, je les entends; ne bougeons pas!..

ZtZilfE.

Personne !.. (nie aperçoit Aodoehe, et recule effrayée-) Ah! qu’estce que c’est que ça? c’est un manuequin pour effrayer les oiseaux... pourtant je ne vois pas de cerisier... Mais non, ça remue... (Elle a remonté et pawê à gauche.)

ANDOCHE

Nom d’un d’là!.. Ah! c'est longuet!.. Ah! c'est longuei!..

zizmr, le secouant.

Eb ! Monsieur, qu’est-ce que vous faites là-dessous?

ANDOCHE

Qui cst-ce qui me parle?., c’est-y la voix céIesto?

C'est moi, Zizinc...

ANDOCHE, soulevant fange.

Ma payse?., (u «a porter fange à gauche.)

Andoche?

ANDOCHE

Non, plus Andoche; à présent je m’appelle Camélia. xrnsE.

Camélia!

ANDOCÏIE.

C’est les Compagnons de la Truelle, qui m’ont baptisé do ce nom virginal...

Mais, qu 'est-ce que vous faisiez là?

ANDOCHE

Je venais de recevoir mon diplôme.

ZIZ1NE, riant.

Ah bah!

ANDOCHE

Je suis reçu, payse, je suis reçu apprenti maçon... J’ai un singe... Je suis gâcheur... j'ai subi mes examens.

ZIZINX.

Vos examens, et avec qui?

ANDOCHE

Avec les membres do bâtiment, M. Lambert en tète... Ab! payse, dire que ce sera à vous que je devrai ma position sociable I \

Air : Ah ! vive la pàtitten» f Me voilà gâcheur, mais j’espère Qu’un Jour le deviendrai maçon.

C’est possibt’, je u' dit pas non. (éir.)

AXDOCBX.

Et le nom d’ Camélia, ma eht-e ,

Sera p’t’élre bien un fameux nota !

C’est possibl’, je n' du pas non. (bis./

ANDOCHE

Pour que j’ sois gentil cl bien sage.

Et pour m* faire mon petit potage.

Faudrait un’ femme à la maison.

C'est possibl’, je n’ dis pas non.

ANDOCDC.

Un’ r. mm’ qui m* dorloterait.

Un’ femtn' qui m* rAecommou’rajl,

El, l’ dimanche, à ma ménagère J’ (Jlrais : viens danser, ma commère.

Un p’tit rigodon à la barrière.

ENSEMBLE

El, 1* dimanche, à j J ménagère

f dira» : ’■“* <*»■“«'. 1 ma comnira.

Il dirait : dansons, !

Un p’tit rigodon à la barrière.

(ils «Luisent.)

DEUXIÈME COUPLET

Celt* peut' femtn’ s’rait-ellc heureuse D'aToir an maçon pour mari !

P't-ét’ ben, mais je n* dis pas oui. (bis.) ANDOcnr..

Parlez, pays’, vous qu’ ét's frange use,

Un pareil sort vous irait-y?

ZIZINX.

P’I-ét* ben, mais je n’ «lis pas oui. (bis.)

ANDOCHE

Dans trois, quatre ans, si j' v’nais vous «lire : M.itn’scllc, pour vous mon cœur soupire...

Cet avcu-là vous plnlrait-y?

ZIZINX.

PH-èt’ boa, mais jc*o’ dis pas oui.

Commences par êtr* maçon:

Je ne dis ni oui, ni non.

r l faudrait être, pour me plaire,

Pour que j' devienn’ voir' ménagère.

Un petit mari comme ou n'en voit guère.

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