‹ Les compagnons de la Truelle piece populaire, melee de chant en trois actes et neuf tableauxChapitre 86 sur 106 · TABLEAU VIII, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

TABLEAU VIII, SCÈNE VII

Ça n’est point une espérance, ça !

ANDOCHE

Et ce baiser au clair de la lune, qu’elle s’en est Cachée un instant derrière un petit nuage 1

Ça n’est point une espérance.

ANDOCHE

Et encore, cette autre fois, oùs que je me désespérais et oùs que vous m’avez dit : Espérez !

Eh ben, aujourd’hui, je vous dis : n’espérez plus... et, pour que vous le sachiez, pour tout vous dire enfin, je vais me marier.

ANDOCHE, qui s’affaisse.

Vous... vous... marier!.. Sans moi?

Je ne dis pas ça...

ANDOCHE, renaissant à l’espoir.

O bonheur !

Vous serez mon premier garçon de noce, si vous voulez.

ANDOCHE

Mais c’est de la dérisoire ! Vous vous marieriez devant moi, avec un autre!.. Mais vous ne savez donc pas, qu’avant ça, j’anéantirais M. le maire et tous ses adjoints!., et avec qui donc que vous prétendez vous marier?

Avec M. Pierre Lambert.

ANDOCHE

Mon singe !

Je serai madame Pierre Lambert, rien que ça!..

ANDOCHE, abasourdi et tombant sur une chaise.

C’est mon singe que vous épousez !

ZIZINE, noblement.

Oui, mon cher, il vient de me dire ici, à l’instant même, qu’il comptait m’épouser aux calendes grecques... c’est assez clair, n’est-ce pas?,. Ainsi donc, Andoche, vous Comprenez que ma nouvelle position, que notre devoir respectif... enfin, je n’ai pas besoin de vous en dire davantage... Adieu, mon ami. (Elle entre à gauche.)

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