RON REA NE
comme dans les ostéites phalangiennes qui se compliquent de fractures, les pressions jouent un rôle important. La disparition de la matière osseuse correspond aux endroits de compression par les branches de la fourchette et par
le tendon. Il y a résorption du cartilage de la trochlée
sésamoïdienne. Cette résorption est purement méc anique, comparabie à celle qui se manifeste au niveau du frontal sous l'effet du cœnure, au niveau des susnaseaux sous l'effet de la muserolle.
Nous ne considérons donc pas la névrectomie comme une cure radicale des ostéïites, mais non plus comme une source de complications de ces mêmes affections. Les résultats seront subordonnés à la précision du diagnostic. Nous ne nieroa1s pas non plus l’influence de l'énervation.
Bugle, en 1839, émit l'hypothèse que l'inflammation se
développait d'autant moins dans les organes soustraits à l'innervation qu'il s'écoule un temps plus long depuis la section des nerfs. « Les symptômes d'une phiegmasie « disparaissent, dit-11, aussitôt que l’influx nerveux est interceplé. » Au cours d'une ostéite raréfiante, la suppression de linflux peut enraver le processus, mais la perte de substance n’en persiste pas moins ; d'autre part il n'est pas démontré que les phénomènes se passent ainsi que le prétend Bugle. Des expériences portant sur les sections nerveuses chez fe Tapin ont permis d'obtenir après névrectonie du sciatique de Fa nécrose des phalanges du membre privé de sensibilité. Nous verrons aussi également
que quoiqu'en puisse penser Nôcard, la névrectomie n'as-
sure par la résorption des exostoses, mais qu'il arrive au
contraire qu'elles augmentent de: volume.
BR LR
Avant de passer aux iroubles de la sensibilité proprement dite, 1! nous reste à signaler quelques complications qui pour certains auteurs doivent être envisagées comme des conséquences directes de la névrectomie : telles seraient les distensions ligamenteuses par entorse, les déchirures périostiques capables d’amorcer des exostoses. Ces auteurs invoquent « les disproportions créées entre « l'énergie des contractions musculaires et la force de ré- « Sistance des tendons devenus insensibles, des 0S insen- : « sibilisés eux-mêmes. » Pour relater de telles lésions 1] re nous parait pas nécessaire de S’adresser à des chevaux préalablement névrotomisés, et les responsabilités des né-
vrotomies s’en trouvent par là même considérablement amoindries.