SCÈNE II
Les m«me% MORIN.
(lier! a entre ptr la gauche et écoute, uns se faire voir d'abord.)
LAMBERT, continuant -
Je dis que c'est tous ces messieurs-là qui nous barrent le chemin, {si tous les ouvriers actifs, intelligents, travailleurs pouvaient avoir leur place au soleil, chacun aurait sa part... et, sans façon, ce lux» et ce bien-être m’iraient tout aussi bien qu’ù vot’ M. Morin.
GUILLAUME
Tu es fou !
MORIN, descendant au milieu.
Et moi, je dis qu’il a raison .
M'sieu Morin !
LAMBERT, étant moment as capacité.
L'architecte !
MORIN
Oui, certes, tous les ouvriers actifs, intelligents, travailleurs, tous, ceux eulln, qui se donnent du mal pour arriver, doivent a\oir, comme dit ce garçon, leur place ju soleil, et, comme je pense bien que ce compagnon-u jalouse un peu mes richesses, comme je ne doute pas qu’il ne mérite autant que moi, plus que moi-même, peut-être, les faveurs de la fortune, moi, qui ce sms pas égoïste, je ne demande pas mieux que de l’associer à mes entreprises...
GUILLAUME
L’associer à vos entreprises?
MORIN
Pourquoi pas? S’il a du mérite, il a droit à une position égale à la mienne. Et, comme il est du devoir de chacun de s'entr'aimer dans la vie, je veux être sou appui, son protecteur...
LAIIBEI.T.
Comment, Monsieur!
MORIN, qui est «Ho & U table et qui y prend un panier.
Tiens, mon garçon, voici un relevé que j« suis obligé de faire... pendant que je vais causer avec Guillaume; obligemoi donc de wo dire combien il a dù entrer de mètres cubes du meulière dans le grand égout collecteur qui va de la barrière Montmartre & la Seine. (Muniront d'autre* papiers a Larobeit.) Ci-joiut la coupe et le plan de eu travail. Assieds-toi ! (u w mi
tuemt devant la labié et lai rnnsl la papier*.)
LAMBERT, un peu interdit.
Combien de cubes qu’il y a...
GUILLAUME
Oui, combien do cubes...
MORIN, k retournant ter* Guillaume.
Père Guillaume, je vous ai fait venir pour notre petit coiupto arriéré...
GUILLAUME
Oui, pour les travaux de votre hôtel do la Chaussée-d’Au* lin?
MORIN
Précisément.
GUILLAUME
Oh ! ça n’était pas pressé.
- MORIN
Au contraire... Je sais que vous faites de l’entreprise... Je ne vous en blême pas... Vousdevi» avoir besoin a’argeat...
Voici un bon sur la Banque, vous pouvez aller toucher... (|
lui muet le bon.)
GUILLAUME
Grand merci, m’siour Morin, ça n'est pas de refus... par® que, lorsqu’on est dans les affaires... (U m ragargr.)
MORIN, retournant à Lambert.
Eli bien, mon garçon, avances-tu?
Pardon, excuse . Monsieur... mats, pour faire un puni calcul, il faudrait savoir... (Guillaume remonte cl pauc à droite.)
MORIN, cousait.
L’algèbre?.. Et tu ne sais pas l'algèbre?.. Eh bien! laissons les calculs algébriques et causons simplement du métier, (a
prend un autre plia.)
LAMBERT
Ah! j’aime mieux ça... (u «a pov h lever.)
MOIUN, le faisant rasseoir.
Non, reste.
GUILLAUME
Reste donc, puisque Monsieur te le dit.
MORIN, montrant l'autre plan i Lambert.
Tiens! 11 s’agit d'établir un aqueduc avec six kilomètresde tunnel. Reste a savoir si la géologie nous fera trouver dam les carrières que nous allons percer les matériaux dont oq aura besoin pour les travaux.