ZIZINE, ANDOCHE
ANDOCHE, paraissant tont à coup.
Elle est seule !.. ô amour, merci !
ZIZINE, se retournant.
Tiens, c’est vous?
ANDOCHE
Mon Dieu, oui... c’est moi... je passais sur votr ejrettoir et je m’ai permis de venir savoir de vos nouvelles, pour quand vous serez malade.
Alors, faudra repasser quand j’aurai la coqueluche... Quant à présent, je me porte très-bien... ainsi, bonjour, je ne vous retiens pas.
ANDOCHE
Ah! Mam’selle, que vous êtes froidasse, à ce matin!., c’est donc comme ça qu’on reçoit un jeune homme, qu’a monté cinq étages, au-dessus d’un sous-sol, pour vous dire le plus haut possible : je vous aime 1
ZIZINE, prenant des grands airs.
Tenez, mon petit Andoche, il est bon d’avoir une conversation officielle à ce sujet... Et je vous saurai gré >de ne plus m’entretenir, à l’avenir, d’un sentiment que je ne saurais partager avec VOUS. (Elle passe t droite.)
ANDOCHE
Qu’entends-je !.. Mais se peut-il que vous me receviez avec si peu d’enthousiasme?.. Mais ce que vous faites ne se fait point !
Ah çà, mon bonhomme, est-ce que je vous ai vendu des pois qui n’ont pas cuit?..
ANDOCHE
Ah! lorsque mon cœur vous demande l’hospitalité... vous me parlez de pois rainés... Ah !.. ça n’est point écossais... (prononcez écossé.) Ah! Zizine!.. (U fait une grimace atroce, comme s’il allait pleurer.)
Ah ! quelle mine vous avez! Dites donc, faites-la payer plus cher, mais faites-la meilleure.
andoche.
Ah! tenez, c’est troppe fort! Je vous le dis du fin fond... c’est trappe fort... apres les espérances que vous m’avez laissées poindre.
Des espérances! Je vous ai donné des espérances... moi?.. Ah ! mais, dites donc, monsieur Andoche !
andoche.
Oui, oui, que vous m’en avez données!., et même que, dans le bateau du père Larfailloux, que vous avez chanté en duo z-avec moi, et que je vous ai tenue par la taille, et que nous avons abandonné le gouvernail!
* Ami. Ziz. >•