‹ Les Complications et les Manifestations Urinaires dans le Cancer du RectumChapitre 10 sur 15 · HO · texte numérisé non relu

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OSERVATION XXIV (Cripps. — In Bérard et Murard, Lyon Chirurgical.)

Malade de 50 ans, tumeur recto-sigmoïdienne trois mois après l’appariion des hémorragies rectales, surviennent des signes d'irritabilté vésicale avec fréquences des mictions.

Quatre mois après, l’urèlre laisse échapper des gaz, l'urine est acide, laissant un sédiment brun, Les mictions réveillent des douleurs aiguës, parfois se montre de la rétention passagère.

L'urine devient comme de la purée de pois, avee un dépôt qui rappelle le mastie de vitrier.

Colostomie; quatre jours après, presque plus de matières dans l'urine, presque plus de douleurs, liritabilité de l'intestin très diminuée. Mort un mois après.

e) Les modifications chimiques de l'urine. — Nous serons bref sur ces modifications. Ce ne sont pas des modilications à proprement parler. D'autre part, elles ne présentent rien de spécial au cancer du rectum. Sans doute, là comme dans les autres cancers, on peut retrouver l'hypoazoturie et l'hypophosphaturie signalés par Rommelaëre, la peptonurie de Maixner et Pacanowski: 1à encore on peut constater que l'azote éliminé est en quantité plus considérable que l'azote ingéré, comme l'a montré Müller. Enfin, on peut encore mettre en évidence, comme l'a fait F. Mever, l'hypertoxicité des urines.

Plus intéressante serait la présence du sang (lorsqu'il ne provient pas de la vessie) et de cellules cancéreuses traduisant une métastase rénale, si le fait n'était pas si rare et surtout s'il affectait une physionomie clinique par-

tüculière.

ET

Enfin, rappelons que l'albuminurie a été notée un certain nombre de fois assez abondante: que la glycosurie s'est montrée aussi dans quelques cas. Mais il ne s’agit là, vraisemblablement, que de coïcidences intéressant le chirurgien par ce fait seul qu’elles peuvent assombrir le pronostic. En effet, on connaît l'influence néfaste de la glycosurie et du cancer et réciproquement.

Rotter signale un léger diabète chez un homme de 69 ans auquel il fit une résection rectale par voie coccygienne. La récidive qui se montra six mois après ne parail pas être condilionnée par l'existence de la glycosurie. En revanche, dans la these de A. Chalier, nous relevons lrois cas de glycosuriques opérés. Un malade de M. Bérard subit un anus ilhaque gauche et survécut huit mois.

Un autre de M. Vallas, amputé par la voie périméo-vaginale, mourut au bout de dix-sept jours. Un troisième, auquel M. Villard fit une colostomie, n'eut une survie que de peu de durée.

En somme, si l'albuminurie et la glycosurie peuvent constituer des contre-indications opératoires relatives, il serait prématuré de lirer des conclusions de leur coexis tence avec le cancer du rectum.

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