Dunl 22 (lipliléries avec 21 morts
1^ On dispose de plusieurs pavillons, à lits peu nombreux.
Nous allons d'abord étudier les conditions qui se présentent dans ces deux cas, et nous formulerons, ensuite, les desiderata auxquels V isolement par sélection doit s'arrêter :
lO L'isolement dans une salle commune constitue évidemment la plus mauvaise condition de toutes. Les chiffres que nous avons donnés plus haut, d'après M. Grancher et autres, sont suffisamment clairs. En parlant du traitement de la rougeole, j'ai déjà indiqué les précautions qu'on peut prendre dans ce cas, et qui assurent une prophylaxie relative. Je les résume ici :
a. Division des enfants malades, non en garçons et filles, mais en malades compliqués ou non;
b. Réunion des compliqués dans une partie de la salle ;
c. Défense aux malades des deux sections de communiquer entre eux :
cl. Personnel spécial pour les compliqués, sans communication avec celui de l'autre section ;
e. Aucune communauté de linge, de jouets, d'ustensiles de cuisine, de toilette ou de pansement, etc., entre les deux sections ;
f. Révêtir une blouse, lorsque la nécessité du service force à pénétrer dans la section des compliqués ; la quitter à la sortie, se laver les mains et la figure au sublimé ;
g. Interdire le balayage et l'epoustage à sec. 2° Ces règles qui, théoriquement, peuvent assurer une prophylaxie sérieuse, sont trop compli-
formes subaiguës ou chroniques. L'emploi des émissions sanguines s^énérales semble définitivement condamné dans ces cas.
Dans la période aig^uë, la médication pharmaceutique dépend naturellement des formes symptomatiques qu'on observe. En dehors des règfles d'antisepsie communes à tous les cas et que nous avons énumérées plus haut, elle varie selon chaque malade qu'on observe, et nous renvoyons aux ouvrages consacrés exclusivement à la bronchopneumonie.
Nous relèverons seulement cette particularité, c'est qu'en raison du sieste des lésions et de leur nature, on a affaire à deux ordres de symptômes :
i^ Des symptômes asphyxiques pulmonaires;
2° Des symptômes toxiques ou infectieux.
Ceux-ci sont peut-être les plus importants, et si nous ne pouvons, dans l'état actuel de nos moyens thérapeutiques, lutter directement contre l'agent infectieux lui-même, du moins pouvons-nous permettre à l'organisme de lutter efficacement, en aue:mentant ses résistances, ou en diminuant la erravité de certains symptômes nerveux en particulier.
C'est pourquoi, malgré les préjugées qu'une pareille pratique rencontre, il ne faut pas hésiter à plonger les rougeoleux bronchopneumoniques dans un bain froid ou dans un bain tiède, selon les âges. Les indications, dans ce cas, en sont aussi formelles et aussi précises que dans toute autre maladie. Nous ne pouvons y insister plus lons^temps.
L'affaiblissement des contractions cardiaques, peut également constituer un danger menaçant à
COMPLICATIONS l)i: LA ROUGEOLE Io3
un moment donné. On peut espérer sl^ït directement et vite par des injections de caféïne, d'éther, et même par Temploi de la la digitale, lorsque le cœur bat très vite et très rég^ulièrement.
La médication tonique doit s'associer à la précédente, aussi bien dans les formes aig-uës que dans la forme subaiguë, qui nécessitera en plus la révulsion plus suivie, fournie par le vésicatoire volant et par les badigeonnâmes de teinture d'iode.
Nous n'ajouterons qu'un mot à ce qui précède, c'est ce qui concerne la convalescence des malades guéris. On ii'oul)liera pas] que la bronchopneumonie est sujette à des réveils, même après plusieurs jours, et l'on devra soumettre les enfants surtout, à une hygiène sévère tant que les symptômes pulmonaires ne seront pas absolument éteints. Le danger de la bronchopneumonie chronique, celui de la tuberculose devra toujours être présent à l'esprit du médecin. Nous ne pouvons que renvoyer nos lecteurs aux articles consacrés à la bronchopneumonie en général pour plus amples détails sur ce point.
Autres complications septiques
On a signalé également quelques exemples de pleurésie morbilleuse, indépendants de toute bronchopneumonie. La plupart du temps ces pleurésies sont séro/lbrineuses, et leur épanchement modéré, elles se terminent par résolution. Il est difficile de savoir quelle est leur nature, aucun examen bactériologique n'ayant été fait. Sont-ce des pleurésies tuberculeuses, ou des pleurésies septiques, on ne