‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 38 sur 100 · I.AMULRT, embarras · texte numérisé non relu

I.AMULRT, embarras

Ah!.. la géologie est nécessaire?..

GUILLAUME

On te dit la giologic.

MORIN, continuant.

Comme la bauteur de l’aqueduc doit, dans plusieurs endroits, dépasser cent vingt mètres, tu vas me dire si la roue hydraulique de Poncelet pourra élever les eaux jusqu’à cette hauteur. Tu feras le compte des treuils, des nivfcmx, des charpentes et des chariots; tu fixeras le prix de revient d’un chemin de fer à établir, pour pouvoir conduire la piètre ï pied-d'œuvre. Tout devant être terminé eu quinze mois, tu m'établiras le compte exact des journées d’ouvrier, du nombre de bras, de la quantité de chevaux et de matériaux dont COUS aurons besoin. (Guillaume remonte el repawc »

LAMBERT, M levant.

Mais c'est & rendre fou !

MORIN

Ah! cela t’effraye, n’est-ce pas?.. Comme tu n’es pasnttthématicien, tu ne peux pas m'établir ces calculs... coninie tu n’es pas ingénieur, tu ne saurais pas non plus diriger de pareils travaux... comme tu n’as pus étudié le code, tu ign itx? les obligations qu’il te faudrait remplir... et, comme lu nVs pas administrateur, tu perdrais la tète dans le. manie nient de tes fonds .. de telle sorte que tu serais un .usez bon architecte, si tu avais ù tou service un dessinateur pour faire tes plans, un négociant pour faire tes affaires, un ingénieur, un mécanicien, et enfin... un architecte.

LAMBERT

Dame! monsieur Morin...

MORIN

Si j’habite un palais, quand tu habites un taudis, c’cslipif. plus jeune que toi, quand j’habitais un taudis, j'ai voulu me construire un palais.

Air : ffe raille: pas ta garde citoyenne .

Comme uo conscrit qui part de son village,

En m'éloignant de mou pays natal.

J'ignorais tout; nui» j’avais du courage...

Je me suit dit: conscrit, sois générait (Moctraul le portrait du manouvre.)

Tien», me voilà, mon auge sur la tôle;

Mais, sans songer à faire le lundi,

D'uu livre, moi, j'allais faire l'empiétai Lorsque j'étais payé le samedi.

Tu comprend» bien qu'il fallait me réduire,

Je n’avançai» que petit à petit;

Dans ce tcmp*-là, pour vivre et pour m’instruire,

Maçon le jour, j'éliitllais la nuit.

J’ai mi» vingt an» à lutter do la sorte;

Mai» du travail je connaissais le prix ;

Sachant combien d'intérêt» il rapporte.

Pour tout savoir, moi seul, j'ai tout appris.

Mais, aujourd'hui, que la progrès non* mène,

Chaque ouvrier veut un bonheur complet,

Et s'imagine, en travaillant à peine,

Que ce bonheur arrivera tout fait.

Abl cessez donc d'attendre de» miracles,

Dégourdisse* votre esprit et vos bras:

Marche* toujours, en dépit de» obstacle».

Et ploigna-vou», si tout n’arrives pu.

là

Mai* si, vivant où s'amusent les vAtrc*,

Vous ne uni quo co qu’on apprend ià.

Sans murmurer, comme fout rcnl mille autres.

Faites vos murs. .. vous n’éles bons qu'à ça!

« (U sort pu 1s gauche.)

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