‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 99 sur 100 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LE CAPITAINE CHÉRUBIN, LA COMTESSE, u comtesse. Chérubin!

chérubin. Ahl ma marraine)., (avcc respect.) Madame la comtesse I..

la comtesse. Chérubin!... c'est lui!., c'est vous!...

CHÉRUBIN, gaiement. C'cSt moi t

LA COMTESSE, loola tremblante. Et VOUS n’étCS pas mort?.. On ne vous a pas tué ?

> chérubin. Non... pas tout à fait... (tw abandon.) Et, quand j’eusse été mort, est-ce que je ne ressusciterais pas aujourd'hui?... Ah ! quel accueil! quelle fête!.. Le vieil Antonio riait et pleurait à la rois !.. Bartholo ejt venu M jeter à mon cou |.. Bazile lui-même voulait m’embrasser!.. Moi, j’ai embrassé Suzanne... cl Fanchetlc aussi... et Marceline aussi I... B.ihl tant pis!... Jusqu'à Bride-Oison, oui ne bégayait plus, à force de joie!., jusqu'au vieux chien de garde, qui est venu se jeter dans mes jambes en me léchant les niait s !.. Je crois, Dieu me damne ! que les oiseaux du parc avaient organisé un concert pour mon retour!.. Et ici, dans cc salon, où s’est écoulée ma riante jeunesse, vous, Madame!., que je n’ose plus appeler ma marraine!., vous, pour qui les trois années qui viennent de s’écouler semblent trois années de moins, tant je vous retrouve radieuse et belle I... Ahl que je suis heureux!... que je suis heureux !.. f*

LA COMTESSE, l'examinant avec est Joi* calamine. Et ces insignes?.. Capitaine, n'est-ce pas ?

chérubin. Capitaine.

la comtesse, ftcrcmcai. Vous vous êtes bien battu ? chérubin, gaiement. Ali 1 ma foi, oui... je n'y mets pas de me* destic... je me suis bien battu... (cbaugtam de toa.) Ah! c'e* qu’aussi, ù défaut du panache blanc du roi de Navarre que lu

LE CAPITAINE CHÉRUBIN

Français suivaient dans la mêlé*, une image resplendissante et adorée me précédait partout !...

LA COMTESSE, i part. QUC dit-il?

chérubin. Partout, il me semblait voir deux grands beaux yeux ouverts sur moi!... il me semblait entendre une voix mystérieuse qui murmurait à mon oreille : «Courage!., courage, curant, pour être digne de moi !... ■ Alors, je devenais un lion!.. Je frappais à droite, à gauche.de tous côtés!... Ah! pour l'amour de res beaux yeux-là, j'ai blessé bien du monde, allez !

LA COMTESSE, d'ua ton de reproche. Vous!...

chérubin, gaiement. Oli ! ne les plaignez pas, on me l'a rendu... à plusieurs reprises... incomplètement d'abord... (pim Utitn.) Mais, la dernière fois !...

la comtesse. O ciel !... u ne blessure dangereuse! (kium uum

I md ber tur U caaifé.)

chérubin. Je venais de recevoir un furieux coup de subre!... J'avais essayé de tenir bon, ferme sur mes jambes... à cause des yeux que vous savez... et qui me regardaient toujours... Mais toutes mes forces s'éctiappant avec mon sang, j’étais tombé... fit m I aiim glitter k mi pied».) Le médecin du régiment s’élail éloigné en secouant la tète, et le colonel, qui passait par là, avait dit : « Pauvre garçon! c’est fini!... » J'allais

mourir!... (MouTCtneat de la cumtraic. — D'une toit Mille.) Alors, je

me fis soulever... je fis tourner mon pâle visage vers notre chère Andalousie... vers ce vieux château, que je croyais voir bien loin, bien loin, dans l’espace... Je ne voulus pas que mon coeur cessât de battre, avant d’avoir exhalé sa secrète pensée... et. Taisant un effort suprême, je m’écriai... comme si elle eût pu m'entendre... « Marraine... marraine!... je meurs. . et je vous aime ! »

la comtesse. Ah! taisez- vous!., taisez-vous!...

Chérubin, toujours a w pird».

Air : J/on eaur soupir* I

Pour toi j'expiro!

Poulie, h ton tour,

A mon délire Tout Ion amour f

la comtesse, m tovcRi, iii»»i que chérubin. Écoulez !... on fra une voix, m dehors. Ouvrez, Madame!., ouvrez ! cqëhcoin. La voix du comte !

u comtesse. Je suis perdue!

CBÉniTIN, courant i 11 porte de gauche. Non!.. Celle cliam (emajaoi d'ouTrir it port*.) Fermée !

u comtesse. Il vous tuera !

chérubin. Eh ! qu’il me tuel... mais vous!... la voix, m dehors. Ouvrez donc!

CHÉRUBIN, courte! * la feutre. Ah!... Ce Ittlcon !

LA COMTESSE, «ouleal te retenir. Mais c’cst la mort ! cbérubin. Qu'importe?.. Tu m'as aimél .. et une heure mour, C'est lOUt une vie!... (il tcleoe* par le baleon.)

U COMTESSE, qui t'a toi.i de* yeua. Ah!... (Elit va à la porta du et écoute.) Parti ! (Entendant do bruit du <M4 de la fenêtre.) Des pAS

1 cipitéi!...

la voix, ra dehor». Misérable!... défends-toi! (o. n

d'épées.)

LA comtesse. Ciel !... ils se battent!... Ah!... (eii«

l'appuie. ■ dent éianouie, »ur le do» du fauteuil. — Le theitre change et rspréaenle de nonrean la Mlle de l'bétellerie de Pdbla. Il tait Bail « UIm éclaira au fond te p*ï»»?e. — Le eoiiomt de la grax.de dame k dit pare, m la cor» taie u rétro* »c tout wi htl.ir» de pijtinnc. Mlle te initie allcranrb brma du fauteuil. — R'ouvranl le» jeux.) Oïl Sllis-jc?... fSe l«»iat iMt A coup.) Mais il était là !.. je l’ai vu s’élancer par ce balcon, m risque de... (Appeitni.) Chérubin.'.. Chérubin!..

CHÉRUBIN, eu page, moult tur une échelle, et montras! ta téta k la ►

oéire. Me voici, marraine.

la comtesse. Ali !... C'était un rùvcl...

chérubin, la regardant. Qu’avez-vous, marraine?

LA COMTESSE, titraient, es allant à lut. H ICI! ! . . . rien !...

chérubin. Oh! ne vous fâchez pas contre moi... je n’ai pas eo le courage de me mettre en roule... sans vous revoir une dernière fois!..

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