SCÈNE PREMIÈRE
LE PÊRK GUILLAUME h PIERRE LAMBERT. ,rwu fu
DOMESTIQUE « B greade livrée.
LE DOMESTIQUE, les iutroduiaant par la porte de droite.
Attendez ici, Messieurs, jo vais aller prévenir Monsieur, (n
sort par la porte de gauche.)
GUILLAUME, entrant, à Lambert, qui ect resté i la poète.
Eh ben ! entre donc!
LAMBERT, restent «or le seuil.
Que j’entre, que j’entre... fagoté comme que je sois... mais j' ferais tache, père Guillaume, j' frais tache...
GUILLAUME
As donc pas peur... Du temps que je n’étais qu'un simple limousineur, j'entrais tout d’ même ici, avec mes habits de travail...
LAMBERT
C’est bon... alors je m’ risque, (n entre.)
GUILLAUME
D'ailleurs, l’ bourgeois est un bon enfant
LAMBERT
Faudrait pas qu’il nous fasse attarder... On m’attend pour mettre le drapeau sur la cheminée du n® 14.
C’est l'affaire d'un instant.
LAMBERT, qui regard* partout-
Meubles en jeu de Boule, glaces de Vénise... et tout!... Mais nous sommes donc dans le bazar du Grand-Turc?
GUILLAUME, montrant I* portrait do maure livre qui t*( au fond, è droite.
Si tu veux le connaître, le Grand-Turc, tiens, regarde ça... le vnàl
LAMBERT
Quéqu’ c’est qu' ça?
GUILLAUME
C’est le portrait de celui qui demeure ici.
LAMBERT
C* gâcheur?
COILLAUNE.
C'est comme ça que M. Morin a commencé.
LAMBERT
Vous allez m’ faire croire que c’est en servant les maçons qu'il s’a amassé tout ça?
GUILLAUME
Ah! dame, c'est qu’il n'est pas resté eu route... De maçon il s’a fait entrepreneur, d’entrepreneur architecte, et tu vois qu'il ne renie pas son passé.
Air du CAàftotf perdu.
Par ce portrait, par ceU’ peintur' modeste.
Qui nous le montre encore à son début,
Il veut prouver, il’uo' façon manifeste,
Qu’cn travaillant on arrive à Sun but.
Ancien gâcheur, l’ouvrier le respecte;
Eu voyant ça, chacun dit : Avançons)
C’est aux maçons k servir l'architecte,
Quand l'architecte a servi les maçons.
LAMBERT
Laissez-moi donc tranquille!... lùsl-ce que vous me ferez accroire que c’est notre travail qui peut nous donner tant de velours cl tant d’or moulu?
GUILLAUME
Ali ! ça te la coupc ça, mon cadet!
LAMBERT
Eit-ce que c’est possible 1 Tenez, depuis que j’ai changé de conduite, depuis que je n’ vas plus an cabaret et que je pioche du matin au soir, comme un nègre... blanc... est-ce que vous croyez que je n’ai nas aussi lève pour Madeleine un juîi local et de beaux meubles reluisants? Est-ce que vous croyez que, pour lui procurer de belles robes de soie et des bijoux, qu’elle porterait tout aussi bien qu'une autre, j’ n’ai pas calculé ce qu’y m’ faudrait de peine et de temps? Eu ben!
ère Guillaume," quand même mie je travaillerais seize
cures par jour, ce qu’est pas possible, et que je vivrais autant qu* MalhusaL'in, c’ qu’est pas croyable, je n’arriverais tant seulement pas à lui donner, eu valeur, le quart de ce qui est ici... On a de la chance ou on n'en a pas... Vlàla chose.
GUILLAUME
Et cependant M. Morin est venu à Paris eu sabots.
LAMBERT
Vol’ M. Morin aura gagné ca, je ne sais comment... Il ne manque pas de moyens, en dehors du travail.
GUILLAUME
Tu dis des bêtises !